• A tous les fidèles de "Parisperdu", et aussi à ceux qui passent ici par hasard ... :

    "Bonne année 2014", qu'elle vous soit douce et vous apporte bonheur et succès dans vos entreprises.

     



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  • A l'angle de la rue de la Marne et de la rue de Thionville, la chaufferie de la CPCU est mise à terre.
    En arrière-plan, le bar des Barreaux verts attend d'être fixé sur son sort … (Septembre 2011 _75019 Paris)


    Dans le quartier de l'Ourcq, au 13 de la rue de Thionville exactement, il y avait un endroit que j'adorais ...
    un petit bar bien sympathique, niché à la pointe d'un triangle d'immeubles bas.

    Les fenêtres de l'établissement étaient pourvues de grilles de défense peintes en vert, aussi le propriétaire n'aura pas eu à chercher longtemps un nom pour son bar : ce sera les "Barreaux Verts".

    Mais dernièrement, le quartier du canal de l'Ourcq a connu de profonds réaménagements aussi lorsque je m'y suis rendu récemment, je n'ai plus reconnu grand-chose: la chaufferie de la CPCU-Villette a été rasée, les petits immeubles ont été remplacés par un bâti beaucoup plus conséquent … aussi, plus je m'approche de la rue de Thionville, plus je crains de ne plus retrouver mon petit bar de quartier.

    Lorsque je débouche sur la rue de l'Ourcq,  je peux esquisser un sourire, car de loin … je reconnais la façade de briques du bar des Barreaux verts.
    Mais, ma joie sera de courte durée car en m'approchant je lis: "Café Mama Kin" …


    Mama Kin … ? Cet établissement n'a plus rien à voir avec le petit rade que j'ai connu.
    Ici, on donne maintenant dans le pub atypique avec masques africains, peintures ethniques sur les murs... bières belges et cocktails péruviens … ! Le soir c'est concert, DJ à gogo, et beaucoup de bruit dans la rue.
    On a compris que ce n'est pas ma tasse de thé …

    Dans le quartier de l'Ourcq, les souvenirs - tout comme les feuilles mortes - disparaissent à la pelle … mécanique !

    Des miens, il ne reste plus rien.
    Aux fenêtres du bar, même "le vert" des barreaux a disparu …
    Ils ont été repeints en bleu … !


    >> Lire aussi sur Parisperdu: "La chaufferie de La Villette et sa grande cheminée".




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  • Le zoo de Vincennes, en travaux (printemps 2012)

    Malgré son appellation, le bois de Vincennes ne fait pas partie du territoire vincennois. Il est en effet rattaché au XIIe arrondissement de Paris. D'une superficie de 995 hectares, le bois de Vincennes accueille de nombreuses structures dont le Parc floral, l'Hippodrome, et aussi … le Zoo.

    Le zoo a été installé ici dès 1934 mais, depuis l’hiver 2008, il est fermé pour une rénovation complète. Bien que de tout temps connu sous le vocable "Zoo de Vincennes", il pourrait prochainement prendre l'appellation "Parc zoologique de Paris".

    Mais ce changement de nom n'est pas du goût de tous, et les élus de Vincennes ont lancé une pétition pour que le Zoo de Vincennes continue à porter officiellement ce nom.

    Car pour eux, débaptiser "leur" zoo est une injure faite à leur ville, pire au patrimoine national …  Après tout, argumentent-ils "on dit le lac du bois de Boulogne, et pas le lac du bois de Paris"!

    Un compromis pourrait être trouvé autour d'un nouveau nom : "le Parc zoologique de Paris-Vincennes".

    Alors, Parc zoologique … de quoi ?
    La réponse ne sera connue que peu de temps avant la réouverture du zoo entièrement rénové.
    Elle est prévue au printemps 2014 … et zoo !



    >> En savoir plus sur la rénovation du zoo …

     


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  • Dans "Playtime", le film de Jacques Tati sorti en 1967, on découvre un Paris futuriste fait d'immeubles de verre et d'acier, froids et impersonnels.

    Avenue de France, dans la bien-nommée ZAC(cage) de Paris-Rive Gauche, la fiction de Tati est aujourd'hui devenue réalité.

     Ici, la ville est à la fois touchante et terrifiante. Le long de buildings très graphiques, des sortes de funambules déambulent … perdus dans ces grands espaces. Et cette présence humaine fantomatique a du mal à animer la sinistre avenue.

    A l'intérieur des immeubles on s'attend à rencontrer les mêmes "open-space" que ceux vus dans "Playtime", où des employés, jouets de la démesure et du grotesque, sont concentrés sur des plateaux sans âme.

    De retour à l'extérieur, on guette une autre silhouette, celle du longiligne Tati …
    On ne serait pas surpris en effet de l'apercevoir ici, avec son pas hésitant, sa mimique interloquée, et surtout se demandant pourquoi diable l'on a voulu à tout prix copier le décor de son film …


    >> En savoir plus sur Playtime, le film de Jacques Tati.

    >> La silhouette longiligne de Tati …

    >> J'aurais aimé que ce monde me parle ...


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  • Ancienne usine Méccano, 78-80 rue Rébeval Paris 19ème (juin 2011)

    A partir de la fin du 18e siècle et jusqu'aux années 1950-60, Paris a vécu une ère industrielle forte. En 1900, Paris comptait en effet des centaines d'ateliers et usines et quelques 900 000 ouvriers ...

    Les enjeux, les formes de cette révolution industrielle et les conséquences parfois conflictuelles de son implantation au cœur du tissu urbain, font l'objet d'une exposition qui vient d'ouvrir ses portes jusqu'au 7 janvier 2014, au Réfectoire des Cordeliers, rue de l'Ecole de Médecine.

    Longtemps oublié, (on ne compte pas le nombre d'usines rasées depuis 1950), le Paris industriel a largement regagné le cœur des Parisiens ces dernières années, et de nombreux bâtiments sont aujourd'hui protégés et rénovés.

    Ainsi par exemple, au 78-80 rue Rébeval, dans le 19ème arrondissement, se dresse un drôle de bâtiment. Avec ses murs de briques et de pierres de taille, on reconnaît immédiatement le type des immeubles industriels du Nord de la France. Rien d'étonnant à cela car ce bâtiment a été conçu dans les années 1920, par l'architecte belge Arthur Vye-Parminter.

    Cette curieuse façade, toute en courbes et en obliques était celle des bâtiments administratifs de Meccano France. Les ateliers se trouvaient juste derrière. C'est là que furent fabriqués, pendant une dizaine d'années, les fameux jeux de construction, avant que la production ne soit délocalisée, dans les années 1930, en banlieue, à Bobigny. Dans l'immeuble de la Rue Rébeval ne restent alors que l'administration et l'expédition.

    Mais, en 1951, Meccano abandonne définitivement la rue Rébeval. L'immeuble est vendu.
    Diverses administrations occuperont les lieux jusqu'en 1985. Puis, l'immeuble, assez inchangé depuis l'époque Meccano, sera utilisé par l'Ecole d'architecture de Paris-Belleville, qui y demeurera jusqu'à l'été 2009. 
    Après d'importants aménagements et travaux d'intérieur, l'immeuble accueille depuis novembre 2012, l'Ecole des ingénieurs de la ville de Paris … et c'est, d'une certaine façon un retour à l'industrie, non pas à celle du passé, mais à celle que bâtiront les élèves ingénieurs de la rue Rébeval.



    >> L'expo : Les paris de l'industrie, à la découverte du passé industriel de Paris.

    >> L'Ecole des ingénieurs de la ville de Paris.


     


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