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     Le jardin interdit.

    Pour contempler dans les meilleures conditions la Grande Bibliothèque, il  faut venir de préférence au petit matin, la lumière rasante sur l'esplanade déserte produit alors un effet assez impressionnant.

    Déambuler sur les planches en bois exotique qui couvrent ce vaste espace n'est pas désagréable mais au bout d'un moment le regard cherche autre chose que … du bois mort. Ici le vert, la végétation, la vie quoi … manquent cruellement ! Non décidément rien ne vient égayer les tristes abords de la Grande Bibliothèque.

    Il y a pourtant là un jardin, de surcroit central, … mais il est interdit au public. Son inaccessibilité serait motivée par des questions de sécurité … Pourtant on aimerait se promener dans ses 12 000 m2, toucher les pins récupérés adultes en forêt de Louviers et haubanés pour aider leur délicat ré-enracinement, humer l'odeur de leur résine, regarder le soleil filtrer à travers leurs bouquets d'aiguilles …. Mais il faudra se contenter de les observer de loin,  derrière les vitres du déambulatoire du rez-de-jardin, sans savoir qui des arbres, ou bien des observateurs, sont les vrais prisonniers du gigantesque édifice de Dominique Perrault.

    Et comme toujours,  la démesure génère la polémique.
    A ce sujet, on pourra lire les essais de l'universitaire Jean-Marc Mandosio : "L’Effondrement de la Très Grande Bibliothèque Nationale de France" et "Après l'effondrement" aux éditions de l'Encyclopédie des Nuisances, dans lesquels il fustige ce projet et sa réalisation.

    Mais n'imaginez pas pouvoir lire tranquillement ces ouvrages, confortablement installé à l'ombre des pins du jardin interdit …


    >> Les ouvrages de Jean-Marc Mandosio aux éditions de l'Encyclopédie des Nuisances.

    >> La fille de Bercy.

    >> Voir aussi : "Le jardin infernal"

     


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  •  Chamarrée et charmante rue Crémieux !
    Rue Crémieux Paris 12
    ème (2010)

    Avec ses façades de toutes les couleurs, la rue Crémieux est comme un décor d'opérette ou une rue fictive du monde enchanté de Disneyland. Certains pourraient se croire à Portobello, d'autres à Notting Hill ou encore à Burano, voire à Valparaiso … Et pourtant non, car nous sommes bien à Paris, dans le 12ème arrondissement, à seulement quelques pas de la gare de Lyon ….

    La rue est interdite à la circulation, alors ici les piétons sont rois … et ils sont dans l'obligation de cheminer sur la rue pavée car les trottoirs sont entièrement occupés par d'innombrables bacs à arbustes et une multitude de pots de fleurs.

    Et voilà que la rue déroule devant vos yeux ses trente-cinq pavillons à deux étages, construits sur le modèle des cités ouvrières du nord mais à la mode britannique avec cuisine en sous-sol et deux étages comprenant au total six pièces.
    Avec ses couleurs chatoyantes : rose, vert, bleu, violet, … cette rue ne passe pas inaperçue dans ce secteur plutôt maussade du 12ème arrondissement où domine le gris …


    >> Le quartier Ste Marthe … aussi

     

     

     

     

     


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  • Fermeture estivale: quand la tour Eiffel se reflète dans la mer …

    Comme chaque année, à l'occasion des vacances d'été, Parisperdu fait une pause.

    Nous vous donnons rendez-vous, ici même, le 24 août 2015.

    D'ici-là, Parisperdu vous souhaite de très bonnes vacances


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  • Le génie populaire en action …

    Christian Pereira et Didier Bénureau dans le film "Brèves de comptoir" de Jean-Michel Ribes (2014)

    Dans les bistrots, les troquets, les rades … enfin, dans les vrais établissements, les "piliers de bar" ont de tout temps délivré des conversations pour le moins imagées. Ils ont même créé un certain genre de comédie à mi-chemin entre le théâtre de rue et la farce "pathelinesque", ce sont: les brèves de comptoir. C'est un drôle d’opéra parlé fait de pensées frappées au coin du bon sens et du plaisir d’être ensemble, … le génie populaire est en action.

    Si vous voulez participer au spectacle, une fois à l'intérieur du bistrot, il faut choisir sa table, idéalement dans un angle de la salle, mais assez près du zinc afin de pouvoir écouter et observer les figures locales qui se relayent ici pour prendre leur quart …

    Jean-Marie Gourio s'est fait un devoir de collectionner ces "brèves", pour qu'elles restent à jamais dans le Grand Livre de la Littérature française. Jean-Michel Ribes en a même fait un film …

    Pourtant aujourd'hui, soumis à des contraintes diverses, peu de bistrots peuvent rester dans leur "jus" et beaucoup ont rendu les armes à la branchitude ambiante et là, les brèves de comptoir se font plutôt rares ….

    Alors pour ceux qui ne peuvent plus se coudoyer avec la clientèle "experte es Brèves de comptoir", on vous en livre quelques unes, parmi nos préférées:

    - "Tu sors du ventre de ta mère, après, c'est toute une vie à te reloger".

    - "Le problème du cadre de vie, c'est qu'il n'y a pas de toile de vie à mettre dans le cadre".

    - "On a beaucoup moins de voisins dans une ville que dans un village".

    - " Le naturisme, sur le dépliant c'est des jeunes filles à poil sur la plage mais quand tu y es, c'est que des retraités de la SNCF".

    - "Y faudrait un distributeur d'apéros dans le mur pour quand ça ferme, pareil que les banques".

    - "Les Arabes ne boivent pas de vin, résultat, ils ne s'intègrent pas".

    - "Au pôle Nord, au pôle Sud, à l'équateur, l'homme s'acclimate partout, il n'y a qu'en banlieue qu'il ne s'acclimate pas". 

    … et un petit dernier pour la route :

    - "Obama, le pauvre il a déjà des cheveux blanc, Bah y sera pas resté noir longtemps celui-là".


    >> Les bistrots de parisperdu …

    >> Qu'est-ce qu'un bistrot authentique ?

    >> Brèves de comptoir, le film.

     

     


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  •       Le soleil de la rue de Bagnolet.             
    La Flèche d'Or _ 102 bis rue de Bagnolet 75020 Paris

     

    Robert Desnos évoque la rue de Bagnolet, poétiquement et comme nul autre:         

    "Le soleil de la rue de Bagnolet

    N'est pas un soleil comme les autres.

    Il se baigne dans le ruisseau,

    Il se coiffe avec un seau,

    Tout comme les autres,

    Mais, quand il caresse mes épaules,

    C'est bien lui et pas un autre,

    Le soleil de la rue de Bagnolet

    Qui conduit son cabriolet

    Ailleurs qu'aux portes des palais.

    Soleil ni beau ni laid,

    Soleil tout drôle et tout content,

    Soleil d'hiver et de printemps,

    Soleil de la rue de Bagnolet,

    Pas comme les autres."

     

     

    >> Le Flèche d'Or Café sur Parisperdu.

     

     


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