• Chez Ammad.

    18 rue  Véron Paris 18ème (Mai 2008)


    Aujourd'hui les bistrots se meurent et, triste réalité, sont remplacés par des banques.
    Mais dans le nord de Paris, certains troquets font encore de la résistance, et c'est tant mieux !
    "Chez Ammad", est l'un de ceux-là et reste un "rade" parigot pur jus …

    Contigu au Grand Hôtel de Clermont, dont vous ne devez pas craindre le nom pompeux, tant l'établissement est modeste, au bout de la rue Véron, n'hésitez donc pas à pousser la porte d'Ammad.

    Vous pénétrez alors dans un lieu unique à Paris: un bistrot authentique qui nous vient de la fin du 19eme siècle. Un bistrot où Marcel Cerdan et Edith Piaf avaient leurs habitudes …Et le grand Bernard Dimey pensait peut-être à ce "rade" quand il écrivait:

    " Quand on n'a rien à dire et du mal à se taire,
    On peut toujours aller gueuler dans un bistrot."

    Aujourd'hui, Chez Ammad est un bar où les bobos côtoient les classes modestes et moyennes, et où le touriste aventurier racontera, lorsqu'il sera de retour dans son pays: "qu'il est allé dans un vrai café typiquement français" …

    Allez faire un tour là-bas en soirée, à l'heure où les curieux viennent se mélanger aux piliers de comptoir, vous trouverez alors une ambiance qui vous comblera, vous ne serez pas déçu !



    >> Chez Ammad (site officiel)

    >> Bernard Dimay, c'est qui… ?

     

    « Ici, c'est Paris ..." Paris, Portrait d'une ville " »

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  • Commentaires

    3
    Samedi 17 Décembre 2011 à 19:10
    Bistrots, Troquets et autres Rades...
    Merci Jean-Jacques pour cette contribution. Effectivement, les vrais bistrots ne sont pas que dans le Nord de Paris. Je prépare actuellement une série de Billets qui seront intitulés : "Guide de survie en zones bobo", lequel donnera quelques uns des meilleurs bistrots(à mon point de vue) de la capitale. A bientôt donc, toujours sur Parisperdu et bon séjour chez Ammad. Bien sympatiquement, Pierre
    2
    Jean-Jacques Fourmon
    Samedi 17 Décembre 2011 à 12:19
    Bistrot, s'il vous plaît !
    C'est avec beaucoup de plaisir, cher Pierre, que j'accueille votre petit billet sur les bistrots parisiens. Ils se meurent, en effet, mais certains résistent, comme vous le dites, et pas seulement dans le nord de Paris. Récemment, j'en ai découvert un dans le 13e arrondissement, qui a enchanté l'une de mes journées. Malheureusement, je ne pourrai vous en donner l'adresse car j'erre dans Paris et ne prête pas assez attention aux noms des rues. De ce point de vue, la Seine-Saint-Denis est le plateau des Glières des troquets. Là-bas, il y a encore une foule de bistrots dans lesquels on peut rencontrer des "aristocrates des biberons", comme disait Huysmans. Et les paroles de ces Hercules de la bouteille pourraient figurer dans un film d'Audiard ou un bouquin de René Fallet. Ces gens de tous les peuples, de toutes les couleurs et de toutes les religions se foutent bien de tout ce qu'on dit sur eux et leur identité. Ils fraternisent jusqu'à ce que la bière ou le vin les fasse dérailler. Les patrons et les patronnes, parfois bourrus, y sont beaucoup plus attachants, que les belles filles et les beaux garçons des bars "branchés", qui viennent vous demander toutes les trente secondes si tout va bien. Dans les bistrots, on sait vivre ; on ne sait que s'ennuyer dans les cafés. En tout cas, j'irai boire un coup, chez Ammad, à votre santé.
    1
    Olivier Bailly
    Mercredi 14 Décembre 2011 à 11:11
    Un vrai de vrai
    Ah oui, un vrai de vrai.
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