• Rue du Dahomey … c'est pas bénin !

    "Produits d'Antant" une boutique liée à l'artisanat traditionnel du quartier, à l'angle de la rue du Dahomey et de la rue Saint-Bernard 75011 Paris (juin 2012)

    Le passé colonial de la France transpire encore dans le nom de certaines rues de Paris. Ainsi, au hasard des arrondissements, on trouve une rue, une place et aussi une impasse du Maroc. Puis l'Algérie a son boulevard et la Tunisie son avenue. Et pêle-mêle, on rencontre les rues du Congo, du Niger, du Gabon, du Sénégal, de Madagascar, de Pondichéry, du Cambodge, du Laos … J'en oublie sans doute … Et, si la rue d'Annam n'a pas été renommée rue du Viêt-Nam, on peut penser que Diên Biên Phu y est peut-être pour quelque chose !

    Mais que se passe-t-il dans le 11ème arrondissement avec la rue du Dahomey ? Celle-ci porte en effet depuis 1894 le nom de ce petit pays d'Afrique, alors colonie française. Mais le Dahomey devient indépendant en 1960 et prend alors le nom de Bénin en 1975. Pourtant depuis cette date rien n'a changé, à Paris on ne connaît que le Dahomey  …

    Mais si finalement, quelque chose a bien changé rue du Dahomey car, située entre Bastille et Nation, elle se trouve en plein quartier du meuble, et aujourd'hui, avec la gentrification du secteur, architectes, photographes et artistes se sont installés à la place des menuisiers et des ébénistes qui peu à peu ont fermé boutique. Seul le magasin "Produits d'Antant"  témoigne encore de l'histoire de ce quartier populaire. Toujours ouvert, il prodigue à ses clients conseils et démonstrations sur place: un commerce à l'ancienne, loin des Castorama et autres Bricomarché. Et ça, rue du Dahomey, … c'est pas bénin !

     

    >> Liste des colonies française, sur Wikipédia.

     

     


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  •  Eh oui, ça aussi c'est Paris !
    Maison Loo, angle de la rue de Courcelles et de la rue Rembrandt Paris 8ème (juin 2012)

     

    Le groupe pop-folk Orouni vient de sortir un clip original montrant divers édifices et monuments de Paris. Toutefois, dans cette vidéo, pas de tour Eiffel, pas d'arc de triomphe de l'Etoile, ni non plus de Cathédrale Notre-Dame …. mais  un défilement - en stop-motion - de plus de 40 lieux dont le style architectural ou décoratif est pour le moins dépaysant pour ne pas dire exotique : pagode chinoise, temple indien, ancien hammam, bulbes russes… Eh oui, ça aussi c'est Paris ! La Ville Lumière semble bien avoir définitivement ingéré ces nombreuses influences extérieures.

    A découvrir absolument.


    >> Le Clip Kalimbalism de (et par) Orouni

    >> Orouni sera en concert sur la terrasse de Petit Bain à Paris le 9 juillet 2016

    >> Liste des lieux parisiens photographiés, par ordre d’apparition dans le clip.


     


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  • La "pub" dans les années 60 … 

    Chez Bébert, Spécialité de Choucroute, 1959_ Paris 10°arr. photo: ©Robert Doisneau

    Décembre 1959, le long du boulevard de Strasbourg, à deux pas de la gare de l'Est, Robert Doisneau tombe sur ce traiteur de rue, spécialisé dans la choucroute. Nul doute alors que l'enseigne du commerçant interpelle le grand photographe, car "Bébert", c'est aussi le diminutif de son propre prénom; et puis le slogan publicitaire : "Chez Bébert, c'est du tonnerre" claque … justement comme l'éclair.
    Ah, il faut dire qu'à l'époque point n'est besoin d'agences ou de conseillers en communication pour trouver l'accroche qui fait mouche …
    À cette époque, les slogans publicitaires étaient "faits maison".
    Et, dans la même veine, on aurait pu en trouver d'autres, non moins pertinents:
    "Chez Bébert, on fait pas d'manières et on boit d'la bière"
    "Chez Bébert, y'a pas d'mystère, c'est la choucroute qu'on préfère"

    A vous d'en imaginer d'autres… Le concours est lancé, ci-dessous, en commentaires !




    >> Doisneau sur Parisperdu.


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  • Le Paris des fleurs (3/3)
    Cité des Fleurs-Paris 17ème

    C’est au Nord de Paris, dans le 17ème arrondissement, à la limite du quartier des Épinettes, que l'on trouve la Cité des Fleurs. C'est une enclave silencieuse et verdoyante, au cœur du quartier Brochant qui lui, par contre, ne fait pas rêver !

    Si l'endroit est si calme, c'est qu'aucune voiture n'y a accès et, dans ses rues pavées et ses placettes arborées, il fait bon se balader. Ce qui frappe tout d'abord, ce sont ces alignements de grilles délimitant les jardins et, derrière ceux-ci, maisons bourgeoises et hôtels particuliers sont bien cachés.

    Il en découle un espace très ordonné, un résultat voulu par l'urbaniste qui, à la fin du dix-neuvième siècle, a conçu la Cité des Fleurs avec des contraintes de construction très précises.

    Des pilastres surmontés de vases Médicis jalonnent, de bout en bout, la voie. Des lierres et des glycines partout envahissent les façades… C’est un véritable village dans la ville, un endroit plein de charme où sans doute, il fait bon vivre à Paris.


    >> Voir aussi : Le Paris des fleurs (2/3)

     

     


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  • Le Paris des fleurs (2/3)

    Cité Fleurie - Paris 13ème

     

    Nous sommes toujours dans le 13ème arrondissement, non loin du 5ème, dans une cité d’artistes construite en 1878 avec les matériaux d’un pavillon de l’Exposition Universelle, c'est la cité Fleurie.

    Longtemps elle a été menacée d’être détruite par des promoteurs immobiliers, mais aujourd'hui, fort heureusement, elle est classée et donc préservée par son statut de Monument Historique.

    Aussi vous allez la retrouver telle qu’elle a toujours été, un lieu de résidences et d’ateliers d’artistes. Et, il fait bon y flâner, dans un calme étonnant, au milieu des chats, des oiseaux, sous une végétation dense cachant statues et salons de jardin.

    Bienvenue à la cité Fleurie.

     

     

    >> Voir aussi : Le Paris des fleurs. (1/3)

     


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