• Jardin, Villa Emile Loubet - Paris 19ème (1996)


    Crée en 1972, "Le petit jardin" est une chanson bien dans la tonalité de Parisperdu.
    Les deux Jacques: Dutronc et Lanzmann nous délivrent, à leur manière, un peu de tendresse et de poésie.
    Pour ceux qui ne connaisse pas cette œuvre finalement assez intimiste, vous pourrez la découvrir, ci-dessous.
    Une onde de nostalgie parcourra  sans doute les autres …

    C'est aussi beau que Paris, enfin … ce qu'il en reste !

     

    " C'était un petit jardin
    Qui sentait bon le Métropolitain
    Qui sentait bon le bassin parisien
    C'était un petit jardin
    Avec une table et une chaise de jardin
    Avec deux arbres, un pommier et un sapin
    Au fond d'une cour à la Chaussée-d'Antin

    Mais un jour près du jardin
    Passa un homme qui au revers de son veston
    Portait une fleur de béton
    Dans le jardin une voix chanta

    De grâce, de grâce, monsieur le promoteur,
    De grâce, de grâce, préservez cette grâce
    De grâce, de grâce, monsieur le promoteur
    Ne coupez pas mes fleurs

    C'était un petit jardin
    Qui sentait bon le Métropolitain
    A la place du joli petit jardin
    Il y a l'entrée d'un souterrain
    Où sont rangées comme des parpaings
    Les automobiles du centre urbain

    C'était un petit jardin
    Au fond d'une cour à la Chaussée-d'Antin".



     

    >> "Le petit Jardin", chanté par Jacques Dutronc (Vidéo)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • A l'est du 12e arrondissement, la porte de Montempoivre est une minuscule porte parisienne, bordée essentiellement par des immeubles d'habitation de type HBM, des constructions érigées dans les années 1920.

    En venant du nord, la ligne de chemin de fer de la petite ceinture, enjambe à cet endroit, à la fois la rue du Sahel et la coulée verte, ou si l'on préfère, la " Promenade plantée", qui arrive de l'avenue Daumesnil.

    Perché, là haut, sur ce pont métallique, la double voie ferrée a encore de l'allure, même si - depuis bien longtemps – plus aucun train ne fait trembler ses lourdes tôles rivetées.

    La voie semble se perdre dans un horizon lointain qui ressemble à une paisible campagne même si pourtant, en contrebas, la ville de tous côtés l'enserre ….

    Dans quelques années, vers 2012 si tout va bien,  le bruit des bogies sur d'autres rails pourrait bien se faire à nouveau entendre dans le secteur avec le  prolongement du tramway T3 de la porte d'Ivry à la porte de la Chapelle.

     

     

     

     

     

     


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  •  

    Parisperdu a inspiré un lecteur chinois, … de surcroît poète.
    Celui-ci reprend sur son blog ces quatre photos,

     

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    et nous livre quelques pages de son journal intime, sous une rubrique intitulée "Mélancolie à Paris".

     En voici une version française, avec les approximations linguistiques dues à l'automatisation de la traduction …

    " Matin de printemps dans le Paris perdu".

    La nuit est passée et le vent d'ouest a défraîchi l'arbre bleu.
    Seul un grand bâtiment regarde la route à l'horizon.

    Le matin tôt,
    Lentement je marche sur cette route près de Paris.
    Le cœur semble se réveiller, il doit se réveiller,
    Sombre et agile rêveur.

    La route se prolonge.
    Le jour est comme écrasé par la peine,
    Et pour la première fois, la pluie soyeuse se disperse soudainement.
    Le ciment des blocs de maisons alignées
    Est d'un blanc grisâtre qui brille sur l'émigré.
    Un sourire sur mon visage couvre l'Histoire.
    Pathétique.

    La route se prolonge.
    Des étudiants passent par ici,
    Leur jeunesse s'exprime gaiement.
    Et ma condition d'étranger, disparaît dans
    Les coins insouciants de leurs yeux.

    La route se prolonge.
    Par dessus un mur,
    La tache jaune d'une fleur jette un coup d'œil
    Pour accueillir
    La bruine fraîche qui recouvre le piéton.
    Le temps passé a disparu au loin
    Mon humeur est comme une maladie d'amour.

    Le matin tôt,
    Je me promène
    sur la route qui sort de Paris.
    Le scintillement de mes pensées tient le premier rôle,
    Mon humeur va se calmer maintenant.
    Le vent a soufflé, la fleur s'est envolée,

    La route se prolonge,
    Imprévue, perdue .........


    >> Version originale …   在迷失的巴黎

    Les sinophones ont la possibilité de proposer une traduction plus fidèle … en la postant ici
    Merci d'avance.

     

     

     


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  • Le terme "gazomètre" fut créé par William Murdoch, l'inventeur de l'éclairage au gaz, dans les années 1800. En dépit des objections de ses associés, qui lui expliquaient que son "gazo-mètre" ne mesurait rien, contrairement à ce que semblait indiquer son suffixe, le terme fut retenu et passa dans l'usage courant.

    Pourtant, le terme de "réservoir à gaz" aurait été plus exact car ces immenses structures métalliques sont utilisées pour conserver le gaz sous une cloche, dont la hauteur varie en fonction de la quantité de gaz présente.

     

    La révolution industrielle du 19ème siècle vit fleurir les gazomètres aux abords des villes.

    A Paris, la plus forte concentration de ces réservoirs se trouvait à la périphérie Nord: de La Plaine, au Landy, en passant par La Villette et la rue de l'Evangile. On en dénombra jusqu'à 61 en 1907.
    Ces "énormes cloches en fer boulonné" dont les plus grosses, hautes de 65 m, mesurent 75 m de diamètre, ont marqué durant plusieurs décennies le paysage industriel urbain. Les pulsations de leurs calottes bombées étaient le signe tangible du fonctionnement de l’usine à gaz. L’alternance levée-abaissement de leurs couvercles signalait le mouvement remplissage-émission et permettait de distinguer les variations diurne et nocturne de la distribution du gaz. A Paris, les gazomètres alimenteront plus de 40 000 réverbères, surtout abondants aux abords des bâtiments publics, des halles, des théâtres et … en y ajoutant les vitrines illuminées, ils vont faire de Paris, la fameuse "ville lumière".

     

    Mais en 1951, on découvre, dans un petit village des Pyrénées du gaz naturel. Le méthane de Lacq arrivera à Paris juste dix ans plus tard, et cette arrivée sonnera le glas des gazomètres car le gaz naturel peut se stocker dans des poches souterraines.

    Devenus inutiles, les gazomètres disparaissent peu à peu du paysage urbain, …
    A Paris, tous seront démolis, le dernier en 1982.



    >> Déjà sur Parisperdu : "Carrefour de l'Evangile".


    >> Déjà sur Parisperdu : "Usine à Gaz !"



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  • Loin de la structure traditionnelle du tissu urbain, ce quartier du 13ème arrondissement est extrêmement déroutant. Si vous voulez vous rendre dans certaines rues, à une adresse précise, rue du Javelot ou rue du Disque, par exemple, il faudra vous armer d'une bonne dose de patience. Car ces rues, enfouies sous la dalle, sont totalement invisibles, inaccessibles aux piétons et quasiment introuvables.

    Venant de la rue de Tolbiac, vous allez gravir 56 marches, soit presque 10 mètres de dénivelé, et déboucherez alors sur un panorama d'immeubles uniformes et inexpressifs.
    La dalle est bruyante, et les discussions se réverbèrent en écho sur les immenses parois d'immeubles aux alvéoles bien rangées, trop bien rangées ... A observer les cases de béton savamment biseauté, on se prend à rêver à une certaine science fiction où des véhicules en lévitation desservent chaque case/appartement, aux coordonnées tridimensionnelles rigoureusement répertoriées. Vous habitez alors, par exemple, le "repère" suivant: X02/Y15/Z24. Et pourtant, c'est bien au sol que se situe votre adresse, rue du Disque ou rue du Javelot !

    Vous devez gravir encore 28 marches supplémentaires pour accéder à un second niveau de la dalle qui ici, n'est plus toute neuve ... ! La crèche va être reconstruite, et la dalle sera rénovée, promet une affichette. Mais à coté, sur le béton brut, un tag crie: "Vas y, nique ta race".

    Troisième niveau, fin du dédale ... vous débouchez sur un jardin condamné. Le vent frais tournoie entre les barres toutes semblables. L'herbe a poussé entre les dalles de béton, et les gigantesques pots des tilleuls adultes se fissurent.
    Le jardin domine un trou béant où les voies ferrées de l'ancienne gare des Gobelins s'engouffrent sous la dalle. Une bande de gamins vient y trainer. Ironie du lieu, à observer leurs jeux intemporels, un parfum tenace de nostalgie embaume - aujourd'hui - l'utopie d'hier.

     

     >> Voir aussi sur Parisperdu: "Italie 13" : La politique de la table rase.

     

     

     


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