• L'étrange rue du Volga.

    Rue du Volga à proximité de la rue des Grands-Champs et du pont de la Petite Ceinture) - Paris 20ème.

     

    C'est l'extrême sud du 20ème arrondissement, un endroit où le promeneur est rare, une zone où aucun touriste ne va …

    Dans ce quartier de Charonne, près de la rue des Pyrénées se situe la partie la plus étroite de la rue du Volga, celle qui pourtant nous dévoile le mieux ses charmes.

    Plus loin, vers l'Est, près de la rue des Grands Champs, le pont du chemin de fer de la Petite Ceinture enjambe la rue du Volga. Ce pont crée un climat sécurisant tant il inspire une impression de solidité avec son gros ouvrage de pierres en plein cintre.

    Mais sur mon parcours, je constate que seules quelques rares maisons individuelles résistent encore au bétonnage qui a beaucoup sévi dans le secteur.
    Heureusement, pour rompre avec la monotonie des nouveaux immeubles récemment édifiés ici, le passage Beaufils qui débouche sur la rue d'Avron et l'insolite placette au niveau de la rue Madeleine-Marzin donnent encore à l'étrange rue du Volga une allure de village.

     

     

    >> Un monde loin du monde ...

     


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  • Où est passé l'argot parisien ?

     Restaurant "Le Louchébem", angle du 31 Rue Berger, 75001 Paris

     

    « L'argot est mon patois », disait Alphonse Boudard qui avait passé sa petite enfance chez des paysans avant de revenir, jeune adolescent, à Paris où il était né.
    Mais l'argot parisien, le parler de Paname existe-t-il encore ? C'est fort douteux car ce parler populaire qui se "jactait naguère en toute honnêteté chez les prolétaires au turbin" a subi le sort des autres patois de France : la télévision unitaire, l'élévation du niveau de vie, la mondialisation et le fameux "vivre ensemble" ont eu leur peau.

    Il faut bien se rendre à l'évidence, le patois de Paris a bel et bien disparu, tout comme le populo de Paname, le Titi Parisien ou l'accent délicieusement pointue d'Arléty. Car oui les parisiens ont changé et entre des bobos hors-sols qui se vautrent en permanence dans une novlangue aveugle et des gens dont la qualité de langage n'est pas la première préoccupation, c'est alors tout une partie du patrimoine français qui disparaît : celui de Paname...de Ménilmuche...et des Halles anciennes où étaient parlées le patois des Louchébem et l'Argomuche.
    Le louchébem, la langue verte des bouchers des Halles, n'a plus sa place à Rungis. C'est dommage car à ce rythme les abattoirs vont bientôt ressembler à un laboratoire de Fleury Michon. Et désormais certains mots de l'argot d'antan n'ont plus leur place que chez des auteurs de romans policier qui assument ce qu'on pourrait assimiler à un devoir de mémoire.

    Finalement, faut reconnaitre que "les mectons d'aujourd'hui, si tu jactes en homme, ils entravent que dalle, à croire qu'ils ont les esgourdes ensablées, ou le cibouleau dans les pompes", comme aurait dit Michel Audiard … ou encore Frédéric Dard !

     

    >> Le Parisien n'est qu'un provincial de passage ...

    >> Tout le monde déteste les parisiens ...

     


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  • Tout ce qui brille n'est pas or …

      168, rue de Crimée_ Paris 19ème

     

    Dans le quartier de La Villette, un nouvel ensemble de bâtiments attire l'attention. Ce sont trois immeubles qui semblent dorés à l’or fin. Mais tout ce qui brille n'est pas or et l'architecte de l'ensemble n'est pas un alchimiste qui aurait transformé le zinc, si cher aux toits parisiens, en or pour ces audacieux logements sociaux ! Non, ceux-ci sont tout simplement revêtus d’un alliage de cuivre et d’aluminium, le "cuivre gold".

    Pour le "168, rue de Crimée" c'est le matériau idéal car, vu la configuration de l'îlot et, en construisant la parcelle au maximum, il y avait un risque de créer un environnement très sombre. D’où le recours au "cuivre gold" qui vient illuminer cette réalisation.

    Avec le temps, le matériau va se patiner et devenir plus mat mais il ne virera pas au vert-de-gris comme le ferait le cuivre. Le "gold" conservera toujours une belle couleur dorée.

    Sur l'îlot, les deux bâtiments rénovés sont une ancienne imprimerie reconvertie en studio d’artiste et un immeuble sur rue, typique des faubourgs. Et, entre ces deux constructions existantes, une véritable rue piétonne intérieure a été créée avec ces trois surprenants immeubles tout de noir et d’or vêtus.
    Cet emplacement secret a permis de travailler avec plus de liberté, plus d'audace que sur des bâtiments directement visibles depuis la rue.
    C'est le trésor caché du 168, rue de Crimée …

     

    >> Le zinc des toits de Paris.

     


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