• Pierre Jahan, un photographe à la marge …

    Petites filles à Montmartre © Pierre Jahan -1938

     

    Photographe à la marge de tous les courants, mais rappelant parfois Brassaï ou Man Ray,
    Pierre Jahan se distingue par une production extrêmement variée qui oscille entre production personnelle et travaux commerciaux parmi lesquels de nombreux reportages sur le Paris des années 40 à 60.

    Il a produit aussi avec succès des photos et des collages publicitaires avec une certaine touche surréaliste. D'ailleurs, à ce sujet, il disait : "Le surréalisme... tire grand parti de l'équivoque et se prête à nombre de transpositions. Aussi je pense que le photographe a aussi le droit d'utiliser ses clichés comme un matériau susceptible d'engendrer le Rêve".

    Au cours de sa longue carrière, il a côtoyé les plus grands photographes de son époque. En 1936, Pierre Jahan rejoint Emmanuel Sougez dans l'aventure du Rectangle, un groupe de praticiens notoires, organisé pour assurer, en même temps que des productions de premier ordre, la défense et la diffusion de la photographie.

    A la même époque, il commence à exposer avec François Kollar, Henri Cartier-Bresson, Man Ray ... Puis en 1950, il rejoint le Groupe des XV aux côtés notamment de Robert Doisneau, Willy Ronis, René-Jacques. Il s'intitulait alors "illustrateur" ce qui impliquait un rapport étroit au texte, au livre, à la commande, et une certaine modestie. Il faisait partie d'une génération de photographes professionnels qui considéraient leur pratique comme un art du plaisir, de la liberté, de la disponibilité.

    Installé à Paris depuis 1933 où il s'est éteint le 21 février 2003, Pierre Jahan avait 93 ans.


    >> Pierre Jahan, un témoin du XXe siècle.

     >> Le Groupe "Rectangle".

    >> Le Groupe des XV.

     

     


    votre commentaire
  • Le savoir-faire des bottiers de Belleville est toujours vivant !

    "L'Atelier Maurice Arnoult" Association AMA. Crédit photo : @atelier_ama

     

    Déjà 10 ans que Maurice Arnoult, maître bottier à Belleville, nous a quitté. Il avait alors 102 ans et avait démarré dans ce métier à l'âge de 14 ans. Autant dire qu'il en avait accumulé du savoir-faire !

    Avant son grand départ, Maurice - dans son atelier du 83, rue de Belleville - avait pris soin, pendant vingt ans, de transmettre bénévolement son savoir-faire à une foule d’apprenti(e)s venu(e)s des quatre coins du monde.
    Et, dès 2005, l'association "L’Atelier de Maurice Arnoult" (AMA) va encadrer ce travail de transmission et elle continue encore aujourd'hui à garder vivante la mémoire de l’artisan-maître -bottier .

    Depuis le décès de Maurice, c’est désormais Michel Boudoux, un autre maître-bottier, qui a la responsabilité de former les élèves de l'AMA à la fabrication de la "chaussure femme, sur mesure".
    D'autres artisans-bottiers ont rejoint l'association en tant que maîtres bénévoles, ainsi aujourd'hui Jacques Aslanian et Léon Mesrobian s'attachent eux-aussi à faire perdurer ces savoir-faire artisanaux.

    Là où il est, Maurice Arnoult peut bien être satisfait de la relève ….


    >> L'association AMA « l'Atelier Maurice Arnoult », site officiel

    >> Maurice Arnoult, déjà sur Parisperdu.

    >> Maurice, l'artisan-bottier de Belleville a 100 ans !

    >> Michel Boudoux, maître-bottier.


     


    votre commentaire
  • Après le blog, le livre … 

     

    Dans la même veine que le blog Parisperdu,
    le livre "Portraits incertains … de certains parisiens" vient d'être édité.
    L'ouvrage est sorti des presses de l'imprimeur le 15 septembre dernier.

    Soyez parmi les premiers à le découvrir, et pour vous le procurer, cliquez :  ICI.

     

     

     


    votre commentaire
  • "Pourquoi tu mets jamais de soutien-gorge ?"

    "A bout de souffle", séquence :"Descente-des-Champs-Elysées" _photo©-Cauchetier

     

    Dans "A bout de souffle" le film de Jean-Luc Godard, sorti en 1960, Jean-Paul Belmondo interprète une petite frappe traquée par la police et qui se retrouve à Paris où il tente de convaincre Jean Seberg, une amie américaine, de partir avec lui en Italie.
    S'adressant à elle, sur les Champs-Elysées, Belmondo lui dit tout à coup : "Pourquoi tu mets jamais de soutien-gorge ?"

    60 ans plus tard, on a peut-être la réponse car pour leur confort ou par féminisme, de plus en plus de femmes décident de se passer de soutien-gorge et adoptent le “no bra”. Et depuis le confinement dû au covid-19, le mot-dièse #nobra fleuri de plus belle sur les réseaux sociaux.


    >> La séquence des Champs-Elysées, dans "A bout de souffle" le film de Jean-Luc Godard.



    votre commentaire
  •  

    Dans le Paris de mon enfance, je me sentais comme un poisson dans l'eau, j'avais l'âme d'un poulbot. Mais aujourd’hui, je me sens un peu comme un étranger, peut-être même encore moins légitime que les touristes…
    Dans ce qui fut ma boulangerie où, gamin, j’allais chercher la baguette matinale, il ne reste que des croûtes … celles de la "galerie-arty" qui a racheté le fonds de commerce.

    Dans les rues, c'est maintenant la tour de Babel ou le subsaharien tout juste arrivé croise les touristes asiatiques qui "font l’Europe" en dix jours.
    Dans les commerces et plus particulièrement dans les cafés, l'accent parisien en devenu un anachronisme, un idiome suspect. Et dans les arrières cours, qui faisaient le charme et le mystère de beaucoup de quartiers, les artisans ont disparu pour laisser place nette à la promotion immobilière.

    Paris est une très belle ville mais depuis une vingtaine d'années, Paris est devenue sale, polluée, voire dangereuse... Oui Paris est devenu moche, embouteillée et dans les rues, sur les trottoirs, c'est désormais l'anarchie qui règne.
    Cette ville a été confiée à des rêveurs et le rêve est en train de tourner au cauchemar.
    Triste Capitale !




    1 commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique