Parisperdu aurait pu s'appeler ParisVolé car si souvent "ce certain regard" sur l'Est de Paris s'est définitivement évanoui, c'est qu'il a été dérobé par les "avancées de la modernité".
Arpenter la ville à la recherche d'espaces promis à la démolition ou de personnes dont le destin va en être bouleversé : ce n'est pas pour regretter le passé. C'est pour montrer, nous montrer, nous rappeler, que la ville n'est pas une entité figée.
La ville vit ... et comme tout être vivant, elle fait parfois des erreurs.
Ainsi va la ville, ainsi va la vie ...
"Ce qui nous incite à revenir en arrière est aussi humain et nécessaire que ce qui nous pousse à aller de l'avant."
Pier Paolo Pasolini
Exprimez-vous:
@ Contact
Cette création est protégée
par Creative Commons. ![]()
Toutes les photos sont de l'auteur:
© Pierre Barreteau
sauf mention particulière.
Vignette d'accueil:
Photo André Kertész
© Claude Even
Autre blog:
pertiNantes
Depuis le 14-11-2005 :
1474843 visiteurs
Depuis le début du mois :
76173 visiteurs
Billets :
304 billets
La foule qui tourbillonne de façon incessante à Montmartre, sur la place du Tertre, m'envoie invariablement en écho la chanson d'Edith Piaf :
"Je revois la ville en fête et en délire
Suffoquant sous le soleil et sous la joie
Et j'entends dans la musique les cris, les rires
Qui éclatent et rebondissent autour de moi
Et perdue parmi ces gens qui me bousculent
Étourdie, désemparée, je reste là
Quand soudain, je me retourne, il se recule,
Et la foule vient me jeter entre ses bras..."
"La foule", a son histoire. C'est à l'occasion d'une tournée en Argentine qu'Edith Piaf est intéressée par une valse péruvienne d'Angel Cabral, intitulée en espagnol :"Amor De Mis Amores". Elle donne la partition à son éditeur Pierre Ribert qui confie l'œuvre au parolier Michel Rivgauche, de son vrai nom Mariano Ruiz.
Celui-ci écrira les paroles françaises de "La Foule", en se laissant guider par la musique, ... et ce sera un énorme succès !
>> "La foule" par Edith Piaf (vidéo clip)
>> Voir aussi sur Parisperdu : "Léon, gribouilleur place du Tertre".
Publié par barreteau à 08:51:35 dans Hommes et Métiers | Commentaires (2) | Permaliens
Juliette Binoche et Romain Duris dans "Paris", un film de Cédric Klapisch (2008).Pour son récent film, intitulé simplement "Paris", le réalisateur Cédric Klapisch a beaucoup tourné dans le quartier de Ménilmontant. On ne va pas, ici, faire la critique d'un film que certains trouveront génial et d'autres superficiel ...
Parisperdu s'intéressera plutôt à la topographie du lieu où vit Pierre, le personnage principal, joué par Romain Duris. Pierre habite dans un immeuble qui donne sur la place Martin Nadaud, avec une vue sur la vie, sur la ville et une autre sur la mort, sur le cimetière du Père-Lachaise. Dans l'attente d'une transplantation cardiaque, Pierre ne peut plus exercer son métier et dans l'angoisse d'un pronostic vital incertain, il passe ses journées sur le balcon de son appartement. Jetant un œil nouveau sur le ballet humain qui se joue là, en contrebas. Il assiste, passif, au manège de la vie, à l'écoute du cœur de Paris alors qu'il est en train de perdre le sien.
Cela nous vaut, des vues rapprochées sur les rues qui se trouvent dans la ligne de fuite du balcon : la rue Gasnier-Guy (tant visitée par Parisperdu) et la rue Robineau. Mais les rues en pente de Ménilmontant et la position de sentinelle du héros sur son balcon offrent aussi de larges perspectives sur toute la ville, des vues magnifiques faites de vastes panoramas sur le Père Lachaise et sur l'ouest parisien, avec l'inévitable tour Eiffel, ... qui semble si loin ...
Mais Paris, c'est tout à la fois: l'Est et l'Ouest, les petites rues ordinaires et les ensembles monumentaux, les gens simples et les nantis ...
Tout cela est dans le film, ... et dans un grand tourbillon, Paris est en perpétuel devenir, car comme le dit un professeur d'Histoire spécialisé sur Paris, et interprété dans le film par Fabrice Luchini : " ça toujours été comme ça dans Paris, c'est qu'elle fabrique en permanence de la modernité sur ce conflit entre le vieux et le moderne."
Le réalisateur Cédric Klapisch signe avec son film "Paris" le portrait éphémère d'une ville éternelle.
>> Le site web du film "Paris".
Publié par barreteau à 10:20:34 dans Hommes et Métiers | Commentaires (3) | Permaliens
Démolitions dans le quartier de la Réunion- Paris 20ème.
"Quelque part quelqu'un", derrière ce titre emprunté à Henri Michaux se tient le premier long métrage de Yannick Bellon, réalisé en 1972. Une histoire qui mêle la fiction et le reportage. Une histoire lyrique. Une déchirante plongée dans les plis sinueux d'une ville, Paris.
La rue, les vieux immeubles que l'on détruit, les nouveaux qui se dressent fièrement, "immobilièrement". Et puis la foule. Le mouvement de la foule. La houle. Le ressac. Marée humaine. Le chant de la foule. Un opéra, porté par la musique unique, "expérimentale" de Georges Delerue, tout concourt à donner à cette fable sur la déshumanisation de la société contemporaine un aspect fantastique et étrange.
Paris se démolit, Paris se reconstruit. Entre les ruines des immeubles anciens et les constructions "flambant-neuf" se presse une foule partout présente, dans les gares, la rue, les magasins. A toutes les heures du jour et de la nuit.
Quelques personnages isolés dans cette ville de Paris, représentant chacun une génération, se croisent mais jamais ne se rencontrent. Pas d'histoires, pas de stars, ici, le thème de la ville revient comme un leitmotiv.
Si vous appréciez Parisperdu, vous aimez sûrement "Quelque part quelqu'un".
A suivre ...
>> La musique unique, "expérimentale" de Georges Delerue (extrait Real Audio)
>> La photographe Denise Bellon, mère de Yannick (cinéaste) et de Loleh (comédienne).
Publié par barreteau à 12:32:28 dans Hommes et Métiers | Commentaires (1) | Permaliens
Pour la publication de son 100ème billet, Parisperdu rend hommage à un lieu hautement symbolique d'un Paris révolu : la mythique Rue Watt.
Comme l'a écrit et chanté Boris Vian, c'est :
"Une rue bordée de colonnes
où il n'y a jamais personne ...
Il y a simplement en l'air
des voies de chemin de fer ..."
>> La rue Watt, dans Parisperdu (1)
>> La rue Watt, dans Parisperdu (2)
>> La rue Watt, dans Parisperdu (3)
Publié par barreteau à 08:41:16 dans 75013 | Commentaires (4) | Permaliens
La Cité du labyrinthe a longtemps été une succession de cours et, cette voie bien nommée, permettait alors - effectivement après de nombreux détours - de passer de la rue de Ménilmontant à la rue des Panoyaux.
Car avant sa restructuration, l'étrangeté du lieu, le calme de ce long dédale ... attirait ici beaucoup d'artistes plasticiens. Des musiciens, des écrivains aussi ... y résidaient. Aujourd'hui, seul "un noyau dur" subsiste encore, au N°19 : Les Ateliers de Ménilmontant, qui tentent de perpétuer l'identité originelle du quartier et restent la cheville ouvrière des journées Portes Ouvertes qui se déroulent ici, chaque année en octobre.
A Paris, le promeneur qui prend parfois plaisir à se perdre dans le labyrinthe de la cité ne pouvait qu'être comblé dans ... la Cité du Labyrinthe.
>> La cité aujourd'hui, en partie reconstruite ...
>> Les Ateliers de Ménilmontant.
>> Némo dans le Labyrinthe ...
>> "Cité du Labyrinthe" par le musicien Laurent Coq (Real Player)
Publié par barreteau à 09:12:36 dans 75020 | Commentaires (5) | Permaliens
Parisperdu recommandé par:

blogs à part

![]()
Une sélection "Photo" de la





Vous avez dit ...