• Rue des Partants.

     Rue des Partants. 

    Angle de la rue des Partants et de la rue des Muriers_Paris 20ème

     

    Rue des Partants, ce nom un peu étrange lui vient de l'époque où des habitants du village de Belleville partaient pour Paris.
    Ici, nous sommes dans le quartier des Amandiers, un quartier qui s'est complètement transformé en l'espace d'une cinquantaine d'années.
    Dès 1953 c'est d'abord l'Etat puis une société d'économie mixte qui vont successivement modeler la ZAC des Amandiers, située entre le métro Père Lachaise, Gambetta, la rue de Ménilmontant et la rue Sorbier.

    Cette très grande opération de rénovation a conduit à la destruction de la plupart des anciens immeubles, remplacés par près de 2000 logements neufs.

    D'après le projet initial, ces nouveaux logements sociaux étaient censés reloger les anciens habitants. Mais l'opération traîne en longueur car à maintes reprises, des manifestations ont abouti à retarder la destruction contestée de certains immeubles. Et, en 1994, le tribunal d'instance ordonne même le relogement de 35 familles considérées à tort comme des locataires sans titre et expulsées de la rue des Partants.

    Pour sensibiliser les habitants aux problèmes d'urbanisme, une association se créée alors : "Archi XXème", au 49 de la rue des Partants. Elle lutte pour que l’esprit chaleureux et populaire de l’ancien "Ménilmuche" perdure dans un quartier oscillant entre démolition, expulsion et reconstruction. "Archi XXème" fait le constat à la fois révolté et désabusé d’un immense gâchis urbanistique et humain.

    Car il y avait là une architecture en espalier, notamment rue des Partants et rue Gasnier-Guy. Une architecture remarquable à plus d’un titre avec ces collines surplombant la ville et qui rappellent un peu celles de San Francisco. Beaucoup de photographes et de cinéastes ont pris ces rues comme décor ou s’en sont inspirés car c’était alors un endroit extrêmement attirant.

    Aujourd'hui, le quartier est essentiellement composé d'immeubles neufs, assez hétéroclites car datant de plusieurs époques et diversement réussis.
    Et, encore une fois, la population d'origine a dû partir, … la rue porte donc définitivement bien son nom.


    >> Mehdi et Henri, rue des Partants.

    >> Une rage de destruction ...

    >> Vers l'infini et même au-delà ...

    >> La vaine lutte du luthier.

    >> La rue des Partants vue par Willy Ronis(1948). © Willy Ronis/Rapho

     

     

     

     

     

    « Quand Henri Calet traînait dans les quartiers pourris de Paris.Une association, empêcheuse de bétonner en rond ! »

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  • Commentaires

    1
    Elisabeth Elkeries
    Mardi 12 Janvier 2016 à 16:06

    j'aime ces vieilles façades .... elles devraient être restaurées et non démolies ......;

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