• Chez Charlette.

     

    11 rue d'Aligre, 75012 Paris, France

     

    Bien en vue dans l'un des angles dans la place du marché d'Aligre, "Chez Charlette" est sûrement le meilleur troquet du quartier. Si vous avez piétiné et arpenté le marché de long en large et sur une longue durée, c'est l'endroit idéal pour vous reposer. Et, si la météo le permet, la terrasse sera alors un délice pour vous.
    Le dimanche midi, lorsque la journée est belle, en plein soleil, face à l'agitation des stands des maraîchers et grâce aux musiciens de rue, l'ambiance est garantie ! Après l'apéro, vous pourrez enchaîner avec l'un des deux plats du jour élaborés avec des produits en provenance directe des étals de la Place.
    Bon et pas cher, c'est le slogan gagnant de "Chez Charlette".

     

    >> Autres bistrots de Paris.

    >> Il y a bistrots et bistrots ...

     

     
     
     
     

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  • Daltonien ... ?

    Graff à la craie – Place Mazas Paris 12ème (février 2018)

     

    C'est en observant un géranium à la lumière d'une chandelle que le chimiste anglais John Dalton eut le sentiment qu'il ne percevait pas correctement les couleurs. Et c'est ainsi que fût identifiée, dès la fin du 18ème siècle, l'anomalie de perception des couleurs nommée logiquement "daltonisme".

    J'ai immédiatement pensé à cette anomalie de la vision quand j'ai vu ce graff place Mazas, juste après avoir traversé le pont le Pont d'Austerlitz. Car en effet comment interpréter ce graff où l'on lit "Bleu" alors que pour le tracer on a utilisé toute la palette des couleurs ?

     

    >> Graff, Tag, art-urbain ou street-art sur Parisperdu

     


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  • Un aller-retour Paris – Pondichéry.

    Murungapakkam, banlieue de Pondichéry (2012) et Rue des Anglais_75005 Paris (2018)

     

    En ballade dans le quartier Saint Michel, j'emprunte la rue des Anglais en espérant apercevoir quelque chose de typique d'outre-manche, quelque chose de "so british"
    Mais bien au contraire, à l'endroit où la rue se rétrécie, c'est un morceau de France arraché à l'Empire britannique des Indes qui se révèle à mon regard : la Paillotte Pondichérienne !

    Certes ce petit restaurant indien a connu des jours meilleurs car aujourd'hui il est fermé et l'immeuble semble voué à la démolition ou pour le moins à une profonde restructuration. L'ensemble n'est pas très reluisant aussi me fait-il immédiatement penser à ces petites échoppes que l'on rencontre en bords de route dans la banlieue de Pondichéry.
    Je me souviens de l'une d'elle, celle d'un tailleur qui avait pompeusement baptisé la sienne "Paris Tailors Ladys and Gents specilist" (sic)

    A cet instant, je venais de faire un aller-retour express entre Paris et Pondichéry !


    >> L'Inde sur Parisperdu

     

     

     

     
     

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  • La Gare d'Australie … ?

    Ce sont deux fillettes, elles montent "pile au buzzer" dans la rame du métro. L'une doit avoir 10-11 ans, l'autre semble être sa sœur cadette et n'a pas plus de 7 ans.
    La petite a le souci de l'orientation car immédiatement elle cherche à déchiffrer le plan de cette ligne n°10 qui s'affiche au-dessus des vitres de la voiture. Elle questionne alors sa sœur : "On va jusqu'à la Gare d'Australie ?" lance-t-elle.

    L'ainée instantanément pouffe de rire : "Gare d'Australie … n'importe-quoi" fait-elle dans un grand rire moqueur.
    La petite, un peu vexée regarde alors avec encore plus d'attention le plan et rectifie : "Ah oui, c'est la Gare d'Australitz !
    Cette fois l'ainée ne rira pas, elle se contentera d'un haussement d'épaule marquant un dépit certain. La candeur des jeunes enfants est parfois décourageante …

     

    >> Sur le quai de la gare d'Austerlitz, la naissance d'une idylle ...

    >> Massacre à Austerlitz.

     

     

     

     
     
     
     
     
     

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  •  "Le Rectangle" : la photographie pure à la française.
      Ilse Bing : Trois hommes assis sur des marches près de la Seine, Paris, 1931

    En 1937, Emmanuel Sougez fonde, avec le soutien de René Servant et de Pierre Adam, le groupe "Le Rectangle".  Sougez devient alors le Président de la première "Association de Photographes Illustrateurs et Publicitaires" de France. Le nombre de participants est volontairement réduit à 13 (Pierre Adam, Marcel Arthaud, Serge Boiron, Louis Caillaud, Yvonne Chevalier, André Garban, Pierre Jahan, Henri Lacheroy, Gaston Paris, Philippe Pottier, Jean Roubier, René Servant et Emmanuel Sougez).


    Le Rectangle prône l’élitisme tout en militant pour une "photographie française" car Sougez croit en une nationalité de la photographie professionnelle, en un génie photographique spécifiquement français.
    Par ailleurs, le président du Rectangle est parmi les premiers à percevoir la dichotomie qui existe entre la pratique professionnelle de la photographie et la formation des photographes, il sait aussi que les photographes sont formés "sur le tas" ou, s’ils en ont les moyens, au sein d’établissements étrangers (Tabard aux États-Unis, Zuber et Ilse Bing en Allemagne, par exemple). Il veut donc lutter contre cette vague de photographes étrangers ou formés à l'étranger qui, depuis dix ans, déferle sur Paris, imposant selon lui : "d’infâmes images sans valeur ni soin".

    Pour Sougez, il y a donc les bons et les mauvais photographes. Ces derniers écraseraient par leur pléthorique production le travail des premiers qui, de facto, deviendraient invisibles des galeristes, des éditeurs et des patrons de presse.
    Sans doute les photographes du Rectangle sont-ils de bons professionnels, mais leur photographie et leurs pratiques n’existent déjà plus aux yeux du public quand ils portent leur groupe sur les fonts baptismaux. Et, leur unique exposition de 1938 va démontrer un énorme décalage avec la réalité du moment car le nouveau média photographique n’est pas un art mais, comme le démontre Gisèle Freund, il est surtout un "puissant instrument politique" et, avec le cinéma, "un réel besoin pour le public". La presse illustrée n’est plus celle que Sougez connaît depuis longtemps car dans Vu, dans Regards, la photographie n’illustre plus le texte, elle est article à part entière.

    Pendant l’Occupation, alors que bon nombre de photographes seront contraints à l’exil, alors que certains devront se cacher, la plupart des membres du Rectangle continuent à travailler et en 1941, agréés par Vichy ou par les autorités allemandes, les photographes du Rectangle accepteront la censure pour continuer à pratiquer "leur" photographie.
    Toutefois à partir de 1942, Le Rectangle est contraint de mettre ses activités en sommeil. Dès la guerre finie, ils feront renaître leurs rêves en fondant, en 1946, le "Groupe des XV" dont la doctrine est : "Respect du procédé – vraie photographie – négatif parfait". Et si possible, pas de retouche, cette bonne à tout faire des mauvais photographes ! Pas de flou non plus, ce "style de myope" ! Et le plus possible d’idées neuves, d’angles nouveaux, d’originalité. Seule compte la bonne vieille tradition, celle des Nadar, Atget … mais c'est aussi celle qu'adoptera avec un souffle nouveau un certain … Henri Cartier-Bresson !


    >> Ilse Bing :  Autoportrait aux deux miroirs (1931)

    >> Le Groupe des XV

     >> Les inconnus du Groupe des XV



     

     
     

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