• Willy Ronis ou la preuve par 9 ! (1/10)

    La passerelle du pont des Arts - Paris, 1964_ ©Willy Ronis

     

    On connait ici mon admiration et mon attachement pour Willy Ronis.

    Ce grand photographe humaniste a été pour moi une source d'inspiration et il m'a encouragé lors de la création du blog Parisperdu. Sur ce blog, depuis le début de mes publications, en 2005, 90 billets lui ont déjà été consacrés.
    Est-ce beaucoup ? Est-ce trop ?
    Sans doute n'est-ce toujours pas assez pour cet immense photographe, aussi à partir d'aujourd'hui j'entame une série de 9 billets supplémentaires.
    Pourquoi 9 billets me direz-vous ?

    Eh bien parce que le chiffre 9 m'apparait vraiment être le chiffre-clé de Willy Ronis.
    Jugez plutôt : il est né à Paris dans le 9e arrondissement et nous a quitté en 2009 à 99 ans, il obtient le grand Prix national de la photographie en 1979 et est nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1990, il lègue son œuvre photographique de 90 000 clichés à la France en 1989 et  l'exposition-vente de sa succession a débuté un 9 décembre … et je pense que l'on pourrait trouver encore d'autres occurrences du chiffre 9 dans l'œuvre et dans la vie de Ronis !
    Nous voici donc au départ de cette série: "Willy Ronis ou la preuve par 9", soit une aventure de 99 ans en 9 chapitres dont le premier sera, sans doute, celui qui me tient le plus à cœur et aussi celui que j'ai le plus exploré à travers ses images et en arpentant moi-même le terrain, il s'agit bien sûr de : Belleville Ménilmontant.

     

    >> Les 90 billets de Parisperdu sur Willy Ronis.

     

     


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  • Et si la vie, comme la photo, n'était qu'une question de cadrage ?
    Willy Ronis tenant son Rolleiflex • Crédit : Lily FRANEY/Gamma-Rapho – Getty (1993)

     

    Willy Ronis que j'ai côtoyé sur le tard était un homme absolument merveilleux, un conteur hors pair, quelqu’un d’une humanité prodigieuse et d’une immense sensibilité. Tout cela se lit sur ses photos.

    En 2008, une année avant sa disparition, il disait : " Je ne crois pas du tout qu'une fée spécialement attachée à ma personne ait, tout au long de ma vie, semé des petits miracles sur mon chemin. Je pense plutôt qu'il en éclot tout le temps et partout, mais nous oublions de regarder. Quel bonheur d'avoir eu si souvent les yeux dirigés du bon côté ! "

    Je partage avec lui le sentiment que pour réussir une belle image il faut certes un jeu de circonstances, de hasard, d’instinct et de métier, mais qu’au fond une bonne photo sur le vif c’est avant tout une rencontre imprévue et fugace entre des gens qui ne se parleront pas, et que l’imprévu est le sel de toute chose pour les âmes curieuses. Et Willy Ronis d'ajouter : "Il y a parfois des moments qui sont si forts que j'ai peur de les tuer en faisant une photo".
    Et oui, si la vie, comme la photo, n'était qu'une question de cadrage ?


    >> "Le siècle de Willy Ronis".

     


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  • "Deux ou trois choses que je sais d'elle" : la vraie star c'est Paris …

      Crédit photo : Tamasa Diffusion

    À première vue, on pourrait penser que la star de ce film de Jean-Luc Godard, sorti en 1967, c’est Marina Vlady alias Juliette Janson, une épouse et mère ordinaire, vivant dans un grand ensemble de banlieue parisienne, récemment construit.

    Mais plus que Marina Vlady, la vraie star de "Deux ou trois choses que je sais d’elle", c’est Paris. Ou plutôt sa banlieue qui, en cette période prospère des Trente Glorieuses, est en pleine transformation. Aux portes de la capitale se construisent alors de grandes barres d’immeubles, afin d’accueillir des familles. Jean-Luc Godard observe ce phénomène d’urbanisation de l’Île-de-France avec un regard comparable à celui d’un sociologue. Le tournage du film se fait à la très moderne cité des 4000 à La Courneuve, qui à cette époque, représente une certaine révolution immobilière.

    Jean-Luc Godard signe un film où la fiction rencontre le documentaire et inversement. Mais surtout, le film est un condensé des différentes thématiques (idéologiques et esthétiques) de Jean-Luc Godard. Parmi les plus notables, citons celle sur l’impérialisme américain avec le discours sur la guerre du Viêt-Nam ou bien le jeu si particulier de ses comédiens.
    Mais c'est la bande annonce du film qui nous révèle ce que Godard entend par "ELLE".

     

    >> Voir la bande annonce du film.

    >> L'affiche du film.

    >> Jean-Luc Godard and Marina Vlady sur le tournage de "Deux ou trois choses que je sais d'elle" (1967) photo: © Giancarlo Botti



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  • Isabelle Huppert, meilleure actrice du siècle !

    Isabelle Huppert, Photo: ©Willy Ronis, 1994

     

    Le "New York Times" vient de classer Isabelle Huppert, meilleure actrice du XXIe siècle.
    La Française est en effet placée par le journal américain au deuxième rang du classement des 25 plus grands acteurs du siècle en cours. Mais comme c'est un homme qui occupe le premier rang (Samuel L. Jackson), le titre de meilleure actrice revient donc à Isabelle Huppert.

    Willy Ronis ne s'était pas trompé en 1994 lorsqu'il accepta de photographier l'actrice, car c'est la seule "star" qu'il aura photographiée.
    En effet, Willy qui ne fréquentait guère le monde du cinéma ou du show business, préférait se rendre dans les quartiers populaires pour y photographier de petites gens et ainsi continuer à assoir son rang de n°1  des photographes humanistes (selon mon classement personnel !).

     

    >> Willy Ronis et Parisperdu.

     


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  • Sabine Weiss, pour l'ensemble de son œuvre.

    Sabine Weiss, autoportrait en 1954 et portrait en octobre 2014.

     

    En 2019, Kering s’associe aux Rencontres d’Arles et lancent ensemble le prix Women in Motion qui vise à donner une plus grande visibilité aux femmes photographes.

    Cette année, malgré l'annulation de la 51e édition du festival l'été dernier, les Rencontres ont décidé de maintenir ce prix et de le décerner en novembre, mois traditionnellement dédié à la photographie.
    Et c'est Sabine Weiss, grande figure de la photographie humaniste, qui a remporté le prix Women in Motion 2020, décerné pour l'ensemble de sa carrière.

    C'est donc près de 80 ans de photographie qui sont récompensées. Car Sabine Weiss, 96 ans, toujours en activité, est l'une des plus éminentes représentantes, à côté d'Edouard Boubat, de Willy Ronis ou de Robert Doisneau, de ce que l'on a appelé la photographie humaniste française.
     Humaniste elle l'est à 100% car elle s'intéresse d'abord aux gens et porte toujours sur eux un regard empathique et bienveillant. Elle "shoote" des enfants, des vieillards, des amoureux, des clochards, des gitans, des lieux de culte toutes religions confondues, des familles chez elles, et à Paris, la rue de jour et de nuit, souvent autour de son domicile du 14ème arrondissement.

    "J’ai fait énormément de choses différentes, -dit-elle - des reportages sur des pays, de la mode, des personnalités, des usines, des voitures, des bébés, des morts, des vivants… Et des photographies pour moi, à mes temps perdus, dans la rue. Ce sont celles que je préfère, celles qui me touchent le plus, parce qu’elles représentent une époque qui n’existe plus. Une époque où les gens étaient plus simples et plus gentils qu'aujourd'hui."


    >> Sabine Weiss, déjà sur Parisperdu.

    >> Sabine Weiss et son regard compatissant.

    >> "Prix Women In Motion pour la photographie".

     

     

     

     

     

     


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