• Notre-Dame de Paris incendiée : la France et le monde sont en deuil.

     

    Les mots me manquent ...

     

     


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  • Hello … quai de Jemmapes !

     176 quai de Jemmapes Paris 10ème

    A Paris, dans le 10ème arrondissement, le long du canal Saint-Martin, quai de Jemmapes où cette photo a été prise, c'est un raccourci de deux cultures, de deux mondes éloignés qui nous est donné à voir et qui, ici, s'entrechoquent.

    Au premier plan, le graff qui recouvre dans sa totalité un élément de mobilier urbain, nous montre un masque africain stylisé, un dessin probablement inspiré des Songyés du Zaïre. La fonction de ces masques est de régler les désaccords et aussi de protéger les nouveaux nés contre les maladies. On les sortait souvent lors des phases de la nouvelle lune. Mais on le sait, à Paris les graffs n'attendent pas les phases lunaires … ils sont partout présents de façon permanente.

    Au second plan, une camionnette affiche le slogan "hello", par lequel on reconnait l'opérateur de télécommunications Orange. Le véhicule que l'on aperçoit ici est d'ailleurs affecté à la gestion de son réseau de fibres optiques.

    Alors ce jour-là, Quai de Jemmapes, par le plus pur des hasards, les traditions africaines ancestrales ont rencontré les technologies modernes de communication …

     

    >> Ailleurs autour du canal Saint-Martin.

     


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  • La plus ancienne photo de Paris montrant un être humain.

    Boulevard du Temple, Paris printemps 1838, daguerréotype réalisée à par l'inventeur du procédé, Louis Daguerre.

     

    Au milieu des années 1820, Louis Daguerre et Nicéphore Niépce inventent l’un des premiers procédés photographiques de l’Histoire : le daguerréotype qui permet de développer une image sur une plaque de cuivre recouverte d'une couche d'iodure d'argent.

    Jusqu'en 1837, le temps de pose est encore extrêmement long, entre huit et dix heures, mais le procédé fonctionne plutôt bien. Deux ans plus tard, le système est tellement au point que l’on peut désormais photographier en extérieur et non plus uniquement des natures mortes prises en intérieur. 
    Évidemment, en bon Parisien, Louis Daguerre, alors seul survivant du duo d’inventeurs, sort dans les rues de la capitale avec son nouvel dispositif et capture pour la première fois des scènes de la vie parisienne.

    Depuis l’actuelle caserne Vérines, sur la place de la République, il prend ce cliché du boulevard du Temple, et c'est l’une des toutes premières photographies montrant un être humain. La première personne immortalisée sur une photographie est donc un Parisien en train de se faire cirer les pompes…

    Vous trouvez que l’homme semble bien seul au milieu du Boulevard du Temple ?
    En réalité, il est fort probable que la voie était très fréquentée au moment de la prise de vue, mais comme le temps de pose était encore très long, seul cet homme, resté immobile suffisamment longtemps, a été capturé par l’objectif de Daguerre.


    >> Vous n'avez pas trouvez l'homme sur la photo, on vous le montre ici …

    >> En savoir plus sur Nicéphore Niépce.

    >> En savoir plus sur Louis Daguerre.

    >> Le premier être humain jamais photographié l'a été par Nicéphore Niépce. : "Point de vue du Gras". (1826 ou 1827).



     


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  • Le bistrot le plus cinématographique de Paris.

    Bistrot La Renaissance 112, rue Championnet 75018


    Depuis sa création en 1903 le Bistrot La Renaissance a bien vieilli : murs jaunis et patinés par la fumée de cigarettes, peintures craquelées, vitres embuées… Il sent bon les années 30, avec son style Art Déco, ses colonnades baroques et ses fresques de paysages.

    Pas étonnant donc, qu’il ait tapé dans l’œil des plus grands cinéastes pour servir de décor à plus d’une vingtaine de films.
    Claude Zidi (Les Ripoux), Quentin Tarantino (Inglorious Basterds) y ont posé leur caméra, tout comme Michel Deville en 1974 pour "le Mouton Enragé", ou Claude Chabrol pour "le Sang des Autres" en 1984. Claude Miller, Alexandre Jardin, Pierre Salvadori… s’ajoutent notamment à la liste des réalisateurs ayant retenu ce bistrot comme cadre pour des scènes de leurs films.
    Evidemment, les plus grands acteurs de cinéma ont du coup poussé les portes de La Renaissance : Romy Schneider, Jean-Louis Trintignant, Jane Birkin, Jean-Pierre Cassel, Philippe Noiret, Sophie Marceau, Daniel Auteuil …

    Pourtant aujourd'hui c’est une brasserie plutôt discrète et pas grand monde n’est au courant de ses aventures cinématographiques. Le secret est bien gardé derrière les rideaux en dentelle, qui furent d’ailleurs posés pour Inglorious Basterds et qui, depuis, sont restés (rappelez-vous cette fameuse scène où Mélanie Laurent se fait séduire par Daniel Bruhl).
    Ici, on reçoit une clientèle de quartier, et on essaye de conserver le côté "frenchy". Vous pourrez donc y déguster les œufs à la coque, les entrecôtes ou la côte de cochon, mais aussi le bœuf bourguignon et la blanquette maison… et çà, c'est pas du cinéma !

     

    >> Les bistrots de Parisperdu.

    >> Il y a bistrots et bistrots ...

     


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  • Mais comment encore aimer Paris ?

    Passage Lhomme_75011 Paris

     

    Il faut avoir aimé Paris et l'avoir quitté pour être déprimé et attristé en y revenant.

    Le point de départ du désamour de la capitale remonte à l'époque où les Halles ont été transférées hors de Paris et qu'alors on a détruit les pavillons Baltard.
    A partir de là, commence un Paris bobo, un Paris complètement chamboulé. Puis Paris est devenu sale, envahi d'oisifs et de mendiants. Un Paris couvert de tags, de graffs, de choses immondes, avec comme "clou du spectacle" les jardinières-urinoirs qu'a  récemment fait installer Madame Hidalgo. Alors là, je dis bravo, notre ville lumière est bien définitivement éteinte !

    Les très aisés, les très aidés, les héritiers, voilà désormais les parisiens. Ajoutons-y un petit peuple immigré qui sert de nounou ou de main d'œuvre de proximité ou bien qui se débrouille comme il peut.
    Pour les autres, simples travailleurs des classes moyennes, voire moyennes plus, c'est le 25 mètres carrés encore à quarante ans ou bien la banlieue avec son RER peu reluisant et ses pannes, ses retards pour un retour tardif à la maison. Mais bon, il y a ceux qui sont dans la bulle et ceux qui sont dehors.
    On a beau avoir aimé Paris, comment encore aimer cette ville quand elle vous rejette ?

     

    >> Les jardinières-urinoirs de Madame Hidalgo.

     

     

     

     


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