• Le dernier visa de Marc Riboud …

     28ème édition de Visa pour l'image _ Couvent des Minimes Perpignan 01/09/2016

     

    En me rendant à l'édition 2016 de "Visa pour l'image", dans cette Mecque du Photojournalisme qu'est Perpignan, je me fais une joie de retrouver le génie de l'œil de Marc Riboud, avec la présentation de son reportage sur Cuba. Des photos quelque peu oubliées mais toujours aussi fortes, 53 ans après !
    Mais en sortant du couvent des Minimes, mon téléphone vibre, c'est une notification de l'AFP: "Le célèbre photographe français Marc Riboud est mort". La surprise est totale, le coup est rude, certaines images que je viens juste de voir me reviennent brutalement à l'esprit: Fidel Castro, les petits cubains jouant dans de sordides ruelles, les affiches de la propagande communiste: "URSS y Cuba la mano en la mano" …

    Cette sensation qui vous laisse sans voix, Riboud l'avait sans doute eue lui aussi, lors de ce reportage à Cuba, en 1963: car, lors d'un déjeuner avec Castro, le téléphone sonne: "Kennedy a été assassiné".

    Marc Riboud qui a parcouru le monde entier (États-Unis, Inde, Chine, Algérie, Afrique noire, Vietnam, Bangladesh, Japon ... et Cuba donc), pour nous rapporter des images d'une grande sensibilité, aura donc obtenu son dernier visa à Perpignan …
    Mais au fait, n'est-ce pas justement "le centre du monde" ?


    >> Les femmes de Marc Riboud ...

    >>Le célèbre "Peintre de la Tour Eiffel" de Marc  Riboud 1953, exposé à Guangzhou, en Chine, en mai 2012 © Chen Yehua / Xinhua / AFP. 

    >> Marc Riboud face à ses photos (interview vidéo)

     

     

     

     

     


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  • Fermeture estivale.

    Comme chaque année, à l'occasion des vacances d'été, Parisperdu fait une pause, un "break".

    Alors nous vous donnons rendez-vous, ici même, le 29 août 2016. 

    D'ici-là, Parisperdu  vous souhaite de très bonnes vacances !


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    La photo qui pose question … ?

    David "Chim" Seymour, à gauche, saluant Henri Cartier-Bresson à Paris 1938. David Seymour / Magnum Photos ©.

     

    Sur cette image figurent deux photographes majeurs du siècle dernier, deux monstres sacrés: David "Chim" Seymour et Henri Cartier-Bresson " H C-B". La photo a été prise à Paris,  sur les hauts de Belleville, en 1938, lors d'un défilé-manifestation. A cette époque, les deux photographes travaillent pour un nouveau quotidien communiste "Ce soir", dont Louis Aragon assure la direction. Mais, souvent en reportage de longue durée, chacun de leur côté en France, en Europe où ailleurs dans le monde, les deux photographes ont peu l'occasion de se voir car il est rarissime qu'ils couvrent un même évènement. 

    Aussi, en ce jour de mai 38, quand ils se rencontrent par hasard sur cette manif, ils se saluent longuement. La rencontre est si exceptionnelle qu'il leur semble justifié de l'immortaliser.

    Mais on peut légitimement se poser une question, "Qui a pris la photo" ?

    L'histoire ne le dit pas, même si dans les archives de l'Agence Magnum, la photo est créditée ainsi : "David Seymour / Magnum Photos ©". Alors "Chim" avait-il posé son appareil sur un pied et actionné le retard pour capter ce qui serait alors une mise en scène de la rencontre ? Où alors est-ce un comparse qui a pris le cliché, possiblement  avec l'appareil de David Seymour car l'appareil de Chim n'apparait pas sur la photo. Il s'agirait alors d'un comparse moins expérimenté car son cadrage a coupé les pieds de nos deux compères … Quoiqu'il en soit, il est certain que ce n'est pas l'appareil de Cartier-Bresson qui a saisi la scène car H C-B lui, porte bel et bien son Leica en bandoulière … Si vous avez la réponse, n'hésitez pas à nous en faire part. Merci d'avance…


    >> Les photographes majeurs sur Parisperdu.

    >> Tout savoir sur David Seymour, dit "Chim".

    >> Henri Cartier-Bresson, à vue d'oeil.

     

     


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  •  Eh oui, ça aussi c'est Paris !
    Maison Loo, angle de la rue de Courcelles et de la rue Rembrandt Paris 8ème (juin 2012)

     

    Le groupe pop-folk Orouni vient de sortir un clip original montrant divers édifices et monuments de Paris. Toutefois, dans cette vidéo, pas de tour Eiffel, pas d'arc de triomphe de l'Etoile, ni non plus de Cathédrale Notre-Dame …. mais  un défilement - en stop-motion - de plus de 40 lieux dont le style architectural ou décoratif est pour le moins dépaysant pour ne pas dire exotique : pagode chinoise, temple indien, ancien hammam, bulbes russes… Eh oui, ça aussi c'est Paris ! La Ville Lumière semble bien avoir définitivement ingéré ces nombreuses influences extérieures.

    A découvrir absolument.


    >> Le Clip Kalimbalism de (et par) Orouni

    >> Orouni sera en concert sur la terrasse de Petit Bain à Paris le 9 juillet 2016

    >> Liste des lieux parisiens photographiés, par ordre d’apparition dans le clip.


     


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  • L'icône des bus parisiens.

    Le 85 à la station Porte Dorée 75012_ juillet 1995

    Il incarne l’autobus parisien par excellence. C'est le fameux Renault TN. Pendant 40 ans, de 1931 à 1971 il sillonna les rues et les avenues de Paris avec sa face avant en "nez de cochon", sa livrée vert et crème, mais aussi sa fameuse plate-forme arrière. Durant cette période, il apparaîtra également dans un nombre incalculable de films et de documentaires. Aujourd'hui, la régie parisienne a conservé dans ses ateliers une petite dizaine de ces bus historiques auxquels elle fait régulièrement prendre l’air, en particulier durant les journées du Patrimoine.

    Il faut dire que ce costaud, ce gros bahut avait de quoi impressionner avec son énorme volant, ses flèches rouges lumineuses, ancêtres de nos feux clignotants, et son coup de klaxon tonitruant … Puissant, capable de transporter une cinquantaine de voyageurs sans compter ceux massés sur sa plateforme arrière, il va définitivement enterrer le tramway qui disparaîtra de la capitale en 1937.

    Sa marque de fabrique, c'est la plate-forme arrière, à la fois entrée, sortie et balcon du bus parisien. Grâce à elle, les plus hardis descendent et montent en marche, mais elle offre aussi un lieu d’observation agréable sur la ville.

    Sur cette terrasse, le receveur règne en maître. Sur sa poitrine flotte la "moulinette", la petite machine qui oblitère les tickets des voyageurs en émettant un petit bruit sec.

    Lorsque tout le monde est à bord, il actionne avec autorité la chaînette qui déclenche une clochette au son mat. C'est, pour le machiniste, le signal du départ. Toute une époque …

     

    >> A une certaine époque, même une vache embarquait sur la plate forme ...

    >> Ah la vache ... (suite) 


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