• Fanton, entrepôts de Bercy octobre 1974
    © Atelier Robert Doisneau

     

    Ce sont 30 photographies présentées pour la première fois dans le lieu-même de leur prise de vue, elles sont issues de plusieurs reportages du photographe réalisées dans les années 1970 puis 1980 dans les entrepôts de Bercy, futur Bercy Village. Alors que le lieu vit ses derniers moments de marché vinicole, Robert Doisneau se rend à Bercy à plusieurs reprises en 1974 et 1976 pour en garder une trace.
    Eternel humaniste passé maître dans l’art du portrait, il photographie alors les travailleurs, les gens du quartier, mais aussi les chats errants, aux côtés de bâtiments presque vides, afin d’immortaliser ces instants du quotidien avant la fermeture définitive du site. En plus des séries de photographies en noir et blanc, on pourra notamment découvrir dans l’exposition une sélection de ses clichés en couleur, méconnus du public.

    Lorsque Doisneau revient sur ses pas une dizaine d’années plus tard en 1987 et 1988 dans un lieu désormais désertique, quasi-fantomatique, empreint de nostalgie, il photographie le décor intriguant et poétique qui l’inspire alors pour réaliser plusieurs portraits de personnalités, dont celui de l’écrivain et journaliste Antoine Blondin.

    Les visiteurs de la Cour Saint-Emilion s’immergeront dans l’histoire de ces anciens chais vinicoles, dans le Bercy des années 1970 et 1980, à travers les portraits émouvants des derniers travailleurs des entrepôts de Bercy, instantanés de la fin d’une époque et clichés empreints de la poésie d’un lieu à l’abandon.

    Les amoureux de Paris et de Robert Doisneau, ont jusqu'au 2 octobre 2016 pour découvrir cet événement sous les voûtes de la Cour Saint-Emilion, en accès libre.


    >> Bercy par /by Doisneau, "in situ".

    >> Doisneau à Bercy, ses clichés en couleur, méconnus du public.(1)

    >> Doisneau à Bercy, ses clichés en couleur, méconnus du public.(2)

    >> Antoine Blondin à Bercy par Robert Doisneau (1987)

    >> Doisneau et Parisperdu:

    Aux entrepôts de Bercy

    *
    Dans les chais de Bercy

    *
    Cour Saint-Emilion.

    *
    Une petite ville pinardière.

     

     


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  • Le dernier visa de Marc Riboud …

     28ème édition de Visa pour l'image _ Couvent des Minimes Perpignan 01/09/2016

     

    En me rendant à l'édition 2016 de "Visa pour l'image", dans cette Mecque du Photojournalisme qu'est Perpignan, je me fais une joie de retrouver le génie de l'œil de Marc Riboud, avec la présentation de son reportage sur Cuba. Des photos quelque peu oubliées mais toujours aussi fortes, 53 ans après !
    Mais en sortant du couvent des Minimes, mon téléphone vibre, c'est une notification de l'AFP: "Le célèbre photographe français Marc Riboud est mort". La surprise est totale, le coup est rude, certaines images que je viens juste de voir me reviennent brutalement à l'esprit: Fidel Castro, les petits cubains jouant dans de sordides ruelles, les affiches de la propagande communiste: "URSS y Cuba la mano en la mano" …

    Cette sensation qui vous laisse sans voix, Riboud l'avait sans doute eue lui aussi, lors de ce reportage à Cuba, en 1963: car, lors d'un déjeuner avec Castro, le téléphone sonne: "Kennedy a été assassiné".

    Marc Riboud qui a parcouru le monde entier (États-Unis, Inde, Chine, Algérie, Afrique noire, Vietnam, Bangladesh, Japon ... et Cuba donc), pour nous rapporter des images d'une grande sensibilité, aura donc obtenu son dernier visa à Perpignan …
    Mais au fait, n'est-ce pas justement "le centre du monde" ?


    >> Les femmes de Marc Riboud ...

    >>Le célèbre "Peintre de la Tour Eiffel" de Marc  Riboud 1953, exposé à Guangzhou, en Chine, en mai 2012 © Chen Yehua / Xinhua / AFP. 

    >> Marc Riboud face à ses photos (interview vidéo)

     

     

     

     

     


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  • Fermeture estivale.

    Comme chaque année, à l'occasion des vacances d'été, Parisperdu fait une pause, un "break".

    Alors nous vous donnons rendez-vous, ici même, le 29 août 2016. 

    D'ici-là, Parisperdu  vous souhaite de très bonnes vacances !


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  •  

    La photo qui pose question … ?

    David "Chim" Seymour, à gauche, saluant Henri Cartier-Bresson à Paris 1938. David Seymour / Magnum Photos ©.

     

    Sur cette image figurent deux photographes majeurs du siècle dernier, deux monstres sacrés: David "Chim" Seymour et Henri Cartier-Bresson " H C-B". La photo a été prise à Paris,  sur les hauts de Belleville, en 1938, lors d'un défilé-manifestation. A cette époque, les deux photographes travaillent pour un nouveau quotidien communiste "Ce soir", dont Louis Aragon assure la direction. Mais, souvent en reportage de longue durée, chacun de leur côté en France, en Europe où ailleurs dans le monde, les deux photographes ont peu l'occasion de se voir car il est rarissime qu'ils couvrent un même évènement. 

    Aussi, en ce jour de mai 38, quand ils se rencontrent par hasard sur cette manif, ils se saluent longuement. La rencontre est si exceptionnelle qu'il leur semble justifié de l'immortaliser.

    Mais on peut légitimement se poser une question, "Qui a pris la photo" ?

    L'histoire ne le dit pas, même si dans les archives de l'Agence Magnum, la photo est créditée ainsi : "David Seymour / Magnum Photos ©". Alors "Chim" avait-il posé son appareil sur un pied et actionné le retard pour capter ce qui serait alors une mise en scène de la rencontre ? Où alors est-ce un comparse qui a pris le cliché, possiblement  avec l'appareil de David Seymour car l'appareil de Chim n'apparait pas sur la photo. Il s'agirait alors d'un comparse moins expérimenté car son cadrage a coupé les pieds de nos deux compères … Quoiqu'il en soit, il est certain que ce n'est pas l'appareil de Cartier-Bresson qui a saisi la scène car H C-B lui, porte bel et bien son Leica en bandoulière … Si vous avez la réponse, n'hésitez pas à nous en faire part. Merci d'avance…


    >> Les photographes majeurs sur Parisperdu.

    >> Tout savoir sur David Seymour, dit "Chim".

    >> Henri Cartier-Bresson, à vue d'oeil.

     

     


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  •  Eh oui, ça aussi c'est Paris !
    Maison Loo, angle de la rue de Courcelles et de la rue Rembrandt Paris 8ème (juin 2012)

     

    Le groupe pop-folk Orouni vient de sortir un clip original montrant divers édifices et monuments de Paris. Toutefois, dans cette vidéo, pas de tour Eiffel, pas d'arc de triomphe de l'Etoile, ni non plus de Cathédrale Notre-Dame …. mais  un défilement - en stop-motion - de plus de 40 lieux dont le style architectural ou décoratif est pour le moins dépaysant pour ne pas dire exotique : pagode chinoise, temple indien, ancien hammam, bulbes russes… Eh oui, ça aussi c'est Paris ! La Ville Lumière semble bien avoir définitivement ingéré ces nombreuses influences extérieures.

    A découvrir absolument.


    >> Le Clip Kalimbalism de (et par) Orouni

    >> Orouni sera en concert sur la terrasse de Petit Bain à Paris le 9 juillet 2016

    >> Liste des lieux parisiens photographiés, par ordre d’apparition dans le clip.


     


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