• René Maltête, le photographe qui déclenche le sourire ….

    Photo : © René Maltête, In "Paris des Rues et des Chansons", Édition du Pont Royal, Paris, 1960 

     

    Je porte un grand intérêt aux photographes humanistes et on connait mon admiration pour Willy Ronis qui, pour moi, est clairement leur chef de file.
    Au côté de Willy, nous avons les célébrissimes Doisneau, Boubat, Izis, Brassaï et d'autres moins connus mais tout aussi représentatifs de ce courant comme Marcel Bovis, René-Jacques, Jean Dieuzaide, Janine Niepce, Sabine Weiss, Jean Marquis, Jean-Philippe Charbonnier, Édith Gérin,  Ina Bandy, André Papillon, Léon Herschtritt, Jean-Louis Swiners ou encore Eric Schwab ...
    Tous ont eu droit sur Parisperdu à des billets plus ou moins détaillés.

    Mais aujourd’hui, je voudrais y ajouter René Maltête un photographe discret, stagiaire aux côtés de Jacques Tati et Claude Barma dans les années 50, puis membre de l’agence Gamma-Rapho dans les années 60.

    Maltête est un incontournable de la photo de rue dont les clichés sont souvent très connus, bien plus que son nom. Pourquoi et comment me direz-vous ?

    Tout simplement parce que Maltête est un grand, un très grand "photographe de rue" et cela avant même que le terme ne devienne à la mode. Tout comme Ronis, il capture la vie mais il y ajoute systématiquement une touche de fantaisie, on peut reconnaitre-là l'élève de Jacques Tati … ! A la vue d'un cliché de René Maltête, votre sourire va invariablement se déclencher, le photographe a fait mouche … Et c'est à ça que l'on reconnait le travail de Maltête : des images drôles et insolites, bourrées de clins d’œil …


    >> Les photographes humanistes sur Parisperdu.

    >> La grande expo des Humanistes.

    >> Patchwork de photos de René Maltête.

     


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  • Pas de sushis à la Mouzaia …

     Photo: © Benoit Martin, avec l’aimable autorisation du restaurant Isse Izakaya.

     

    Il y a quelques années j'avais participé à un atelier de préparation de sushis dans le quartier de la Mouzaïa. Si mes souvenirs sont exacts, ce devait être au 40 de cette rue du 19ème arrondissement.
    A mon retour d'un tout récent voyage de deux semaines au Japon, j'ai voulu retourner à la Mouzaïa pour un nouveau stage, pour en quelque sorte … une "remise à niveau".

    Mais désormais, pas de sushis à la Mouzaia … car l'entreprise Wasabi dont Patrick Duval est le créateur m'informe que maintenant les cours sont donnés, le dimanche, dans son restaurant Isse Izakaya de la rue de Richelieu (au 45).
    Là, on y apprend les bases : découper le poisson, comment faire cuire le riz. Puis on se met aux makis et aux sushis et en quelques heures vous pourrez devenir un véritable pro du sushi !

     

    >> L'ÉCOLE WASABI PARIS, la plus ancienne école de sushi en France.

     


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  • Le peintre de la Tour Eiffel est à Kyoto.

     

    Affiche de l'Exposition Marc Riboud dans une rue de Kyoto (novembre 2019)

     

    Quelle ne fut pas ma surprise en parcourant les petites rues du célèbre quartier Gion à Kyoto de me retrouver nez à nez avec cette affiche placardée sur le mur en bois d'une maison traditionnelle nipponne ?
    "Le peintre de la Tour Eiffel", l'un des clichés mythiques de Marc Riboud était là, devant mes yeux ! L'affiche annonçait certainement une exposition de ce grand photographe à des dates facilement devinables, mais où et comment y aller ? Difficile à savoir car le reste du texte de l'affiche est exclusivement composés de Kanji et de Kana, les idéogrammes et les syllabaires japonais, … indéchiffrables pour moi.
    Mais mon moteur de recherche préféré me donne la réponse en quelques secondes.
    L'Expo se trouve au Kahitsukan, le musée d'art contemporain de Kyoto. Celui-ci présente en effet fréquemment des expositions de grands photographes et, après Elliott Erwitt en 2018 et Robert Doisneau début 2019, c'est Marc Riboud qui était à l'honneur lors de mon récent séjour à Kyoto … une aubaine que je n'hésite pas à partager avec vous.



    >> Vue du l'Exposition (1er niveau)

    >> Marc Riboud à Kyoto en 2005 (1)

    >> Marc Riboud à Kyoto en 2005 (2)


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  • Le voyage aurait-il déjà commencé ...

    Figures du Japon, à l'Espace Densan, Maison Wa_Paris 1er.

     

    A quelques jours de mon départ pour le Japon (Parisperdu va donc fermer ses portes pour une quinzaine de jours), il m'a semblé pertinent de faire un tour à l'Espace Densan, à l’intérieur de la Maison Wa, où se tient, jusqu'à fin octobre une exposition dédiée à la culture japonaise

    Dès l'entrée, on est tout de suite frappé par le calme, la quiétude du lieu et l'harmonie qui se dégage de cet espace dépouillé, épuré. On est alors illico transporté au pays du soleil levant ...

    L'exposition est dédiée aux objets d’artisanat qui, dans la culture japonaise, portent bonheur. Car au Japon, il existe de nombreux porte-bonheur ou "engimono", terme constitué de deux idéogrammes : engi ("présage") et mono ("objet").
    Les Japonais considèrent que les bons présages leur portent chance et les aident à réaliser leurs souhaits.
    Alors depuis des siècles, ils confient leurs désirs aux "engimono", surtout à de moments spéciaux de la vie, par exemple pour un mariage, le jour d’un examen … où pour un voyage dont vous attendez beaucoup !

    A la sortie, près de la porte, un écriteau dit :  いてえらすはい Itterasuhai, c'est-à-dire "prenez soin de vous", alors pas de doute, mon voyage a déjà commencé … et sous les meilleurs hospices.

    >> L'EXPO Figures du Japon, du 2 au 30 octobre 2019 au 8 Rue Villedo, 75001 Paris (Espace Densan, Maison Wa)

     


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  • Photo: Source : CKUT

     

    Dans les quartiers de l'Est parisien, l’impact des nouveaux arrivants est complexe à mesurer. Toutefois, il est certain que l’arrivée de ce qu'il est convenu d'appeler "les bobos", a complètement chamboulé le marché de l’immobilier de l'Est de Paris, que ce soit à la location ou à l’achat.
    Dans ce secteur géographique, en un an, les prix de l’immobilier ont encore grimpé de 5,7 %, et de … 48,6 % en dix ans, selon le site de la Chambre des Notaires du Grand Paris,

    Et maintenant, il en va de même pour les grandes métropoles en Régions.
    En fuyant Paris, « son ciel gris et ses matins moroses », comme le chante Camille, les jeunes cadres parisiens seront-ils, là aussi, tenus responsables de phénomènes de gentrification ?
    Sans doute, mais peut-être sont-ils en train de détruire ce qu'ils étaient venus chercher


    >> La gentrification sur Parisperdu.


     


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