• Vue vers le boulevard de Reuilly, et la rue de Picpus Paris 12ème (septembre 2011)


    Située aux intersections des boulevards de Reuilly et de Picpus et des rues de Picpus et Louis Braille, il est une place que les plans ignorent, aussi les habitants du secteur ont pris l'habitude de la désigner comme la place "sans nom".

    On peut déplorer que la "place sans nom" ne soit qu'un simple rond-point pour automobilistes. Sa restructuration est souhaitée depuis des décennies par les riverains, mais la mairie du 12ème semble ne pas prendre en compte cette aspiration parmi ses priorités budgétaires.

    Récemment pourtant, un semblant d'aménagement a pu être constaté autour de la place "sans nom". Un projet bien timide de "végétalisation de l'espace public" (sic) est expérimenté ici, jusqu'à mi-2013 … peut-être le temps que la place se fasse enfin un "nom" ?

     

    >> La place "sans nom" végétalisée !

     


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  • Parisperdu vient de franchir le cap des 5 millions de visiteurs uniques.

    Pas mal si l’on considère que le site a été lancé dans une relative discrétion il y a tout juste 7 ans autour d’un thème qui peu à peu a fait son chemin : celui de la défense d'un certain Paris.

    Depuis deux ans maintenant, Parisperdu est relayé sur les réseaux sociaux de Facebook et Twitter. Et, depuis un peu plus d'un mois, un nouveau groupe "Paris Hier, aujourd'hui …demain" a été créé sur Facebook. Vous pouvez dès aujourd'hui rejoindre ce groupe.

    Ces nouveautés sont la promesse d'une fréquentation encore plus forte du blog.

    D'autres évolutions sont à l'étude, aussi nous vous tiendrons régulièrement informé de la vie du blog et des nouveautés à venir.

    Amical salut et remerciements à tous les amoureux de Paris …

     

    >> Lire aussi : "7 ans, l'âge de raison ..."

     


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  • Les toits de Paris vue de la petite ceinture (75012)

    J'erre sans but précis dans le quartier Bel-air. Un secteur du 12ème que j'affectionne suffisamment pour souvent y revenir.
    Face au pont du chemin de fer de ceinture, je m'étonne que de si grêles piliers de fonte aient pu supporter des trains. Mais ils seront bien assez costauds pour supporter le promeneur attiré par une balade sur la petite-ceinture désertée par les locos. Donc je grimpe sur les voies sans hésiter.

    Une fois là-haut, je distingue à travers des buissons quelques vestiges: un bâtiment, des quais, des poteaux qui sans doute annoncent l'ancienne gare d'Avron. Pour la rejoindre il faudrait s'aventurer sur deux autres ponts. D'en bas, ceux-là m'ont toujours paru inégalement solides. Autant celui de la rue de la Volga inspire une certaine impression de sécurité avec son gros ouvrage de pierres en plein cintre, autant de celui de la rue d'Avron à claire-voie, je me méfie.

    A gauche s'en vont les rails, presqu'au niveau des toits de la ville d'où rien de particulier n'émerge. On dirait une immense steppe d'Asie … toute en zinc. On se croirait dans l'un des documentaires TV : "Des trains pas comme les autres …"

    Il est tard et redescendant des voies, je tombe devant un Modern'Hotel dont les fenêtres ont été murées. Si on le démolit demain, j'aurai probablement été le dernier passant à le voir, ou du moins à l'observer attentivement …


    >> La petite-ceinture sur Parisperdu.

     

     


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  • Rue de la Grenade, Paris 19ème arrondissement

    C'est en plein cœur de Saint-Germain des Prés que se trouve la rue la plus chère de Paris. Rue de Fürstenberg, les prix de l’immobilier pointent - en effet- à plus de 21.000 euros/m2.
    Mais où faut-il aller pour trouver la rue la moins chère de Paris ?

    Pour cela, il faut aller chercher de l'autre côté du périph'.
    De l'autre côté du périph' ? Mais sommes-nous encore à Paris ? Car l'on pense toujours que le périph' constitue la frontière de la capitale, pourtant … ce n'est pas vrai.
    Ainsi aux alentours de la Porte de Pantin, le territoire parisien déborde le périphérique de quelque 200 mètres, ce qui est tout à fait exceptionnel.

    Dans ce secteur Est de la capitale, de l'autre côté du périph' donc … c'est encore Paris. Et c'est là, dans cette partie "transfrontalière" du 19ème arrondissement, qu'est située la rue la moins chère de Paris: la rue de la Grenade, avec un prix moyen de l'immobilier à 4.712 euros/m2.

    Quatre fois et demie moins chère que pour la rue de Fürstenberg !
    Mais il est vrai que l'environnement est bien différent …


    >> Rue de Fürstenberg, un tout autre environnement …

    >> Le "top-100" des rues les plus, et les moins chères de Paris.

      

     


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  • LE BOBO LOUNGE, 3 rue de Budapest 75009 Paris

    L'une des caractéristiques du bobo, c’est qu’il se sent socialement supérieur à vous, même s’il ne l’est pas. Et c’est bien un truc de Parisiens, d'urbains car les bobos n’existent pas à la campagne.
    Mais qui sont vraiment les bobos ?

    Revenons aux sources: le bobo ou bourgeois bohème est d’abord un bourgeois. Urbain donc, et assez friqué. Cela exclut le rural, l’instituteur, le bac moins 2, … même si ces trois-là peuvent aussi être portés sur l’humanitaire, l’équitable et la pratique du vélo.
    Le bobo urbain ignore souvent ce qu'est "la nature" mais s'intéresse de près à l'écologie, une orientation politique qui n'est absolument pas dangereuse pour le capital qu'il possède ...

    Attention, le bobo n’est pas le fils de l’intellectuel de gauche. Le bobo est quelqu'un qui a trahi tout ses idéaux de gauche révolutionnaire ... Il est le grand gagnant de Mai 68 mais aujourd'hui, le voilà incapable d'assumer ce qu'il est devenu, à savoir un citoyen de gauche en terme de morale, mais de droite en terme de pognon. Aussi faut-il prendre du recul lorsqu'un bobo vous livre son opinion, les instituts de sondage savent que le bobo dit le contraire de ce qu'il  pense.
    A coup sûr, diplômé, bien installé, avec famille, s’il court les petits bistrots cradingues (menu complet à 11,50 Euros) il est aussi capable de faire un trekking au Botswana avec "Terre d’aventure" à 4 530 euros par personne pour 13 jours ! Mais là, il devient "boal" (bobo alternatif). 

    Ensuite le bobo est bohème, car s'il a des revenus confortables, il ne doit surtout pas le montrer, d’où son style (qu’il croit) décalé, ses fringues (ostensiblement) négligées, ses quartiers (jusqu’à présent) populaires, sa voiture pourrie (ou inexistante).
    Le but ultime étant de se différencier autant des prolos (jugés incultes, avec leur bagnole, leur bière et leur football) que des bourgeois non-bohèmes (les coincés ou, pire, les tendances "bling-bling").

    Mais se démarquer, devient pour le bobo un problème insoluble: puisqu’il s’affiche, il est imitable, et sans le vouloir il a lancé une mode. Le voila rejoint par une cohorte de prolos et de bourges qui s’habillent comme lui, fréquentent les mêmes bars, ont les mêmes lectures, habitent les mêmes quartiers, prennent les mêmes avions, … le voila donc rejoint par ceux-là même qu’il a mis des années à fuir: les "bo-beaufs". Comme disait Sempé : "Rien n'est simple et ... tout se complique".


    >> Les Bobos sur Parisperdu.

    >> Le "boal" : encore plus fort que le bobo ... !

     

     


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