• Le Parc Montsouris qui borde la rue Gazan rend le lieu agréable et forme un quartier vert et tranquille …
    Gazan était un militaire napoléonien... et, dans les années 80, Coluche fut le plus illustre résident de cette rue.

    Longtemps la rue a été l'une des grandes voies permettant à l'automobiliste "parigot" de rejoindre les autoroutes du soleil.

    Ce temps est révolu et désormais, la rue Gazan s'étire mollement le long du Parc… Mais elle conserve toutefois une fière allure, surtout pour celui qui s'aventure sur les voies ferrées en contre-bas, à l'orée du tunnel de la petite ceinture, car alors ses immeubles, modestes au niveau de la rue, sont - vus d'ici - gigantesques !


    >> Déjà sur Parisperdu: "Parc Montsouris".

    >> "Un monde si proche si loin".



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  • Du 26 au 30 de la rue de la Tombe-Issoire, les façades des immeubles affichent, depuis déjà bien longtemps, des ouvertures murées de toute part.

    Mais derrière ces murs aveugles, il y a pourtant quelque chose d'unique à Paris: la vielle ferme de Montsouris et ses 2700 m2 de terrain, … de quoi aiguiser l'appétit d'un promoteur.

    De la ferme de Montsouris qui a fourni du lait frais aux Parisiens jusque dans les années 1930, il ne subsiste aujourd'hui qu'une grande cour avec une grange, et un cellier voûté.

    Et sous la ferme,  il y a les carrières de Port-Mahon qui font partie de l'un des tous premiers circuits des catacombes de Paris. Et, c'est bien là "le hic" car le projet d’immeubles que le promoteur compte y construire se heurte jusqu’à présent à cet obstacle de taille : l’existence, sous l’intégralité du terrain, de carrières médiévales classées "Monument Historique".

    Alors, défenseurs du patrimoine et promoteurs s’affrontent sur ce dossier immobilier depuis maintenant près d’une décennie. Et le bras de fer n'est pas près d'être terminé …

    Le collectif d'associations, qui s'est formé pour défendre ce monument historique "rarissime", dénonce la "pseudo-restauration", proposée par le promoteur, qui servirait surtout à poser les fondations d'immeubles neufs. La juge des référés du tribunal administratif de Paris vient de lui donner raison le 13 juillet dernier, en estimant le projet "susceptible de porter atteinte à l'intégrité du monument".

    Pour dénouer l'affaire, plusieurs propositions de rachat du terrain ont été faites au promoteur par diverses parties prenantes, en vue d'une restauration de la ferme Montsouris avec comme but final, celui de créer une ferme bio ou des équipements culturels.

    Et maintenant, voilà que les "people" s'en mêlent, et parmi eux: Lorànt Deutsch dont l'amour pour Paris ne peut être mis en doute; mais que penser de son acolyte, chef au Meurice, qui prêche pour une ferme bio avec son bestiaire, le tout associé à un restaurant haut de gamme, … le fumier de l'étable va-t-il côtoyer le fumet des plats gastronomiques … ?

    Finalement, le statuquo pourrait durer encore longtemps car le meilleur atout pour la défense du site reste sans doute son sous-sol, trop fragile pour supporter de nouveaux immeubles et dont le classement désormais définitif n'autorisera pas l'édification de fondations souterraines …

    Issoire, ce géant de légende, dont la tombe serait située dans le secteur, serait-il en train de se rappeler à notre mémoire, en envoyant d'outre-tombe un message aux promoteurs : celui de passer leur chemin … ?



    >> Site du collectif des associations de Sauvegarde du 26 rue de la Tombe-Issoire.

    >> Lorànt Deutsch à la ferme …



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    "Paris est tout petit,

    C'est sa grandeur.
     

    Tout le monde s'y rencontre,

    Les montagnes aussi.

    Même qu'un beau jour, l'une d'elles

    Accoucha d'une souris.
     

    Alors en son honneur,

    Les jardiniers tracèrent le parc Montsouris".

     

     

    Jacques Prévert. Le jardin, Paroles. 

     

     

     

     


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  • Ce fut la dernière... elle était-là, le long du sinistre mur de la prison de la Santé, ... la vespasienne du boulevard Arago, et elle a fini telle une vielle star ... recherchée et adulée par les photographes.

    Communément appelées  pissotières, en référence au "trou dans la coque d'un navire qui laisse s'écouler l'eau du pont", certains les avaient baptisées populairement "tasses" ou plus poétiquement Ginette. On en décomptera jusqu'à 478 sur les trottoirs de Paris ...

    En 1961, le Conseil Municipal de Paris décide leur suppression graduelle en raison de la mauvaise réputation de ces lieux et de l'odeur pestilentielle qui en émane. La fin de la gratuité des toilettes publiques parisiennes sera ensuite votée par le Conseil de Paris, et les premières "Sanisettes" payantes (Marque déposée par la société JC Decaux
    ) seront implantées sur les trottoirs parisiens, en 1991.
    Bientôt, on en dénombre 420 et aujourd'hui, leur accès est redevenu gratuit.

    Autonettoyantes, les sanisettes sont plus hygiéniques que les vespasiennes et mieux adaptée aux exigences actuelles de confort et de propreté.

    Hermétiques, elles sont sans odeur. Et surtout, closes et ... horizontales, ... elles sont enfin utilisables par les femmes.


    >> Vespasienne versus Sanisette ...

    >> Ginette, boulevard Arago ...vue de dos ...




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