Parisperdu aurait pu s'appeler ParisVolé car si souvent "ce certain regard" sur l'Est de Paris s'est définitivement évanoui, c'est qu'il a été dérobé par les "avancées de la modernité".
Arpenter la ville à la recherche d'espaces promis à la démolition ou de personnes dont le destin va en être bouleversé : ce n'est pas pour regretter le passé. C'est pour montrer, nous montrer, nous rappeler, que la ville n'est pas une entité figée.
La ville vit ... et comme tout être vivant, elle fait parfois des erreurs.
Ainsi va la ville, ainsi va la vie ...
"Ce qui nous incite à revenir en arrière est aussi humain et nécessaire que ce qui nous pousse à aller de l'avant."
Pier Paolo Pasolini
Exprimez-vous:
@ Contact
Cette création est protégée
par Creative Commons. ![]()
Toutes les photos sont de l'auteur:
© Pierre Barreteau
sauf mention particulière.
Vignette d'accueil:
Photo André Kertész
© Claude Even
Autre blog:
pertiNantes
Depuis le 14-11-2005 :
1504780 visiteurs
Depuis le début du mois :
106110 visiteurs
Billets :
306 billets
<< Jean Ro. dit merci à Madame Polet ... ! | Démolition des murs ... démolition des vies ... (2/4) | Bienvenue à Boboland ! >>
La démolition de quartiers entiers de l'est parisien a pu être perçue tantôt comme une solution radicale face à l'obsolescence du bâti ou parfois plutôt comme une action positive de recomposition sociale ... ou peut-être même ... les deux à la fois. Le vocabulaire de la politique de la ville montre d'ailleurs ces basculements. Selon les périodes, les notions de quartiers, de zones, de ghettos seront mises en avant ou au contraire l'insistance portera sur l'insalubrité et l'hygiène urbaine...
Ne faudrait-il pas laisser une place aux œuvres architecturales des années 50 à 90 ? Sans exiger vouloir tout conserver, il conviendrait de garder des traces, des fragments, une trame des éléments de cette époque ... mais cela a rarement été fait car ce point de vue est difficile à défendre face à l'implacable logique économique des investisseurs et des aménageurs.
Et les habitants ? Bien sûr ils existent dans les statistiques sociales et dans les analyses des urbanistes, mais ils semblent peu présents dans les choix liés aux démolitions. Certes ils sont pris en compte quand ils sont encore occupants d'un immeuble qui va être détruit, mais qui les prend en compte - en amont - dans le processus de décision ?
Il n'est jamais tenu compte des images qu'ils ont de leur immeuble, de leur quartier et de l'importance que ces images peuvent avoir dans la représentation qu'ils se font d'eux-mêmes. Cette absence de considération conduit alors à une incompréhension de l'attitude des habitants et de leurs réactions organisées - parfois avec une réelle violence - contre ces destructions.
Les populations qui habitent ces quartiers voués à la démolition peuvent-ils en sortir gagnants ? Vu le nombre de questions non résolues - en particulier celles liées au relogement des habitants - il est sérieusement permis d'en douter... A suivre ...
>> Voir aussi dans Parisperdu: Démolition des murs ... démolition des vies ... (1/4)
Publié par barreteau à 09:54:14 dans 75020 | Commentaires (2) | Permaliens
13-06-2007 09:23
De Paul Sujet:
Traces
06-06-2007 19:38
De Marie Jo Sujet:
Bien d'accord ...
Parisperdu recommandé par:

blogs à part

![]()
Une sélection "Photo" de la





Vous avez dit ...