• Les employés municipaux en action !

     

    Place du Parvis du sacré Cœur _ Montmartre Paris 18ème (mars 2017)

     

    • "Un employé municipal c'est un félin : on ne le voit pas arriver, on ne le voit pas repartir,
    • Ouais, finalement, c'est un peu comme s'il n'était pas venu …"

    (Extrait du spectacle "Les employés municipaux" par LES CHEVALIERS DU FIEL)


    >> "Les employés municipaux" / LES CHEVALIERS DU FIEL

    >> Ailleurs aussi …

     

     

     

     


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  • Rue St Vincent Paris,1950 © Janine Niepce

    Janine Niépce est une lointaine parente de Nicéphore Niépce, l'un des inventeurs de la photographie. Toute sa vie, elle a choisi de fixer en noir et blanc des gens ordinaires et leur vie quotidienne, un travail qui la rapproche de photographes humanistes tels Robert Doisneau et Willy Ronis.

    Née dans une famille de vignerons bourguignons, reconvertis dans la fabrication de décors de théâtre, elle entre, dans les années 40, dans la Résistance puis elle suit des études d'art et d'archéologie et se passionne pour la photo.
     
    Elle devient photographe professionnelle dès 1946 et est alors l'une des premières femmes reporters. Influencée par Henri Cartier-Bresson, "le seul qui m'ait donné des conseils judicieux pour être reporter", elle entre chez Rapho en 1955. Ses photos retracent, dans la deuxième moitié du 20e siècle, l'évolution de la condition féminine, la vie agricole en voie de disparition, la période insouciante des Trente glorieuses ou encore l'effervescence de Mai 1968.

    Janine Niépce eut un fils, décédé dans un accident de montagne.
    Elle-même nous quitte un dimanche d'août 2007, à Paris, à l'âge de 87 ans.
    Son talent photographique et sa gaieté sont reconnus par tous.


    >> Janine Niepce, site officiel

    >> Janine Niepce, déjà sur Parisperdu.

     

     


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  • Place Émile-Goudeau, un matin de février 2017 (Paris 18ème)

     

    Depuis 2010, un collectif d'artistes originaires de Montmartre ou de ses alentours fait revivre la tradition "hydropathesque" associant l'amour du vin et des lettres, autour d'évènements et de créations musicales, cinématographique, photographique, etc. …

    Auto-défini comme un "collectif artistique et festif", c'est en se réunissant régulièrement Place Émile-Goudeau qu'ils firent la connaissance de leurs défunts prédécesseurs et décidèrent de porter à leur tour ce flambeau éteint depuis le XIXème siècle. 

    Quand on leur demande "Pourquoi votre société a-t-elle pris le nom d'Hydropathe ?
    On apprend qu'il s'agit d'un jeu de mot sur le nom du fondateur : Goudeau, c'est-à-dire "goût d'eau" et, pour des gens qui n'aiment pas beaucoup l'eau… cela donne "hydropathes". Et de surcroit, toujours dans la même veine, la société tient ses séances à l'hôtel Boileau … ! 

    De l'autre côté de la place, il est un lieu mythique de la vie artistique parisienne : le Bateau Lavoir.

    Dès le début des années 1900, l'endroit devient rapidement un lieu de rencontre, où l'on remarque la présence de Paul Gauguin, Pablo Picasso, Kees van Dongen, Juan Gris, Constantin Brancusi, Amedeo Modigliani, Pierre Mac Orlan, Max Jacob, le Douanier Rousseau et de bien d'autres artistes moins célèbres.

    La maison est compartimentée en petits logements d'une pièce, répartis de chaque côté d'un couloir rappelant les coursives d'un bateau, ce serait l'origine du nom de "Bateau". Pour "Lavoir", ce nom lui aurait été donné par Max Jacob car au Bateau Lavoir les conditions de vies sont précaires : on y crève de chaud en été et de froid en hiver, tout comme dans les Lavoirs publics de l'époque.

    Malraux fera inscrire le Bateau Lavoir aux monuments historiques en 1969. Manque de chance, cinq mois plus tard, le bâtiment est détruit par un incendie.
    Il ne reste aujourd'hui qu’une petite partie du bâtiment original.


    >> Léon, gribouilleur place du Tertre.

     

     

     


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  • Photographes Humanistes (3/13) : Jean Dieuzaide
    Vendeuse de billets de loterie, Paris 1960 © Jean Dieuzaide

     

    Jean Dieuzaide est né en 1921 près de Toulouse. Très jeune il est passionné par la photographie, il ira même jusqu'à acheter un petit Vest Pocket et à développer lui-même ses films, puis il s'emploie à parfaire son expérience photographique dans cette région toulousaine qui lui est si chère, et à laquelle il restera fidèle sa vie durant.

    Le 19 août 1944, lorsque Toulouse se soulève, il va à grands risques rendre compte de la libération de sa ville ; son magnifique portrait la même année, du Général de Gaulle lui vaut une reconnaissance publique.

    Sous le pseudonyme de Yan, il devient alors photographe de presse. Exigeant et loyal, il choisit de ne s'intéresser qu'aux sujets qui lui semblent dignes d'intérêt. Et, refusant de rejoindre la capitale, Jean Dieuzaide valorise la beauté de sa région ; il observe avec bonheur les paysages du sud, leurs reliefs, leurs particularités, les offrant à voir sous un nouveau jour. Il reçoit pour cela le prix Niepce en 1954 et le prix Nadar en 1961.

    La photographie se révèle pour Jean Dieuzaide comme le moyen d'expression le plus en harmonie avec son rapport au monde. Dieuzaide est un homme sensible, un photographe humaniste qui s’attache aux humbles, aux gestes du quotidien, revendiquant la grandeur et l’émotion qui se dégagent des gens simples, nous exposant sans détours cette foi en l'autre dans ce face à face que permet la photographie.

    Mais Jean Dieuzaide s'est souvent positionné en artisan de la photographie, en illustrateur plutôt qu'en artiste et cela a longtemps desservi la reconnaissance de la valeur artistique de son travail. Et c'est sans doute aussi sa grande humilité, son choix de rester loin de la capitale qui ont longtemps freiné la pleine reconnaissance de son œuvre.

    En 1970, il crée, avec ses amis : Clergue, Boubat et quelques autres, les Rencontres Internationales de la photographie à Arles.

    Puis, en 1974, Jean Dieuzaide fonde à Toulouse la Galerie du Château d'Eau. C'est la première galerie française exclusivement dédiée à la photographie, toute sa vie il œuvra à faire connaître et reconnaître ce haut lieu de la photographie.

    En 1977, Jean Dieuzaide alerte les pouvoirs publics sur la probable disparition du papier photographique baryté, car les fabricants veulent lui substituer les papiers plastifiés RC, moins riches en contrastes et bien moins durables. Après de multiples démarches et des débats passionnés, son combat aura gain de cause : les industriels reviendront sur leur décision d'arrêter la fabrication du papier baryté.

    Dieuzaide nous quitte en septembre 2003. Il aura exercé son activité de photographe professionnel pendant soixante ans.

    Aujourd'hui plus d'un million de négatifs consciencieusement classés et sur lesquels veille avec attention Jacqueline Dieuzaide nous laisse à penser que l'œuvre de ce grand photographe reste encore largement à découvrir …


    >> Jean Dieuzaide, site officiel

     >> Toulouse acquiert le fonds photographique de Jean Dieuzaide et lui dédie un lieu : Le "lieuZaide", ouvrira en 2018.

     

     

     

     


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  • Voir Paris au travers du temps qui passe ....

     

    Paris, Musée d'Orsay


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