•  Dumas sans Alexandre …

      32 rue Eugène Flachat et 51 boulevard Berthier_Paris 17ème

     

    Sortant du métro Porte de Champerret, je m'engage sur le boulevard Berthier jusqu'au rond-point herbeux de la Place Paul Léautaud. Sur ma droite s'ouvre la petite rue Eugène Flachat dont tout le côté gauche montre de cossues villas en briques rouges.
    Bien qu'elles aient toutes un air de famille, l'une d'elle attire le regard. C'est celle du numéro 32 car ici, la brique varie entre le bleu et le vert au niveau des étages principaux, puis passe au rouge tout en haut de l’édifice. La porte d'entrée est pourvue d'un fronton de type gréco-romain avec deux têtes de lion. Au centre de la façade, une sculpture représente une femme nue assise avec un ange derrière elle. Tout cela a beaucoup de grâce …

    Je reste là un long moment à observer puis à photographier tous ces détails lorsqu'une femme, un peu âgée, sort de l'immeuble et se dirige directement vers moi.
    - "Vous en pensez quoi ?" me fit-elle ?

    - "Jolie" dis-je un peu niaisement car à peine avais-je prononcé ce simple mot, je trouvais bien que c'était … un peu court !

    - "C'est la maison Dumas créé par Sédille" me dit-elle

    - "Ah ... ah" fis-je benoîtement. Car pour moi sa réponse est totalement obscure : Dumas ? Parle-t-elle d'Alexandre ? et Sédille, comme C cédille (ç) ?

    La suite de ses explications va grandement m'éclairer : Paul Sédille est un architecte pas totalement inconnu à Paris, car c’est à lui que l’on doit les Grands Magasins du Printemps sur le boulevard Haussmann. Et c'est à la fin des années 1800 qu'il conçoit, pour un riche marchand du nom de Dumas, cette magnifique demeure à la façade polychrome.

    J'allais quitter et remercier cette charmante dame, lorsqu'elle ajouta sur un ton un peu énigmatique :
    - " Faites donc le tour par la rue Alfred Roll, vous retrouvez le boulevard Berthier et là une autre surprise vous attend … "
    C'est ce que je fis et, en effet, au 51 du boulevard Berthier je retrouve une autre façade ornée de deux magnifiques bow-windows, où là encore le vert des briques faïencées s'étale sur toute la façade. Pas de doute, c'est la façade arrière de la maison Dumas qui va rejoindre celle de la rue Eugène Flachat.
    Si vous passez par-là, un double arrêt par le détour indiqué vous charmera sans doute …


    >> Paris : 32 rue Eugène Flachat.

    >> Paul Sédille, architecte.


     

     

     

     


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    Le jardin des Tuileries déserté _Paris _mars 2020

     

    A Paris, la ville est désertée et le silence s’installe au point de permettre aux Parisiens et Parisiennes d’entendre les oiseaux chanter. C'est l'effet positif du coronavirus.

    Au jardin des Tuileries, les grilles vont rester fermées pendant toute la période du confinement et seules les statues en pierre ou en bronze, immobiles, peuplent l'espace.

    Le site d'information routière Sytadin relève chaque jour 0 kilomètre de bouchons en Ile-de-France, du jamais vu ! Le mot d'ordre en cette période d'épidémie est : "Restez chez vous !" et il semble enfin avoir été entendu …

     

    >> Les consignes du confinement.

     

     

     


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  • 1000 billets.

     Villa du Danube, 14 novembre 2005 et 22 septembre 2019

     

    Depuis sa création en 2005, 15 ans déjà, voici donc aujourd'hui le 1000ème billet publié par Parisperdu !
    1000 billets, est-ce beaucoup, ou au contraire est-ce peu ?

    Un rapide calcul de la fréquence des "posts" donne un billet tous les 5,5 jours.
    Mon objectif d'un billet tous les 5 jours est donc quasiment atteint, et c'est pour moi, une petite satisfaction.
    Mais que de temps passé derrière l'objectif ou devant le clavier … depuis ce 14 novembre 2005 et ce premier billet intitulé "Villa du Danube" … Aussi, m'a-t-il semblé tout naturel de retourner dans cet étrange quartier parisien de la Mouzaïa et de nouveau à la Villa du Danube, juste pour la publication de ce 1000ème !

     

    >> Villa du Danube, 14 novembre 2005.

     


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  • Les Escaliers des rues de Paris.

    L'escalier en Y de la Rue des Annelets_Paris 19ème 

     

    Les escaliers des rues de Paris sont indéniablement célèbres. Les plus grands photographes nous en en donné, depuis plus d'un siècle, des images magnifiques qui ont fait le tour du monde : celles de Montmartre d'abord, mais aussi celles de Belleville et de Ménilmontant … pour ne citer que les plus célèbres.

    Qu'ils soient vus en plongée ou en contre-plongée, leur intérêt est certain parce qu'ils correspondent souvent à des lieux singuliers, originaux et attachant de l'espace publique et du paysage de la capitale car, entre escaliers magistraux et petits escaliers bucoliques, Paris regorge de ces constructions qui valent toutes le détour.
    En 2001, l'Atelier Parisien d'Urbanisme (APUR) a dressé un inventaire systématique des escaliers des rues de Paris. Cet ouvrage est un formidable guide pour une déambulation parisienne dans des sites pittoresques.

    A Paris, l'APUR a ainsi recensé 148 escaliers dont 37 à Montmartre, 31 à Belleville Ménilmontant, 15 à la Montagne Ste Geneviève et paradoxalement seulement 2 à la Butte aux Cailles … et le reste est disséminé un peu partout dans les divers arrondissements de la capitale.

    Et si cet inventaire a été voulu aussi complet que possible, il est probable que des oublis demeurent, oublis que vous pouvez signaler à l'Apur, l'Atelier vous en sera certainement reconnaissant !


    >> Télécharger l'inventaire "Escaliers" de l'APUR.

    >> Retour à l'escalier de l'avenue Simon-Bolivar.


     


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  • La Ville Lumière a beaucoup perdu de son éclat…

     Dans une rue du 19ème arrondissement_ juin 2019


    C’est un constat, celui de mes déambulations dans les rues de Paris. Et ce constat est sans appel : la ville est sale, dangereuse et ghettoïsée...

    Sale car désormais il n'est pas rare de voir des rats qui grouillent au coin des rues ou dans les squares. Et malheureusement cette saleté de la ville est non seulement une nuisance pour ses habitants mais elle atteint aussi très sérieusement l’image de la capitale dans le monde. Mais pour la Mairie, si Paris est sale, ce n’est pas parce que les services de la Ville seraient défaillants, c'est parce que les Parisiens manquent d’hygiène ! C’est sans doute un peu facile.

    La dangerosité de la Ville est patente, et pas seulement à la porte de La Chapelle ou dans le nord-est de Paris. Certains quartiers sont devenus des poudrières, gangrénés par la drogue et le deal qui apportent dégradations, incivilités et insécurité. Là, on est face à des personnes très largement désocialisées et malades de leur addiction. Et, de surcroît, dans ces quartiers est venu s’ajouter le chaos migratoire.

    Alors, au fil des années, la capitale s’est renfermée sur elle-même. Les riches restent entre riches, les familles et les classes moyennes sont repoussées vers la banlieue et les pauvres sont relégués dans des quartiers périphériques déclassés. Pourtant le discours de la Mairie est celui de la "mixité sociale", un mot fourre-tout qui vise à gommer les problèmes de "ghettoïsation", et de "gentrification" !

    Aussi, n'est-il pas surprenant que 60 000 Parisiens aient fui Paris ces cinq dernières années alors que la banlieue et d'autres grandes villes comme Bordeaux, Nantes, Rennes, Toulouse et Montpellier connaissent un regain d’attractivité inédit.
    Paris n’enthousiasme plus les Français tant la pollution, la saleté, la vie chère, l’insécurité, les embouteillages, le stress et la morosité de la ville y sont devenus de véritables repoussoirs.
    Oui, à l'évidence, la Ville Lumière a beaucoup perdu de son éclat…


    >> Les rats dans Paris.

     >> Le crack, place de Stalingrad.

    >> La gentrification est partout …

     

     

     


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