• La passerelle de la rue de la Mare  

    Passerelle sur les voies ferrées de la Petite-ceinture - rue de la Mare Paris 20ème

     

    C'est sans doute la plus célèbre et l'une des dernières passerelles permettant aux piétons d'enjamber les voies ferrées de la Petite Ceinture.
    Nous sommes à Ménilmontant, là où la passerelle de la Mare permet de relier les deux bouts de la rue de la Mare.
    Mais il s'avère qu'elle n'est pas en aussi bon état qu'on aurait pu le penser aussi une rénovation a été jugée indispensable et depuis maintenant un an, la passerelle est fermée et interdite au public. Et cela crée une véritable coupure dans le quartier, et gêne les circulations naturelles des piétons.
    Alors quand va-t-on remettre en service cet ouvrage ?
    Pas tout de suite car l'étude menée par la Ville de Paris privilégie une reconstruction à l’identique de la structure métallique et des marches, à une rénovation lourde.
    Seules les grilles actuelles qui ont été déposées, seront rénovées puis reposées.

    La réalisation des travaux est prévue de juin à décembre 2019. La réouverture aux piétons n'est quant à elle pas programmée avant mars 2020.

    D'ici là, les parents du haut de la rue de la Mare devront faire un long détour pour emmener leurs enfants à l'école, située au bas de la passerelle.
    Nous nous retrouverons donc au printemps 2020 sur cette fameuse passerelle …


    >> La passerelle en travaux _ juin 2018

    >> Passerelle de la Mare, Belleville, 1948 par Willy Ronis

    >> Déjà sur Parisperdu : Balade alternative.

    >> La passerelle des Meuniers.

     

     

     

     


    votre commentaire
  •  J'avais l'impression de connaître Paris …

     Rue de Belleville, Paris 20ème_Juin 2010

     

    Je croyais connaître Paris depuis longtemps. Et, pourtant, ce jour-là j'avais l'impression de le découvrir pour la première fois. Alors je suis resté planté à des coins de rues, totalement fasciné par ce que j'essayais de saisir du cours désordonné de la vie.
    Les espaces, les rues, les lignes peintes sur la chaussée, les bâtiments souvent peu élevés, le ciel et surtout les gens dans leur diversité et dont les déplacements s'enchevêtraient dans la lumière souvent blafarde de la région parisienne. Tout cela me fascinait.

    Moi qui m'apitoie sur les transformations souvent peu heureuses de la capitale, je réalisais ce jour-là que Paris n'était donc pas perdu … non tout simplement c'est qu'il change, qu'il se renouvelle tout le temps, en un mot : "qu'il vit" et comme tout être vivant, qu'il fait parfois des erreurs.


    >> Comment un quartier se transforme : l'exemple du 10ème arrondissement.

    >> Vers une nouvelle géographie urbaine.

     

     

     

     


    votre commentaire
  • On a retrouvé Victor … !

    "Chez Victor, bistrot guinguette, impasse Compans à Belleville, Paris, 1955 " ©Photo Willy Ronis

     

    C'est grâce à Gilles LE PENGLAOU, éminent généalogiste (qui nous a malheureusement quitté l'an dernier), que nous en savons un peu plus sur la célèbre photo de Willy Ronis, intitulée "Chez Victor, impasse Compans".

    Ses recherches généalogiques sur sa famille l'ont amené à Yvonne-Charlotte MULTINIER. Celle-ci se marie le 15 mai 1926 à Paris 19e avec Victor CARLI.
    Elle est alors domiciliée 18, impasse Compans. Aussi, il y a tout lieu de penser que ce Victor CARLI est le patron de la guinguette "Chez Victor" située également au 18 de l'impasse et que Yvonne-Charlotte dite "Nenette", son épouse serait selon toute vraisemblance la dame que l'on voit derrière le comptoir (*), sur la photo de Willy Ronis.

    Le généalogiste nous apprend aussi que Yvonne-Charlotte, née en 1903, est la cousine germaine de sa mère. Mais que cette dernière ignorait son existence.
    Mais pour nous, les amoureux de Willy Ronis, on a retrouvé Victor … !

     

    (*) J'ai appris récemment que la dame figurant sur la photo de Willy Ronis ne serait pas Nenette/Madame Victor mais serait plutôt Madame Pierre Matti, la patronne de la guinguette avant Madame Victor.

     

    >> Chez Victor, déjà sur Parisperdu.

     

     

     


    votre commentaire
  • L'étrange rue du Volga.

    Rue du Volga à proximité de la rue des Grands-Champs et du pont de la Petite Ceinture) - Paris 20ème.

     

    C'est l'extrême sud du 20ème arrondissement, un endroit où le promeneur est rare, une zone où aucun touriste ne va …

    Dans ce quartier de Charonne, près de la rue des Pyrénées se situe la partie la plus étroite de la rue du Volga, celle qui pourtant nous dévoile le mieux ses charmes.

    Plus loin, vers l'Est, près de la rue des Grands Champs, le pont du chemin de fer de la Petite Ceinture enjambe la rue du Volga. Ce pont crée un climat sécurisant tant il inspire une impression de solidité avec son gros ouvrage de pierres en plein cintre.

    Mais sur mon parcours, je constate que seules quelques rares maisons individuelles résistent encore au bétonnage qui a beaucoup sévi dans le secteur.
    Heureusement, pour rompre avec la monotonie des nouveaux immeubles récemment édifiés ici, le passage Beaufils qui débouche sur la rue d'Avron et l'insolite placette au niveau de la rue Madeleine-Marzin donnent encore à l'étrange rue du Volga une allure de village.

     

     

    >> Un monde loin du monde ...

     


    votre commentaire
  •  

    La photographie est un défi à la disparition.

          Arrière cours, rue de Belleville (1997)

     

    Dans les années 70, François-Xavier Bouchart est l'un des seuls photographes, avec Henri Guérard, à quadriller systématiquement Belleville pour prendre des clichés de l'ensemble du quartier, et y compris de certaines rues et passages aujourd'hui disparus : le passage des Faucheux, le passage Kuzner, la rue Vincent …

    Ces photographes nous montrent essentiellement des façades d'habitations défraîchies, des arrières cours lépreuses, d'anciens commerces, mais aussi les enfants de ces quartiers, les terrains vagues après des destructions d'immeubles ...
    Leur travail propose un regard personnel sur ce quartier populaire si bien mis en images par Willy Ronis, dans les années 50, alors que Belleville et Ménilmontant étaient encore intacts.

    Bouchart et Guérard ont voulu photographier ces mêmes lieux durant leur phase de mutations urbaine, économique et sociale. Ils voulaient aussi poursuivre l'inventaire que menait, également à cette époque, Georges Perec pour son documentaire "En remontant la rue Vilin", et fixer dans le bromure d'argent, les restes de ce Paris populaire qui était en train de disparaître.

    Aujourd'hui la rue Vilin, même au trois-quarts raccourcie et avec un tracé modifié, a tout de même conservé son nom ; aller au-delà aurait été une insulte à la mémoire et à l'œuvre de George Perec.

    Heureusement la photographie est un défi à la disparition car tous ces photographes qui ont arpenté Belleville, Ménilmontant et Charonne, ces hauts quartiers de l'Est, nous donnent à voir un "conservatoire du Paris populaire".

     

     

    >> Photographe d'urgence à Belleville

    >> Le Belleville des années 70 vu par François-Xavier Bouchart

    >> Henri Guérard, photographe : la rencontre manquée.

    >> Voir aussi : Le regard sur la ville.

    >> La rue Vilin, planche-contact par Pierre Getzler©, juin 1970

     

     

     


    1 commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique