• A Paris, le nouveau palais de justice va "coûter un pognon de dingue"

     Nouveau tribunal de l’avenue de la Porte-de-Clichy _17ᵉ arrondissement de Paris .

     

    C'est un colosse qui ne passe pas inaperçu dans le ciel parisien. Aux Batignolles, trois boîtes empilées forment une tour de 160 mètres de haut et de 38 étages. Elles abritent le nouveau palais de justice (TGI) de Paris construit par la superstar italienne de l’architecture Renzo Piano qui - à Paris - nous avait déjà étonné avec sa création du musée Pompidou.

    Beaucoup vont trouver ce nouveau TGI aseptisé, déshumanisé et saturé de badges de sécurité. Beaucoup vont regretter le site historique de l’île de la Cité, et en premier lieu, les avocats qui n’ont jamais été très enthousiastes à l’idée de quitter l’île. Alors que le déménagement du palais de Justice était évoqué dès 1995 et confirmé par Jacques Chirac en 2003, ils se sont battus contre deux projets d’implantation à l’Est de Paris. Un accord entre Bertrand Delanoë et Nicolas Sarkozy a finalement abouti en 2008 au choix de Clichy-Batignolles, un site qui ne les enthousiasme pas beaucoup plus.
    Mais plus que la localisation, la décision la plus contestable, prise à l’époque, a été de recourir au partenariat public privé (PPP) pour financer cet équipement de 2,3 milliards d’euros. Lauréat du marché, Bouygues a financé ce chantier et se rembourse sur les loyers que lui verse l’Etat.
    En décembre dernier, la Cour des comptes dénonçait déjà "le recours au contrat de partenariat, qui a résulté d’un choix principalement guidé par des considérations budgétaires de court terme" et "a induit des surcoûts de financement avérés". Le loyer de 86 millions d’euros par an "pèsera fortement sur le budget du ministère de la justice jusqu’au terme du contrat", qui court jusqu’en 2044.
    Et, le vrai problème du Tribunal de Paris pourrait bien être celui-là : son coût de fonctionnement. Alors comme dirait le premier personnage de l'état : "Tout ça va coûter un pognon de dingue" !

     

    >> Déjà sur Parisperdu :

     


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  •  Le Bal, l'image sous toutes ses formes …

    L'Impasse de la Défense, Paris 18ème _Juin 2017

     

    L'Impasse de la Défense est une discrète petite ruelle du 18e arrondissement. Autrefois, dans les années folles, au numéro 6 de l'impasse de la Défense, il y avait là une guinguette : "Chez Isis" qui attirait une clientèle venue s’encanailler aux portes de Paris.
    Après la Seconde Guerre mondiale, le lieu devient le plus grand PMU de France jusqu’en 1992, puis est laissé à l’abandon. E
    n 2006, cet espace est acquis par la Ville de Paris pour mener à bien le projet du BAL, un nom qui évoque l'ancienne guinguette et ... sa salle de bal qui se tenait là il y a maintenant fort longtemps.

    Aujourd'hui, LE BAL est une plateforme indépendante d’exposition, d’édition et de pédagogie, dédiée à l’image contemporaine sous toutes ses formes : photographie, vidéo, cinéma, nouveaux médias... Créé en 2010 par Raymond Depardon et Diane Dufour, LE BAL est une association à but non lucratif.

    Son pôle pédagogique, "La Fabrique du Regard", mène chaque année depuis 2008 un travail en profondeur avec plus de 2000 jeunes relevant de l’éducation prioritaire, en collaboration avec 150 écoles élémentaires, collèges et lycées de 13 académies. L’objectif est de permettre aux jeunes de penser le monde en images, mais aussi de former des "regardeurs", actifs et concernés par les profonds bouleversements qui traversent nos sociétés. 

    Un lieu à découvrir absolument …

     

    >> LE BAL, site officiel.

    >> Une expo, au BAL.

    >> L'Impasse de la Défense, Paris 18ème en février 2017.


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    C'est l'ère de la nouvelle économie.

    Passage Pouchet, à l'angle du 81 rue Pouchet_Paris 17ème (1997)

     

    Nous sommes du côté de la Porte Pouchet et là aussi, les commerces de bouche ont pratiquement tous disparu. La rue est désormais acquise aux magasins de téléphones portables, de cartouches d'encre pour les imprimantes et de cigarettes électroniques …. Un peu plus loin, Clignancourt déroule son coulis de minables qui vendent téléphones et Marlboro d'occasion …

    De même plus aucune trace d'artisans, d'horlogers, de papetiers ou même de fleuristes … leur disparition a entrainé un appauvrissement de l'ambiance des rues, jusqu'à imposer à ces dernières la misère des distributeurs de billets de banque, des bureaux d'assurances et d'agences immobilière, qui s'adjugent désormais l'espace commun sous l'œil froid des caméras de surveillance.

    C'est parait-il l'ère de la nouvelle économie, celle de la croyance dans le progrès qui implique que l'humain ira vers un monde toujours meilleur … sauf que certains ne suivront pas et seront abandonnés en chemin …

     

    >> La disparition des petits commerces.

    >> On ferme …

     


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  • Le Paris des fleurs (3/3)
    Cité des Fleurs-Paris 17ème

    C’est au Nord de Paris, dans le 17ème arrondissement, à la limite du quartier des Épinettes, que l'on trouve la Cité des Fleurs. C'est une enclave silencieuse et verdoyante, au cœur du quartier Brochant qui lui, par contre, ne fait pas rêver !

    Si l'endroit est si calme, c'est qu'aucune voiture n'y a accès et, dans ses rues pavées et ses placettes arborées, il fait bon se balader. Ce qui frappe tout d'abord, ce sont ces alignements de grilles délimitant les jardins et, derrière ceux-ci, maisons bourgeoises et hôtels particuliers sont bien cachés.

    Il en découle un espace très ordonné, un résultat voulu par l'urbaniste qui, à la fin du dix-neuvième siècle, a conçu la Cité des Fleurs avec des contraintes de construction très précises.

    Des pilastres surmontés de vases Médicis jalonnent, de bout en bout, la voie. Des lierres et des glycines partout envahissent les façades… C’est un véritable village dans la ville, un endroit plein de charme où sans doute, il fait bon vivre à Paris.


    >> Voir aussi : Le Paris des fleurs (2/3)

     

     


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    Vue du futur palais de justice de Paris  © RPBW

    Si tout va bien, s'il n'y a pas de retard dans les travaux, en juin 2017, il y aura un nouveau gratte-ciel à Paris: un édifice de 160 mètres de haut, 40 étages avec des jardins suspendus … Il s'agit du nouveau Palais de Justice (TGI) de Paris. Un projet au long cours, très controversé et qui a été "baladé" de site en site avant finalement d'atterrir dans le 17ème, aux Batignolles.

    Il sera le premier gratte-ciel à être construit dans la capitale depuis l'érection des tours du front de Seine, terminées en 1990. Le bâtiment sera composé de quatre ensembles de verres superposés offrant au total 120 000 m² et un hectare de jardins suspendus … Batignolles n'est pas loin de Babylone ! Mais contrairement à la merveille de l'Antiquité, le gratte-ciel, fut-il dessiné par l'architecte star Renzo Piano, ne risque pas de se voir classer dans un "Top 7" architectural, car des cubes de verre restent des cubes, peut importe comment ils sont agencés,… cela reste froid et laid. Et, après le jardin enterré de la BNF, on aura les jardins suspendus du TGI, mais là encore: bon courage à ceux qui pourraient vouloir en profiter...

    Au début du siècle précédent, on avait du mal à concevoir quelque chose de laid, il fallait que tout soit orné, travaillé, il suffit de voir la qualité qu'avaient les gares de l'époque (Orsay par exemple, ou même les gares de la Petite Ceinture). Maintenant, les architectes bobos nous pondent des trucs toujours plus moches, excentriques, inesthétiques, qui ne font que dénaturer un peu plus notre belle capitale.

    A Babylone, les jardins suspendus sont devenus l'une des sept merveilles du monde antique parce que leur construction faisait écho à une histoire: Nabuchodonosor voulait que le palais rappelle à son épouse, Amytis de Médie, les montagnes boisées de son pays natal.

    On peut douter qu'à Paris, le colosse des Batignolles dégagera autant de romantisme …

     

    >> Autre site étudié pour le TGI.

     

    >> Les jardins suspendus de Babylone.

     


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