• Le recyclage des friches parisiennes (8/13) : La Gare.

    La Gare, 1, avenue Corentin-Cariou. Paris 19ème

     

    C'est une ancienne gare de la Petite-Ceinture et plus exactement sa station abandonnée du Pont de Flandre, en plein 19e arrondissement. Fermée aux voyageurs depuis 1934, la station est devenue, depuis septembre 2017, un bar-club musical très en vogue.

    Le patron de "La Gare", c’est Julien de Casabianca, un plasticien qui parcourt le monde pour coller sur des bâtiments, des personnages monumentaux, "photoshopées" à partir de toiles de musées. Mais Julien est aussi un "fana" de jazz et fut d’ailleurs à l’origine de "La Fontaine", rue de la Grange-aux-Belles, un bistrot musical emblématique des années 2000.

    Le bâtiment de la station du Pont de Flandre est resté dans son jus : murs décrépis, carrelage à damier rouge et blanc et ce, même après les huit mois de travaux réalisés dans la salle.
    Celle-ci peut désormais accueillir 300 personnes.

    L'endroit est accessible à tout le monde, le droit d'entrée est en participation libre et les consommations sont à prix légers.  C'est donc un héritage dans la continuité exacte du lieu, car comme le dit l'expression populaire : "on y entre comme dans une gare ! " … c'est à dire sans payer.

     

    >> Page Facebook La GareJazz. 

    >> La Gare vue du quai.

    >> Sentier de la Station, ça c'était avant …

    >> Le recyclage des friches parisiennes (7/13) : DOC !
     

     

     


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  • DOC! 26, rue du Docteur-Potain (Paris 19e).  

     

    C'est un ancien lycée technique de 3000 m2, situé sur les hauteurs de Belleville, à deux pas de la place des Fêtes. Depuis 2015 il est occupé par les membres du collectif DOC!.
    Le bâtiment a été transformé en laboratoire artistique pour une soixantaine de personnes qui disposent ici de 28 ateliers d'artistes et de 5 pôles techniques partagés.
    Dans ce coin, un peu paumé du 19ème, on peut, tout au long de l'année, y voir des expositions, assister à des projections, des concerts, des représentations de théâtre ou faire des rencontres.
    DOC! participe donc, à sa manière, à la vie et à la dynamique de ce secteur du 19ème arrondissement, un quartier excentré qui avait bien besoin d'animation.

     

    >> DOC ! le site officiel.

    >> Le recyclage des friches parisiennes (6/13) :La Gare XP.

     

     


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  • Ghorban, né un jour qui n'existe pas.

    Ghorban, Pont du canal St Martin Janvier 2010 ©Photographie d'Olivier Jobard _Visa pour l'image Perpignan septembre 2018

     

    A Perpignan, pour la 30ème édition de "VISA pour l'image", les photos montrent, hélas comme toujours, les tourments du monde et sa cohorte de misères et de guerres.

    Mais les images d'Olivier Jobard qui nous narrent le destin de Ghorban nous apportent une note à la fois intimiste et optimiste, un message de foi et d'espérance en l'Homme. Et elles montrent surtout que la combativité envers un sort contraire peut conduire à une issue heureuse.

    Ghorban Jafari est arrivé à Paris en 2010, il avait 12 ans et dormait sous les ponts. Il venait de parcourir 12 000 kilomètres en clandestin depuis son Afghanistan natal. Il avait côtoyé seul la peur et les dangers des routes migratoires.

    Quelques semaines après son arrivée à Paris, Ghorban est aidé par un militant qui lui trouve une place dans un foyer d'urgence. Un long et laborieux chemin d'intégration commence.
    Pour ses papiers d'abord : une erreur de traduction le fait naître un 31 novembre, un jour qui n'existe pas. Un grain de sable qui enraie la machine administrative pour des années.
    Orphelin de père, arraché à sa mère et élevé par les hommes de la famille pour garder le bétail, Ghorban n'a alors qu'une obsession : aller à l'école.
    A Paris, ballotté de foyer en foyer sans étudier, Ghorban s'isole et se renferme. Puis il suit des séances de thérapie avec l'aide d'un psychologue. Ghorban réussi alors à apprivoiser un passé fait de déchirements et d'abandon. Il comprend avec le temps que sa mère a été forcée de l'abandonner. Et, en 2017, après l'obtention de la citoyenneté française, il décide de partir la retrouver …


    >> Visa pour l'image, festival international du Photojournalisme.

    >> Autre image d'Olivier Jobard, sur Ghorban.

    >> Visa pour l'image, les éditions précédentes sur Parisperdu.

     

     

     


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  • Les vendanges à Paris.

    Les vendanges sur la Butte Montmartre_ 6 octobre 2016

     

    Avant, il y avait du vin tout autour de Paris. On y produisait des petits vins pour la consommation locale car à l'époque les transports ne permettent pas d'acheminer facilement vers la capitale les vins du Bordelais ou de la vallée du Rhône.

    La vigne de Montmartre est la plus ancienne car dès l'époque gallo-romaine on y trouve déjà du raisin. Mais au XVIIIe siècle, les parcelles commencent à disparaître devant l'assaut conjugué des promoteurs immobiliers et de la concurrence des autres régions viticoles françaises.  

    A Belleville, ce n'est pas l'urbanisation mais la chute des prix du vin qui pousse les agriculteurs à abandonner leurs vignes. Même sort dans le hameau de Vaugirard, où les maraîchers remplaceront les vignerons, puis, en 1897, les abattoirs remplaceront définitivement les champs. 

    Pour se souvenir de ce passé, la Ville a replanté des vignes : près de 2.000 pieds à Montmartre en 1932, plus de 700 pieds dans le parc Georges Brassens (15ème arrondissement) en 1983 et 140 pieds dans le parc de Belleville (20ème) en 1992. Même chose au parc de Bercy, où 350 pieds rappellent que, jusqu'au milieu du XXème siècle, le vin arrivait ici par bateau.  
    On trouve aussi des plantations de vignes de plus petite dimension : 230 pieds sur la Butte Bergeyre (19ème), et encore moins dans le Square Laurent Prache (6ème), ou le Square Truillot (11ème) …

    Mais cultiver des vignes au milieu du béton n'est pas une mince affaire car en ville, elles ne sont pas assez ventilées. Et quand il pleut, elles ne sèchent pas, alors le risque majeur est la pourriture des raisins.

    Aujourd'hui, ces vignes parisiennes sont toutes vendangées. Mais seules les bouteilles de Montmartre et du parc Georges Brassens sont vendues. Certes ce ne sont pas de grands vins. Dans le 15ème par exemple, le pinot noir donne un vin qui se garde deux à trois ans et se négocie entre 10 et 25 euros, estampillé "Clos des Morillons", comme avant. Les vins du "Clos Montmartre" ne sont gustativement pas meilleurs mais peuvent atteindre des prix indécents : 50 € la bouteille de 50 cl pour la "Cuvée des Lumières 2016" … !!!

    Pour la quatrième année consécutive, la Ville de Paris vous propose de participer aux vendanges. En raison de l'été chaud et ensoleillé, la première récolte a déjà eu lieu le 4 septembre : 460 kg de raisins ont été recueillis dans le parc Georges Brassens (15ème).

    Mais à Paris, les vendanges ne sont pas terminées pour autant. Deux autres récoltes sont prévues : le jeudi 13 septembre au parc de Bercy et le mardi 25 septembre dans le parc de Belleville.

    Ensuite, il y aura bien sûr de la célèbre Fête des Vendanges, qui investira Montmartre du 10 au 14 octobre. Un événement qui permettra de découvrir et déguster (avec modération !) un véritable vin de terroir … du terroir parisien !



    >> Pour s'inscrire aux vendanges parisiennes, c'est ici.

    >> Fête des Vendanges de Montmartre.


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  •  Le recyclage des friches parisiennes (6/13) : La Gare XP.

    La gare XP au 18, boulevard Sérurier Paris 19e

    Non "Gare XP" n'est pas un logiciel tournant sur le déjà ancien système Windows XP !
    Fondée il y a onze ans, la Gare XP (XP  pour "Expérimentale") est tout à la fois un espace d’expérimentation artistique, une salle de spectacle, une galerie d’exposition, un café associatif et aussi lieu de vie de ce quartier du 19ème.
    En 2016, après avoir investi plusieurs lieux à Paris, le collectif s'installe dans les bâtiments d'entretien des "Eaux de Paris", à deux pas de la porte des Lilas et ce, à la suite d'une convention signée avec la Ville de Paris et après un an de travaux de désamiantage.
    Et désormais, au 18 boulevard Sérurier, la Gare XP possède - sur 600 m2 - deux salles d'exposition et de spectacle et une salle polyvalente accueillant danse, massages, yoga…
    S'y ajoute un jardin de 800 m2 qui produit des plantes aromatiques, comporte un poulailler et diverses cabanes d'expérimentations …
    Tout cela donne à la Gare XP un air de "petite ZAD" !


    >> La Gare XP, site officiel.

    >> Compte Facebook de la Gare Expérimentale.

    >> Le recyclage des friches parisiennes (5/13) : La Générale.

     

     

     


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