• Les vendanges à Paris.

    Les vendanges sur la Butte Montmartre_ 6 octobre 2016

     

    Avant, il y avait du vin tout autour de Paris. On y produisait des petits vins pour la consommation locale car à l'époque les transports ne permettent pas d'acheminer facilement vers la capitale les vins du Bordelais ou de la vallée du Rhône.

    La vigne de Montmartre est la plus ancienne car dès l'époque gallo-romaine on y trouve déjà du raisin. Mais au XVIIIe siècle, les parcelles commencent à disparaître devant l'assaut conjugué des promoteurs immobiliers et de la concurrence des autres régions viticoles françaises.  

    A Belleville, ce n'est pas l'urbanisation mais la chute des prix du vin qui pousse les agriculteurs à abandonner leurs vignes. Même sort dans le hameau de Vaugirard, où les maraîchers remplaceront les vignerons, puis, en 1897, les abattoirs remplaceront définitivement les champs. 

    Pour se souvenir de ce passé, la Ville a replanté des vignes : près de 2.000 pieds à Montmartre en 1932, plus de 700 pieds dans le parc Georges Brassens (15ème arrondissement) en 1983 et 140 pieds dans le parc de Belleville (20ème) en 1992. Même chose au parc de Bercy, où 350 pieds rappellent que, jusqu'au milieu du XXème siècle, le vin arrivait ici par bateau.  
    On trouve aussi des plantations de vignes de plus petite dimension : 230 pieds sur la Butte Bergeyre (19ème), et encore moins dans le Square Laurent Prache (6ème), ou le Square Truillot (11ème) …

    Mais cultiver des vignes au milieu du béton n'est pas une mince affaire car en ville, elles ne sont pas assez ventilées. Et quand il pleut, elles ne sèchent pas, alors le risque majeur est la pourriture des raisins.

    Aujourd'hui, ces vignes parisiennes sont toutes vendangées. Mais seules les bouteilles de Montmartre et du parc Georges Brassens sont vendues. Certes ce ne sont pas de grands vins. Dans le 15ème par exemple, le pinot noir donne un vin qui se garde deux à trois ans et se négocie entre 10 et 25 euros, estampillé "Clos des Morillons", comme avant. Les vins du "Clos Montmartre" ne sont gustativement pas meilleurs mais peuvent atteindre des prix indécents : 50 € la bouteille de 50 cl pour la "Cuvée des Lumières 2016" … !!!

    Pour la quatrième année consécutive, la Ville de Paris vous propose de participer aux vendanges. En raison de l'été chaud et ensoleillé, la première récolte a déjà eu lieu le 4 septembre : 460 kg de raisins ont été recueillis dans le parc Georges Brassens (15ème).

    Mais à Paris, les vendanges ne sont pas terminées pour autant. Deux autres récoltes sont prévues : le jeudi 13 septembre au parc de Bercy et le mardi 25 septembre dans le parc de Belleville.

    Ensuite, il y aura bien sûr de la célèbre Fête des Vendanges, qui investira Montmartre du 10 au 14 octobre. Un événement qui permettra de découvrir et déguster (avec modération !) un véritable vin de terroir … du terroir parisien !



    >> Pour s'inscrire aux vendanges parisiennes, c'est ici.

    >> Fête des Vendanges de Montmartre.


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  •  "Willy Ronis par Willy Ronis", dernier mois …

    Exposition "Willy Ronis par Willy Ronis", Au Pavillon Carré de Baudoin. Paris 20ème.
    Jusqu'au 29 septembre 2018, Prolongation jusqu'au 2 janvier 2019
    du mardi au samedi de 11h à 18h, entrée libre.

     

    Il vous reste un petit mois jusqu'au 2 janvier 2019  pour foncer au Pavillon Carré de Baudouin, dans ce 20e, sur les terres de Ménilmontant et de Belleville que Willy a tant arpenté et dont il disait : "Belleville et Ménilmontant sont, tout au moins pour moi, deux éléments essentiels de ce que j’aime bien appeler : la poésie de l’authenticité.”

    Car oui, plus qu'une exposition, c'est le retour du photographe sur ses terres. Un voyage en noir et blanc dans un Paris sensible et touchant.
    Mais surtout Ronis nous montre un Paris qui n’existe plus, je dirais volontiers un Paris perdu. Et force est de constater que le monde a moins changé entre les débuts de Ronis, en 1926, et ses dernières photos de 1975, que depuis cette date.
     Les photos de Paris, prises souvent dans les rues autour de l’exposition, celles des ouvriers, des cafés, des enfants, … montrent un monde dur, pauvre, ce n’est pas le Paris gentrifié. Mais au-delà de la difficulté de la vie, on ressent une certaine joie de vivre, et on contemple une classe ouvrière qui n’existe plus.

    Mais pour moi, l’intérêt majeur de cette exposition, outre le vaste choix des images présentées (200), repose sur les passionnants commentaires rédigés par Willy Ronis en accompagnement de ses images. En revenant sur les conditions de prise de vue de telle ou telle photo, il partage avec nous son sentiment que pour réussir une belle image il faut certes un jeu de circonstances, de hasard, d’instinct et de métier, mais qu’au fond une bonne photo sur le vif c’est avant tout une rencontre imprévue et fugace entre des gens qui ne se parleront pas, et que l’imprévu est le sel de toute chose pour les âmes curieuses.

     

    >> "Willy Ronis par Willy Ronis", déjà sur Parisperdu.

    >> L'Exposition "Willy Ronis par Willy Ronis".

    >> Sur le blog Parisperdu, près de 80 billets sur Willy Ronis.

     

     

     


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  •  Pipi popo.

    Uritrottoir sur l'Île Saint-Louis (Paris 4ème)

     

    C'est la dernière idée d'Hidalgo, les pissotières "écologiques" dites "Uritrottoir", une invention d'une société nantaise qu'elle s'est empressée d'adopter.
    De quoi s'agit-il ? Proposer aux répugnants individus qui urinent dans la rue au vu et au su de tout le monde, de le faire dans des trucs rouges et moches, avec des petites fleurs au-dessus - et évidemment rien pour se laver les mains.
    Alors là, on tend vers le degré zéro de la civilisation, l'encouragement à l'exhibitionnisme, et de surcroît la "chose" n'est pas très inclusive puisque les femmes ne peuvent pas s'en servir !

    Quand on pense qu'au même moment les toilettes "Art nouveau", protégées monuments historiques, sur la place de la Madeleine, sont livrées aux vandales et aux squatters, on comprend que le patrimoine et la beauté de Paris sont vraiment les dernières choses qui comptent pour la maire de Paris.

     

    >> Ginette, boulevard Arago.

     


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  • Fermeture estivale

     

    Comme chaque année, à l'occasion des vacances d'été, Parisperdu fait une pause.

    Mais nous vous donnons rendez-vous ici, dès le 27 août 2018.

    Messagerie et réseaux sociaux restent bien évidemment ouverts H24. 

    Alors pour nous contacter, c'est au choix via :Fermeture estivaleFermeture estivaleFermeture estivaleFermeture estivale


    Parisperdu vous souhaite de très bonnes vacances !

     

     

     

     

     


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  • Où est passé l'argot parisien ?

     Restaurant "Le Louchébem", angle du 31 Rue Berger, 75001 Paris

     

    « L'argot est mon patois », disait Alphonse Boudard qui avait passé sa petite enfance chez des paysans avant de revenir, jeune adolescent, à Paris où il était né.
    Mais l'argot parisien, le parler de Paname existe-t-il encore ? C'est fort douteux car ce parler populaire qui se "jactait naguère en toute honnêteté chez les prolétaires au turbin" a subi le sort des autres patois de France : la télévision unitaire, l'élévation du niveau de vie, la mondialisation et le fameux "vivre ensemble" ont eu leur peau.

    Il faut bien se rendre à l'évidence, le patois de Paris a bel et bien disparu, tout comme le populo de Paname, le Titi Parisien ou l'accent délicieusement pointue d'Arléty. Car oui les parisiens ont changé et entre des bobos hors-sols qui se vautrent en permanence dans une novlangue aveugle et des gens dont la qualité de langage n'est pas la première préoccupation, c'est alors toute une partie du patrimoine français qui disparaît : celui de Paname...de Ménilmuche...et des Halles anciennes où étaient parlés le patois des Louchébem et l'Argomuche.
    Le louchébem, la langue verte des bouchers des Halles, n'a plus sa place à Rungis. C'est dommage car à ce rythme les abattoirs vont bientôt ressembler à un laboratoire de Fleury Michon. Et désormais certains mots de l'argot d'antan n'ont plus leur place que chez des auteurs de romans policier qui assument ce que l'on pourrait assimiler à un devoir de mémoire.

    Finalement, faut reconnaitre que "les mectons d'aujourd'hui, si tu jactes en homme, ils entravent que dalle, à croire qu'ils ont les esgourdes ensablées, ou le cibouleau dans les pompes", comme aurait dit Michel Audiard … ou encore Frédéric Dard !

     

    >> Le Parisien n'est qu'un provincial de passage ...

    >> Tout le monde déteste les parisiens ...

     


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