• La SNCF prête ses friches aux artistes (3/3): Chapelle Charbon.

    Chapelle Charbon _ Porte de la Chapelle (Paris 18ème)

     

    A la Porte de la Chapelle, entre les immeubles flambant neufs du quartier Rosa-Parks et les terrains vagues de la porte d’Aubervilliers, dans un quartier en pleine reconversion, l'ancien bâtiment Chapelle Charbon de la SNCF est une friche d'un autre âge, du temps où les locomotives à vapeur avaient ici leur stock de "carburant solide".

    Le minerai noir a déserté le lieu depuis longtemps … et ce dernier est désormais occupé par … les petits trains touristiques de Montmartre qui stationnent ici, constamment bichonnés par leurs conducteurs.

    Tout autour, le contraste est saisissant tant la modernité règne désormais dans le secteur: le siège de Veolia affiche ses grandes baies vitrées et le centre commercial Le Millénaire longe l'allée Guy Debord ... Décidément, ici c'est un peu la "Société du spectacle" comme l'a décrit le célèbre situationniste. Les nouveaux habitants cherchent de vieux troquets qui se font de plus en plus rares, seul le Relai d’Aubrac est encore debout avec ses entrecôtes d’un autre-temps.

    Les Roms se déplacent de trottoir en terre-plein au gré des expulsions et d’improbables promenades se dessinent, tel ce sentier qui parcourt une forêt de troncs coupés !

    Mais "Chapelle Charbon" revit de nouveau depuis que le Collectif MU, locataire de l’ancienne Gare des Mines a investi les lieux. Avec le soutien de la réalisatrice sonore Jeanne Robet et de l’artiste Rodolphe Alexis, MU a installé ici un parcours audio, une déambulation sonore de part et d’autre du périphérique avec une trentaine de capsules sonores géo localisées: une expérience originale. A voir et aussi à entendre … avec en bande son arrière le vacarme du périph' qui inonde tout le secteur de ses décibels !


    >> La SNCF prête ses friches aux artistes (2/3)

    > La SNCF prête ses friches aux artistes (1/3)



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  • La SNCF prête ses friches aux artistes (2/3)

    Station – Gare des Mines (Paris 18e)

     

    En lisière du périphérique, la gare des Mines est une ancienne gare à charbon devenue … discothèque Africaine dans les années 2000 ! Mais aujourd'hui, ce bâtiment désaffecté de 400 m2, près de la porte d'Aubervilliers et coincé entre le périphérique et des studios de cinéma, connaît  une nouvelle vie. En effet, dans le cadre des "Sites Artistiques Temporaires", une démarche initiée par SNCF Immobilier, l'ancienne gare est devenue un lieu laboratoire du Collectif MU consacré aux scènes artistiques émergentes.

    L'ancienne gare rebaptisée "Station-Gare des Mines" a déjà ouvert 6 mois l'an dernier et une deuxième saison va débuter très prochainement autour de la musique, d'un jardin et de la mémoire retrouvée. Avec "La Station", lauréat pour 6 nouveaux mois de l'ancienne gare des Mines, le collectif parisien "Garage Mu" d'Olivier Le Gal, installé depuis 10 ans dans le XVIIIe, va de nouveau pouvoir donner libre cours à ses idées.

    Avec ses artistes "multiformes", la friche ferroviaire sera un lieu ouvert à tous les types de publics. En journée il y aura des ateliers de cuisine créative, de jardinage, de création d'instruments, de recyclage design. Et surtout "un projet sur la mémoire des quartiers environnants". Aux Mines, le Garage Mu compte enfin développer "des parcours sonores, avec des outils technologiques innovants", et pour cela va nouer un partenariat avec la radio associative étudiante Radio Campus Paris.

    A suivre …


    >> Concert à la "Station-Gare des Mines"

    >> Le collectif parisien "Garage Mu".

    > La SNCF prête ses friches aux artistes (1/3)

     


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  • La SNCF prête ses friches aux artistes (1/3)

    HALLE DUBOIS 72 boulevard Ney, Paris 18ème arrondissement

     

    Ce sont des lieux parisiens en friches que la filiale "Immobilier" de la SNCF, chargée de valoriser les biens du groupe, prête à des artistes, pour quelques heures ou quelques mois. Les candidats retenus peuvent alors laisser libre cours à leurs projets de création, en faisant vivre des sites jusqu'alors délaissés.

    La récente expérience de "Ground Control" — un ancien atelier de maintenance de la rue Ordener, transformé durant 4 mois en bar éphémère, en lieu d'art et de concerts — a convaincu "SNCF Immobilier" qu'il y avait un sillon à creuser, et une manière très innovante d'optimiser d'anciens sites ferroviaires qui, pour certains, feront l'objet de projets urbains à l'horizon de 5, voire 10 ans… Alors, en attendant cette échéance autant en faire des lieux culturels temporaires et ainsi les faire vivre durant cette longue période d'attente.

    L'appel à projets a d'ailleurs suscité un engouement hors du commun, avec 81 dossiers déposés et au final, 14 projets retenus. Ce sont des projets de spectacles vivants, de performances à thèmes, de la restauration, des expos d'arts plastiques, des expérimentations sonores … et souvent tout cela mélangé ...

    Mais n'y a-t-il pas une sorte de contrat léonin de la part de la SNCF ? Car oui elle prête ses sites aux artistes mais c'est à eux de remettre en état ces lieux abandonnés. Pas d'électricité et, la plupart du temps, tout à refaire aux frais des artistes, et si la SNCF a soudain besoin de ces ateliers, alors oust… tout le monde dehors.

     

    A suivre …

     

    >> Ground Control

    >> SNCF: Les Sites Artistiques Temporaires.

     

     


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  • Paris sera toujours une fête.

    Robert Delaunay, Tour Eiffel, 1928 (détail)

     

    Hemingway a écrit : "Paris est une fête" et Jules Renard a dit qu'il suffit d'ajouter deux lettres à Paris pour faire PARADIS.

    Bien sûr pour moi, Paris est la plus belle ville du monde, même si j'en ai vu d'admirables dans de nombreux pays. Mais ici, je n'ai pas besoin d'être de bonne foi.

    J'aime Paris la nuit avec sa tour Eiffel qui pétille comme le champagne. J'aime Paris le jour parce lorsque je m'y promène longuement, il y a toujours une station de métro avant la fatigue.

    Paris est une fête et je me dis qu'il en sera toujours ainsi, quoiqu'il arrive...
    Et ce "quoiqu'il arrive" est récemment arrivé, particulièrement dans les XIème et Xème arrondissements. Mais, malgré les terrasses de café et le Bataclan martyrs, dans ces arrondissements on a recommencé à faire la fête …
    Oui Paris sera toujours une fête.

     

     

    >>  "Fluctuat nec mergitur", billet du 24 Novembre 2015

     

     

     


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  • Friches parisiennes.

    Une friche parisienne, Porte de Clichy_Paris 17ème (été 2012)

     

    Dans une ville aussi dense que Paris, où le moindre mètre carré a un potentiel financier de plus en plus important, peut-il encore exister des friches, des terrains vagues ou des immeubles à l'abandon ?
    La réponse est "oui mais" … car dans un tel contexte économique, la friche sera par essence éphémère, en attente que ce "vide" devienne un "plein".  

    Décrite par certains comme inutile, la friche est, par nature, sauvage. C’est un territoire libre, rebelle, un refuge à l'ancienne dans une société de plus en plus réglementée et sécurisée

    Mais depuis quelques années, un nouveau mouvement prend de l'ampleur, les friches ne restent que peu de temps à l'abandon car dès leur apparition elles sont convoitées par divers mouvements associatifs. Aussi aujourd'hui, bien souvent, les friches urbaines se jardinent au quotidien. Des jardins partagés investissent alors des coins oubliés de la cité et produisent une agriculture urbaine transitoire.

    Il en va de même pour d’immenses friches industrielles, ferroviaires ou militaires, Dépolluées, redessinées, regagnées par la ville, elles connaissent alors une renaissance et souvent deviennent le théâtre d'incontrôlables activités écolo-alternatives.

    Ainsi plus que jamais à Paris, "la nature a horreur du vide" et, l’abandon, le délaissé se transforme immédiatement en un lieu occupé par des activités les plus diverses.
    C'est ce que l'on peut appeler la friche paysagée ou encore la friche ludique !

    Bonnes ballades à la découverte de ces nouvelles friches parisiennes.


    >> Du terrain vague à la friche paysagée

    >> La SNCF prête ses friches aux artistes à Paris

     

     


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