• Passage Ruelle.

    Le long des voies ferrées, une curieuse bâtisse (1997)

    On se croirait presque à Harlem ou dans les bas-fonds de Bangkok … Le passage Ruelle débouche sur la Cité de la Chapelle dont la longue palissade cache tant bien que mal le faisceau de voies ferrées qui s'échoue à la gare du Nord. Le secteur n'est pas très reluisant. C'est le genre d'endroit où l'on comprend tout de suite qu'il ne soit guère conseillé de s'y aventurer la nuit.

    Avant de rejoindre la Cité de la Chapelle, le passage Ruelle fait un coude et c'est précisément dans ce coude que je découvre cette étrange bâtisse.

    Derrière un grand portail métallique surmonté d'un enroulement de barbelés, le haut bâtiment de briques a encore fière allure, mais rien n'indique sa fonction ni son propriétaire.

    Pour comprendre ce qu'abrite ce lieu inaccessible, il faudra faire le tour du bloc d'habitations et atteindre la rue Jean-François Lépine. Là, c'est la directrice du collège Marx Dormoy qui saura me renseigner: il s'agit de l'annexe de son établissement …


    >> Un hôtel qui se veut "branché" dans ce quartier peu accueillant …

    >> Le passage Ruelle dans le " Guide de survie en pays bobo".

     

     


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  • Paris sera-t-il toujours Paris ?
    La Maison Rose, 2 rue de l’Abreuvoir – 75018 Paris

    Je garde le souvenir du Paris de mon enfance, avec ses artisans, ses jardins et ses cours intérieurs que l'on pouvait visiter librement, ses réseaux de caves aussi, qui nous permettaient de traverser tout un arrondissement et de faire d'étranges découvertes. A cette époque, il y avait encore de nombreux petits métiers qui faisaient du lien … tous ont aujourd'hui disparu. Qui fait du lien aujourd'hui à Paris ? Les associations sont là pour ça me direz-vous ? Laissez-moi rire, la plupart sont politiquement instrumentalisées à coup de subventions essentiellement destinées au "renvoi d'ascenseur" électoral !

    Maintenant, Paris n'a plus d’âme ! Paris est devenue une ville étouffante, épuisante et dans laquelle on perd même  l'envie de la découverte et du rapport humain car toute entreprise est devenue une mission commando! J'en suis fatigué d'avance...

    Et je ne parle pas des sommes énormes qu'il faut débourser pour être locataire ou propriétaire à Paris intra-muros …. Ce qui fait qu'y vivre, même dans le 20ème, devient de plus en plus un luxe … Comment peut-on encore parler de quartier populaire quand le 20 mètre carré est en moyenne à plus de 800 euros? La gentrification est partout. Alors la plupart de ceux qui travaillent à Paris doivent habiter en banlieue et font des heures de trajet qui chaque jour s'ajoutent à leurs heures de travail. Bonjour la qualité de la vie !

    Suite à l'exode forcé de ses habitants, Paris devient de plus en plus une ville musée, une ville de commerces, d'agences et de bureaux.

    Paris change comme toutes les villes, mais hélas sans originalité, on ne sait plus construire autre chose que des tours de verre et d'acier, des cubes ou des parallélépipèdes …

    Alors si Paris ressemble de plus en plus à toutes les capitales, comment Paris pourrait-il être toujours Paris ?


    >> Paris, est-elle la plus belle ville du monde ?

    >> "Paris, n’est plus Paris"

     

     


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  • Au niveau de le Station T3 Rosa Parks (février 2014)

    Après l'opération "Paris Rive Gauche" lancée en 1991 et qui - à ce jour - n'est pas encore entièrement achevée, c'est l'aménagement d'une vaste zone des 18ème et 19ème arrondissements et, récemment élargie au 10ème, qui vient de démarrer sous l'appellation "Paris Nord-Est".

    Paris Nord-Est est le plus vaste projet d’aménagement lancé à ce jour à Paris, mais va-t-on commettre les mêmes erreurs au Nord qu'au Sud de Paris ?

    La leçon à tirer de "Paris Rive Gauche", est pourtant claire: la planification urbaine est inefficiente et stérile. Et la question reste bien sûr d'actualité pour ces quartiers du Nord-Est, qui risquent de se retrouver traités à l'identique, d'une part en annihilant bêtement les espaces intéressants et d'autre part en ne proposant rien d'attrayant ni même de simplement agréable. Ainsi au final, le projet accouche de vastes espaces, certes grandioses mais désolés, déserts.

    On retrouve alors une population isolée, coupée du monde, coincée entre autant de frontières que sont le périph, les Maréchaux et les voies ferrées. Aussi est-il probable que la logique de l'enclave à l'intérieur du 18 ou du 19ème aura les mêmes conséquences désastreuses que celles que l'on voit aujourd'hui dans le 12éme à "Paris Rive Gauche".

    Dans ce dernier quartier, on a bien vu d'une part, que la "normalisation" de l'espace imposée par la table rase, et remplacé par un dense tissu de logements/bureaux - densité encore plus marquée par la hauteur - rend tout uniforme, massif et ennuyeux.
    Et d'autre part,  on a aussi constaté que l'absence de couture avec le reste de la ville au bâti modeste et le type de constructions massives font que les alignements de l'Avenue de France ont la grâce d'un supertanker "atterrissant" dans un port de pêche …

    De surcroît la problématique du chemin de fer, entrevue et mal solutionnée "Rive Gauche", est ici encore plus cruciale, car il s'agit d'intégrer au projet les deux énormes pôles des Gares de l’Est et du Nord et leurs innombrables faisceaux invasifs de voies ferrées … vaste question …

    Mais voilà qu'on nous donne la solution dans un sabir urbanistique : "enclavement des quartiers rompu par un maillage d’espaces verts, développé et connecté avec les espaces naturels périphériques, formant des corridors écologiques et des espaces contribuant au plan biodiversité parisien …" (sic) ?

    Oui mais concrètement vivra-t-on mieux dans ces sites traversés de toutes parts par le chemin de fer ?

    Et pour créer du neuf, quoi de mieux que de changer le nom des lieux : exit donc le carrefour de l'Evangile, sa connotation religieuse faisait sans doute trop ringarde pour les décisionnaires d'aujourd'hui … ce sera Rosa Parks … plus dans l'ère du temps avec sa touche ethno-socialo-culturelle …

    L'ambition des promoteurs du projet n'est rien de moins que de créer "une ville dans la ville", au cœur même de ce territoire longtemps délaissé.

    Rendez-vous dans quinze ans pour savoir si le pari est réussi …


    >> C’est écrit dans l’Evangile …

    >> Carrefour de l'Evangile.

    >> L'entrepôt Macdonald : vers un avenir meilleur.

     

     


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  • Cité de la Chapelle Paris 18ème (Juillet 2010)

    Depuis quelques jours, dans ce quartier du 18ème arrondissement, de nouveaux panneaux d'information ont fleuri. Ils annoncent que le permis de démolir concernant les bâtiments d'une partie de cette cité, a été délivré le 27 juillet.
    Dès le lendemain, des panneaux ont été posés, ça commence toujours comme ça …

    C'est donc à partir de cette date d'information au public que court le délai de deux mois autorisant les recours. "Nous sommes étonnés - m'ont confié des habitants du secteur - On a l'impression que ces constructions sont en parfait état. Pourquoi les démolir ? "

    Peut-être veut-on faire mieux encore, car le projet de la Ville, prévoit une refonte totale du site actuel ? Un projet contesté par une partie des élus et par les associations de quartier qui comptent bien utiliser ce délai de recours…

    Mais comme souvent, en pareil cas, les chances de succès de ces recours sont très faibles. Et, deux mois, c'est court …

    Mais, dernier coup de théâtre, la nouvelle "loi Alur" va raccourcir le délai de recours à un mois seulement.
    Et là, la contestation de l'intérêt d'un projet deviendra quasiment mission impossible … c'est sans doute ce que la Ville et les pouvoirs publics veulent !



    >> La loi Alur du 26 mars 2014.

    >> Voir aussi : "Paris Poubelle".

     

     


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  • Métro Château Rouge - Paris 18ème (mai 2010)

    Le quartier tire son appellation d'un petit manoir de couleur rouge qui jadis s'élevait ici.

    Aujourd'hui, Château Rouge est un quartier quelque peu informel, accroché au flanc de la butte Montmartre, à proximité de la Goutte d'Or et de Clignancourt. Traversé du nord au sud, par le boulevard Barbès et la ligne 4 du métro, c'est avant tout un quartier à forte population d'origine africaine.

    En journée, le secteur est très animé. Ainsi, rue Dejean, de nombreux marchés, épiceries et coiffeurs africains sont ouverts de façon quasi-permanente. Et, le week-end, des centaines de clients venus de toute l'Ile-de-France s'affairent ici, à la recherche de produits souvent introuvables ailleurs: des légumes ou des fruits tropicaux peu courants, des épices rares, des poissons capitaine ou thiof …

    Lorsque vous sortez du métro Château Rouge, si la faim vous tenaille, empruntez la rue Custine puis à gauche la rue Ramey. Cette dernière comporte une multitude de petits restos africains et là, vous allez découvrir les vraies saveurs de l'Afrique occidentale. Vous n'aurez que l'embarras du choix. Chez "Maïmouna et Mandela", par exemple, les "mafé" ou les "yassa" sont à 5 euros ! Attention toutefois car, si la note n'est pas salée, … la sauce est très épicée !

    Mais à Château-Rouge, ce n'est pas la vie de château car, prostitution et trafic de drogue font aussi partie du quotidien.
    Aujourd'hui, ce quartier très chaud est en grande rénovation. On y détruit de nombreux immeubles vétustes pour pouvoir construire de nouveaux logements sociaux.

    Cela va-t-il définitivement nettoyer Château Rouge … ?


    >> Le nouveau visage du quartier Château Rouge.

    >> Des problèmes persistants dans les quartiers Château Rouge et Goutte d’or.

    >> Voir aussi sur Parisperdu : "Tourisme ethnique".

     




     


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