• Paris Ronis

     

    "Paris Ronis" est le titre d'un petit ouvrage que vient d'éditer Flammarion. Pour moi, appeler ainsi ce livre, est une évidence tant le photographe et la ville sont intimement liés. Et de surcroît, Paris et Ronis n'est-elle pas une rime riche ?

    Cet ouvrage nous offre une sélection d'une centaine de belles photographies de Willy Ronis et comme toujours, Willy nous fait visiter son Paris avec tendresse et poésie…

    Willy Ronis que j'ai côtoyé sur le tard était un homme absolument merveilleux, un conteur hors pair, quelqu’un d’une humanité prodigieuse et d’une immense sensibilité. Tout cela se voit sur ses photos.

    A Paris il photographie, inlassablement, des couples enlacés, sans jamais bouder son plaisir car il confiera : "Chaque fois que je rencontre des amoureux, mon appareil sourit ; laissons-le faire."

    En 2008, une année avant sa disparition, il dira : " Je ne crois pas du tout qu'une fée spécialement attachée à ma personne ait, tout au long de ma vie, semé des petits miracles sur mon chemin. Je pense plutôt qu'il en éclot tout le temps et partout, mais nous oublions de regarder. Quel bonheur d'avoir eu si souvent les yeux dirigés du bon côté ! "

    Et même lorsqu'il photographiait les ouvriers et la vie rude des quartiers défavorisés de l'Est parisien, l'image n'était jamais triste car à cette époque Paris était une ville vivable, paisible, charmante et pittoresque, mais "c'était avant" … avant la mondialisation, la pollution et l'effondrement des frontières...
    Merci de nous le rappeler Willy ...


    >> "Paris Ronis "aux Editions Flammarion, 128 pages 9,90€

    >> Au revoir et merci Monsieur Ronis.

    >> Willy Ronis et Parisperdu : plus de 80 billets !

     

     


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  • Chez Charlette.

     

    11 rue d'Aligre, 75012 Paris, France

     

    Bien en vue dans l'un des angles dans la place du marché d'Aligre, "Chez Charlette" est sûrement le meilleur troquet du quartier. Si vous avez piétiné et arpenté le marché de long en large et sur une longue durée, c'est l'endroit idéal pour vous reposer. Et, si la météo le permet, la terrasse sera alors un délice pour vous.
    Le dimanche midi, lorsque la journée est belle, en plein soleil, face à l'agitation des stands des maraîchers et grâce aux musiciens de rue, l'ambiance est garantie ! Après l'apéro, vous pourrez enchaîner avec l'un des deux plats du jour élaborés avec des produits en provenance directe des étals de la Place.
    Bon et pas cher, c'est le slogan gagnant de "Chez Charlette".

     

    >> Autres bistrots de Paris.

    >> Il y a bistrots et bistrots ...

     

     
     
     
     

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  • Daltonien ... ?

    Graff à la craie – Place Mazas Paris 12ème (février 2018)

     

    C'est en observant un géranium à la lumière d'une chandelle que le chimiste anglais John Dalton eut le sentiment qu'il ne percevait pas correctement les couleurs. Et c'est ainsi que fût identifiée, dès la fin du 18ème siècle, l'anomalie de perception des couleurs nommée logiquement "daltonisme".

    J'ai immédiatement pensé à cette anomalie de la vision quand j'ai vu ce graff place Mazas, juste après avoir traversé le pont le Pont d'Austerlitz. Car en effet comment interpréter ce graff où l'on lit "Bleu" alors que pour le tracer on a utilisé toute la palette des couleurs ?

     

    >> Graff, Tag, art-urbain ou street-art sur Parisperdu

     


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  • Un aller-retour Paris – Pondichéry.

    Murungapakkam, banlieue de Pondichéry (2012) et Rue des Anglais_75005 Paris (2018)

     

    En ballade dans le quartier Saint Michel, j'emprunte la rue des Anglais en espérant apercevoir quelque chose de typique d'outre-manche, quelque chose de "so british"
    Mais bien au contraire, à l'endroit où la rue se rétrécie, c'est un morceau de France arraché à l'Empire britannique des Indes qui se révèle à mon regard : la Paillotte Pondichérienne !

    Certes ce petit restaurant indien a connu des jours meilleurs car aujourd'hui il est fermé et l'immeuble semble voué à la démolition ou pour le moins à une profonde restructuration. L'ensemble n'est pas très reluisant aussi me fait-il immédiatement penser à ces petites échoppes que l'on rencontre en bords de route dans la banlieue de Pondichéry.
    Je me souviens de l'une d'elle, celle d'un tailleur qui avait pompeusement baptisé la sienne "Paris Tailors Ladys and Gents specilist" (sic)

    A cet instant, je venais de faire un aller-retour express entre Paris et Pondichéry !


    >> L'Inde sur Parisperdu

     

     

     

     
     

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  • La Gare d'Australie … ?

    Ce sont deux fillettes, elles montent "pile au buzzer" dans la rame du métro. L'une doit avoir 10-11 ans, l'autre semble être sa sœur cadette et n'a pas plus de 7 ans.
    La petite a le souci de l'orientation car immédiatement elle cherche à déchiffrer le plan de cette ligne n°10 qui s'affiche au-dessus des vitres de la voiture. Elle questionne alors sa sœur : "On va jusqu'à la Gare d'Australie ?" lance-t-elle.

    L'ainée instantanément pouffe de rire : "Gare d'Australie … n'importe-quoi" fait-elle dans un grand rire moqueur.
    La petite, un peu vexée regarde alors avec encore plus d'attention le plan et rectifie : "Ah oui, c'est la Gare d'Australitz !
    Cette fois l'ainée ne rira pas, elle se contentera d'un haussement d'épaule marquant un dépit certain. La candeur des jeunes enfants est parfois décourageante …

     

    >> Sur le quai de la gare d'Austerlitz, la naissance d'une idylle ...

    >> Massacre à Austerlitz.

     

     

     

     
     
     
     
     
     

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