•       Le soleil de la rue de Bagnolet.             
    La Flèche d'Or _ 102 bis rue de Bagnolet 75020 Paris

     

    Robert Desnos évoque la rue de Bagnolet, poétiquement et comme nul autre:         

    "Le soleil de la rue de Bagnolet

    N'est pas un soleil comme les autres.

    Il se baigne dans le ruisseau,

    Il se coiffe avec un seau,

    Tout comme les autres,

    Mais, quand il caresse mes épaules,

    C'est bien lui et pas un autre,

    Le soleil de la rue de Bagnolet

    Qui conduit son cabriolet

    Ailleurs qu'aux portes des palais.

    Soleil ni beau ni laid,

    Soleil tout drôle et tout content,

    Soleil d'hiver et de printemps,

    Soleil de la rue de Bagnolet,

    Pas comme les autres."

     

     

    >> Le Flèche d'Or Café sur Parisperdu.

     

     


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    Paris par les plus petits des chemins …

    Au 158 rue de Charenton, s'ouvre la ruelle Bidault, Paris 12e (juin 2011)

     

    Qu'on les appelle sentes, sentiers, impasses, passages, villas ... ou parfois encore ruelles, toutes sont des voies de Paris souvent méconnues et situées dans des endroits reculés ou peu fréquentés.

    Mais aujourd'hui, les ruelles parisiennes ne sont plus ce qu'elles étaient et souvent dans les restructurations de quartiers entiers, elles ont tendance à disparaître….  si bien qu'aujourd'hui, Paris ne compte plus que six  ruelles.

    Mise à part la ruelle du Soleil-d'Or, dans le 15ème et la ruelle Sourdis, dans le 3ème, la ruelle est une "spécialité" du 12ème arrondissement, où toutes débouchent, via le viaduc des arts, sur l'avenue Daumesnil.

    Dans le 12ème, elles ont pour nom : Ruelle Bidault, Ruelle Fraisier, Ruelle des Hébrard, Ruelle de la Planchette. En outre, la rue de la Brèche-aux-Loups (toujours dans le 12e arrondissement) a porté autrefois le nom de ruelle de la Brèche-aux-Loups.

    Dans le 18e arrondissement on trouve également une voie nommée passage Ruelle, mais ce lieu reculé, collé aux voies ferrées de la gare du Nord, n'a  rien d'une ruelle …

     

    >> La ruelle Bidault, il y a 100 ans …

    >> Sentiers de Paris.

    >> Le passage Ruelle, déjà sur Parisperdu …

     


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    Le plan Voisin: une catastrophe à laquelle on a échappé …

    L'impact du Plan voisin, vu du pont du Carrousel

     

    Charles-Edouard Jeanneret, dit Le Corbusier, est à l’honneur au Centre Pompidou, dans le cadre de l’exposition "Mesures de l’homme". Mais, cinquante ans après sa mort, l'architecte de la modernité, rassemble autant qu'il divise.

    A l'occasion du débat d'actualité sur les tours à Paris, il me semble opportun de revenir sur l'un de ses plus célèbres projets architecturaux (ou plutôt urbanistique) non réalisés: "le Plan Voisin".

    Ce projet, qui peut paraître dément aujourd'hui, proposé par Le Corbusier en 1925, mais auquel il travailla jusque dans les années 40, a eu une considérable influence sur l'urbanisation parisienne des années 50-60. Reprenant un de ses projets théoriques pour une sorte de ville clé en main "de trois millions d'habitants", concept issu de sa vision totalement industrialisée de la construction, Le Corbusier y prévoyait, en gros, la destruction d'un petit quart de Paris, pour y faire un maxi-Front de Seine, en plus grand et en plus radical, un genre de Hong Kong sur-densifié à la soviétique. Mais la seconde guerre mondiale va opportunément en repousser la réalisation sine die.

    Nous, qui voyons dans l'affreuse Défense un abcès de fixation indispensable, un moindre mal, qui permet de cantonner les horreurs dans une zone dédiée, ne voulons pas cependant, ne voir dans le plan Voisin qu'une catastrophe à laquelle on a échappé, un simple document anachronique, un dessin d'urbanisme-fiction de plus dont les étudiants en architecture raffolent. On est en effet au contraire étonné, de voir à quel point les arguments des promoteurs actuels des tours sont proches de ces idées d'il y a presque un siècle: jouer avec la densité pour épargner l'espace au sol, séparation des voies de circulation et des habitations, urbanisme concerté, mégalomanie du "silhouettage", ingénierie sociale, et j'en passe ....

    L'image ci-dessus montre l'impact du Plan voisin, vu du pont du Carrousel. On voit se dresser, derrière le Louvre que le célèbre architecte consentait à épargner, quelques unes des 18 tours cruciformes de 200 m de haut (hauteur de la Tour Montparnasse). Inutile d'insister sur l'aspect général, particulièrement hideux, qu'aurait eu cette ville. Il en aurait été fini de Paris, connue dans le monde entier pour sa beauté et son romantisme.


    >> L'expo au Centre Beaubourg, jusqu’au 3 août 2015.

    >> Le plan Voisin de Le Corbusier.

     

     

     


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     Feue "La Miroiterie".

     La Miroiterie, 88 rue de Ménilmontant _Paris 20ème.

    A Paris, "La Miroiterie" a longtemps été un lieu atypique, un lieu éclectique, dérangeant, …

    Un endroit qui brassait toutes les cultures rock, punk, hard-core, métal, ska, psychobilly, afro… mais qui permettait aussi d'autres styles d'expression comme la peinture,  la sculpture ou encore la danse.

    La Miroiterie était donc devenue "le lieu incontournable" des rendez-vous de la scène alternative parisienne avec ses ateliers d’artistes, sa salle de concert et aussi … ses logements, car longtemps "La Miroiterie" est resté le plus vieux des squats en activité à Paris, exactement de 1999 à 2014. Et il faut dire qu'au cours de cette période on y a croisé de drôles d’oiseaux …

    Mais depuis ses débuts, le sort de l’établissement a toujours été en suspens et, chaque année, on annonçait l’expulsion des squatteurs.

    Finalement, après une dizaine de procès et 14 ans de combat contre les autorités, le "squart" comme il se dénommait lui-même, a fini par disparaître.
    C'était l'année dernière ....


    >> L'histoire singulière du 88 rue de Ménilmontant.

    >> Avis à la population …

    >> La Miroiterie encore vivante … sur Facebook.

     

     


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  • Ici s'arrête le monde …

     Esplanade de la Grande Bibliothèque Paris 13ème (juin 2008)

     

    Au centre de l'allée une borne rouge, comme un ultime souvenir d'un pays qui n'est plus.

    Et là, au milieu des gratte-ciel, nous voilà entourés de toutes parts, coincés, … comme dans une impasse. Cette infinie perspective, aussi nue qu’inéluctable nous consterne, nous effraie. Ce n'est que par la ligne de fuite que l'on peut apercevoir la réalité, comme un pays lointain désormais inaccessible, un univers figé et dépossédé.

    Alors, dans ce monde aseptisé et froid du nouveau Paris Rive Gauche, cet enfermement fait s'étioler la vitalité bordélique que l'on rencontre aujourd'hui encore dans les autres arrondissements, pourtant tout proches, de l'Est parisien. 

    Mais ici, sur l'allée d'ipé, les êtres vivants que l'on croise sont indifférents aux autres humains, car ici s'arrête le monde. Pour certains il n'y a alors plus rien, pour d'autres, c'est peut-être ici que se trouve l'essentiel …
    Mais souvenons-nous du proverbe grec : "Ici s'arrête le monde, dit l'aveugle ayant touché le mur".

     

    >> Avenue de France: " L'ennui naquit un jour de l'uniformité ..."

    >> J'aurais aimé que ce monde me parle ...

     


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