• L'étrange square de Jessaint.
    Boulevard de la Chapelle. Métro aérien près du square de Jessaint, sous la neige. Paris (18ème), 1937.
    Photo © René-Jacques / BHVP / Roger-Viollet

     

    C'est l'étrange square de Jessaint, l'un des plus étrange de Paris. Sa configuration résulte de la démolition de la barrière Saint-Denis et de la construction - en lieu et place - d'une ligne de métro aérien.
    Le photographe René Giton, dit René-Jacques, nous en livre un paysage unique, caché en plein carrefour, lors d'une journée neigeuse qui apporte un peu de lumière à un lieu d'ordinaire si obscur.

    De l'autre côté du viaduc de pierre et de métal, on trouve son vis-à-vis, le square de La Chapelle, plus enclavé s'il se peut, plus dissimulée aux regards mais qui dégage lui aussi une atmosphère bien étrange.

     

    >> Le square de Jessaint sera transformé.

    >> Autre square parisien sous la neige.

     

     


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    Le bougnat de la rue Vieuville.

    5-7 Rue La Vieuville  75018 Paris

     

    La rue La Vieuville porte bien son nom … car le temps semble n'avoir aucune emprise sur elle. La "vieux ville" ou la vieille ville de Paris est en effet toujours là, dans ce coin de Montmartre épargné de l'afflux immodéré des touristes.

    Ici, la façade des Etablissements L. MARELLI et FILS n'a pas changé depuis la fondation de l'entreprise … c'était en 1957.

    La famille Marelli exerce ses talents dans le Chauffage, la fumisterie et la ventilation comme l'indique leur enseigne de couleur brune. C'est une entreprise à taille humaine qui a repris une activité de bougnat, c'est à dire de marchand de bois et de charbon, créé ici, en 1875.

    Et aujourd'hui, je n'en crois pas mes yeux, car n'est-ce pas un sac de charbon que l'on décharge de la fourgonnette … ?
    Oui nous sommes bien encore dans la "Vieuville" …

     

     

    >> Les Etablissements L. MARELLI et FILS, site officiel.

     


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  • Un voyage de Rose.

     

    Rose Zehner, Usine Citroën, Paris, mars 1938 _ Photo : © Willy Ronis    

     

    En 1938, aux usines Citroën en grève, quai de Javel, Willy Ronis capte ce cliché d'une ouvrière haranguant ses camarades.

    Quarante ans plus tard, en 1978, Rose Zehner se reconnaît sur la photo, enfin publiée après un long oubli. Elle entre en contact et entreprend une relation épistolaire et téléphonique avec Ronis.

    En 1982, le cinéaste, Patrick Barberis rencontre Willy RONIS et lui demande s’il peut faire un reportage sur lui. Au cours de leur entrevue, Willy RONIS lui raconte ses retrouvailles avec Rose, qui, à cet instant précis, téléphone. Transporté par cette histoire, le cinéaste décide d’en faire un film.

    C’est ainsi qu’en 1982, quarante-quatre ans après cette photo, sera organisée et filmée la rencontre entre Willy RONIS et Rose Zehner, dans l’ancien bistrot que Rose a tenu après son licenciement de chez Citroën, et qui s’appelait autrefois "Où va-t-on ? Chez Lulu et Rosette", et devenu alors "Le Petit manoir", rue Saint-Charles (15e), non loin de l’usine Citroën Javel.
    Patrick Barberis en tirera le film émouvant "Un voyage de Rose", où la vieille dame – qui n’a rien perdu de sa verve ni de son humour – déroule son histoire et ses luttes.

    Mais pour ce film, impossible de tourner dans l'usine de Javel, elle a été rasée entre 1976 et 1984, pour laisser place à un vaste programme immobilier et à la création d’un parc de 13 hectares.

    Le réalisateur en est donc réduit à utiliser des images extraites de journaux télévisés tournées chez Citroën à Aulnay-sous-bois (93) opportunément également en grève, en cette année 1982.

    Quelques trente ans plus tard, l'usine d'Aulnay connaitra le même sort que celle de Javel, en mai 2015 les ateliers de montage sont entièrement démolis.

    Mais c'est une autre histoire que ne connaitra pas Rose. Elle nous avait déjà quittés en 1988…

     

    >> Voir le film " Un voyage de Rose", un Long métrage avec Willy Ronis, Guy Le Querrec, sous la direction de Patrick Barbéris (1982)

     

    >> Rose Zehner est sur Wikipédia !

     

    >> Parisperdu et Willy Ronis

     


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    Les crypto-marxistes face à l'immigration

     

    28 mai 2015_Campement de migrants près métro La Chapelle_ Paris 10ème

     

    Jaurès, Jemmapes, Stalingrad, La Chapelle … Le Paris des migrants a sa géographie depuis qu’au printemps 2015 les premiers campements sauvages ont fait leur apparition dans les rues de la capitale. Le nord de la ville est vite devenu le rendez-vous des derniers arrivés, qu’ils soient Afghans ou Africains, qu’ils aient emprunté la route des Balkans ou la Méditerranée.

    Certains s'inquiètent de cette vague de migrants, étalée à même le bitume parisien. D'autres se réjouissent de cette nouvelle opportunité qui pourrait conduire vers une plus large "mixité sociale" et un futur "vivre ensemble" harmonieux.

    La France serait alors le pays rêvé pour de nombreux no-borderistes, nuit-jusqu'au-boutistes, zadistes, cégétistes, frondeurs, mélenchonistes, et autres insoumis ou alter mondialistes …

    Et beaucoup de ceux-là avancent cachés, ce sont les crypto-marxistes. Ils sont les arrière-petits-enfants de Léon Trotski. De lui et de Lénine, ils ont hérité le refus de la démocratie libérale, ainsi que la haine du capitalisme et de son économie de marché.
    Aujourd'hui, emmenés par Jean-Luc Mélenchon, ils rêvent à des lendemains qui chantent … mais le rêve peut aussi virer au cauchemar.

     

    >> Migrants à Paris : la carte des 29 camps démantelés en un an et demi

     

     


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