• Friches parisiennes.

    Une friche parisienne, Porte de Clichy_Paris 17ème (été 2012)

     

    Dans une ville aussi dense que Paris, où le moindre mètre carré a un potentiel financier de plus en plus important, peut-il encore exister des friches, des terrains vagues ou des immeubles à l'abandon ?
    La réponse est "oui mais" … car dans un tel contexte économique, la friche sera par essence éphémère, en attente que ce "vide" devienne un "plein".  

    Décrite par certains comme inutile, la friche est, par nature, sauvage. C’est un territoire libre, rebelle, un refuge à l'ancienne dans une société de plus en plus réglementée et sécurisée

    Mais depuis quelques années, un nouveau mouvement prend de l'ampleur, les friches ne restent que peu de temps à l'abandon car dès leur apparition elles sont convoitées par divers mouvements associatifs. Aussi aujourd'hui, bien souvent, les friches urbaines se jardinent au quotidien. Des jardins partagés investissent alors des coins oubliés de la cité et produisent une agriculture urbaine transitoire.

    Il en va de même pour d’immenses friches industrielles, ferroviaires ou militaires, Dépolluées, redessinées, regagnées par la ville, elles connaissent alors une renaissance et souvent deviennent le théâtre d'incontrôlables activités écolo-alternatives.

    Ainsi plus que jamais à Paris, "la nature a horreur du vide" et, l’abandon, le délaissé se transforme immédiatement en un lieu occupé par des activités les plus diverses.
    C'est ce que l'on peut appeler la friche paysagée ou encore la friche ludique !

    Bonnes ballades à la découverte de ces nouvelles friches parisiennes.


    >> Du terrain vague à la friche paysagée

    >> La SNCF prête ses friches aux artistes à Paris

     

     


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  • Les Grands Moulins de Pantin.

    Les Grands Moulins de Pantin, le canal de l'Ourcq et la ligne du tramway T3b (juin 2014)

    Les Grands Moulins de Pantin utilisaient le canal de l'Ourcq pour le transport des céréales venant des plaines de la Brie et de la Beauce. Avec ceux de Corbeil et aussi ceux de Paris dans le 13e arrondissement, ces grandes infrastructures ont longtemps servi à alimenter la capitale en farine.

    Le bâtiment est imposant avec ses huit étages, sa chaufferie, ses deux importants silos et ses 24 meules. Quasiment détruit à la fin de la première guerre mondiale, il sera reconstruit en 1923 mais subira à nouveau d'importants dégâts en 1944. Le moulin, les silos et la chaufferie sont restaurés en 1945 par l'architecte Jean Bailly, qui créera de nouveaux bâtiments dont la semoulerie en 1952, ainsi que divers ateliers annexes.

    En juin 2001, le groupe Soufflet, propriétaire des Grands Moulins de Pantin ferme la meunerie, et en 2003 la production et définitivement arrêtée. Le bâtiment est racheté par Meunier Immobilier, filiale du groupe BNP Paribas qui décide sa transformation en bureaux.

    Le projet consiste à réaliser un ensemble tertiaire de 50 000 m2 de bureaux dont 22 000 provenant de la réhabilitation des bâtiments anciens, pour un investissement de 160 millions d’euros, et qui doit impérativement respecter l'architecture initiale.
    Ainsi, les trois tours et les grandes toitures sont conservées. La chaufferie est transformée en cafétéria. Le silo donnant sur le canal est  également conservé alors que la structure du Moulin, en béton et briquettes, est percée de fenêtres.

    Ces locaux de bureaux maintenant desservis par la ligne de tramway T3b sont désormais occupés par l'entreprise BNP-Paribas Securities Services, qui en a pris possession fin 2009.

    C'est l'histoire, aux portes de Paris, d'une restructuration réussie.


    >> Canal de l'Ourcq : atmosphère "Nuit et brouillard".

    >> Nouvelle vie en usines.

    >> Des étudiants dans la farine ... ?

     


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  • Pause au pays d'Aung San Suu Kyi.

     

    Parisperdu interrompt ses publications pour une quinzaine de jours. Juste le temps d'une pause au pays d'Aung San Suu Kyi.

    Prix Nobel de la paix, la "dame de Rangoun" aussi surnommée le "Papillon de Fer" par ses partisans a été faite citoyenne d'honneur de la Ville de Paris en juin 2004.

    Suu Kyi, qui a toujours les cheveux parés de fleurs, nous donne à réfléchir sur les élites de notre monde lorsqu'elle déclare: "Ce n’est pas le pouvoir qui corrompt, mais la peur : la peur de perdre le pouvoir pour ceux qui l’exercent"

     

    A très bientôt sur Parisperdu ….

     

     

    >> Dans les rues de Rangoun.

     

     

     


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  • Les rues de Paris sont un sujet inépuisable!

    Signalisation de rues dans le 19ème arrondissement.


    Avec plus de 5 000 rues, avenues, boulevards et autres impasses, les rues de Paris sont un sujet inépuisable.
    A raison de 5 billets par mois, ce qui est son rythme actuel de publication, Parisperdu mettrait 1000 mois pour épuiser le sujet, soit plus de 83 ans … autant dire une éternité !


    >> Les rues de Paris sur Parisperdu

    >> "Les deux boules", une rue méconnue de Paris …

     

     

     

     


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  • La Butte Montmartre vue du  Centre Pompidou (juin 2002)

    Paris tout comme Rome ou encore d’autres villes sacrées de l’Antiquité serait bâti sur 7 collines.
    À l'intérieur de sa limite actuelle que constitue le boulevard périphérique, plusieurs reliefs, composés de buttes gypseuses, forment de petites collines de part et d'autre de la Seine. On trouve ainsi le Mont-Souris, la montagne Sainte-Geneviève (ancien mont celte Leucoticius), la Butte-aux-Cailles, Mésnil-Montant, Belleville, Montmartre (ancien Mont Mercure) et la colline de Chaillot. Soit 7 collines …

    Mais on peut aussi ajouter : la butte Bergeyre, Passy, Charonne, les Buttes Chaumont (incluant comme son pluriel le laisse entendre : la butte du Chapeau-Rouge), Montparnasse, et le Mont Louis appelé aussi "colline de Champ l'Evêque" et de nos jours "Le Père Lachaise".
    Et là, ça fait non pas sept, mais treize. Toutefois ce nombre étant beaucoup moins magique on lui préféra de tout temps le nombre sept qui symbolise l’achèvement du monde.

    Mais le décompte ne s'arrête pas là, si l'on se base sur un critère objectif: celui de  la hauteur. Et, si l'on retient la cote des 100 mètres comme une cote usuelle pour définir une colline, alors on ne compte plus que 5 collines: Montmartre, Belleville, Ménilmontant, Les Buttes Chaumont et la butte Bergeyre. Toutes les autres avoisinent seulement les 70 mètres et la plus basse c'est Sainte-Geneviève qui culmine à 61 mètres… et pourtant, elle reçoit le nom de "montagne" (!),


    Convenez avec moi que la vérité sur le nombre des collines parisiennes n'est pas facile à cerner …


    >> Les hauteurs de Paris.

    >> Les sept collines de Paris, un documentaire de Christian Bussy.

     

     


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