• Cité de la Mairie.

    La Cité de la Mairie, est une petite impasse d'à peine 25 mètres de long. Elle a l'air insignifiante mais elle nous en apprend beaucoup sur l'histoire de Montmartre et du 18ème arrondissement.

    Son nom vient en effet du voisinage avec l'ancienne mairie de Montmartre. Celle-ci se situait à l’angle de la rue et de la Place des Abbesses. Le jeune Georges Clémenceau y siégera en 1870, ainsi que Jean Baptiste Clément, l'auteur du "Temps des Cerises".

    Mais à compter de 1860, les Communes de Montmartre et de La Chapelle sont intégrées au tout nouveau 18ème arrondissement. Le petit bâtiment municipal de la Place des Abbesses devient alors très vite trop étroit pour faire face à l’augmentation de population.
    Aussi, en 1892 la Mairie du 18ème est transférée Place Jules Joffrin. Toutefois, ce nouvel édifice ne sera achevé qu’en 1905. Aussi ce n'est qu'à cette date que l’ancien bâtiment, voisin de la Cité de la Mairie sera démoli.
    À son emplacement se tient aujourd’hui le Square Jehan Rictus, avec son célèbre "Mur des Je t'aime".


    >> Le mur des "je t'aime".

    >> Ancienne Mairie du XVIII-ème arrondissement, Place des Abbesses.

     

     


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  • L'étrange square de Jessaint.
    Boulevard de la Chapelle. Métro aérien près du square de Jessaint, sous la neige. Paris (18ème), 1937.
    Photo © René-Jacques / BHVP / Roger-Viollet

     

    C'est l'étrange square de Jessaint, l'un des plus étranges de Paris. Sa configuration résulte de la démolition de la barrière Saint-Denis et de la construction - en lieu et place - d'une ligne de métro aérien.
    Le photographe René Giton, dit René-Jacques, nous en livre un paysage unique, caché en plein carrefour, lors d'une journée neigeuse qui apporte un peu de lumière à un lieu d'ordinaire si obscur.

    De l'autre côté du viaduc de pierre et de métal, on trouve son vis-à-vis, le square de La Chapelle, plus enclavé s'il se peut, plus dissimulé aux regards mais qui dégage lui aussi une atmosphère bien étrange.

     

    >> Le square de Jessaint sera transformé.

    >> Autre square parisien sous la neige.

     

     


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    Le bougnat de la rue Vieuville.

    5-7 Rue La Vieuville  75018 Paris

     

    La rue La Vieuville porte bien son nom … car le temps semble n'avoir aucune emprise sur elle. La "vieux ville" ou la vieille ville de Paris est en effet toujours là, dans ce coin de Montmartre épargné de l'afflux immodéré des touristes.

    Ici, la façade des Etablissements L. MARELLI et FILS n'a pas changé depuis la fondation de l'entreprise … c'était en 1957.

    La famille Marelli exerce ses talents dans le Chauffage, la fumisterie et la ventilation comme l'indique leur enseigne de couleur brune. C'est une entreprise à taille humaine qui a repris une activité de bougnat, c'est à dire de marchand de bois et de charbon, créé ici, en 1875.

    Et aujourd'hui, je n'en crois pas mes yeux, car n'est-ce pas un sac de charbon que l'on décharge de la fourgonnette … ?
    Oui nous sommes bien encore dans la "Vieuville" …

     

     

    >> Les Etablissements L. MARELLI et FILS, site officiel.

     


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  • Place des Abbesses

     Place des Abbesses _ Paris 18ème (mars 2017)

     

    Lorsque vous quittez le quai de la station de Métro Abbesses, prenez l'ascenseur … si par chance il n'est pas hors service. Car si vous empruntez l'escalier, vous avez intérêt à être persévérant et en forme tant celui-ci vous semblera interminable …
    Abbesses est en effet la station la plus profonde de Paris, 36 mètres en dessous le niveau du sol, et son escalier en colimaçon compte pas moins de 140 marches … Epuisant !

    Mais une fois à l'air libre, vous serez récompensés car la place des Abbesses est d'un calme provincial et son sol en devers accueille souvent des musiciens ou des artistes de rue.
    Ce matin un accordéoniste solitaire jouait du Yan Tiersen …
    Normal, on est à deux pas du secteur d'Amélie Poulain !


    >> L'escalier en colimaçon de la station Abbesses

    >> Ce que jouait l'accordéoniste …

     

     

     


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  • Quelques fois, j'ai simplement envie d’être ici …

    Place et rue du Calvaire _ Paris 18ème

    Découvrir Paris à ses pieds est toujours un spectacle grandiose et émouvant.
    Mais pour cela il faut prendre de la hauteur et se rendre soit sur des "spots" hyper touristiques: le 3ème étage de la Tour Eiffel, les tours de Notre-Dame, le parvis du Sacré Cœur … ou alors en des lieux plus confidentiels: le haut du parc de Belleville; judicieusement rebaptisé récemment "Esplanade Willy Ronis" ou encore la discrète butte Bergeyre.

    Mais, le lieu exact où les toits de Paris paraissent s’étendre à l’infini, c'est bien lorsque vous êtes sur la butte Montmartre. Car c'est une simple affaire de triangulation: la latitude, la longitude et l'élévation sont ici idéales et la vue est alors tout simplement extraordinaire. Il y a toutefois un inconvénient notoire: l’endroit est très souvent bondé. Alors, pour profiter au maximum de la vue, il faut s'éloigner un peu du parvis du Sacré Cœur et atteindre la rue du Calvaire.
     
    Là, assis sur les marches du petit escalier, au petit matin ou en fin de journée, uniquement aux heures creuses, j'ai quelques fois simplement envie d’être ici …

     

    >> Le haut du parc de Belleville.

    >> Le belvédère Willy Ronis.

    >> La butte Bergeyre sur Parisperdu.


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