• "Voir l’invisible"

     

    "Voir l’invisible" est le thème de la 15ème édition du projet "Des clics et des classes", une opération nationale pilotée par le Réseau Canopé, opérateur du ministère de l’Éducation nationale, ayant pour objectif la sensibilisation des jeunes à la photographie.

    Chaque année, des classes de tous niveaux scolaires mettent en œuvre un projet de création aux côtés d’un photographe. Une sélection de leurs productions donne lieu à une exposition aux Rencontres de la photographie d'Arles, avant de voyager ensuite en France dans les Ateliers Canopé.

    Voir l’invisible, montrer l’invisible, mais comment donner à voir ce que l’on ne voit pas ?

    Parce que cela n’a pas d’existence matérielle, comme un concept philosophique, une idée, un sentiment, ou parce que cela ne fait pas appel à la vue…

    Les participants sont conduits à réfléchir au réel figuré par la photographie et à la manière de représenter ce qui est a priori irreprésentable.

    A partir de ce thème, 15 projets, réunissant 20 classes du CE1 à la 4ème, ont travaillé d’octobre 2018 à mars 2019 aux côtés d’un photographe, pour donner à voir des notions comme la frontière, le temps qui passe, le sentiment de peur, le passé archéologique, le rêve, l’invisible dans le paysage, le langage, etc…

    A ne pas manquer si vous passez cet été en Arles …


    >> Un groupe "Des clics et des classes" en pleine action.

    >> La 50ème édition des "Rencontres de la photographie d'Arles".

     

     

     

     


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  • La zone, aux portes de Paris.

    Enfants de la Zone, Rue Forceval, Porte de la Villette, Paris 19ème, 1940.
    Photographe anonyme, avec l
    aimable autorisation de la Galerie Lumière des Roses.

     

    Certains mots sont comme des terrains vagues : on en comprend le sens, mais on peine à les définir avec exactitude. L’expression " la zone" est de ceux-là ; elle évoque aujourd’hui le flou de la banlieue, une forme d’ennui ou encore le seuil de la délinquance, mais on ignore souvent qu’elle s’ancre dans une réalité historique précise.
    En effet, la Zone désigne au départ une bande de terre de 250 m de large qui court le long des 34 km de fortifications édifiées autour de Paris en 1844. Cette zone" non aedificandi" devait rester déserte, mais elle est progressivement occupée par une population pauvre qui s’y établit durablement en construisant des habitations précaires, cabanes et baraques en tout genre.

    Cette année, du 1er juillet au 22 septembre les Rencontres Photographiques d'Arles (dont c'est la 50ème édition) mettent à l'honneur la Zone avec une exposition exceptionnelle car, horsmis quelques photographes célèbres comme Eugène Atget ou Germaine Krull, la photographie de l’entre-deux-guerres s’est peu intéressée à ce phénomène urbain et social. Aussi à Arles, la majorité des photographies exposées sont l’œuvre de photographes anonymes.
    Cet ensemble inédit de photographies documentaires réhabilite ainsi une population pauvre, reléguée aux confins de la capitale comme un inconscient de la ville moderne qu’on s’est empressé de refouler.

     

    >> Zone Villette.(Vidéo)

    >> Voir aussi sur parisperdu :

    ° de la zone au périph'.

    ° Intra-muros

    ° L'envers de la ville, la ville à l'envers

     

     

     


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  • Mon enfance rue Vilin.

    Photo ©Philippe Hiraga_ Eté 1971

    Protection de la vie privée : contacter Parisperdu en cas de demande de retrait de l'image.

     

    C'est Ketty Mairech, une habitante de Nice qui nous parle :

    "Je suis né à Paris et j'ai vécu rue Vilin jusqu'à mes 14 ans.
    Sur la photo que vous avez publiée ("Elles tombent l'une après l'autre") on voit qu' "ils" sont en train de démolir ma maison. Bien sûr à l'époque l'immeuble était vétuste, sans confort, sans ascenseur, avec des toilettes à la turque dans les escaliers et pas de douche non plus. Ma mère nous lavait dans l'évier de la cuisine, parfois on allait aux douches municipales en apportant nôtre cube de savon de Marseille … Eh oui, on n'était pas riche.
    On était 9 à la maison, dans un deux pièces et le soir, la cuisine devenait la chambre des filles.
    Mais de cette époque je garde au fond de mon cœur de bons souvenirs.
    Je m'étais dit : "quand j'aurais 50 ans je retournerai voir mon quartier d'enfance". Revoir Paris un jour ? Oui … mais hélas, je n'en n'ai pas les moyens".


    >> Dans ma rue, avec une copine …

    >> Parisperdu et la rue Vilin.

     

     

     

     

     


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