• Chais de Bercy - Restauration des Pavillons de la rue des Thorins Paris 12ème (Mars 1996)

    Sur une dizaine de mètres, je m'astreins à longer ces odieuses palissades métalliques, peintes en gris et en vert, où de rares trous du diamètre d'un clou laissent à peine entrevoir ce qu'elles cachent: des trous démesurément plus vastes bien entendu, et où commence à disparaître ce qu'il reste des entrepôts.

    Plus loin, des ouvriers s'activent autour de tas de sable et d'amoncellements de pavés, car il semble qu'on veuille conserver quelques rangées de pavillons, dont les alignements de pignons, identiques, rachètent par cette répétition, comme dans les planches de timbres, la banalité architecturale de chacun.

    Mais il y a autre chose: une vraie justesse des proportions marquée par le plein-cintre des ouvertures de ces bâtiments. J'approuve qu'au lieu de les démolir, on les transforme en théâtre, en musée, en centres commerciaux ou culturels.

     

    • Le vieux Bercy sur Parisperdu

    >> Contrefaçon à Bercy.

    >> Une petite ville pinardière.

    >> Dans les chais de Bercy.

    >> Cour Saint-Emilion.

    >> Bercy village: Lieux retrouvés_014.

     


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  • Angle de la rue Emile Lacoste et de la Villa Jean Godart-  Paris 12ème. (1996)

    Près de la Porte Dorée, un vestige du monde faubourien bas et populo s'accroche encore au coin de la rue Emile Lacoste et de la villa Jean Godart: une droguerie-bazar.

    Droguerie-bazar, avouez que l'appellation est exotique. En tout cas, moi elle m'a toujours fait rêver. Et, pour faire encore plus joli, on y accolait parfois le terme "couleurs" : droguerie-bazar-couleurs. Voilà qui a plus d'allure que le nom des grandes surfaces qui ont tué ces petits commerces, je veux parler des Bricorama, Castorama, Décorama … tous affublés du pompeux suffixe grec "orama" laissant penser qu'on pourrait "tout y voir", comme face à un "panorama".

    Dans nos droguerie-bazar aussi, on pouvait tout y voir … à condition bien sûr de savoir ce qu'on venait y chercher ! Mes parent venaient-là s'approvisionner en perborate de sodium, un substitut aux détergents et lessives, bien moins onéreux que les Bonux ou les Ariel de l'époque et avec de surcroît, un bien meilleur pouvoir de blanchiment.
    Mais, depuis déjà plusieurs années, la droguerie-bazar du coin de la rue Emile Lacoste et de la villa Jean Godart n'a pas résisté aux grandes surfaces de la toute proche avenue Daumesnil, et ce … malgré les 1500 couleurs de peintures qu'elle promettait à ses clients !


    >> Autre petit commerce, sur Parisperdu.

     


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  • Vue vers le boulevard de Reuilly, et la rue de Picpus Paris 12ème (septembre 2011)


    Située aux intersections des boulevards de Reuilly et de Picpus et des rues de Picpus et Louis Braille, il est une place que les plans ignorent, aussi les habitants du secteur ont pris l'habitude de la désigner comme la place "sans nom".

    On peut déplorer que la "place sans nom" ne soit qu'un simple rond-point pour automobilistes. Sa restructuration est souhaitée depuis des décennies par les riverains, mais la mairie du 12ème semble ne pas prendre en compte cette aspiration parmi ses priorités budgétaires.

    Récemment pourtant, un semblant d'aménagement a pu être constaté autour de la place "sans nom". Un projet bien timide de "végétalisation de l'espace public" (sic) est expérimenté ici, jusqu'à mi-2013 … peut-être le temps que la place se fasse enfin un "nom" ?

     

    >> La place "sans nom" végétalisée !

     


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  • Les toits de Paris vue de la petite ceinture (75012)

    J'erre sans but précis dans le quartier Bel-air. Un secteur du 12ème que j'affectionne suffisamment pour souvent y revenir.
    Face au pont du chemin de fer de ceinture, je m'étonne que de si grêles piliers de fonte aient pu supporter des trains. Mais ils seront bien assez costauds pour supporter le promeneur attiré par une balade sur la petite-ceinture désertée par les locos. Donc je grimpe sur les voies sans hésiter.

    Une fois là-haut, je distingue à travers des buissons quelques vestiges: un bâtiment, des quais, des poteaux qui sans doute annoncent l'ancienne gare d'Avron. Pour la rejoindre il faudrait s'aventurer sur deux autres ponts. D'en bas, ceux-là m'ont toujours paru inégalement solides. Autant celui de la rue de la Volga inspire une certaine impression de sécurité avec son gros ouvrage de pierres en plein cintre, autant de celui de la rue d'Avron à claire-voie, je me méfie.

    A gauche s'en vont les rails, presqu'au niveau des toits de la ville d'où rien de particulier n'émerge. On dirait une immense steppe d'Asie … toute en zinc. On se croirait dans l'un des documentaires TV : "Des trains pas comme les autres …"

    Il est tard et redescendant des voies, je tombe devant un Modern'Hotel dont les fenêtres ont été murées. Si on le démolit demain, j'aurai probablement été le dernier passant à le voir, ou du moins à l'observer attentivement …


    >> La petite-ceinture sur Parisperdu.

     

     


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  • Passage sans nom, aux abords de  l'Hôpital Trousseau. Paris 12ème (Juillet 1997)

    Il y a encore seulement 6 ou 7 ans, en venant de la rue du Niger, puis en poursuivant par la rue des Marguettes, on aboutissait à un passage sans nom et ignoré des plans.

    C'était une large allée en pente, avec des pavés, des appentis, des fleurs, des arbustes … elle conduisait, par un porche à crimes, aux abords de l'Hôpital Trousseau.

    Tout ici paraissait d'un autre temps, avec ces vieux arrière-plans de cours, de hangars et de remises. Ici, on changeait de monde, on entrait dans un lieu où ni la cartographie, ni la boussole ne pouvaient vous livrer la moindre indication.

    Finalement, sortant de cette "Terra incognita" on débouchait sur la civilisation dans l'interminable enfilade de l'avenue du Docteur Arnold Netter.

    Un peu plus loin, au numéro 45 de cette avenue, dans un demi-cercle, un bas-relief montrait deux personnages assis de part et d'autre d'un arbre aussi bizarrement stylisé que dans une illustration ésotérique. L'un - c'est peut-être le docteur Netter - porte une sorte de blouse. L'autre est une jeune fille que je ne parviens pas à identifier. Les deux forment un rébus, pour moi, totalement hermétique.
    Il faudra que je me renseigne sur la "bio" de ce fameux (mais pas trop) Docteur Arnold Netter …


    >> Qui êtes-vous Arnold Netter ?

    >> L'impasse de l'avenue du Dr Arnold Netter, déjà dans Parisperdu.

     

     


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