• La Butte Montmartre vue du  Centre Pompidou (juin 2002)

    Paris tout comme Rome ou encore d’autres villes sacrées de l’Antiquité serait bâti sur 7 collines.
    À l'intérieur de sa limite actuelle que constitue le boulevard périphérique, plusieurs reliefs, composés de buttes gypseuses, forment de petites collines de part et d'autre de la Seine. On trouve ainsi le Mont-Souris, la montagne Sainte-Geneviève (ancien mont celte Leucoticius), la Butte-aux-Cailles, Mésnil-Montant, Belleville, Montmartre (ancien Mont Mercure) et la colline de Chaillot. Soit 7 collines …

    Mais on peut aussi ajouter : la butte Bergeyre, Passy, Charonne, les Buttes Chaumont (incluant comme son pluriel le laisse entendre : la butte du Chapeau-Rouge), Montparnasse, et le Mont Louis appelé aussi "colline de Champ l'Evêque" et de nos jours "Le Père Lachaise".
    Et là, ça fait non pas sept, mais treize. Toutefois ce nombre étant beaucoup moins magique on lui préféra de tout temps le nombre sept qui symbolise l’achèvement du monde.

    Mais le décompte ne s'arrête pas là, si l'on se base sur un critère objectif: celui de  la hauteur. Et, si l'on retient la cote des 100 mètres comme une cote usuelle pour définir une colline, alors on ne compte plus que 5 collines: Montmartre, Belleville, Ménilmontant, Les Buttes Chaumont et la butte Bergeyre. Toutes les autres avoisinent seulement les 70 mètres et la plus basse c'est Sainte-Geneviève qui culmine à 61 mètres… et pourtant, elle reçoit le nom de "montagne" (!),


    Convenez avec moi que la vérité sur le nombre des collines parisiennes n'est pas facile à cerner …


    >> Les hauteurs de Paris.

    >> Les sept collines de Paris, un documentaire de Christian Bussy.

     

     


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    Le projet "PARIS SMART CITY 2050" : relookage de la rue de Rivoli 75001 Paris

     

    Alors qu'Anne Hidalgo a lancé le projet "Réinventer Paris", que d'autres traitent Paris de "Ville Musée" et que certains envisagent d'ériger 5 à 6 nouvelles tours dans la capitale, on peut légitimement se poser la question: mais où va Paris … ?

    Personnellement, j'ai un peu de mal à accepter l'argument ultra-éculé de "ville-musée" ... car en quoi est-ce un problème d'avoir un patrimoine riche et d'être ainsi qualifiée de "ville-musée" ?

    Le problème se poserait plutôt si l'on constatait que Paris était devenu une ville morte. Mais ville musée et ville morte sont deux choses différentes... Et, si quelque chose a "muséifié" Paris ce n'est pas parce qu'on aurait refusé la construction de gratte-ciels de verre et béton qui singeraient Shanghai ou Dubaï. La "muséification" de Paris vient plutôt du fait qu'on y a quasiment tué toute activité artisanale et industrielle et qu'après en avoir chassé les ouvriers, on est en train d'en chasser les classes moyennes.

    Il est patent de constater que l'architecture actuelle ne parle plus le même langage que celle qui a été accumulée dans la capitale depuis des siècles ... et c'est malheureux. Les nouvelles générations d'architectes se gargarisent de leur rupture avec l'architecture traditionnelle et, confinés dans leur égo, ventent les immeubles de grande hauteur. Or les tours à Paris sont un non-sens et surtout pas une modernité pour une ville plutôt horizontale et déjà très dense. De surcroît les tours sont un contre-sens écologique ... et "réinventer Paris" sur ce schéma en érigeant des constructions finalement esthétiquement médiocres serait une mascarade. Et quand certains envisagent de construire d'autres tours à Montparnasse, on cauchemarde.

    Il en va de même avec l'aménagement des grandes places parisiennes car on voit bien aujourd'hui les problèmes que pose la nouvelle place de la République. Créer ces grandes esplanades génère des difficultés pour la sécurité et l’ordre public. La place de République est devenue incontrôlable et les architectes et les urbanistes ont une grosse responsabilité face à l’utilisation des réseaux sociaux qui permettent d'y organiser des rassemblements en cinq ou dix minutes.

    Alors oui, plus que jamais, où va Paris … ?


    >> PARIS SMART CITY 2050, cauchemar verdâtre ?

     

    >> Place de la République

     

     


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    Aubervilliers, 1947_Photo © Louis Stettner

     

    Le photographe de légende Louis Stettner est mort le 13 octobre, il venait d'avoir 93 ans. C'était un monument de la photographie. Une légende telle que le métier de photographe sait en façonner. Un voyageur de l'âme et du regard, un capteur d'émotions sensuelles et fabuleuses, un esthète dont l'écriture photographique savait rendre évident aux yeux de tous ce que lui seul voyait.

    Cet humaniste américain a immortalisé le pont de Brooklyn, les rues de Paris, les modes de vie des années 70… Il adorait la France, qu'il avait découverte après la guerre. Brassaï et Boubat étaient ses amis.

    Ses célèbres photographies des banlieues parisiennes étaient empreintes de douceur et d'humour. Et, pour sa dernière exposition: "Louis Stettner. Ici ailleurs", au centre Georges Pompidou cet été, il avait révélé ses derniers travaux réalisés dans les Alpilles car la France était vraiment son pays de cœur.

    Aux États-Unis, il descendait photographier les gens dans le métro, arpentait la Ve Avenue pour saisir les postures des passants, enregistrait les signes des changements sociaux.
    En 1990, il s'installe définitivement en France avec son épouse, à Saint-Ouen dans la banlieue parisienne où il continuera à prendre des photographies. Récemment il disait: "Avoir dû rester dans les frontières du réalisme a constitué une limitation, que j'ai ressentie comme une contribution à la puissance de mes images. La nature même de la photographie vous force à produire quelque chose de bien plus expressif que la peinture ou la sculpture ne pourraient le faire. Vous devez travailler en prise avec la vie réelle".

    Nous garderons de lui ses images, celles d'un certain regard. D'une certaine compréhension du monde. Celles d'un certain bonheur aussi …


    >> Louis Stettner, site officiel.

    >> "Louis Stettner, Ici ailleurs", Exposition Centre Pompidou, Paris Galerie de photographies, septembre 2016.

    >> La photo humaniste sur Parisperdu.

     


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  • Des nouveaux kiosques à journaux bientôt dans Paris …

     

    L'actuel et le futur ... lequel préférez-vous ... ?

     

    Le nouveau modèle de kiosque imaginé pour Paris est loin de faire l’unanimité, le look est peut-être plus moderne mais on dirait une poubelle géante, ou une espèce de gros conteneur, … vraiment c’est plutôt moche.

    Pourtant pour concevoir ces nouveaux kiosques, la Mairie de Paris a choisi Matali Crasset ou plutôt matali crasset (elle ne veut pas de majuscules à son nom !), un ponte du design, une des "designeuses" françaises les plus reconnues au monde … mais son résultat ne fait pas rêver …

    Les nouveaux kiosques apporteront, parait-il, plus de confort pour les marchands de presse, bien, mais pourquoi ne pas concilier cet avantage avec un design qui reprenne ce qui fait tout le charme du "Paris Romantique" cher aux touristes de France et du monde entier car, au même titre que les colonnes Morris ou les fontaines Wallace, les kiosques à journaux de style Haussmannien avec leurs éléments de décor en fer forgé sont emblématiques de la Capitale. On peut même affirmer que les kiosques à journaux parisiens sont comme les bus londoniens rouges ou les taxis jaunes à New York, ils sont d'un attrait touristique incontournable. Ils font partie de la marque de commerce de la ville... Alors, avoir demain des kiosques sans âme et totalement impersonnels, c'est plus que dommage, cela porte atteinte à la beauté et à la spécificité de Paris : quel intérêt d’avoir des kiosques à journaux pouvant se retrouver dans n’importe quelle ville du monde ? A Paris désormais on dirait que tout ce qui est traditionnel et de bon goût doit disparaitre... On pourrait aussi démonter la Tour Eiffel ou transformer l'Arc de Triomphe avec de la publicité électronique sur toutes les faces, style Time Square à New-York …! Vous verrez que bientôt la Mairie de Paris s'attaquera aux bouches de métro de Guimard ou aux colonnes Morris: pas assez modernes, elles non plus ...


    >> Le mobilier urbain parisien sur Parisperdu

    >> Signez la Pétition : " Non aux nouveaux kiosques à journaux Parisiens"

     


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    Le Café du Commerce, 13 rue de Clignancourt Paris 18ème

    Lorsqu'on parle de bistrots, on est toujours un peu nostalgique. On a toujours ce curieux sentiment qui rend toute nouveauté suspecte. On se méfie du "concept", on craint le "toc", on subodore l'arnaque, et on a raison. Il y a peu de vrais bistrots car aujourd'hui, en ouvrir un ce n'est plus entrer dans le métier, mais faire un investissement. Et, avec la hausse du prix de l'immobilier, il est devenu impossible de vivre convenablement de la limonade si l'on n'a pas de gros capitaux ou un vieux tonton millionnaire.

    Aussi désormais, la plupart des patrons de cafés sont des gérants ou des employés et se soucient de la clientèle comme d'une guigne. Ils ne parlent pas, ne paient le coup à personne et considèrent que le client est roi aussi longtemps qu'il casque et qu'il la ferme. Et surtout, ne me parlez pas des enseignes maudites, des "néo-cafétérias", qui sont tenues par des esclaves qui rêvent de l'American way of life. Mais où sont les neiges d'antan ?

    Et pourtant, comme disait Antoine Blondin : "Le zinc est le seul métal conducteur d'amitié".




    >> Les bistrots parisiens sur Parisperdu.

    >> Qu'est-ce qu'un bistrot authentique ?

     


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