• Des noms d'une grande banalité …

    Cité Antoine Loubeyre _ Paris 20ème

     

    Sur le territoire du 20ème arrondissement, pas de beaux monuments ou de choses spectaculaires à voir. D'ailleurs un signe qui ne ment pas :  les touristes ne s'y risquent guère.
    Et, de surcroît, dans le secteur, les appellations des rues ne font pas vraiment rêver...
    Elles doivent fréquemment leurs noms à des lotisseurs, à d'anciens propriétaires de terrains ou encore d'immeubles. Des noms devenus aujourd'hui d'une grande banalité …

    Pour rehausser leur faible prestige, on leur a accolé les vocables plus séduisants de "Villa" : Godin, Hardy, Olivier Métra … ou de "Cité" : Adrienne, Antoine Loubeyre, Aubry, Bisson…

    Mais au final, rien qui ne peut être comparé à une rue du Paradis, un passage du Désir, une allée des Brouillards ou une place des Fêtes …

     

    >> Le 20ème, sur Parisperdu (environ 140 billets !!!)

     

     

     


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     Photographes Humanistes (5/13) : René-Jacques

    Paris 1933, Photo : © René-Jacques.
     

    Dès ses 20 ans René Giton "dit René-Jacques" se passionne pour la photographie et obtient un premier prix au Concours de photographie amateur de Royan.

    Puis le jeune homme entreprend des études littéraires et de droit qui devraient lui ouvrir une carrière politique. Cependant, sans autre formation qu'un stage d'assistant chez le photographe Gilbert Boisgontier, il décide de faire de son loisir favori son métier, adoptant définitivement son nom d'artiste : René-Jacques.

    Il entreprend alors des recherches personnelles, notamment sur Paris, qu'il photographie de jour comme de nuit, dans un registre à la fois impressionniste et poétique. On le remarque surtout pour ses compositions équilibrées, pour les tonalités subtiles de scènes de rues souvent désertes.

    Dans les années 1950, il est l'un des fondateurs du Groupe des XV, un collectif de photographes qui comptera en autre Robert Doisneau et Willy Ronis. Ce groupe représente, à lui seul, le mouvement humaniste de la photographie française d'après-guerre.

    Travailleur infatigable, régulièrement sollicité par la publicité qui apprécie son style élégant et novateur, René-Jacques ne renoncera jamais à son œuvre d'auteur humaniste. Des écrivains comme Léon-Paul Fargue ou Francis Carco recourent à lui pour illustrer leurs ouvrages, appréciant sa vision singulière du paysage urbain. C'est alors comme si la carrière littéraire, envisagée par René Guiton dans sa jeunesse, trouvait son aboutissement dans l'expression du photographe.

    Il nous quitte en 2003, à l'âge de 95 ans. Quand je vous dis que la photo humaniste assure à qui la pratique une belle longévité : Ronis a vécu jusqu'à 99 ans …


    >> Voir aussi : Paris dans l'œil des maîtres. (1/3)

    >> Rétrospective René-Jacques au Jeu de Paume.

    >> René-Jacques sur Parisperdu.



     


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  • Les employés municipaux en action !

     

    Place du Parvis du sacré Cœur _ Montmartre Paris 18ème (mars 2017)

     

    • "Un employé municipal c'est un félin : on ne le voit pas arriver, on ne le voit pas repartir,
    • Ouais, finalement, c'est un peu comme s'il n'était pas venu …"

    (Extrait du spectacle "Les employés municipaux" par LES CHEVALIERS DU FIEL)


    >> "Les employés municipaux" / LES CHEVALIERS DU FIEL

    >> Ailleurs aussi …

     

     

     

     


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  • Rue St Vincent Paris,1950 © Janine Niepce

    Janine Niépce est une lointaine parente de Nicéphore Niépce, l'un des inventeurs de la photographie. Toute sa vie, elle a choisi de fixer en noir et blanc des gens ordinaires et leur vie quotidienne, un travail qui la rapproche de photographes humanistes tels Robert Doisneau et Willy Ronis.

    Née dans une famille de vignerons bourguignons, reconvertis dans la fabrication de décors de théâtre, elle entre, dans les années 40, dans la Résistance puis elle suit des études d'art et d'archéologie et se passionne pour la photo.
     
    Elle devient photographe professionnelle dès 1946 et est alors l'une des premières femmes reporters. Influencée par Henri Cartier-Bresson, "le seul qui m'ait donné des conseils judicieux pour être reporter", elle entre chez Rapho en 1955. Ses photos retracent, dans la deuxième moitié du 20e siècle, l'évolution de la condition féminine, la vie agricole en voie de disparition, la période insouciante des Trente glorieuses ou encore l'effervescence de Mai 1968.

    Janine Niépce eut un fils, décédé dans un accident de montagne.
    Elle-même nous quitte un dimanche d'août 2007, à Paris, à l'âge de 87 ans.
    Son talent photographique et sa gaieté sont reconnus par tous.


    >> Janine Niepce, site officiel

    >> Janine Niepce, déjà sur Parisperdu.

     

     


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  • Place Émile-Goudeau, un matin de février 2017 (Paris 18ème)

     

    Depuis 2010, un collectif d'artistes originaires de Montmartre ou de ses alentours fait revivre la tradition "hydropathesque" associant l'amour du vin et des lettres, autour d'évènements et de créations musicales, cinématographique, photographique, etc. …

    Auto-défini comme un "collectif artistique et festif", c'est en se réunissant régulièrement Place Émile-Goudeau qu'ils firent la connaissance de leurs défunts prédécesseurs et décidèrent de porter à leur tour ce flambeau éteint depuis le XIXème siècle. 

    Quand on leur demande "Pourquoi votre société a-t-elle pris le nom d'Hydropathe ?
    On apprend qu'il s'agit d'un jeu de mot sur le nom du fondateur : Goudeau, c'est-à-dire "goût d'eau" et, pour des gens qui n'aiment pas beaucoup l'eau… cela donne "hydropathes". Et de surcroit, toujours dans la même veine, la société tient ses séances à l'hôtel Boileau … ! 

    De l'autre côté de la place, il est un lieu mythique de la vie artistique parisienne : le Bateau Lavoir.

    Dès le début des années 1900, l'endroit devient rapidement un lieu de rencontre, où l'on remarque la présence de Paul Gauguin, Pablo Picasso, Kees van Dongen, Juan Gris, Constantin Brancusi, Amedeo Modigliani, Pierre Mac Orlan, Max Jacob, le Douanier Rousseau et de bien d'autres artistes moins célèbres.

    La maison est compartimentée en petits logements d'une pièce, répartis de chaque côté d'un couloir rappelant les coursives d'un bateau, ce serait l'origine du nom de "Bateau". Pour "Lavoir", ce nom lui aurait été donné par Max Jacob car au Bateau Lavoir les conditions de vies sont précaires : on y crève de chaud en été et de froid en hiver, tout comme dans les Lavoirs publics de l'époque.

    Malraux fera inscrire le Bateau Lavoir aux monuments historiques en 1969. Manque de chance, cinq mois plus tard, le bâtiment est détruit par un incendie.
    Il ne reste aujourd'hui qu’une petite partie du bâtiment original.


    >> Léon, gribouilleur place du Tertre.

     

     

     


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