Parisperdu aurait pu s'appeler ParisVolé car si souvent "ce certain regard" sur l'Est de Paris s'est définitivement évanoui, c'est qu'il a été dérobé par les "avancées de la modernité".
Arpenter la ville à la recherche d'espaces promis à la démolition ou de personnes dont le destin va en être bouleversé : ce n'est pas pour regretter le passé. C'est pour montrer, nous montrer, nous rappeler, que la ville n'est pas une entité figée.
La ville vit ... et comme tout être vivant, elle fait parfois des erreurs.
Ainsi va la ville, ainsi va la vie ...
"Ce qui nous incite à revenir en arrière est aussi humain et nécessaire que ce qui nous pousse à aller de l'avant."
Pier Paolo Pasolini
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Alain, restaurateur de meubles anciens.
Du 6 au 20 mars 2009, la mairie du 13ème arrondissement de Paris ouvrira ses portes à une exposition photographique intitulée "Le travail révélé".
Trente photographes, mondialement connus comme Raymond Depardon, Lucien Clergue, Martin Parr ou Jean Gaumy ... exposeront près de 80 clichés reflétant les réalités du travail d'aujourd'hui.
En complément, le 17 mars, 20 experts des sciences et du monde du travail s'exprimeront lors de Conférences-Débats.
"Le travail révélé" est un évènement faisant converger des points de vue esthétiques et scientifiques et reposant sur des valeurs fondatrices : le travail, l'art et l'engagement citoyen.
Et si le travail ne pouvait être révélé que par un croisement des regards ?
>> En savoir plus ...
Publié par barreteau à 10:17:57 dans Hommes et Métiers | Commentaires (2) | Permaliens
Ecluse du Square Eugène Varlin - Canal St Martin Paris 10ème
Il est le propriétaire de l'Aster, un bateau transmis par son père qui était lui aussi batelier ... On n'arrive pas dans ce métier par hasard. C'est souvent une affaire de famille.
Et cela continue car Raymond travaille en couple avec Ginette, sa femme, qui l'assiste dans les manœuvres délicates et le remplace à la barre quand il s'occupe de l'entretien. Car à bord des petites péniches, comme sur l'Aster, il n'y a pas de mécanicien. C'est au patron d'assurer les petites réparations sur le moteur, de surveiller les niveaux d'huile, de prendre soin de l'installation électrique, de la robinetterie ... Il faut savoir se débrouiller seul, mais cela ne dérange aucunement Raymond, au contraire, il adore cette liberté d'action.
Raymond et Ginette sont parfois aidés d'un matelot, pour les longues périodes de navigation, lorsqu'ils vont à Rotterdam ou en Allemagne ... Raymond préfère toutefois éviter cet équipage car "un matelot à bord, ça vous bouffe le bénéfice" dit-il.
Aujourd'hui, dans le transport de marchandises, les artisans, comme Raymond, ont du mal à survivre face à la flotte industrielle. Pour s'en sortir, certains de ses collègues ont été amenés à s'orienter vers le tourisme fluvial. Une perspective que Raymond se refuse à envisager, il préfère sa vie de bohème, entre tâches polyvalentes ... et revenus aléatoires.
>> Voir aussi sur Parisperdu : la traversée du 10ème via le canal St Martin.
Publié par barreteau à 09:42:10 dans Portraits Incertains | Commentaires (3) | Permaliens
Lorsque j'ai montré à Willy Ronis une photo du 32 rue de la Mare, dans le 20ème arrondissement, il me fit la réponse suivante :
"J'ai bien reconnu l'escalier du 32 rue de la Mare. Peut-être s'y trouve-t-il encore (au 2ème palier) une mini-usine de chaussures ..."
Une recherche dans mes photos me fait trouver la mini-usine en question. On peut en effet lire sur la droite de l'image : "Chaussures JL".
Et bien, oui Willy, la mini-usine est encore là ! ... Et en 2008, les "Chaussures JL" ont toujours leur siège social au 32 rue de la Mare. Mais la "mini-usine" a diablement fondu ... Car si, dans les années où Willy Ronis parcourait Belleville et Ménilmontant, les "Chaussures JL" ont employé jusqu'à une quinzaine de personnes, aujourd'hui l'effectif n'est plus que de trois personnes ... la mondialisation et l'invasion du marché par les productions "Made in China" sont passés par là ...
Lorsque je communique la nouvelle à Willy Ronis, sa réponse sera sans détour: "c'est un petit miracle que tout cela n'ait pas disparu ... mais comment font-ils pour en vivre encore ?"
Il faut dire que tout ce qui gravite autour de Willy, y compris lui-même ..., a une bien belle longévité ! ...
>> L'escalier du 32 de la rue de la Mare, dans Parisperdu.
>> L'escalier du 32 rue de la Mare, vu par Willy Ronis - Photo©Willy Ronis
>> La sarl "Chaussures JL"
Publié par barreteau à 10:13:04 dans Sur les pas de ... | Commentaires (2) | Permaliens
Publié par barreteau à 10:43:02 dans 75020 | Commentaires (2) | Permaliens
Publié par barreteau à 09:48:47 dans Portraits Incertains | Commentaires (3) | Permaliens
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