• Métro Château Rouge - Paris 18ème (mai 2010)

    Le quartier tire son appellation d'un petit manoir de couleur rouge qui jadis s'élevait ici.

    Aujourd'hui, Château Rouge est un quartier quelque peu informel, accroché au flanc de la butte Montmartre, à proximité de la Goutte d'Or et de Clignancourt. Traversé du nord au sud, par le boulevard Barbès et la ligne 4 du métro, c'est avant tout un quartier à forte population d'origine africaine.

    En journée, le secteur est très animé. Ainsi, rue Dejean, de nombreux marchés, épiceries et coiffeurs africains sont ouverts de façon quasi-permanente. Et, le week-end, des centaines de clients venus de toute l'Ile-de-France s'affairent ici, à la recherche de produits souvent introuvables ailleurs: des légumes ou des fruits tropicaux peu courants, des épices rares, des poissons capitaine ou thiof …

    Lorsque vous sortez du métro Château Rouge, si la faim vous tenaille, empruntez la rue Custine puis à gauche la rue Ramey. Cette dernière comporte une multitude de petits restos africains et là, vous allez découvrir les vraies saveurs de l'Afrique occidentale. Vous n'aurez que l'embarras du choix. Chez "Maïmouna et Mandela", par exemple, les "mafé" ou les "yassa" sont à 5 euros ! Attention toutefois car, si la note n'est pas salée, … la sauce est très épicée !

    Mais à Château-Rouge, ce n'est pas la vie de château car, prostitution et trafic de drogue font aussi partie du quotidien.
    Aujourd'hui, ce quartier très chaud est en grande rénovation. On y détruit de nombreux immeubles vétustes pour pouvoir construire de nouveaux logements sociaux.

    Cela va-t-il définitivement nettoyer Château Rouge … ?


    >> Le nouveau visage du quartier Château Rouge.

    >> Des problèmes persistants dans les quartiers Château Rouge et Goutte d’or.

    >> Voir aussi sur Parisperdu : "Tourisme ethnique".

     




     


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  • Villa Poissonnière Paris 18ème, un passage privé arboré, au calme dans un quartier populaire. 

    Paris reste une ville magique. Dans certains quartiers, elle bouge, s'agite, grouille de monde. Mais, deux rues plus loin, il est possible de se retrouver dans la ville d'antan et parfois même dans un village de province.


    Ainsi dans le 18ème arrondissement, au pied de la  colline du Sacré-Cœur, les avenues sont animées, pleines de badauds, de bus de touristes ... En haut de la butte, sur l'esplanade, là aussi il y a du monde, énormément de monde.

    Mais à deux pas de là, vous avez des rues pavées presque vides et, encore un peu plus loin, c'est le calme total: des ruelles, des placettes ignorées de la foule avec des vues imprenables sur l'immensité de la ville.
    Ce n'est ni tout à fait la ville, ni vraiment la campagne … Tel Janus, la ville a deux visages.
    Ici le calme règne. Pas étonnant alors que ces endroits privilégiés soient des lieux de résidence très recherchés. Ces passages discrets, ces impasses retirées sont désormais tous privatisés et alors les prix des logements s'envolent ...


    Mais souvent "Passage privé" signifie "visages fermés", et ici, le promeneur égaré dans la ville, n'est pas franchement le bienvenu. Derrière la grille, on vous dévisage et on vous "tire une drôle de tronche" …

    Passant, passe ton chemin … "Tu ne vois pas que tu gênes" !


    >> Lire aussi: "Bref entretien, rue Miguel Hidalgo!".

    >> Voir aussi : "La Goutte d'or, Babel parisienne".

     



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  • La rue Dejean, dans le quartier de la Goutte-d'Or (Paris-18ème arrondissement)

    Le trek "ethnique" en zone urbaine constitue un marché encore embryonnaire mais en pleine expansion. A Paris, des tours-opérateurs spécialisés vendent, depuis déjà une dizaine d'années, des "city-randos". Ils accueillent une clientèle de citadins curieux ou en quête de dépaysement, et même … des comités d'entreprises venus de province pour le week-end.

    Le "tour" le plus demandé est le "City trek-Afric'à Paris" qui sillonne la Goutte-d'Or, le quartier africain de Paris. Ses dix à douze promeneurs et leurs deux guides-accompagnateurs pénètrent chez les disquaires, les marchands de légumes … avant de découvrir l'univers des vendeurs de cheveux et ensuite, de déjeuner autour d'un poulet yassa.

    Mais, parcourir les rues de sa propre ville, même accompagné d'un guide, l'appareil photo à portée de main, peut poser des problèmes. Car souvent, les Africains du "cru" ressentent comme un malaise face à cette dizaine de touristes blancs observant avec curiosité leurs mœurs. Devant certains commerces, où des femmes blanches se font photographier en tenue quelque peu débraillée, le ton monte parfois et l'on demande vertement à ces groupes de "touristes" d'aller voir ailleurs.
    J'ai déjà assisté à des scènes du même genre, quelque part, … mais c'était à Khartoum au Soudan ...


    >> L'Afrique à Paris, déjà sur Parisperdu.


    >> Le City Trek - Afric'à Paris.

     

     


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  • Métro Barbès _Paris 18ème _Mars 2011 (© Photo: Action Barbès)


    Au métro Barbès, le samedi, mais aussi aux portes Nord et Est de Paris, comme à la Porte Montmartre, par exemple, se tiennent des marchés d'un nouveau type.

    Depuis longtemps, on pouvait trouver-là des vêtements, des chaussures, des couches culottes, … mais maintenant ce sont des produits alimentaires que l'on y vend et achète, à la sauvette.
    50 centimes le camembert, ou la boîte de petits pois … on y revend aussi des produits avariés ou dont la date limite de consommation est largement dépassée …

    On se bagarre pour une place, c'est un marché sans foi ni loi, où la communication est difficile car les vendeurs s'expriment souvent uniquement dans la langue de leur pays d'origine. La police les chasse parfois mais ils se déplacent alors seulement de quelques mètres. Et, pour ne pas être pris en flagrant délit, il suffit de ne pas déballer la marchandise.

    D'où viennent ces produits ?

    Souvent, ils ont été trouvés à la poubelle. Mais certains revendent les dons qu'ils ont obtenus auprès des Restos du cœur ou du Secours populaire … D'autres vont encore plus loin pour gagner plus: ils volent dans les magasins des denrées plus haut de gamme et les revendent à moitié prix, faisant fi de la loi qui punit le vol à l'étalage d'une peine de 3 ans de prison. Car souvent pour les vendeurs de ces marchés de la misère, il s'agit d'une question de survie, pour compléter de maigres allocations ou une petite retraite. Les plus actifs peuvent ainsi gagner jusqu'à 200 € par mois.

    Mais qui achète ?

    C'est une clientèle d'habitués : des chômeurs, des sans-papier, des personnes âgées sans beaucoup de ressources … l'hygiène ou la qualité des produits n'est pas leur souci premier; le prix par contre, oui …
    Et le business n'est pas prêt de s'arrêter car, initiés à Paris, ces marchés fleurissent désormais dans toutes les grandes villes de France.
    Quand on sait que le pourcentage des français qui vivent sous le seuil de pauvreté est en constante augmentation depuis 4 ans, les marchés de la misère semblent, malheureusement avoir de l'avenir.



    >> Déjà sur Parisperdu: "Carré des biffins".

     

     

     


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  • 100 rue Leibnitz - Paris 18ème


    Au numéro 100 de la rue Leibnitz, un monsieur d'une cinquantaine d'années enjambe la modeste ferronnerie de l'appui de sa fenêtre et, dans cette position dangereuse d'équilibre, s'affaire à réparer l'embrasure.

    De temps à autre, il interrompt son travail et examine ce qui se passe dans la rue, à droite et à gauche (rien à part moi), puis à l'aplomb de sa jambe pendante.
    Sans doute déçu de s'apercevoir qu'il n'y a qu'un seul étage, il renoncera à sauter … et son ouvrage achevé, finira par rentrer dans l'appartement.


    >> Au 100 de la rue Leibnitz, les travaux sont terminés ...

     

     


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