• Si vous cherchez - à Paris - des endroits secrets pour vous évader, Belleville est fait pour vous.

    En remontant la colline, vous quittez le Bas-Belleville -- populaire et animé par le flot incessant des activités humaines -- pour arriver au Haut-Belleville, paisible et convivial. 

    Là-haut, poussez quelques portes et laissez vous charmer : les cours cachées, les jardins fleuris et les ateliers d'artistes n'ont pas encore totalement perdu leur âme bellevilloise.

    Ce parcours est aussi un véritable voyage dans une planète en miniature, à travers une mosaïque humaine et culturelle. Belleville abrite et accueille encore en permanence des populations de tous horizons.

    Venez ici pour découvrir les multiples visages de ce quartier mythique de Paris, le plus cosmopolite de la capitale !


    >> Belleville blogue-t-il ?

    >> LA BELLEVILLEUSE : des habitants se mobilisent pour la préservation de leur cadre de vie.



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  • Le 3 juillet 1971, usé parcequ'il a vécu en quelques années ce que d'autres mettent une vie entière à expérimenter, Jim Morrison est mort, à Paris.
    Il avait 27 ans.

    Sa tombe est située au cimetière du Père-Lachaise où elle fait depuis plus de trente ans l'objet d'un véritable culte.
    Et tandis que certains visitent ce lieu mystérieux en touristes curieux, d'autres viennent ici pour y effectuer un véritable pèlerinage en hommage à celui qui nous a légué un magnifique répertoire musical - en compagnie des Doors - et une poésie totalement surréaliste et passionnante.


    >> Un grand destin est toujours court, fulgurant, et tragique ... En savoir plus sur Jim Morrisson


    >> Wilderness : les derniers écrits du plus poète des chanteurs de rock.
     

    >> Ecouter Jim Morrisson and The Doors ... "The End".

     

     


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  • Haut de la rue Gasnier-Guy, Juin 1995
     

    Nous sommes à l'époque où la ville de Paris poursuit le massacre de ses quartiers populaires.

    Rue Gasnier-Guy, dans ce quartier de Ménilmontant particulièrement éprouvé, le spectacle est hallucinant: une maison sur deux a disparu. Celles qui demeurent sont soutenues par des étais et, depuis que les maisons voisines ont été détruites, elles aussi, menacent de s'écrouler.

    C'est la technique de la "dent creuse", appliquée systématiquement par les services de la ville de Paris.
    Les terrains vagues ainsi créés de toutes pièces deviennent alors des terrains d'ordures abandonnés aux dealers et autres trafics ...
    Les habitants des immeubles voisins doivent supporter cet environnement pendant trois, quatre ans, et parfois beaucoup plus ... jusqu'à la réalisation du "projet d'aménagement de la ZAC".

    Dans la ZAC, au nom si mensonger (Zone d'Aménagement Concerté : concerté avec qui ?), les habitants des immeubles condamnés à une plus ou moins lointaine démolition ne peuvent plus faire aucun travaux d'amélioration, même si certaines caisses sont prêtes à les financer, car le bailleur -- une société d'économie mixte, ou la ville de Paris -- refuse de donner son accord. Des associations ont parfois mis au point des projets de réhabilitation d'îlots entiers, à des prix défiant toute concurrence, mais ils sont systématiquement rejetés par la Ville de Paris.

    Finalement  la rue Gasnier-Guy sera totalement rasée, définitivement aseptisée, et uniformisée au nom du modernisme ... pour satisfaire quelques appétits immobiliers et quelques ambitions politiques.

    Evidemment, il y avait-là des immeubles insalubres mais il y avait aussi des immeubles de qualité qui pouvaient être restaurés ... alors ... au nom d'un indispensable progrès, on a saisi l'occasion pour expulser -- par la voie économique -- tout le "populaire" d'un nouveau centre ville devenu, pour lui, hors de prix.

    Bien sûr, les immeubles délabrés n'étaient pas extraordinaires, mais les "cages à lapins" des banlieues où les ex-habitants de la rue Gasnier-Guy sont allés s'entasser, ne valent guère mieux.



    >> La rue Gasnier-Guy : avant - après ...

    >> La Rue Gasnier-Guy déjà sur Pariperdu ... 

     


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  • Au 11, Chemin du Parc de Charonne, coincée entre le cimetière et les réservoirs, l'entreprise de déménagements Desbordes - fondée il y a 80 ans par Prosper Desbordes - a longtemps vécu à l'étroit sous sa spectaculaire verrière.

    En, l'an 2000, elle se relocalise à Gennevilliers, abandonnant le site du chemin du Parc de Charonne à la convoitise des promoteurs : l'aérienne verrière est abattue pour faire place à un magma bétonnier  ...

    Aujourd'hui, l'entreprise a été rattrapée par la mondialisation : elle vient d'être absorbée par TEAM Relocations Group.



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  • C'était un petit passage en arc de cercle. Une Cité, comme on disait autrefois, avec ses petites maisons bien calmes et sa rue aux gros pavés irréguliers.
    Au bout de la rue, un terrain vague avec des baraques faites de planches et de matériaux de récupération. Là, quelques « quasi sans logis » vivaient à l'écart de tout.

    Au 2bis, se dresse encore aujourd'hui un drôle de bâtiment, un lieu associatif, un peu autogéré et au nom improbable : Goumen bis. C'est une ancienne usine, avec sa petite cour, comme il n'en existe plus beaucoup à Paris.
    Au Goumen bis, des artistes ont installé un théâtre, des ateliers et aussi Télé Bocal, la plus ancienne chaîne télé de quartier à Paris. Faute de moyens pour diffuser sur le canal hertzien, ses émissions passent uniquement ... dans des bars.

    Mais tout cela ne va pas durer...
    Pourquoi ? Tout simplement, parce que là, derrière les palissades en tôles, les engins et les ouvriers s'activent. Pourtant, pendant longtemps, les riverains se sont mobilisés contre le projet de construction d'immeubles, qui menaçaient de détruire le caractère villageois de l'endroit.
    Sous la pression des associations, les 39 logements prévus à l'origine ont, il est vrai, dû faire place à un programme allégé : 13 logements, dont 5 ateliers d'artistes.

    Mais, une fois de plus, on rejoue l'histoire du pot de terre contre le pot de fer ...
    Alors la cité Aubry, ce lieu insolite où régnait une atmosphère de petite bourgade, aura définitivement perdu son âme ...

    >> Le collectif Goumen Bis. 

    >> Télé Bocal 

    >> La nouvelle Cité Aubry ...

     

     


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