• 17 rue Miguel Hidalgo -Paris 19ème

    Sortant du métro Danube, j'emprunte la rue Miguel Hidalgo, le nom me dit quelque chose, ne s'agit-il pas de ce footballeur français devenu entraîneur national dans les années 70 ?
    Non, celui-là se prénommait Michel, alors que ce Miguel est un obscur général mexicain …

    Je veux prendre la première impasse qui semble s'offrir à moi, sur ma droite: la villa Maurice-Rollinat. Une espèce de vigile m'en interdit l'accès. Il porte une boucle d'oreille et à la ceinture, d'autres accessoires plus inquiétants.

    La conclusion de notre entretien, plutôt brusque, est que "c'est privé", un point c'est tout. Je l'assommerais bien sans scrupule au milieu de la chaussée déserte mais c'est lui qui détient les muscles et une matraque en caoutchouc.

    Le mieux est de passer son chemin. Je poursuis donc ma route à la recherche de lieux plus apaisés. Au 17, de la rue Miguel Hidalgo, une petite plaque émaillée signale que: "Les boîtes aux lettres du 17 rue Miguel Hidalgo se trouvent 2 villa Laforgue, après le pilier d'angle". Allons-y pour la villa Jules Laforgue. Elle semble en effet bien accueillante, avec son poteau de travers et ses frondaisons désordonnées. Et là, l'entrée est autorisée au public …


    >>  "C'est privé" !

     


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  • 198 rue d'Aubervilliers - Paris 19ème

    De Belleville à la Villette, glissez à travers le 19e arrondissement qui vous dévoile d'étonnants contrastes. Les tours, les cités et les villas, les berges du canal défilent sous vos yeux, sans grande logique, comme dans un grand tourbillon ! C'est une sorte d'itinéraire Bis qui vous mène aux confins de la cité.

    Vous arrivez en effet, à la marge de la marge, à l'extrême extrémité de Paris. C'est un Paris peu urbanisé, une sorte de zone technique de la cité que vous allez pouvoir ici explorer.

    Au 198 de la rue d'Aubervilliers, malgré les palissades, vous pouvez encore aujourd'hui accéder à cette immense cour où les services de la Propreté de Paris stockent les bennes en transit vers les décharges de la grande banlieue.

    L'atmosphère n'y est pas folichonne, et l'on se sent à des années lumières de la capitale, de son urbanité, du faste de ses avenues et de ses monuments … Pourtant aucun doute, ici c'est aussi Paris.
    Bonne promenade sur notre itinéraire Bis !


    >> Lire aussi sur Parisperdu : "Ici Paris n'est plus le même ..."

    >> Lire aussi sur Parisperdu: "Flandre, morne plaine de Paris".

     

     


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  • 1 rue de l'Égalité - Paris 19e arrondissement (octobre 2009)


    Au numéro 1 de la rue de l'Egalité, sommes-nous encore à Paris ?
    Des maisons basses, peu d'animation dans la rue, un air presque pur … on semble se situer bien loin d'une grande métropole !

    Il faut dire que ce quartier garde encore, par endroits, des allures de petite ville de province … loin du brouhaha et de l'agitation qui règnent au cœur de la capitale.

    Coincé entre deux parcs, entre deux buttes : Chaumont et Chapeau rouge, c'est tout un réseau de petites rues qui ici respirent la quiétude. Trois rues en particulier sont bien tranquilles.

    Elles dessinent une étoile : Fraternité pour la branche du Nord, Liberté pour la branche Ouest et Egalité pour la branche Est.

    Ce n'est pas au centre de Paris, ni au cœur des beaux quartiers qu'il faudra donc aller chercher les rues qui portent le triptyque républicain "Liberté, Égalité, Fraternité" … Non, car c'est au fin fond du 19ème arrondissement, à la périphérie de la capitale, dans un quartier encore populaire … que l'on trouvera les trois rues, reprenant dans leur appellation la fameuse devise …

    Sans doute faut-il y voir un clin d'œil à la Commune de Paris qui, il y a 140 ans, livra tout près d'ci ses derniers combats … avant que tout ce secteur ne retombe dans le calme et l'anonymat.


    >> On l'appelle aussi " Mouzaïa".



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  • Coincé entre la porte de Pantin et celle du Pré Saint Gervais, le parc de la Butte du Chapeau Rouge, accroché à sa colline, offre une vue magnifique sur l'Est parisien, contredisant ceux qui affirment qu'à l'Est, il n'y a pas grand chose à voir...

    Il porterait le nom d'une guinguette, qui animait autrefois ce secteur du Pré-Saint-Gervais et, c'est grâce à son sous-sol miné par d'anciennes carrières de gypse que la butte échappe aux vastes travaux d'aménagement qui ont fait suite à la démolition des fortifications.

    Injustement méconnu, ce parc est souvent délaissé par les promeneurs au profit de celui des Buttes Chaumont. Incontestablement ce célèbre voisin, situé seulement à quelques centaines mètres, lui fait de l'ombre...

    Peu fréquenté, l'endroit est très calme et la Butte du Chapeau Rouge a un petit air de parc anglais. Il dégage indéniablement quelque chose de rare à Paris.

    A voir absolument aux beaux jours.


    >> La Butte du Chapeau Rouge, c'est où ?

    >> L'entrée du parc: 29 boulevard d'Algérie - 75019 Paris


    >>Atget, avait déjà posé sa chambre noire ici, vers 1913.

     

     


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  • Rue de la Liberté  et Villa de Lorraine - Paris 19ème (mai 2010)

    A la Mouzaïa, dans ce quartier du 19ème, une ribambelle de ruelles verdoyantes, de villas et de jardins s'offrent au regard du flâneur.

    Les maisons se ressemblent toutes. Cependant, au fil des ans, les propriétaires ont fait des aménagements pour profiter au maximum des ces habitations plutôt exiguës. Ainsi, les cours ont été transformées en cuisines ajourées, donnant à l'arrière des villas une curieuse enfilade de verrières.

    A l'intérieur, dans ces maisons tout en hauteur, sur 3 et parfois 4 niveaux, l'espace est compté et, pour atteindre les niveaux supérieurs il faudra emprunter successivement un escalier étroit puis une échelle verticale …

    Dans l'une des nombreuses ruelles, que l'on nomme ici, "Villas" et qui sont un peu comme des chemins de campagne, cachée entre les rue de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité, une petite maison au charme désuet est parfois à vendre … chère, très chère.

    "Charme et douceur de vivre pour ce bien d'exception" dira l'annonce de l'Agence immobilière. Compter 9000 euro, et parfois plus, du mètre carré pour une villa des années 30, affichant 90 à 100 m2 habitables, souvent à rafraîchir, et avec attenant 20 à 30 m2 de jardinet.
    Bienvenue à la campagne !


    >> Association des Villas de la Mouzaïa

    >> Voir sur Parisperdu: La Mouzaïa : encore un village (2/2).

     


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