• Paris par des sentiers détournés …

     A la hauteur du 28 rue Alphand Paris 13ème

     

    C'est une promenade hors des chemins battus, dans des quartiers pas comme les autres, c'est une visite de Paris par des sentiers détournés qui vous est proposée aujourd'hui par Parisperdu.

    Si vous connaissez déjà bien Paris et si les zones trop touristiques vous font fuir, si vous préférez les balades au calme, alors ces quartiers aux allures de villages qui rappellent la campagne, devraient vous plaire...

    Nous vous amenons tout d'abord à la Butte aux Cailles, au cœur du 13ème arrondissement. Ce quartier-village est composé de petites rues pavées légèrement pentues, bordées de maisons possédant toutes soit une cour intérieure soit un jardin. Aux beaux jours, il fait bon y flâner car la plupart de ces espaces sont très verts et abondamment fleuris. C’est aussi le terrain de création privilégié de nombreux artistes de rue et certains murs sont couverts de graffs’.

    Tout près de la Butte aux Cailles, à proximité du quartier chinois, il est un autre quartier également idéal pour une balade au calme: c'est le quartier Maison Blanche (13e). On le remarque immédiatement à ses maisons aux façades colorées. Murs, émaux, colombages, décorations, chaque villa a sa particularité et certaines sont particulièrement bien fleuries. Elles s’étendent sur un bel espace plutôt calme, aux rues assez larges mais où la circulation est minimale.

    Alors bonnes ballades, dans ces coins préservés du 13ème



    > Les sentes de Paris …

     


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  • L'icône des bus parisiens.

    Le 85 à la station Porte Dorée 75012_ juillet 1995

    Il incarne l’autobus parisien par excellence. C'est le fameux Renault TN. Pendant 40 ans, de 1931 à 1971 il sillonna les rues et les avenues de Paris avec sa face avant en "nez de cochon", sa livrée vert et crème, mais aussi sa fameuse plate-forme arrière. Durant cette période, il apparaîtra également dans un nombre incalculable de films et de documentaires. Aujourd'hui, la régie parisienne a conservé dans ses ateliers une petite dizaine de ces bus historiques auxquels elle fait régulièrement prendre l’air, en particulier durant les journées du Patrimoine.

    Il faut dire que ce costaud, ce gros bahut avait de quoi impressionner avec son énorme volant, ses flèches rouges lumineuses, ancêtres de nos feux clignotants, et son coup de klaxon tonitruant … Puissant, capable de transporter une cinquantaine de voyageurs sans compter ceux massés sur sa plateforme arrière, il va définitivement enterrer le tramway qui disparaîtra de la capitale en 1937.

    Sa marque de fabrique, c'est la plate-forme arrière, à la fois entrée, sortie et balcon du bus parisien. Grâce à elle, les plus hardis descendent et montent en marche, mais elle offre aussi un lieu d’observation agréable sur la ville.

    Sur cette terrasse, le receveur règne en maître. Sur sa poitrine flotte la "moulinette", la petite machine qui oblitère les tickets des voyageurs en émettant un petit bruit sec.

    Lorsque tout le monde est à bord, il actionne avec autorité la chaînette qui déclenche une clochette au son mat. C'est, pour le machiniste, le signal du départ. Toute une époque …

     

    >> Rodolphe Trouilleux, nous embarque avec tendresse et émotion dans son "Bus à Papa"

    >> A une certaine époque, même une vache embarquait sur la plate forme ...

    >> Ah la vache ... (suite) 


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  • A Paris, dans le calme absolu …

    Angle de la rue Georges Lardennois et de la rue Barrelet de Ricou Paris 19ème (juin 2010)

     

    C'est l'un des derniers vrais villages de Paris, un endroit méconnu des parisiens et absent des guides touristiques. C'est la butte Bergeyre. Elle culmine à 100 m de hauteur et, aller y flâner offre une promenade extrêmement reposante car on y est quasiment seul, ce qui - aujourd’hui à Paris - est un vrai luxe …

    Tout de suite, vous ressentez l’atmosphère particulière des lieux, un silence général y règne. Tout semble ici si loin du tumulte parisien…

    En cinq rues vous aurez fait le tour de la butte mais, au bout de la rue Georges Lardennois, un petit banc vous attend. Là, vous pourrez profiter d'une vue que peu de parisiens connaissent, avec face à vous: Montmartre et le Sacré-Cœur. Décidément, la butte Bergeyre est un endroit exceptionnel.


    >> La butte Bergeyre déjà sur Parisperdu.

    >> Face à vous: Montmartre et le Sacré-Cœur !

    >> Willy Ronis n'avait pas manqué de s'y rendre avec son appareil photo …


     


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  • A l'ombre des géants coréens …

    A la porte de la Chapelle, au plus près du périph', là où les géants coréens de l'électronique Samsung et LG s'affrontent avec de colossales enseignes lumineuses portées au pinacle des tours d'habitations, il est un bâtiment en déshérence, tout en longueur, adossé aux voies ferrées.

    Le bâtiment à l'abandon est celui d'une PME française, aussi, peut-on y voir une illustration frappante de la mondialisation galopante avec la petite entreprise au ras du sol et les multinationales au plus haut dans le ciel.

    Jusque dans les années 1996, ce long bâtiment abrite la manutention de l'activité transport et messagerie des établissements Edouard Dubois & fils. Cette année-là, l'entreprise déménage dans de nouveaux locaux Gennevilliers où une plate-forme multimodale, dotée d'équipements d'avant-garde, est installée. L'entreprise familiale vient de changer de dimension et le site de la porte de la Chapelle n'abrite plus alors que les services administratifs, jusqu'à sa fermeture définitive, en 2009.

    En une génération, d'Edouard Dubois, à Patrick Dubois, son nouveau P-DG, l'ambitieux groupe familial est passé du diable à la chaîne automatisée ultramoderne …

    Aujourd'hui, dans une conjoncture difficile pour les transporteurs routiers, Dubois affiche une santé de fer (20 millions d'euros de résultat net), et les années noires de 1993 et 1994 semblent bien loin pour ce groupe qui est à l'origine de la création en France de la DPD (Direct Parcel Distribution), une spécialité de la "logistique du mono-colis", activité qui connaît chaque jour un développement grandissant grâce à la progression vertigineuse des achats sur internet.

    Alors, à l'ombre des géants coréens, la PME française connaît une croissance heureuse !


    >> Dans la même veine: "Odoul et les lofteurs"

    >> Ça déménage à Charonne . . .

     

     


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  • La photo de rue en péril ?

    Rue du Retrait © Le Hodja - Blogatou

    En conformité avec la loi, tout est flouté : la personne au DAB, sa main retirant l'argent, la caméra de surveillance et la plaque minéralogique de la voiture !… Ouf! On ne risque plus rien rue du Retrait! (Paris XXe). 

    La Commission européenne s'est récemment penchée sur la réforme de la directive du droit d’auteur (aussi nommée par ses opposants: "Loi sur la liberté de panorama"). Et,au parlement européen, l'amendement 421 a été longuement débattu. Selon ce texte, les photographes, dans le cas d'une utilisation commerciale, ne peuvent exploiter et partager leurs images sur les réseaux sociaux qu'avec l'autorisation des titulaires des droits des œuvres, principalement architecturales. Ce qui revient à dire que nous ne pourrons plus rien photographier. La photo de rue est en danger, du moins en Europe. Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau et Willy Ronis doivent se retourner dans leur tombe. Le monde devient fou.

    Le résultat de ce texte apporte plus de confusion que d'éclaircissements, aussi le directeur éditorial de l'agence Magnum Photos, Clément Saccomani, portant défenseur du droit d'auteur, doute du signal qu'envoie la Commission juridique à l'heure "où tout le monde a dans sa poche un Smartphone qui peut faire des photos". Car de surcroît, en France, il y a déjà beaucoup de restrictions sur la création.

    En effet, au droit d'auteur, que les photographes doivent donc respecter, s'ajoute le droit à l'image. Ce dernier stipule que, sans autorisation des personnes photographiées, le photographe s'expose à des poursuites judiciaires en cas de publication de ses photos.

    Par conséquent, en raison des risques de procès, il devient maintenant très compliqué de faire de la photo de rue. Dans l'action, il n'est pas toujours évident de demander à chaque personne photographiée, de remplir un formulaire d'autorisation d'utilisation de l'image.

    Symptôme des obstacles rencontrés sur le terrain, Clément Saccomani, a rappelé lors de la dernière exposition "Paris Magnum", que dès les années 90, on a moins d'images de scènes de rue, et donc, par rapport aux périodes précédentes, on a beaucoup moins de personnes photographiées dans la rue.

    Alors désormais, avant de prendre votre photo et surtout, avant de la mettre en ligne, veuillez regarder le code civil !

    Google dans "Street View" utilise déjà depuis longtemps des algorithmes de "floutage", mais voir du flou en permanence, n'est ni très esthétique ni très bon pour la rétine …

    On va voir ce que dit la jurisprudence… car il y a une chance pour que la différence entre le "non commercial" et le "non lucratif" d’une part, puis entre la "réalisation" et la "diffusion" d’autre part, permette de multiples échappatoires. Alors attendons les jurisprudences …


    >> La photo humaniste a-t-elle un avenir ?

    >> Exemple de formulaire d'autorisation d'utilisation d'image.

     

     

     


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