• Butte Bergeyre, la secrète ... (3/3)

    Rue Remi de Gourmont - Paris 19ème- juin 1997


    Habiter une telle oasis est une chance. Des artistes y ont trouvé un cadre de tranquillité. Patrick Dupond, Jean-Paul Goude, Marc Newson, entre autres exemples, y ont leur point d’attache.

    Pourtant, si curieux que cela paraisse, la colline qui nous est chère, en dépit de son pittoresque et de sa situation exceptionnelle au-dessus de Paris, n’a pas alimenté beaucoup l’imaginaire des peintres, des photographes, des cinéastes ou même des romanciers. Il est vrai que, à moins d’y résider, Bergeyre reste discrète, secrète même.

    Deux exceptions toutefois : Willy Ronis qui découvre le site au début des années 1950. De ses balades ici, provient l’une des plus belles photos de son œuvre: la descente de l’escalier entre la rue Georges-Lardennois et l’avenue Simon-Bolivar.

    Et, plus récemment, Claude Zidi dans “ L’Inspecteur la bavure ”, nous montre Coluche en pétanqueur cocasse sur l’emplacement de l’actuel jardin partagé de la rue Georges-Lardennois, une pente où quelques petits rangs de vigne ont été plantés pour rappeler symboliquement le passé rural et agricole – mais déjà bien lointain – de ce lieu si attachant.



    >> Willy Ronis et la butte Bergeyre.

    >> Coluche sur la butte Bergeyre, dans "L’Inspecteur la bavure ”.

    >> Butte Bergeyre, la secrète ... (2/3)

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Jean-Jacques Fourmon
    Dimanche 26 Février 2012 à 13:07
    Paris secret
    Le cinéma populaire français est, plus que le cinéma d'auteur, le conservatoire visuel du "vieux" Paris. Du reste, les Audiard, Lautner, Granier-Deferre, Duvivier... ont senti et compris très tôt que "L'Assassinat de Paris" et de sa banlieue était programmé. Si, à leurs débuts, Truffaut et Godard ont su poser un regard neuf sur Paris, ils lui ont bien vite préféré les abstractions géographiques dont le cinéma se repaît encore aujourd'hui. Quant à ceux qui pensent que les lieux encore pittoresques de Paris sont réservés aux nantis, je leur demande s'ils se sont déjà promenés dans une forêt en cherchant à savoir à qui elle appartenait.
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