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    Le recyclage des friches parisiennes (11/13) : Dock B.

    Dock B. (anciens Magasins Généraux) 1, place de la Pointe, Pantin (93).

     

    C'est un peu l'exception de notre recensement des "friches parisiennes recyclées" car là, nous sommes de l'autre côté du périph'. En effet, les anciens Magasins Généraux sont situés à Pantin, au bord du canal de l'Ourcq.

    A l'origine, c'est un entrepôt de grains et de farine construit en 1929 et qui tourne à plein régime jusque dans les années 50. Une lente mais constante décroissance de son activité débutera dans les années 70, elle durera une trentaine d'années. Et, dès le début des années 2000, le bâtiment est ouvert à tous vents, squatté et livré aux graffeurs …

    Mais, à partir de l'automne 2016 les Magasins Généraux connaissent une deuxième vie. En effet l'édifice, véritable cathédrale de béton armé de 20 000m², accueille désormais - en étages - le siège d’une agence de publicité.
    Et tout dernièrement, son rez-de-chaussée vient d'ouvrir au public, avec un nouveau lieu de vie singulier imaginé par l'équipe de la Bellevilloise. Un lieu où l'on peut se cultiver via des expos, des concerts, des événements…, mais aussi se restaurer en tout-bio, en pâtisseries "healthy" et sans gluten, en "food veggie" … c'est dire si le lieu est tendance !

    Ici rien n’est imposé. On entre par le café, on s’installe en mezzanine, on poursuit ses rendez-vous à table…  Car on est dans un lieu connecté où l’on peut agréablement travailler dans une atmosphère cosy, à mi-chemin entre la fonctionnalité du bureau et la convivialité d’un café.
    Dock B s’ouvre donc maintenant à tous les publics : pour y travailler, s'y retrouver, dîner, se cultiver ou simplement flâner au bord de l’eau…
    Alors, on y va ?


    >> Dock B. site officiel.

    >> Les Magasins généraux, centre de création.

    >> Les Magasins généraux en 1962.

     

     


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  • On a retrouvé Victor … !

    "Chez Victor, bistrot guinguette, impasse Compans à Belleville, Paris, 1955 " ©Photo Willy Ronis

     

    C'est grâce à Gilles LE PENGLAOU, éminent généalogiste (qui nous a malheureusement quitté l'an dernier), que nous en savons un peu plus sur la célèbre photo de Willy Ronis, intitulée "Chez Victor, impasse Compans".

    Ses recherches généalogiques sur sa famille l'ont amené à Yvonne-Charlotte MULTINIER. Celle-ci se marie le 15 mai 1926 à Paris 19e avec Victor CARLI.
    Elle est alors domiciliée 18, impasse Compans. Aussi, il y a tout lieu de penser que ce Victor CARLI est le patron de la guinguette "Chez Victor" située également au 18 de l'impasse et que Yvonne-Charlotte dite "Nenette", son épouse serait selon toute vraisemblance la dame que l'on voit derrière le comptoir, sur la photo de Willy Ronis.

    Le généalogiste nous apprend aussi que Yvonne-Charlotte, née en 1903, est la cousine germaine de sa mère. Mais que cette dernière ignorait son existence.
    Mais pour nous, les amoureux de Willy Ronis, on a retrouvé Victor … !

     

    >> Chez Victor, déjà sur Parisperdu.

     

     

     


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    Le recyclage des friches parisiennes (10/13) : L'Atelier des lumières.

    38, rue Saint-Maur _ Paris 11ème


    Depuis avril de cette année, l'ancienne fonderie Plichon a été transformée en un espace de 3 300 m2, dédié à la projection d'œuvres d'art, c'est l'Atelier des Lumières.

    Revenons un peu sur l'histoire de ce lieu : en 1835 par les frères Plichon créent, au 38 de la rue Saint-Maur, la fonderie du Chemin-Vert. Pendant une centaine d’années, 4 générations de Plichon vont se succéder dans la fonderie.
    Mais la crise internationale de 1929 précipite la fin de l’affaire, et en 1935, la société est dissoute et le terrain et les immeubles sont vendus à la famille Martin, les actuels propriétaires. 

    Pendant 65 ans, l'ancienne fonderie abrite une entreprise spécialisée dans la fabrication et la vente de machines-outils. Mais en 2000 l’entreprise déménage  dans la Seine et  Marne et le rideau se
    ferme définitivement sur les activités industrielles du 38 rue Saint-Maur.

    En 2013, Bruno Monnier, Président de Culturespaces, découvre l’ancienne fonderie inoccupée. Après avoir développé les "Carrières de Lumières" aux Baux-de-Provence, il a l’idée de créer à Paris un centre d’art numérique. La famille Martin, séduite par ce projet, accepte de lui louer la grande halle et ses annexes.
    Quatre ans plus tard, après d’importants travaux, l’Atelier des Lumières ouvre ses portes au public avec la grande exposition d'inauguration : "Gustav Klimt"
    L'expo "Klimt" une féerie numérique, véritable expérience en immersion totale, fermera ses portes le 6 janvier 2019 …


    >> L'Atelier des Lumières.

    >> L'expo "Klimt" véritable féerie numérique en immersion totale.

    >> En 2000 l’entreprise Martin déménage et le rideau est définitivement fermé.

     

     


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  •  Le recyclage des friches parisiennes (9/13) : L'Aérosol.

    L'Aérosol 54, rue de l'Évangile (Paris 18ème).

     

    Au 54 rue de l’Évangile, dans le 18ème, c'est dans d'anciens locaux de la SNCF que s'est installé, pour seulement 6 mois, L'Aérosol. On devine qu'avec un tel nom le lieu a quelque chose à voir avec le "street art". En effet l'adresse est désormais devenue l'un des spots majeurs de l’art urbain dans la capitale.
    L'Aérosol possède en tout premier lieu, un musée de l'art urbain avec plus de 200 œuvres présentées. Et, sur des murs d'expression libre, les graffeurs mais aussi tous les visiteurs peuvent "bomber" à loisir car les bombes de peinture sont vendues sur place (3,40€ le contenant de 400 ml). Vous trouverez aussi à L'Aérosol un espace bar-petite restauration et une piste de roller et de skate.

    Mais, on l'a compris, il s'agit d'une occupation temporaire dans l'attente de la transformation de ce quartier situé entre la Chapelle et Rosa Parks. Aussi très prochainement les graffeurs devront ranger leurs bombes car l'Aérosol fermera définitivement ces portes dès le 21 Octobre 2018.

    Alors courrez vite rue de l'Évangile avant la fin de ce mois, vous ne serez pas déçu …


    >> L'Aérosol, Site officiel.

    >> Graff en cours, à l'Aérosol.

    >> La rue de l'Évangile déjà sur Parisperdu : 12 billets !

    >> Le recyclage des friches parisiennes (8/13) : La Gare.

     

     


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  • Le recyclage des friches parisiennes (8/13) : La Gare.

    La Gare, 1, avenue Corentin-Cariou. Paris 19ème

     

    C'est une ancienne gare de la Petite-Ceinture et plus exactement sa station abandonnée du Pont de Flandre, en plein 19e arrondissement. Fermée aux voyageurs depuis 1934, la station est devenue, depuis septembre 2017, un bar-club musical très en vogue.

    Le patron de "La Gare", c’est Julien de Casabianca, un plasticien qui parcourt le monde pour coller sur des bâtiments, des personnages monumentaux, "photoshopées" à partir de toiles de musées. Mais Julien est aussi un "fana" de jazz et fut d’ailleurs à l’origine de "La Fontaine", rue de la Grange-aux-Belles, un bistrot musical emblématique des années 2000.

    Le bâtiment de la station du Pont de Flandre est resté dans son jus : murs décrépis, carrelage à damier rouge et blanc et ce, même après les huit mois de travaux réalisés dans la salle.
    Celle-ci peut désormais accueillir 300 personnes.

    L'endroit est accessible à tout le monde, le droit d'entrée est en participation libre et les consommations sont à prix légers.  C'est donc un héritage dans la continuité exacte du lieu, car comme le dit l'expression populaire : "on y entre comme dans une gare ! " … c'est à dire sans payer.

     

    >> Page Facebook La GareJazz. 

    >> La Gare vue du quai.

    >> Sentier de la Station, ça c'était avant …

    >> Le recyclage des friches parisiennes (7/13) : DOC !
     

     

     


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