Parisperdu aurait pu s'appeler ParisVolé car si souvent "ce certain regard" sur l'Est de Paris s'est définitivement évanoui, c'est qu'il a été dérobé par les "avancées de la modernité".
Arpenter la ville à la recherche d'espaces promis à la démolition ou de personnes dont le destin va en être bouleversé : ce n'est pas pour regretter le passé. C'est pour montrer, nous montrer, nous rappeler, que la ville n'est pas une entité figée.
La ville vit ... et comme tout être vivant, elle fait parfois des erreurs.
Ainsi va la ville, ainsi va la vie ...
"Ce qui nous incite à revenir en arrière est aussi humain et nécessaire que ce qui nous pousse à aller de l'avant."
Pier Paolo Pasolini
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Publié par barreteau à 10:43:02 dans 75020 | Commentaires (2) | Permaliens
Terrasse de La Samaritaine, octobre 1997
C'est sur la terrasse d'un grand magasin parisien que j'ai rencontré Hinata. Elle est à Paris pour un stage-étudiant de plusieurs semaines.
Après avoir échangé quelques banalités touristico-mondaines, la jeune japonaise me confie un peu de ses états d'âme. Et très vite, je m'aperçois que cette jolie jeune fille n'est pas franchement bien dans sa peau ... mais pourquoi donc ?
La raison de son mal-être tient dans sa relation à Paris. Hinata est arrivée ici avec une image trop parfaite de la capitale : romantisme, élégance, raffinement ... Or elle n'a rien trouvé de tout cela ... et a pris de plein fouet le choc culturel, renforcé par le gouffre immense entre le fantasme et la réalité.
En venant à Paris, Hinata s'attendait à voir le Montmartre de Toulouse-Lautrec, le Montparnasse des années 20 ... des lieux imprégnés de romantisme, de charme, de grande classe... Elle avait aussi en tête l'image d'élégance et de raffinement véhiculée par les grandes griffes de la mode parisienne ... Mais au final, Hinata a découvert une réalité où tout s'oppose à sa culture nipponne : des parisiens désagréables, brusques pour ne pas dire brutaux et qui sans cesse, lui manquent de respect lorsqu'ils s'adressent à elle ... Rapidement Hinata s'est senti perdue dans ce Paris qu'elle imaginait tout autrement.
Et, en ce soir d'automne, où le soleil décline rapidement derrière les tours de Saint Sulpice, j'en viens à espérer qu'elle trouve enfin dans Paris, des repères et un équilibre qui feront qu'elle pourra afficher une mine plus rayonnante, mieux en accord avec son merveilleux prénom : Hinata, la lumière du soleil.
° Sur Parisperdu, d'autres japonais ne sont par perdus dans Paris :
>> Keiko, Canal Saint-Martin.
>> Seiji, Rue Désirée.
Publié par barreteau à 10:19:35 dans Portraits Incertains | Commentaires (15) | Permaliens
Publié par barreteau à 14:28:00 dans Hommes et Métiers | Commentaires (3) | Permaliens
Rue du Volga, Paris 20ème
La rue du Volga est une petite voie calme du 20e arrondissement, coincée entre la rue d'Avron et le boulevard Davout. Dans cette partie, près du pont du chemin de fer de la Petite Ceinture, la rue est encore plus paisible, et avec ses immeubles d'un âge indéfini, aucun commerce, peu de circulation ... c'est un monde loin du monde ...
Tout près, le square de la Gare de Charonne, un havre de quiétude, ajoute encore à la sensation d'avoir atteint, ici, un des lieux les plus reculés de Paris.
Mais au fait, si la rue doit son nom au fleuve russe "la Volga", pourquoi cette appellation "du Volga" ? Par ce qu'il s'agit de la forme masculinisée de ce fleuve, forme que l'on retrouve, par exemple, dans le roman "Michel Strogoff" de Jules Verne. On peut ainsi constater qu'au XIXe siècle, la forme masculine de Volga était assez usitée, voire prédominante.
Encore une touche supplémentaire qui s'ajoute au côté suranné de ce coin perdu du quartier de Charonne.
>> Voir aussi, sur Parisperdu: "Détente ou détention ?"
Publié par barreteau à 08:38:55 dans 75020 | Commentaires (2) | Permaliens
L'immeuble du numéro 24 est constitué par une série de petites bâtisses, à un ou deux étages, encadrant une courette plutôt sordide. Je ne sais pas laquelle j'ai habité. Je n'ai pas cherché à entrer à l'intérieur des logements, aujourd'hui généralement occupés par des travailleurs immigrés portugais ou africains, persuadé du reste que cela ne raviverait pas davantage mes souvenirs".
(Extrait de "W ou le souvenir d'Enfance de Georges Perec"- 1975)
>> Voir aussi sur Parisperdu : "Vilin, Couronnes et Pali-Kao..."
>> Voir aussi sur la destruction de la rue Vilin: "Elles tombent, l'une après l'autre"
>> Perec et "Le regard sur la ville"
>> A Georges et à Léon-Paul ...
Publié par barreteau à 09:06:48 dans 75020 | Commentaires (4) | Permaliens
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