• Daniel Frasnay, "Le plus célèbre des photographes inconnus".

    La place Blanche - la nuit vers 1958 © Daniel Frasnay

     

    Daniel Frasnay, se définissait lui-même comme "le plus célèbre des photographes inconnus". Il nous a quitté à 91 ans, le 22 septembre dernier, sans que cela fasse beaucoup de lignes dans les journaux. Et pourtant, il était l'un des derniers représentants de la génération des photographes humanistes, celle des Doisneau, Ronis, Izis ou Boubat.

    Artiste autodidacte, il s’est fait un nom parmi les photographes les plus illustres de l’après-guerre car pendant vingt ans il est le photographe officiel des spectacles du Lido et des Folies Bergère, des lieux où il a côtoyé le Tout-Paris des années cinquante et soixante. Il en profite pour tirer le portrait de très nombreuses personnalités du monde du spectacle et du cinéma : Yves Montand et Simone Signoret, Sophia Loren, Maurice Chevalier, … Il photographie également Saint-Germain-des-Prés : Jean-Paul Sartre, Albert Camus, …

    Mais, s’il a photographié tout ce que Paris comptait alors de célébrités, il avait aussi immortalisé un Paris plus réaliste sur lequel il posait un regard bienveillant. Aussi, à côté de ses images destinées à la presse, il en est beaucoup d'autres prises à la sortie des spectacles, dans la rue, autour des hôtels de passe, des portes cochères et des affiches délabrées. Ce Paris dans l’ombre devient alors le décor impressionnant d’un monde sombre et sinistre. Daniel Frasnay rend ainsi un hommage global à la capitale en nous montrant l' envers du "Paris spectacle", avec sur une autre face, le côté obscur des quartiers délaissés mais non dénués d'une certaine beauté.

     

    >> Interview de Daniel Frasnay.

    >> Daniel Frasnay, sa dernière exposition.

    >> "Les Girls", le livre.

    >> Jeune femme et son enfant, rue des Envierges.

    >> Belleville vue par Daniel Frasnay.

    >> Les photographes humanistes sur Parisperdu.

     


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  • Rue des Couronnes, chez Jésus-la-Caille …

     78-82 rue des couronnes Paris 20ème_mai 2019

     

    La rue des Couronnes, dans le 20ème arrondissement, porte le nom d'un lieu-dit dénommé autrefois "les Couronnes sous Savies" car Savies était l'appellation de Belleville jusqu'au au début du XVIIIe siècle. En vieux français, Savie signifiait "montagne sauvage".

    La rue longe le parc de Belleville avant de franchir la voie ferrée de la Petite Ceinture, dans la tranchée de laquelle on imagine l’ancienne gare de Ménilmontant, là où se passe une partie du premier roman de Francis Carco, "Jésus-la-Caille".
    Le roman de Carco est une plongée dans le Paris interlope des années 1910-20, dans les quartiers populaires où l'on vit de rapine, de prostitution, où l'insécurité est grande dans un méli-mélo de bars, d'hôtels crasseux et de rues mal éclairées par les becs de gaz. Le lecteur évolue dans un univers narré dans le registre argotique de l'époque.
    A lire absolument si l'on aime Belleville.

     

    >> Jésus-la-Caille.

    >> Rue des Couronnes, rue des Cochonnes !!!

     

     

     


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  • Sans Willy Ronis, une partie du monde nous serait inconnue*

    Les marchandes de frites, Rue Rambuteau - Paris, 1946©Willy Ronis

     

    Willy Ronis nous a quitté le 11 septembre 2009. Décidément les 11 septembre n'apportent rien de bon … A quelques mois près il aurait atteint sa 100ème année aussi on peut dire qu'il aura jeté son regard sur la totalité du 20ème siècle !
    Soucieux de transmettre son témoignage aux générations futures, il avait par deux fois légué à l'Etat français l'ensemble de son œuvre, en 1983 et 1989, et aujourd'hui plusieurs milliers de ses images sont conservées à la Médiathèque du Patrimoine.
    Mais au-delà de ces legs, Willy Ronis a aussi laissé à son petit-fils Stéphane Kovalsky, 6000 clichés provenant de son fond privé et, le 13 décembre 2016, ARTCURIAL organisait la vente d'une partie de cette succession avec 164 œuvres proposées aux enchères.
    Les résultats sont éloquents puisque que de nombreux clichés ont largement dépassés les estimations. Ainsi pour le lot 107, le célébrissime "Petit Parisien" courant une baguette sous le bras, la fourchette d'estimation était de 8.000 - 10.000 € mais il a été vendu 19.500 €. Une autre icône, le "Nu provençal" a atteint 15.000 euros et beaucoup d'autres tirages estimés entre 1.500 et 3.000 euros ont trouvé preneur à quasiment le double de ces montants.

    Bien sûr, tous ces clichés portent un cachet indiquant leur provenance de l'atelier de Willy Ronis et de la collection de Stéphane Kovalsky, certifiant ainsi l'authenticité de l'œuvre.
    On peut espérer que cette vente assainisse un marché pollué, après le décès de Ronis, par de nombreux tirages "sauvages". 

    _____________________
    *: citation de Didier Daeninckx

     

     

    >> Catalogue ARTCURIAL de Succession Willy Ronis /Collection Stéphane Kovalsky.

    >> Willy Ronis et Parisperdu.

     


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  • Meilleurs vœux pour 2020.

    "Bonne année ! ",

    "Happy new year ! ",

    "Ein gutes neues Jahr ! ",

    "Migliori auguri ! " …

     

    Parisperdu vous présente tous ses meilleurs vœux pour 2020.

     

    Gardons le contact toute l’année en nous retrouvant régulièrement sur Parisperdu, et aussi en rejoignant le groupe Facebook : "Paris Hier, aujourd'hui … demain" animé par Parisperdu, le photo blog des amoureux de Paris.

     

     


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  • En rouge et noir ...

     93 rue Jean-Pierre Timbaud - 75011 PARIS

     

    A quelques pas de l'agitation de la rue Oberkampf, je bute sur une sympathique terrasse extérieure. Les tables rouges "féroce" annoncent la couleur, c'est le  Cannibale Café !

     

      >> Le Cannibale Café , site web

     

     

     


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