• Mais qui est Martine Franck ?

    Martine Franck, Italie, 1972 Crédits : © Henri Cartier-Bresson/Magnum Photos

     

    La Fondation Henri Cartier-Bresson rend hommage à Martine Franck à l'occasion de l’inauguration de ses nouveaux espaces dans le 3ème arrondissement. C'est l'occasion de découvrir la rétrospective de l'œuvre d'une artiste engagée qui revendiquait l’émerveillement et la célébration de la vie.

    Mais qui est Martine Franck ?
    Martine Franck est née à Anvers en 1938, mais elle grandit en Angleterre et aux États-Unis. Polyglotte, étudiante en histoire des arts, c’est lors d’un long voyage en Orient en 1963 qu’elle découvre la photographie.
    De retour à Paris, elle devient photographe indépendante et collabore aux grands magazines américains : Life, Fortune, Sports Illustrated, le New-York Times et Vogue, avec des reportages et des portraits d’artistes. Elle participe aussi à la création des agences Vu, puis Viva. 

    En 1970, elle épouse le célébrissime photographe Henri Cartier-Bresson qui va l’encourager dans sa propre voie. Elle rejoindra plus tard l'agence Magnum Photos qui diffuse encore aujourd’hui son travail.
    Martine Franck nous a quitté en 2012, elle avait 74 ans.

    La préparation de cette exposition et de l’ouvrage qui l’accompagne a été́ entrepris dès 2011 avec Martine Franck, elle-même. Le choix des photographies, du parcours plutôt chronologique et ponctué de textes, de l’entretien avec son amie, l’écrivaine Dominique Eddé étaient les principes acquis de ce vaste projet. On y retrouvera le fil de son travail au travers des séries de portraits, de paysages presque abstraits, qui ne manqueront pas de surprendre, et d’une sorte de chronique à distance de la vie politique.
    Son travail est à son image ! Elégance et douceur pour des clichés majoritairement en noir et blanc.
    A voir absolument …

     

    >> L'Expo Martine Franck à la Fondation Henri Cartier-Bresson (6 novembre 2018 – 10 février 2019)_ Dossier de Presse.

    >> Une photo prise à Paris en 1998 par Martine Franck © Martine Franck.

     

     


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  • Prolifération des rats à Paris.

     

    Le square des Batignolles fermé pour dératisation.

     

    A Paris, la prolifération des rats est spectaculaire et nourrit beaucoup d’inquiétudes. Leur présence dans des parcs majeurs comme le jardin des Tuileries ou le Champ de Mars vient casser l'image "romantico-touristique" de Paris.
    Fin 2016, la mairie de Paris a lancé un plan d'action contre la prolifération des rats avec la fermeture d'une dizaine de parcs pendant plusieurs semaines afin d'éradiquer les colonies de rats qui y étaient présentes. 
    Et aujourd'hui près de 2 millions d'euros ont été consacrés à ce plan de dératisation. Toutefois les résultats sont maigres car les experts évaluent toujours le nombre de rongeurs à Paris à près de quatre millions, … il reste donc beaucoup à faire !

    Mais on le sait, le véritable ennemi de la Mairie de Paris, ce sont les voitures...
    La saleté, la nourriture jetée, les poubelles qui débordent, les détritus partout et donc aussi les rats, … tout cela est le cadet de ses soucis...

     

    >> Propreté de Paris dans "Itinéraire bis" de Parisperdu.

     


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  • Passage National, un rescapé du bétonnage.

    Le passage National vu à partir du 20 rue Nationale Paris 13ème

     

    Le long de la rue Nationale, dans le 13ème arrondissement, impasses et passages conservent le souvenir des derniers jardins ouvriers de Paris. Au cœur de ce curieux quartier qui associe les vestiges des constructions du XIXème siècle et la modernité des tours du secteur "Italie", surgissent de petits coins de campagne tels le passage National et le passage Bourgoin, tous deux préservés au milieu d'un bétonnage vertigineux. Cet étonnant contraste, confrontation de deux héritages, crée des atmosphères singulières.
    Mais comment en est-on arrivé là ?

    Tout d'abord, il faut savoir que les grands travaux des années 1960 avaient comme dessein de raser une grande partie des quartiers les plus dégradés de Paris. Aussi, dans le 13ème arrondissement, le long de la rue Nationale, les petits immeubles n'échappent pas à la politique de la table rase.
    Et, dans le cadre de l'opération dite des "Deux-Moulins", tout le quartier est détruit pour faire place à des ensembles de tours et d'immeubles de grande hauteur répondant aux idées de Le Corbusier. C'est ainsi qu'en 1975, le quartier des Olympiades voit le jour.

    Mais classé - dès 1953 - voie publique, donc indestructible, le passage National est miraculeusement préservé. Et si les habitations que l'on peut voir encore aujourd'hui dans le Passage sont fortement contrastées, cela s'explique par l'amplitude temporelle de ces constructions, les plus anciennes bâtisses datent de 1850 et les plus récentes des années 1980.

    Coincé entre deux opérations récentes de réaménagement urbain, "Paris Rive Gauche" et la ZAC "Château des Rentiers", le passage National va échapper une nouvelle fois aux projets d'urbanisme pharaonique grâce à l'association de quartier "Inter-Nationale Bourgoin" dont l'engagement a permis d'obtenir en 1989 la création d'un secteur protégé en Zone UD, zone urbaine de faible densité et à vocation d’urbanisation modérée. En 1991, la modification du POS abaisse à nouveau les coefficients d'occupation des sols et limite le nombre de niveaux des constructions à trois niveaux.
    Et c'est ainsi que la résistance des riverains a permis de sauvegarder les vestiges, non dénués de charme, d'un temps passé.

     

     

    >> Vue du Passage National, à partir du 25 rue du Château-des-Rentiers.

     

     

     


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