• Ce matin de mars 1996, quai Panhard et Levassor dans le 13ème, on vient de décharger une grande quantité de planches et de poutres d'étayement sur le chantier de la ligne du métro Météor
    (METEOR pour "Métro Est-Ouest Rapide").

     

    Il s'agit en fait, de sécuriser les structures du tunnel en cours de percement pour ne pas connaître, ici, le sort du chantier du métro EOLE (EOLE pour "Est-Ouest Liaison Express") dont l'achèvement sera retardé d'environ six mois suite à un effondrement de terrain survenu sous la rue Papillon, le 22 décembre 1995.

     

    Mais cette précaution s'avérera insuffisante, car dans la nuit du 14 au 15 février 2003, la voûte du tunnel en construction, pour le prolongement de la ligne "Météor" vers la station "Olympiades", s'affaissera, entraînant l'effondrement de la cour de l'école maternelle "Auguste Perret".

     

    Le panneau publicitaire que l'on voit ici sur le site disait ironiquement : "Oubliez tout ce que vous ne savez pas" ... et pourtant depuis l'accident de la rue Papillon, ... on savait mais on a quand même tout oublié ...

     

    La ligne Météor, qui deviendra la ligne 14 du métro parisien, sera ouverte avec plus de huit mois de retard ...


    >> La naissance difficile d'un nouveau métro ...

    >> Effondrement sur le chantier Météor. (PDF)

    >> La station Olympiade visitée par Pariscroquenote ...

    >> Olympiades : la station est désormais en service ...

     


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  • Pour la publication de son 100ème billet, Parisperdu rend hommage à un lieu hautement symbolique d'un Paris révolu : la mythique Rue Watt.

    Comme l'a écrit et chanté Boris Vian, c'est :

    "Une rue bordée de colonnes

    où il n'y a jamais personne ...

    Il y a simplement en l'air

    des voies de chemin de fer ..."


    >> La rue Watt, dans Parisperdu (1)
     

    >> La rue Watt, dans Parisperdu (2)
     

    >>
    La rue Watt, dans Parisperdu (3)

     


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  • Ces ateliers bordaient le prolongement de la célèbre voie sous terraine. Des imprimeurs, des menuisiers, des serruriers ....  s'activaient ici dans ces locaux, puis des traiteurs asiatiques y ont stocké des produits alimentaires ...

    Pour réaliser le grand projet de la zone Paris Rive
    Gauche, on a beaucoup détruit ici, notamment tous ces petits bâtiments qui, sans avoir un intérêt architectural de premier plan, avaient une présence, une épaisseur historique qui permettait à la rue Watt - tant célébrée par Henry Miller - de s'ancrer dans une continuité temporelle.

    Le quartier est alors devenu une sorte de zone, un désert peu engageant où la Seine, pourtant toute proche, est bizarrement absente et où l'environnement de la Bibliothèque Nationale de France est pour le moins "glacial". De trop rares édifices, préservés à grand-peine -  tels les Grands Moulins de Paris, les Frigos, et la Sudac, cette ancienne usine d'air comprimée -  jouent encore ce rôle de repères, de passeurs de mémoire.

    Finalement, l'université de Paris-VII a débarqué en force dans le secteur. Une bonne partie de ses unités de physique et de chimie sont déjà installées ici.

    Ce no man's land encore trop informe réussira-t-il à se transformer, en quelques décennies, en un carrefour de tous les savoirs ? Pas sûr car on sait, hélas, qu'une telle mutation relève d'une alchimie largement imprévisible.


    >> Le nouvel environnement de la rue Watt

    >> Rue what ?  

    >> Rue Watt, ailleurs dans Paris perdu (1)

    >> Rue Watt, ailleurs dans Paris perdu (2)

     

     


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  • Derniers reflets dans la mythique rue Watt, juste avant "l'enterrement de première classe" que nous préparent des architectes épris de futurisme et préférant plutôt faire table rase du passé que de conserver la moindre parcelle de l'âme de ce lieu ....

    >> Nouvelle rue Watt (Projet)

     


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  • A cette époque, la place de Rungis était librement ouverte sur une gare de Marchandise reliée au réseau de
    la Petite Ceinture.
    Là, tout était à l'abandon : les hangars, les quais de déchargement, les wagons, ...

    Dans la vaste cour de cette ancienne gare, des « boat-people » avaient élu domicile dans des cabanes construites de bric et de broc avec des planches et des palettes récupérées sur le site : une favela en plein Paris !

    Certains hangars avaient déjà été rasés et faisaient place à un terrain vague où les gamins du quartier venaient jouer au foot après l'école.
    A Paris comme à Rio, le terrain de foot jouxte souvent la favela !

    Puis la SNCF loua l'emplacement à une société de tri et de recyclage de déchets. Les « boat-people » furent invités à « aller voir ailleurs ».
    Quand on est « boat-people », on n'est à priori pas recyclable et ... le tri est vite fait ...

    Aujourd'hui, le site fait l'objet d'un grand projet qui excite tout le « landerneau » écologique : l'ECOZAC de la place de Rungis; le nom sonne haut et fort. Il s'agit de faire aussi bien qu'à Londres ou qu'à Fribourg, en Allemagne, où des projets similaires ont déjà vu le jour.

    Mais les promoteurs immobiliers veillent au grain, il ne faudrait pas laisser échapper les trois hectares de l'une des dernières friches industrielles de Paris intra-muros.

    Eux aussi sont pour le développement durable ....  



    >> Vue aérienne du site


    >> L'ECOZAC de la place de Rungis

    >> Mobilisation pour un projet urbain exemplaire

    >> L'Association « Les Peupliers » 




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