• La SNCF prête ses friches aux artistes (1/3)

    HALLE DUBOIS 72 boulevard Ney, Paris 18ème arrondissement

     

    Ce sont des lieux parisiens en friches que la filiale "Immobilier" de la SNCF, chargée de valoriser les biens du groupe, prête à des artistes, pour quelques heures ou quelques mois. Les candidats retenus peuvent alors laisser libre cours à leurs projets de création, en faisant vivre des sites jusqu'alors délaissés.

    La récente expérience de "Ground Control" — un ancien atelier de maintenance de la rue Ordener, transformé durant 4 mois en bar éphémère, en lieu d'art et de concerts — a convaincu "SNCF Immobilier" qu'il y avait un sillon à creuser, et une manière très innovante d'optimiser d'anciens sites ferroviaires qui, pour certains, feront l'objet de projets urbains à l'horizon de 5, voire 10 ans… Alors, en attendant cette échéance autant en faire des lieux culturels temporaires et ainsi les faire vivre durant cette longue période d'attente.

    L'appel à projets a d'ailleurs suscité un engouement hors du commun, avec 81 dossiers déposés et au final, 14 projets retenus. Ce sont des projets de spectacles vivants, de performances à thèmes, de la restauration, des expos d'arts plastiques, des expérimentations sonores … et souvent tout cela mélangé ...

    Mais n'y a-t-il pas une sorte de contrat léonin de la part de la SNCF ? Car oui elle prête ses sites aux artistes mais c'est à eux de remettre en état ces lieux abandonnés. Pas d'électricité et, la plupart du temps, tout à refaire aux frais des artistes, et si la SNCF a soudain besoin de ces ateliers, alors oust… tout le monde dehors.

     

    A suivre …

     

    >> Ground Control

    >> SNCF: Les Sites Artistiques Temporaires.

     

     


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  • Paris sera toujours une fête.

    Robert Delaunay, Tour Eiffel, 1928 (détail)

     

    Hemingway a écrit : "Paris est une fête" et Jules Renard a dit qu'il suffit d'ajouter deux lettres à Paris pour faire PARADIS.

    Bien sûr pour moi, Paris est la plus belle ville du monde, même si j'en ai vu d'admirables dans de nombreux pays. Mais ici, je n'ai pas besoin d'être de bonne foi.

    J'aime Paris la nuit avec sa tour Eiffel qui pétille comme le champagne. J'aime Paris le jour parce lorsque je m'y promène longuement, il y a toujours une station de métro avant la fatigue.

    Paris est une fête et je me dis qu'il en sera toujours ainsi, quoiqu'il arrive...
    Et ce "quoiqu'il arrive" est récemment arrivé, particulièrement dans les XIème et Xème arrondissements. Mais, malgré les terrasses de café et le Bataclan martyrs, dans ces arrondissements on a recommencé à faire la fête …
    Oui Paris sera toujours une fête.

     

     

    >>  "Fluctuat nec mergitur", billet du 24 Novembre 2015

     

     

     


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  • Friches parisiennes.

    Une friche parisienne, Porte de Clichy_Paris 17ème (été 2012)

     

    Dans une ville aussi dense que Paris, où le moindre mètre carré a un potentiel financier de plus en plus important, peut-il encore exister des friches, des terrains vagues ou des immeubles à l'abandon ?
    La réponse est "oui mais" … car dans un tel contexte économique, la friche sera par essence éphémère, en attente que ce "vide" devienne un "plein".  

    Décrite par certains comme inutile, la friche est, par nature, sauvage. C’est un territoire libre, rebelle, un refuge à l'ancienne dans une société de plus en plus réglementée et sécurisée

    Mais depuis quelques années, un nouveau mouvement prend de l'ampleur, les friches ne restent que peu de temps à l'abandon car dès leur apparition elles sont convoitées par divers mouvements associatifs. Aussi aujourd'hui, bien souvent, les friches urbaines se jardinent au quotidien. Des jardins partagés investissent alors des coins oubliés de la cité et produisent une agriculture urbaine transitoire.

    Il en va de même pour d’immenses friches industrielles, ferroviaires ou militaires, Dépolluées, redessinées, regagnées par la ville, elles connaissent alors une renaissance et souvent deviennent le théâtre d'incontrôlables activités écolo-alternatives.

    Ainsi plus que jamais à Paris, "la nature a horreur du vide" et, l’abandon, le délaissé se transforme immédiatement en un lieu occupé par des activités les plus diverses.
    C'est ce que l'on peut appeler la friche paysagée ou encore la friche ludique !

    Bonnes ballades à la découverte de ces nouvelles friches parisiennes.


    >> Du terrain vague à la friche paysagée

    >> La SNCF prête ses friches aux artistes à Paris

     

     


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  • Les Grands Moulins de Pantin.

    Les Grands Moulins de Pantin, le canal de l'Ourcq et la ligne du tramway T3b (juin 2014)

    Les Grands Moulins de Pantin utilisaient le canal de l'Ourcq pour le transport des céréales venant des plaines de la Brie et de la Beauce. Avec ceux de Corbeil et aussi ceux de Paris dans le 13e arrondissement, ces grandes infrastructures ont longtemps servi à alimenter la capitale en farine.

    Le bâtiment est imposant avec ses huit étages, sa chaufferie, ses deux importants silos et ses 24 meules. Quasiment détruit à la fin de la première guerre mondiale, il sera reconstruit en 1923 mais subira à nouveau d'importants dégâts en 1944. Le moulin, les silos et la chaufferie sont restaurés en 1945 par l'architecte Jean Bailly, qui créera de nouveaux bâtiments dont la semoulerie en 1952, ainsi que divers ateliers annexes.

    En juin 2001, le groupe Soufflet, propriétaire des Grands Moulins de Pantin ferme la meunerie, et en 2003 la production et définitivement arrêtée. Le bâtiment est racheté par Meunier Immobilier, filiale du groupe BNP Paribas qui décide sa transformation en bureaux.

    Le projet consiste à réaliser un ensemble tertiaire de 50 000 m2 de bureaux dont 22 000 provenant de la réhabilitation des bâtiments anciens, pour un investissement de 160 millions d’euros, et qui doit impérativement respecter l'architecture initiale.
    Ainsi, les trois tours et les grandes toitures sont conservées. La chaufferie est transformée en cafétéria. Le silo donnant sur le canal est  également conservé alors que la structure du Moulin, en béton et briquettes, est percée de fenêtres.

    Ces locaux de bureaux maintenant desservis par la ligne de tramway T3b sont désormais occupés par l'entreprise BNP-Paribas Securities Services, qui en a pris possession fin 2009.

    C'est l'histoire, aux portes de Paris, d'une restructuration réussie.


    >> Canal de l'Ourcq : atmosphère "Nuit et brouillard".

    >> Nouvelle vie en usines.

    >> Des étudiants dans la farine ... ?

     


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  • Pause au pays d'Aung San Suu Kyi.

     

    Parisperdu interrompt ses publications pour une quinzaine de jours. Juste le temps d'une pause au pays d'Aung San Suu Kyi.

    Prix Nobel de la paix, la "dame de Rangoun" aussi surnommée le "Papillon de Fer" par ses partisans a été faite citoyenne d'honneur de la Ville de Paris en juin 2004.

    Suu Kyi, qui a toujours les cheveux parés de fleurs, nous donne à réfléchir sur les élites de notre monde lorsqu'elle déclare: "Ce n’est pas le pouvoir qui corrompt, mais la peur : la peur de perdre le pouvoir pour ceux qui l’exercent"

     

    A très bientôt sur Parisperdu ….

     

     

    >> Dans les rues de Rangoun.

     

     

     


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