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un certain regard sur Paris

Il ne faut pas se fier aux apparences. | 20 décembre 2014

Villa Emile Loubet_Paris 19ème.

Il ne faut pas se fier aux apparences. Certes, les 19ème et 20ème arrondissements ont largement souffert de l'appétit des promoteurs dans les années 1970/80. Mais heureusement, une fois franchie les barres de béton de la place des Fêtes, monte du fond de la ville une vague généreuse de villas des temps anciens, petits chefs-d'œuvre d'architecture éclectique.

Paris a su en effet préserver, en cet endroit, un habitat que couronne un environnement de rues étroites, de placettes calmes et d'impasses noyées dans la verdure.

Ce sont les quartiers de la Mouzaïa, de la Campagne à Paris, du Hameau du Danube et aussi de quelques autres secteurs qui ont toujours fait de la résistance; repliés sur leurs bastions de villas et de maisonnettes où désormais se fondent néo-bobos et parigots de tout temps.

Et, sur la place circulaire du "Rhin et Danube", occupant l'endroit stratégique d'un ancien octroi, se trouve le bien nommé "Café Parisien" où se donnent rendez-vous à toutes heures du jour, jeunes et anciens du quartier.
Ainsi va la vie dans ce coin du 19ème. Ce quartier bossu à l'urbanisme imparfait et aux rues étroites possède donc des habitants qui tiennent fermement la barre de la résistance aux bouleversements de leur patrimoine immobilier.
On les retrouve dans les ruelles, à l'abri du flot des automobiles, sûrs d'être ailleurs, … dans une autre époque.
Décidemment, il ne faut pas se fier aux apparences …


>> Voir aussi : "Chère Mouzaïa".

>> Voir aussi : "La Mouzaïa : encore un village".

>> Voir aussi : "Pour un urbanisme retardataire".

>> Voir aussi : "On comprend que j'adore cette petite cacophonie, et je voudrais dire pourquoi".

 

Publié par barreteau à 09:58:23 dans 75019 | Commentaires (1) |

Retour à l'escalier de l'avenue Simon-Bolivar. | 15 décembre 2014

Avenue Simon-Bolivar. Juillet 2012

La Butte Bergeyre est un village parisien isolé, méconnu et peu fréquenté. A l'écart du tumulte de la ville, la butte est seulement desservie par une unique rue et par trois escaliers plutôt abrupts. Depuis l'avenue Simon Bolivar c'est une volée de 75 marches qui mène à ce village haut perché, si haut que certains habitants du quartier surnomment cet escalier "la pyramide aztèque".

En 1950, Willy Ronis a capturé ici, l'une de ses images cultes.
L'écouter raconter ses prises de vue a toujours été pour moi un délice.
Voilà ce qu'il nous dit à propos du fameux cliché "Avenue Simon Bolivar" :

"Cette photo, je l'ai faite en 1950. J'étais là, dans cet escalier, j'attendais quelque chose, parce que je voulais qu'il y ait un peu de monde qui passe. À un moment donné, j'entends une voix de femme derrière moi, qui parlait à son enfant, qu'elle tenait dans ses bras. J'ai attendu qu'elle me dépasse, et miracle, miracle qui arrive quelquefois dans la photographie : quand elle est arrivée en bas, est passé cet attelage étonnant - car même en 1950 il n'y avait plus tellement d'attelages avec des chevaux. Et ce qui est amusant, c'est qu'il y a en même temps cet ouvrier municipal, qui est en train de réparer ses feux tricolores, et des femmes qui promènent leurs enfants dans des poussettes derrière. Et puis le petit cordonnier qui parle avec le client. Et le petit chat noir, en bas de l'escalier. C'est une photo pleine d'histoires !"

Alors, aujourd'hui, une fois encore,  je suis retourné sur les lieux. Bien sûr la prise de vue s'imposait et sous un angle voisin de celui du Maître … mais le résultat est loin, très loin d'être à la hauteur du sien …


>> Avenue Simon-Bolivar, 1950 ©Willy Ronis/ Agence Rapho

 
>> Voir aussi : "N'est pas Willy Ronis qui veut ?"

 

Publié par barreteau à 11:16:03 dans 75020 | Commentaires (1) |

Le voyage raté du Moaï à Paris. | 09 décembre 2014

En 2008, deux chefs rapanuis viennent visiter Paris.  Ils représentent la communauté de 4 900 habitants qui vit sur l’île de Pâques, située à 4 000 kilomètres de toute autre terre. Selon ces chefs, un Moai aurait exprimé son désir d’aller à Paris pour "apporter une énergie spirituelle qui changerait la conscience de l’humanité" !?!

Le projet de transfert d’un Moaï à Paris prend réellement corps quand les fondations italienne "Mare Nostrum" et française "Louis-Vuitton" acceptent de financer l'opération. Leur but avoué était de faire connaître la culture de l’île de Pâques, en échange d’une contribution à la préservation de son patrimoine.

En 2009, Le Conseil des monuments nationaux du Chili approuve le projet. Un Moaï de l’île de Pâques devrait donc être exposé à Paris, dans le Jardin des Tuileries, du 26 avril au 9 mai 2010.

Mais ce "voyage" du Moaï commence à agiter la communauté pascuane et de nombreuses voix opposées au transfert s'élèvent dans la petite île. Le Conseil des monuments nationaux du Chili (CMN) conditionne désormais son accord à un référendum local.
La consultation se déroule début mars 2010, mais depuis quelques jours déjà, le Chili doit faire face à des évènements autrement plus urgents: le 27 février 2010, un séisme d'une magnitude de 8,8 suivi d'un tsunami ravageant 350 kilomètres de côtes dans la partie centre-sud du pays, fait 525 morts, 2 millions de sinistrés et 20 milliards de dollars de dégâts. Même la lointaine île de Pâques a dû procéder à une évacuation partielle de sa population en raison du risque de tsunami.

Dans ces conditions, on comprend que le déplacement du Moaï à Paris ne soit plus une priorité. Et, le 8 avril, les résultats du "référendum local sur le Moaï" tombent: 89 % des habitants de l’îlot du Pacifique sud se sont opposés au voyage de la statue. Les autorités chiliennes donnent officiellement leur décision finale le 14 avril 2010 : le Moaï n'ira pas à Paris.

Il faut dire qu'au long de leur histoire, les Pascuans (plus exactement les Rapa Nui) ont vu disparaître une bonne partie de leur patrimoine. Ils peuvent aussi soupçonner que ce qui s'en va ... ne revient pas. Et qu'ont-ils vraiment à gagner dans l'affaire, vu le rayonnement déjà énorme de l'île ?

Il faudra donc aller à l'île de Pâques pour découvrir ces géants.
Pour moi, depuis la semaine dernière, … c'est chose faite !


>> En savoir plus sur le voyage raté du Moaï à Paris.

>> En avril 1997, un moaï un peu spécial, nommé "Moaï de la Paix" avait fait un bref séjour à Paris …

>> Montage de photos personnelles de Moaï (©Pierre Barreteau)

 


Publié par barreteau à 13:40:03 dans Hommes et Métiers | Commentaires (2) |

Pâques à Paris ... ? | 21 novembre 2014

Tête de Moaï dans le hall d'entrée du Musée du quai Branly – Paris 7ème

Récemment un ami m'a dit : "Si tu veux voir les Moaï, pas besoin d'aller jusqu'à la lointaine île de Pâques, vas tout simplement au musée du quai Branly et là, tu pourras en voir trois !".

Alors je me suis rendu dans ce musée flambant neuf et, effectivement, dès le hall d’entrée, impossible de manquer, haut perchée, la tête d'un Moaï.
Mais hélas, … il ne s'agit que d'une tête, et la sombre console d'acier censée remplacer le corps de la statue, ne me fait pas rêver. Pour moi … "ça le fait pas" !

Je découvrirai une deuxième tête, bien plus petite, au Pavillon des Sessions, et une troisième tête de Moaï sur le plateau des collections permanentes de ce même musée.
Mais voilà, 3 têtes n'ont jamais fait un Moaï entier !

Alors c'est décidé, je pars très bientôt pour l'île de Pâques.
Là-bas, à 15 000 kilomètres de Paris, 980 géants de pierre m'attendent …
Je reviendrai vous en parler ici ….

 

>> Visiter le musée du quai Branly.

>> Déplacement exceptionnel d’une tête de Moaï au musée du quai Branly.

>> En 2010, un Moaï entier vient à Paris …?

 


Publié par barreteau à 08:41:52 dans Hommes et Métiers | Commentaires (1) |

Voyage à Belleville (6/6): Et si on sortait ce soir ... | 15 novembre 2014

Entre les deux bistrots cultes: "Aux Folies" et "Au vieux Saumur" s'ouvre la rue Dénoyez, le "paradis du graff"_ Paris 20ème (juin 2012)


Belleville n'est pas Oberkampf, aussi ne trouve-t-on ici que très peu de bars branchés ou décalés. Quelques bars à vins dans la mouvance "bobo-chicos" ont bien essayé de s’implanter mais le quartier demeure encore largement orienté vers le demi de bière pas cher et la faune alternative "qui va avec". 

L'adresse incontournable de Belleville : "Aux Folies" est située au coin des rues de Belleville et Dénoyez, ce café attire une énorme clientèle, venue de tous horizons, qui s’agglutine ici dans le bruit et l'agitation.

Mais Belleville reste avant tout le quartier des petits restaurants pas chers qui vous permettront de faire le tour du monde en parcourant seulement quelques rues. L'Asie est largement représentée avec: "Au Poivre de Szechuan" (chinois), "Krung Thep" (thaï) et d'innombrables restaurants vietnamiens servant leur soupe pho, très insolite mais non moins addictive !

On trouve aussi des bars à tapas espagnol (Chez Ramona), des restaurants argentins (Chez Valentin), des "épiceries- sandwichs" aux prix imbattables (Chez les polonaises Adriana et Margot) …

Toutefois on peut aussi rester dans la tradition culturelle et culinaire française en fréquentant "Le Baratin", une vénérable maison à la cuisine de bistrot ou mieux encore "Au Vieux Belleville" un repaire d’un autre temps, avec bal musette et vin rouge … ambiance garantie !

Le soir venu, pour danser ou écouter un concert, on peut se rendre à "La Bellevilloise", une ancienne coopérative parisienne, un lieu chargé d’histoire; mais on peut aussi lui préférer "La Java", une salle de concert insoupçonnée située dans le bas-Belleville, au fond d’une galerie marchande des années vingt.

A Belleville, de jour comme de nuit, le monde est à vous  …

(merci de nous avoir suivi au cours des 6 étapes de ce "Voyage" ...)



>> "La Java", une salle de concert située dans le bas-Belleville.

>> Belleville, embarquement immédiat ...

 

Publié par barreteau à 10:02:16 dans 75020 | Commentaires (1) |

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Pourquoi Parisperdu ... ?

ParisPerdu aurait pu s'appeler ParisVolé car s'il est désormais souvent impossible de porter "ce certain regard" sur l'Est de Paris , c'est que ce Paris a été dérobé par toutes les "avancées de la modernité".

Arpenter la ville à la recherche d'espaces promis à la démolition ou de personnes dont le destin va en être bouleversé : ce n'est pas pour regretter le passé. C'est pour montrer, nous montrer, nous rappeler, que la ville n'est pas une entité figée. La ville vit ... et comme tout être vivant, elle fait parfois des erreurs.


Ainsi va la ville, ainsi va la vie ...

"Ce qui nous incite à revenir en arrière est aussi humain et nécessaire que ce qui nous pousse à aller de l'avant."
Pier Paolo Pasolini


  
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