•  Le Bal, l'image sous toutes ses formes …

    L'Impasse de la Défense, Paris 18ème _Juin 2017

     

    L'Impasse de la Défense est une discrète petite ruelle du 18e arrondissement. Autrefois, dans les années folles, au numéro 6 de l'impasse de la Défense, il y avait là une guinguette : "Chez Isis" qui attirait une clientèle venue s’encanailler aux portes de Paris.
    Après la Seconde Guerre mondiale, le lieu devient le plus grand PMU de France jusqu’en 1992, puis est laissé à l’abandon. E
    n 2006, cet espace est acquis par la Ville de Paris pour mener à bien le projet du BAL, un nom qui évoque l'ancienne guinguette et ... sa salle de bal qui se tenait là il y a maintenant fort longtemps.

    Aujourd'hui, LE BAL est une plateforme indépendante d’exposition, d’édition et de pédagogie, dédiée à l’image contemporaine sous toutes ses formes : photographie, vidéo, cinéma, nouveaux médias... Créé en 2010 par Raymond Depardon et Diane Dufour, LE BAL est une association à but non lucratif.

    Son pôle pédagogique, "La Fabrique du Regard", mène chaque année depuis 2008 un travail en profondeur avec plus de 2000 jeunes relevant de l’éducation prioritaire, en collaboration avec 150 écoles élémentaires, collèges et lycées de 13 académies. L’objectif est de permettre aux jeunes de penser le monde en images, mais aussi de former des "regardeurs", actifs et concernés par les profonds bouleversements qui traversent nos sociétés. 

    Un lieu à découvrir absolument …

     

    >> LE BAL, site officiel.

    >> Une expo, au BAL.

    >> L'Impasse de la Défense, Paris 18ème en février 2017.


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    C'est l'ère de la nouvelle économie.

    Passage Pouchet, à l'angle du 81 rue Pouchet_Paris 17ème (1997)

     

    Nous sommes du côté de la Porte Pouchet et là aussi, les commerces de bouche ont pratiquement tous disparu. La rue est désormais acquise aux magasins de téléphones portables, de cartouches d'encre pour les imprimantes et de cigarettes électroniques …. Un peu plus loin, Clignancourt déroule son coulis de minables qui vendent téléphones et Marlboro d'occasion …

    De même plus aucune trace d'artisans, d'horlogers, de papetiers ou même de fleuristes … leur disparition a entrainé un appauvrissement de l'ambiance des rues, jusqu'à imposer à ces dernières la misère des distributeurs de billets de banque, des bureaux d'assurances et d'agences immobilière, qui s'adjugent désormais l'espace commun sous l'œil froid des caméras de surveillance.

    C'est parait-il l'ère de la nouvelle économie, celle de la croyance dans le progrès qui implique que l'humain ira vers un monde toujours meilleur … sauf que certains ne suivront pas et seront abandonnés en chemin …

     

    >> La disparition des petits commerces.

    >> On ferme …

     


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  • Le Paris des fleurs (3/3)
    Cité des Fleurs-Paris 17ème

    C’est au Nord de Paris, dans le 17ème arrondissement, à la limite du quartier des Épinettes, que l'on trouve la Cité des Fleurs. C'est une enclave silencieuse et verdoyante, au cœur du quartier Brochant qui lui, par contre, ne fait pas rêver !

    Si l'endroit est si calme, c'est qu'aucune voiture n'y a accès et, dans ses rues pavées et ses placettes arborées, il fait bon se balader. Ce qui frappe tout d'abord, ce sont ces alignements de grilles délimitant les jardins et, derrière ceux-ci, maisons bourgeoises et hôtels particuliers sont bien cachés.

    Il en découle un espace très ordonné, un résultat voulu par l'urbaniste qui, à la fin du dix-neuvième siècle, a conçu la Cité des Fleurs avec des contraintes de construction très précises.

    Des pilastres surmontés de vases Médicis jalonnent, de bout en bout, la voie. Des lierres et des glycines partout envahissent les façades… C’est un véritable village dans la ville, un endroit plein de charme où sans doute, il fait bon vivre à Paris.


    >> Voir aussi : Le Paris des fleurs (2/3)

     

     


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    Vue du futur palais de justice de Paris  © RPBW

    Si tout va bien, s'il n'y a pas de retard dans les travaux, en juin 2017, il y aura un nouveau gratte-ciel à Paris: un édifice de 160 mètres de haut, 40 étages avec des jardins suspendus … Il s'agit du nouveau Palais de Justice (TGI) de Paris. Un projet au long cours, très controversé et qui a été "baladé" de site en site avant finalement d'atterrir dans le 17ème, aux Batignolles.

    Il sera le premier gratte-ciel à être construit dans la capitale depuis l'érection des tours du front de Seine, terminées en 1990. Le bâtiment sera composé de quatre ensembles de verres superposés offrant au total 120 000 m² et un hectare de jardins suspendus … Batignolles n'est pas loin de Babylone ! Mais contrairement à la merveille de l'Antiquité, le gratte-ciel, fut-il dessiné par l'architecte star Renzo Piano, ne risque pas de se voir classer dans un "Top 7" architectural, car des cubes de verre restent des cubes, peut importe comment ils sont agencés,… cela reste froid et laid. Et, après le jardin enterré de la BNF, on aura les jardins suspendus du TGI, mais là encore: bon courage à ceux qui pourraient vouloir en profiter...

    Au début du siècle précédent, on avait du mal à concevoir quelque chose de laid, il fallait que tout soit orné, travaillé, il suffit de voir la qualité qu'avaient les gares de l'époque (Orsay par exemple, ou même les gares de la Petite Ceinture). Maintenant, les architectes bobos nous pondent des trucs toujours plus moches, excentriques, inesthétiques, qui ne font que dénaturer un peu plus notre belle capitale.

    A Babylone, les jardins suspendus sont devenus l'une des sept merveilles du monde antique parce que leur construction faisait écho à une histoire: Nabuchodonosor voulait que le palais rappelle à son épouse, Amytis de Médie, les montagnes boisées de son pays natal.

    On peut douter qu'à Paris, le colosse des Batignolles dégagera autant de romantisme …

     

    >> Autre site étudié pour le TGI.

     

    >> Les jardins suspendus de Babylone.

     


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  • Cours des artisans au 42 de la rue de la Jonquière_ Paris 17ème (1997)

    Au cœur du 17ème, la rue des Moines débouche dans la rue de la Jonquière, juste à la hauteur d'une pharmacie. L'officine est prise en sandwich entre deux porches donnant accès à de vastes cours intérieures, respectivement au 42 et au 44 de cette rue commerçante.

    Dans les années 90, vivaient ici, au rythme de leurs activités, de nombreux petits ateliers dont les bâtiments occupaient tout cet espace intérieur.

    On trouvait tout d'abord, un fabricant-distributeur de "raccords et coudes" en fonte malléable, la société Lombard. Au fil de son développement, cette entreprise avait accaparé plusieurs locaux de la cour. Puis c'était l'artisan-peintre Noël Priot qui proposait ici ses compétences en peinture et décoration, papiers peints, patines anciennes, revêtement des sols et des murs … Son écriteau mentionnait deux numéros de téléphone: celui du jour et celui pour l'appeler le soir, chez lui, … car l'on n'était pas encore à l'époque du "portable" !

    L'alignement de ces ateliers se terminait par une petite imprimerie dont les rotatives tournaient parfois tard dans la nuit, ce qui avait le don d'excéder les riverains …

    Mais cette époque est  révolue et tout est redevenu terriblement calme dans la cour du 42 rue de la Jonquière. Car, à l'aube des années 2000, il n'a pas fallu beaucoup de temps aux promoteurs pour occuper le terrain … Il ne leur a pas fallu non plus beaucoup d'efforts pour démolir ces frêles ateliers et construire, dans la cour mise à nue, des bâtiments de 4-5 étages qui remplissent et rentabilisent autrement mieux tout cet espace …


    >> Vue actuelle de la Cour des artisans au 42 de la rue de la Jonquière (Google street)

    >> Les artisans de Parisperdu !

     

     


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