• Bobos, ça se complique ...

    LE BOBO LOUNGE, 3 rue de Budapest 75009 Paris

    L'une des caractéristiques du bobo, c’est qu’il se sent socialement supérieur à vous, même s’il ne l’est pas. Et c’est bien un truc de Parisiens, d'urbains car les bobos n’existent pas à la campagne.
    Mais qui sont vraiment les bobos ?

    Revenons aux sources: le bobo ou bourgeois bohème est d’abord un bourgeois. Urbain donc, et assez friqué. Cela exclut le rural, l’instituteur, le bac moins 2, … même si ces trois-là peuvent aussi être portés sur l’humanitaire, l’équitable et la pratique du vélo.
    Le bobo urbain ignore souvent ce qu'est "la nature" mais s'intéresse de près à l'écologie, une orientation politique qui n'est absolument pas dangereuse pour le capital qu'il possède ...

    Attention, le bobo n’est pas le fils de l’intellectuel de gauche. Le bobo est quelqu'un qui a trahi tout ses idéaux de gauche révolutionnaire ... Il est le grand gagnant de Mai 68 mais aujourd'hui, le voilà incapable d'assumer ce qu'il est devenu, à savoir un citoyen de gauche en terme de morale, mais de droite en terme de pognon. Aussi faut-il prendre du recul lorsqu'un bobo vous livre son opinion, les instituts de sondage savent que le bobo dit le contraire de ce qu'il  pense.
    A coup sûr, diplômé, bien installé, avec famille, s’il court les petits bistrots cradingues (menu complet à 11,50 Euros) il est aussi capable de faire un trekking au Botswana avec "Terre d’aventure" à 4 530 euros par personne pour 13 jours ! Mais là, il devient "boal" (bobo alternatif). 

    Ensuite le bobo est bohème, car s'il a des revenus confortables, il ne doit surtout pas le montrer, d’où son style (qu’il croit) décalé, ses fringues (ostensiblement) négligées, ses quartiers (jusqu’à présent) populaires, sa voiture pourrie (ou inexistante).
    Le but ultime étant de se différencier autant des prolos (jugés incultes, avec leur bagnole, leur bière et leur football) que des bourgeois non-bohèmes (les coincés ou, pire, les tendances "bling-bling").

    Mais se démarquer, devient pour le bobo un problème insoluble: puisqu’il s’affiche, il est imitable, et sans le vouloir il a lancé une mode. Le voila rejoint par une cohorte de prolos et de bourges qui s’habillent comme lui, fréquentent les mêmes bars, ont les mêmes lectures, habitent les mêmes quartiers, prennent les mêmes avions, … le voila donc rejoint par ceux-là même qu’il a mis des années à fuir: les "bo-beaufs". Comme disait Sempé : "Rien n'est simple et ... tout se complique".


    >> Les Bobos sur Parisperdu.

    >> Le "boal" : encore plus fort que le bobo ... !

     

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  • Commentaires

    3
    Mardi 15 Janvier 2013 à 16:27
    @Manu
    Au nom de quoi, au nom de qui critiquer tel ou tel profil sociologique de la population parisienne, me demandez-vous ? La réponse est simple : au nom de la liberté d'expression. Tout comme vous avez le droit de réponse sur ce blog et je vous en remercie. Parisperdu.
    2
    Manu
    Mardi 15 Janvier 2013 à 10:05
    Ras le bol de ce genre de billet sans intérêt
    Bonjour, Je suis un lecteur fidèle de votre blog pour les photos, les observations sur Paris... Mais alors vos articles sans intérêt sur les bobos, quelle lassitude ! Est ce que ce ne serait pas devenu terriblement à la mode de critiquer les bobos de l'est parisien, les détester, essayer de les définir... Bref, est ce que ce ne serait pas hyper tendance de dire que les autres sont de faux parisiens, des arrivistes tellement nazes et superficiels ? Je n'ai même pas envie de défendre ces gens que vous détestez, puisque de toute façon, ils sont là, ils n'ont pas besoin de se justifier pour cela... Qui a le droit de dire qui est le vrai parisien et qui est le vrai con ? Est ce que le vrai Parisien ne serait pas un vrai con ? Que vous critiquiez les aménagements décidés par la mairie de Paris, la disparition de certains quartiers me parait intéressant, constructif, alors que critiquer les parisiens, certains parisiens qui ont pour seul tort d'habiter à paris et avoir 30 ou 35 ans, quelle vanité ! Au plaisir de vous lire et vous regarder.
    1
    Julien
    Samedi 12 Janvier 2013 à 09:43
    Raz-le-bobo
    Ras le bol des bobos pullulant dans mon quatier des Buttes Chaumont !!!
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