• Coincé entre la porte de Pantin et celle du Pré Saint Gervais, le parc de la Butte du Chapeau Rouge, accroché à sa colline, offre une vue magnifique sur l'Est parisien, contredisant ceux qui affirment qu'à l'Est, il n'y a pas grand chose à voir...

    Il porterait le nom d'une guinguette, qui animait autrefois ce secteur du Pré-Saint-Gervais et, c'est grâce à son sous-sol miné par d'anciennes carrières de gypse que la butte échappe aux vastes travaux d'aménagement qui ont fait suite à la démolition des fortifications.

    Injustement méconnu, ce parc est souvent délaissé par les promeneurs au profit de celui des Buttes Chaumont. Incontestablement ce célèbre voisin, situé seulement à quelques centaines mètres, lui fait de l'ombre...

    Peu fréquenté, l'endroit est très calme et la Butte du Chapeau Rouge a un petit air de parc anglais. Il dégage indéniablement quelque chose de rare à Paris.

    A voir absolument aux beaux jours.


    >> La Butte du Chapeau Rouge, c'est où ?

    >> L'entrée du parc: 29 boulevard d'Algérie - 75019 Paris


    >>Atget, avait déjà posé sa chambre noire ici, vers 1913.

     

     


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  • Rue de la Liberté  et Villa de Lorraine - Paris 19ème (mai 2010)

    A la Mouzaïa, dans ce quartier du 19ème, une ribambelle de ruelles verdoyantes, de villas et de jardins s'offrent au regard du flâneur.

    Les maisons se ressemblent toutes. Cependant, au fil des ans, les propriétaires ont fait des aménagements pour profiter au maximum des ces habitations plutôt exiguës. Ainsi, les cours ont été transformées en cuisines ajourées, donnant à l'arrière des villas une curieuse enfilade de verrières.

    A l'intérieur, dans ces maisons tout en hauteur, sur 3 et parfois 4 niveaux, l'espace est compté et, pour atteindre les niveaux supérieurs il faudra emprunter successivement un escalier étroit puis une échelle verticale …

    Dans l'une des nombreuses ruelles, que l'on nomme ici, "Villas" et qui sont un peu comme des chemins de campagne, cachée entre les rue de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité, une petite maison au charme désuet est parfois à vendre … chère, très chère.

    "Charme et douceur de vivre pour ce bien d'exception" dira l'annonce de l'Agence immobilière. Compter 9000 euro, et parfois plus, du mètre carré pour une villa des années 30, affichant 90 à 100 m2 habitables, souvent à rafraîchir, et avec attenant 20 à 30 m2 de jardinet.
    Bienvenue à la campagne !


    >> Association des Villas de la Mouzaïa

    >> Voir sur Parisperdu: La Mouzaïa : encore un village (2/2).

     


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  • Dans le 19ème arrondissement, au bassin de la Villette, prolongé par le canal de l'Ourcq, c'est Paris "côté canal". C'est Paris qui prend des allures d'Amsterdam.

    Le bassin est un ancien port commercial. Et, sur les deux quais qui se font face, la symétrie règne. Quai de Seine comme quai de Loire, les entrepôts jumeaux ont été transformés en cinéma/librairie. Désormais, les larges berges du bassin sont un lieu de plaisir et de convivialité ...

    Un peu plus loin, deux autres bâtiments jumeaux s'imposent au regard, ce sont les Magasins Généraux. Ils ont connu moult vicissitudes et destructions successives: d'abord en 1871 lors de la Commune, puis en 1990 avec l'incendie du Magasin du quai de Seine. Ce dernier renaitra de ses cendres, sera transformé en Hôtel et en Auberge de jeunesse, et sera finalement élégamment "habillé" par l'architecte Philippe Chaix, le spécialiste des "Zénith" et autres enceintes publiques … Dorénavant les jumeaux, pourtant fondamentalement identiques mais visuellement très différents, semblent avoir un pied dans la nostalgie, un pied dans la modernité ...

    Après avoir dépassé l'insolite Pont de Crimée, l'unique pont levant de Paris, implanté ici en 1885 mais qui ne fait pas son âge … vous êtes Canal de l'Ourcq.
    Poursuivez jusqu'au Pont métallique qui permet à la voie ferrée de la Petite ceinture de franchir le Canal. Le Pont est monumental mais la curiosité est sous ses arches de pierre, quai de la Marne. Là, est venu se nicher "Cyclo Pousse", un atelier de location/réparation de vélos … bien utile en ces temps où les moyens de locomotion douce sont à la mode.
    Et là encore, vous êtes … comme à Amsterdam …


    >> Cyclopousse, quai de la Marne- Paris 19ème

    >> Le bassin de la Villette par Brassaï (1932)

    >> " Paris pour les nuls" (5/5): " Des Epinettes aux alentours du canal de l'Ourcq "

     

     


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  • Sur la Butte Bergeyre: 13-15 rue Edgar Poe _ Paris 19ème - juin  1995


    Vous avez pénétré dans le 19ème arrondissement par l'interminable pont qui enjambe les voies ferrées/Est; vous êtes donc rue Riquet. Parcourir cette rue n'est pas vraiment une partie de plaisir. Surtout dans sa partie située après l'avenue de Flandre, où elle est plus étroite et en  pleine restructuration. Mais la récompense est au bout de la rue lorsqu'après une courbe, vous débouchez soudain sur le quai de la Seine, le bassin de la Villette et les entrepôt-jumeaux …

    En vous dirigeant  vers la place de Stalingrad, n'hésitez pas à monter à bord de la péniche Antipode, c'est l'occasion unique de boire un verre, tout en profitant d'une belle perspective sur le bassin. Traversez ensuite ce dernier par la passerelle située à la hauteur du passage de Flandre: vous êtes alors: quai de la Loire.

    A nouveau en direction de la retonde de Stalingrad, il vous faudra prendre, près du métro Jaurès, l'avenue Secrétant puis l'avenue Simon Bolivar jusqu'à ce que vous atteignez l'avenue Mathurin Moreau que vous emprunterez en direction des Buttes Chaumont. Inutile d'aller jusqu'au Parc des Buttes Chaumont car là, même hors du week-end, le bobo aime roder. Vous avez mieux à faire avec la délicieuse Butte Bergeyre.

    Pour y accéder, la rue Georges Lardennois s'offre à vous. Dès son départ vous serez confronté à cette alternative: continuer par la rue ou prendre l'abrupt raccourci d'un escalier.
    Je vous conseille de poursuivre par la rue et vous allez comprendre pourquoi : elle grimpe en lacets et c'est donc la meilleure façon de découvrir l'intégralité du village secret de la Butte Bergeyre.

    Ici, nous sommes dans l'arrière-cour de Paris, une arrière-cour essentiellement résidentielle. On peut regretter l'absence d'une véritable place de village avec un troquet, des commerces … Mais la tranquillité est à ce prix: pas de commerces donc, à une exception près, l'Utopicerie, un magasin bio d'un autre type.

    A l'extrémité de la rue Georges Lardennois, j’ai retrouvé l’escalier que je cherchais. L’escalier immortalisé par Willy Ronis dans son célèbre cliché : "Avenue Simon Bolivar et rue Lauzin". Cet "escalier Ronis", vous donnera un avant-gout de la fin de notre promenade. Vous découvrirez exactement de quoi il s'agit dans le prochain billet (3/3) …

    En bas de l'escalier, il vous faudra reprendre l'avenue Simon Bolivar jusqu'au métro Pyrénées pour atteindre le 20ème arrondissement.


    A suivre …

     

     



    >> Le café Antipode … sur la péniche.

    >> Butte Bergeyre, la secrète … (3/3)

    >> Rue Rémy de Gourmont, au pays de l'utopie.

    >> N'est pas Willy Ronis qui veut

    >> Guide de survie en pays bobo (1/3)

     

     

     

      


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  • Rue Remi de Gourmont - Paris 19ème- juin 1997


    Habiter une telle oasis est une chance. Des artistes y ont trouvé un cadre de tranquillité. Patrick Dupond, Jean-Paul Goude, Marc Newson, entre autres exemples, y ont leur point d’attache.

    Pourtant, si curieux que cela paraisse, la colline qui nous est chère, en dépit de son pittoresque et de sa situation exceptionnelle au-dessus de Paris, n’a pas alimenté beaucoup l’imaginaire des peintres, des photographes, des cinéastes ou même des romanciers. Il est vrai que, à moins d’y résider, Bergeyre reste discrète, secrète même.

    Deux exceptions toutefois : Willy Ronis qui découvre le site au début des années 1950. De ses balades ici, provient l’une des plus belles photos de son œuvre: la descente de l’escalier entre la rue Georges-Lardennois et l’avenue Simon-Bolivar.

    Et, plus récemment, Claude Zidi dans “ L’Inspecteur la bavure ”, nous montre Coluche en pétanqueur cocasse sur l’emplacement de l’actuel jardin partagé de la rue Georges-Lardennois, une pente où quelques petits rangs de vigne ont été plantés pour rappeler symboliquement le passé rural et agricole – mais déjà bien lointain – de ce lieu si attachant.



    >> Willy Ronis et la butte Bergeyre.

    >> Coluche sur la butte Bergeyre, dans "L’Inspecteur la bavure ”.

    >> Butte Bergeyre, la secrète ... (2/3)

     

     

     


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