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Juliette habite dans le 19ème, et aujourd'hui, elle se rend à la journée d'information, à destination des chiens, organisée pour la première fois à Paris. L'opération s'intitule assez justement "Ma cité a du chien" ...
Publié par barreteau à 09:18:53 dans 75019 | Commentaires (3) | Permaliens
Les dernières traces de l'usine à gaz de l'Evangile, encore visibles ici, viennent de disparaître.
L'usine de l'Evangile avait été idéalement située : à proximité du réseau ferré qui acheminait les trains de houille en provenance des mines du Nord et en périphérie immédiate de la ville dont elle couvre alors les besoins en gaz pour l'éclairage et le chauffage.
Au sortir des fours, le gaz manufacturé (gaz de ville) est stocké dans des gazomètres qui s'élèvent et s'abaissent en fonction du volume de gaz qu'ils contiennent. Ces "énormes cloches en fer boulonné" - dont les plus grosses, mesurent 65 m de diamètre et autant de haut -ont fortement marqué durant plusieurs décennies le paysage de la Banlieue Nord de Paris.
L'usine employait alors plusieurs centaines d'ouvriers qui effectuaient ici un travail difficile et peu qualifié. Mais en 1976, l'alimentation en gaz naturel s'étant généralisée en Ile-de-France, la production de gaz de ville est définitivement arrêtée.
Aujourd'hui, seuls quelques bâtiments annexes du "Centre de Recherche Gaz de France" témoignent encore de l'histoire de ce lieu ...
>> Voir aussi sur ParisPerdu : Carrefour de l'Evangile
Publié par barreteau à 14:27:59 dans 75019 | Commentaires (2) | Permaliens
Le logement constitue une des premières préoccupations des Parisiens aux revenus modestes.
Le problème est complexe : hausse des loyers, suppression des logements type "Loi de 1948" et ventes à la découpe, offre sociale très inférieure à la demande sont autant de mécanismes qui excluent de plus en plus de Parisiens d'un habitat décent et bon marché. A ces difficultés s'ajoute un déséquilibre criant entre les revenus des demandeurs et le prix ou les loyers des logements disponibles.
Publié par barreteau à 15:20:41 dans 75019 | Commentaires (2) | Permaliens
Kiné presse le pas pour rentrer chez elle. Elle habite ici, 6-8, passage Goix - avec son mari et leurs quatre enfants - au Grand Hôtel des Vosges. Un « meublé » voué à la démolition comme la plupart des autres bâtiments extrêmement dégradés de cet îlot situé au cœur du quartier Stalingrad.
De ses fenêtres le spectacle est permanent. Un terrain vague baptisé «la jungle», massif broussailleux mal défendu par des palissades en tôle, sert de « chambre de shoot ». S'aventurer au milieu de ce champ d'immondices, s'avère particulièrement dangereux tant le sol est jonché de seringues et de cuillères ... Le passage Goix, cette sinistre ruelle, est devenu une zone interdite: qu'on s'en approche, qu'on y risque un regard appuyé, et un homme s'avance, vient vous demander d'un ton rogue ce que vous voulez.
Kiné et sa famille vivent ici dans des conditions invraisemblables : l'extrême délabrement des lieux, la présence permanente de dealers, de drogués, de squatters, les intrusions incessantes dans leur immeuble, ... sans parler des rats et du saturnisme qui menace ses enfants ... tout cela devient très vite insupportable. Mais quand on est clandestin il faut tout supporter : c'est le prix à payer.
Vu du Sénégal, Paris ne ressemblait pas du tout au Passage Goix ...
Publié par barreteau à 10:20:18 dans 75019 | Commentaires (4) | Permaliens
"Méfiez-vous de vos rêves de jeunesse, disait Goethe, ils finissent toujours par se réaliser."
Aujourd'hui, Roger rentre chez lui, car depuis 1974, il réside là : Sentier de la Station.
Là où déjà il rêvait d'habiter, lorsque encore tout gamin, son père l'amenait sur ce lieu. Il lui racontait qu'il devait courir sur ce sentier pour attraper chaque matin le premier train de la Petite Ceinture à la Gare "Pont de Flandre" qui se dresse encore fièrement là-haut, tel un phare.
Car Roger, cet ancien cheminot qui réside dans une gare, devant laquelle plus aucun train ne passe, est un peu comme le gardien d'un phare.
Lui aussi se sent isolé au milieu de cet océan urbain, et lui aussi doit entretenir la lumière ; celle de l'espoir (un peu fou) de revoir un jour s'animer sa chère station du Pont de Flandre.
>> Parfois un train s'y égare ...
Publié par barreteau à 10:30:59 dans 75019 | Commentaires (1) | Permaliens



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