• La démolition urbaine n'est certes pas une invention contemporaine. L'on se souvient des destructions au cœur de la capitale dans la période haussmannienne. Aussi peut-on considérer que la destruction fait partie de l'histoire naturelle de la ville.

    Mais plus près de nous, pourquoi des démolitions massives affectent certains quartiers de Paris alors que d'autres sont épargnés ? On a pu penser, dès les années soixante que, pour des raisons, d'insalubrité notamment, les quartiers du nord et de l'est parisien étaient presque naturellement voués à la démolition. Mais l'argument n'est pas suffisant pour expliquer d'aussi vastes entreprises de démolition.

    S'agirait-il alors de procéder à une sorte de "sacrifice" spectaculaire de ces quartiers - symboles de la ségrégation - sur l'autel d'une cohésion sociale à reconstituer ? Ou bien s'agit-il de mettre fin à une concentration de populations défavorisées et problématiques du point de vue de l'image, de la sécurité et de la tranquillité publique ? Ou encore l'objectif est-il de libérer des espaces pour inventer un nouvel urbanisme et au-delà, d'une nouvelle urbanité ?

    En toutes hypothèses, pour les habitants de ces quartiers voués à la démolition, tout ceci va se payer au prix fort. Car pour eux, il ne sera  pas facile de passer par pertes et profits : leur mémoire des lieux, leurs incertitudes sur le devenir des sites détruits et leurs inquiétudes face à leur avenir, face à leur nouvelle vie ... probablement dans un "ailleurs" inconnu ...
    A suivre ...

     

    >> Voir aussi dans Parisperdu : "Une rage de destruction ..."


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  • Un nouveau livre pour les amoureux de Paris, de son architecture, de ses perspectives, et de son charme intemporel ...

    Revivez le Paris de 1950 à 1970, vu d'avion et surtout ... avant le périph, le centre Pompidou, la tour Montparnasse et pleins d'autres bizarreries Pompidoliennes ...

     

    >> Le tour de Paris, promenades aériennes de Roger Henrard

    Les Halles de Baltard 1955 - Photo : ©Roger Henrard


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  • Pénétrer sur le réseau ferré de la Petite Ceinture n'est pas très compliqué. Malgré grilles, grillages, murs et autres palissades ... l'accès aux voies n'est bien souvent qu'un jeu d'enfants.

    Le parcours entre le quartier Bel-Air - dans le 12ème - et le parc Montsouris - dans le 14ème - peut être effectué en une heure environ.
    Alors on y va ?

    Dès le départ, c'est un dépaysement total : vous longez des jardinets exploités depuis toujours par les riverains : massifs de fleurs mais aussi plantes potagères poussent ici ... et c'est plutôt bucolique. Sans cesse vous allez croiser des chats, et il y a même  parfois ... des renards ! Puis vous traversez le dépôt de trains de la gare de Lyon et les abords des quais de Bercy en chantier permanent depuis plus de dix ans avec l'opération Paris Rive gauche.
    Peu après, on dépasse un groupe de gitans fort occupés à dénuder des câbles en cuivre ... Un peu plus loin, c'est l'ex-gare Masséna à laquelle s'accolent des habitations de fortune ... et à l'entrée d'un premier tunnel, c'est un jeune homme et son berger allemand ... heureusement attaché, qui ont trouvé ici un abri.

    Le passage dans le 13ème au pied des tours du quartier Italie est plutôt impressionnant ! Puis, les tunnels s'enchaînent et vous arrivez à l'entrée du long tunnel de Montsouris (Photo) : il fait plus de 800 mètres ... et il y fait très froid. C'est ici que se réunissent périodiquement les visiteurs de catacombes et autres explorateurs de carrières sous-terraines  ...

    Mais il faut songer à sortir de ce monde si particulier, à la fois si proche et si loin de la ville ... et là, au sens propre, comme au sens figuré, on a un peu de mal à trouver la sortie ....


    >> La Petite ceinture et Parisperdu (1)
     

    >> La Petite ceinture et Parisperdu (2)
     

    >>
    La Petite ceinture et Parisperdu (3) 



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    Les murs l'ont largement plébiscité ... et nous avons enfin une femme présidente !

    Avec la présidente Miss-Tic, nous allons maintenant pouvoir nous poser les questions essentielles: « Où suis-je ? Où vais-je ? Dans quelle étagère ? ».

      


    >> Miss-Tic déjà dans Parisperdu

      


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  • A Belleville, Paris est multiculturel. Des asiatiques, des africains, des européens y côtoient juifs et autres arméniens ... Et il en est ainsi depuis des décennies dans une cohabitation plutôt harmonieuse.

    Ici, une classe de maternelle ou d'école primaire a fréquemment plus des deux tiers de ses élèves d'origine non-francophone ; mais en récréation - ou comme ici -  lors d'une fête dans la rue, ce n'est pas un problème ... car pour ces enfants de Belleville, la mixité crée beaucoup de valeurs positives : la rencontre, la découverte, le mouvement, la tolérance ...

    Dans la capitale, un tel mélange de couleurs et de valeurs ne peut être observé nulle part ailleurs ...




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