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Marc Lavoine & Souad Massi "Paris"
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La Petite Ceinture enjambe ici une vaste place à laquelle l'on n'a pas jugé utile de donner un nom tant le viaduc de franchissement en occupe tout l'espace. Cet étrange carrefour - sans nom - débouche sur la paisible rue Ernest Roche.
Là, sur l'emprise des terrains bordant les voies ferrées, un petit jardin vient d'ouvrir, sans remettre en cause l'utilisation éventuelle des deux voies de chemin de fer. Il s'agit d'une première : concilier le passé et l'avenir de la Petite Ceinture, en réduisant l'antagonisme souvent présenté entre le projet de transport ferroviaire et le projet de jardins. Le nouveau Square Ernest Roche prouve, pour la première fois, qu'il existe une réelle complémentarité entre ces deux visions.
Mais, revers de la médaille, ce nouvel aménagement a causé la perte des superbes fresques rasta du graffeur Banga qui s'étalaient sur les murs, le long des voies de la Petite Ceinture au niveau de la rue Ernest Roche.
>> Banga et les graffeurs du groupe Spray-TZC ...
Publié par barreteau à 16:42:50 dans 75017 | Commentaires (3) | Permaliens
Kiné presse le pas pour rentrer chez elle. Elle habite ici, 6-8, passage Goix - avec son mari et leurs quatre enfants - au Grand Hôtel des Vosges. Un « meublé » voué à la démolition comme la plupart des autres bâtiments extrêmement dégradés de cet îlot situé au cœur du quartier Stalingrad.
De ses fenêtres le spectacle est permanent. Un terrain vague baptisé «la jungle», massif broussailleux mal défendu par des palissades en tôle, sert de « chambre de shoot ». S'aventurer au milieu de ce champ d'immondices, s'avère particulièrement dangereux tant le sol est jonché de seringues et de cuillères ... Le passage Goix, cette sinistre ruelle, est devenu une zone interdite: qu'on s'en approche, qu'on y risque un regard appuyé, et un homme s'avance, vient vous demander d'un ton rogue ce que vous voulez.
Kiné et sa famille vivent ici dans des conditions invraisemblables : l'extrême délabrement des lieux, la présence permanente de dealers, de drogués, de squatters, les intrusions incessantes dans leur immeuble, ... sans parler des rats et du saturnisme qui menace ses enfants ... tout cela devient très vite insupportable. Mais quand on est clandestin il faut tout supporter : c'est le prix à payer.
Vu du Sénégal, Paris ne ressemblait pas du tout au Passage Goix ...
Publié par barreteau à 10:20:18 dans 75019 | Commentaires (4) | Permaliens
Publié par barreteau à 09:38:46 dans Hommes et Métiers | Commentaires (2) | Permaliens
Publié par barreteau à 10:04:15 dans 75020 | Commentaires (2) | Permaliens
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