• " Omote tu ora "

    Avenue de France Paris 13ème (mai 2000)

    Ce milieu urbain et son architecture nouvelle sont, au final, bien décevants.

    Ici, les habitants sont noyés dans un maelström de bâtiments sans âme, et où ils finissent par disparaître, … tout un symbole de la déshumanisation de la société.

    Pourtant chaque angle de rue se réserve le droit de nous livrer une nouvelle pièce de la mosaïque qui compose ce tentaculaire espace à vivre. Mais la monotonie des façades de verre et de béton se répètent à l'infini et laisse peu de place à l'humain.


    Le Japon connaît depuis longtemps cette problématique de l'individu nié par la mégapole, que l'on désigne là-bas par l'expression "Omote tu ora" et que l'on peut traduire approximativement par : "Je ne veux pas que tu partes, ... que tu disparaisses". 

    Reste donc sur les clichés, une ville neuve, propre, futuriste, mais une ville presque désertifiée où l'individu, fondu dans une urbanité abstraite, a fini par disparaître, et pourtant "Omote tu ora"


    >> "J'aurais aimé que ce monde me parle ..."

     

     

    « L'une des dernières de Willy Ronis.Le dernier jambon de Paris fait intra-muros. »

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  • Commentaires

    2
    jean-Jacques Fourmon
    Dimanche 27 Octobre 2013 à 23:03
    Nécropole
    On pourrait s'attendre à une architecture semblable à celle que l'on trouve dans les tableaux de Giorgio de Chirico : mystérieuse, bouleversante. Hélas ! rien de cela dans ce quartier. Nous sommes plus près de l'univers décrit par Simenon au début de son roman "Maigret et l'homme du banc" (arbres chétifs, constructions mesquines et monotones, ennui visuel) que de la beauté "explosante-fixe" de la peinture métaphysique. Aux heures de bureau, la "ZAC rive-gauche", c'est la cité des morts-vivants.
    1
    Gregory Aeschbacher
    Dimanche 27 Octobre 2013 à 11:58
    Déshumanisé !
    Déshumanisé, on se croirait dans une ville nouvelle ...
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