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     Signal éthique …

     

    "Par les chemins antidérapants" dit la signalétique … et l'information est plus qu'utile car les abords de la Très Grande Bibliothèque (TGB) peuvent se révéler, par temps de pluie, aussi glissants que la surface d'une patinoire. Ces terrasses revêtues d’un plancher en ipé ont été, dès leur mise en service, du plus bel effet, tant ce bois exotique apportait une touche de douceur face à tout le béton de la ZAC Paris Rive Gauche. Mais très vite les chutes de piétons sont devenues innombrables et ont provoqué la fermeture provisoire de certaines zones du parvis. Désormais, le platelage a été incrusté de bandes de résine antidérapantes destinées à éviter chutes et glissades, mais le signal éthique ou si l'on préfère la signalétique s'impose toujours et prévient : "Attention aux dérapages"

     

    Autres billets sur la TGB:

    >> Ici s'arrête le monde …

    >> Le jardin interdit.

     


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  • Rue Ulysse Trélat.

    C’était la seule rue de Paris sans aucune numérotation car aucune habitation ne la bordait.
    Elle partait de la rue du Chevaleret et montait sur le pont de Tolbiac. Mais, au milieu des années 90, elle a été rayée de la carte, en même temps que le célébrissime viaduc de Tolbiac.

    On peut toutefois la retrouver dans des BD dont l'histoire se déroule dans le 13ème arrondissement, tels "Brouillard sur le pont de Tolbiac" de Tardi, ou plus récemment "Le cahier bleu" de Juillard.
    Dans ce dernier album, Planche 46, case 5 : rue Ulysse Trélat, Victor (l'un des personnages principaux) passe près des arches surplombant la rue du Chevaleret, mais le cadrage choisi par Juillard est devenu impossible à reproduire aujourd'hui car la rue Ulysse Trélat n'existe plus.

    Mais si la rue a effectivement bel et bien disparu, on trouve aujourd'hui dans ce secteur du 13e arrondissement de Paris, un square Ulysse Trélat, … comme si la Ville avait eu quelques remords d'avoir supprimé la rue éponyme.


    >> Le cadrage choisi par Juillard.


    >> Juillard, 13 ème Paris

    >> Le cahier bleu / Juillard.


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  • Rue du Loiret_ Paris 13ème

     

    La rue du Loiret a été ainsi nommée en raison de son voisinage avec le chemin de fer qui desservait ce département. Elle a été profondément restructurée par les lourds travaux entrepris dans la zone car elle est située dans un secteur qui a beaucoup souffert de la vague effrénée de modernité de la déferlante ZAC Paris Rive Gauche…

    Sous le crayon de Tardi, Nestor Burma, le détective créé par Léo Mallet, parcourt souvent la rue du Loiret. Et, sur l'une de ses planches, le bâtiment que l’on voit au fond est une ancienne gare de la petite ceinture: la station Masséna. Depuis maintenant longtemps, elle a perdu son caractère unique de terminus de campagne, dans son impasse, sous ses arbres qui autrefois cachaient sa passerelle de correspondance et ses quais un peu aériens.

    Tout près, c'est une rue que sa nullité même avait fini par rendre célèbre. Il y a encore une vingtaine d'années, avec ses tabliers de ponts qui recouvrent et obscurcissent presque la moitié de son parcours, la rue Watt dégageait une atmosphère unique, à la fois sinistre mais attachante. Elle est aujourd'hui méconnaissable car devenue une sorte de long tunnel bétonné sans aucune âme.

    Un peu plus loin, rescapée de la démolition systématique du secteur, l'usine de la Compagnie Parisienne de l'Air Comprimé a fière allure, avec sa haute cheminée et son hall vitré, elle tient encore la dragée haute aux blocs vitrés des bureaux neufs qui maintenant la cerne de toute part.

    Décidément, les balades dans le 13ème réservent beaucoup de surprises…


    >> La Station Masséna sur Parisperdu.

    >> La rue Watt sur Parisperdu.

    >> L'usine de la Compagnie Parisienne de l'Air Comprimé, toujours sur Parisperdu.

     

     

     


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  •   Pas de fumée sans feu …

     

    Ces deux cheminées qui crachent d'imposants panaches de fumée, sont celles de l’usine d’incinération des déchets ménagers d’Ivry-Paris 13. Depuis le début des années 70, elles font partie du paysage du sud parisien. Mais l'usine sera bientôt obsolète et, même si la date de sa fermeture à été repoussée à 2023, une concertation sur son avenir est d'ores et déjà en cours.

    Si son incinérateur est l’un des plus grands d’Europe, l’incinération ne sert pas seulement à éliminer les déchets, elle dégage de la chaleur qui est récupérée et sert notamment à chauffer des bâtiments et des logements.

    C'est le dimensionnement de la future usine qui pose aujourd'hui problème, et nourri le débat entre les partisans et les opposants au projet de reconstruction. Certains, comme le Syctom (Syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères), jugent la capacité prévue réaliste et permettant une continuité du service public de traitement des déchets. D’autres en revanche, comme le collectif 3R (réduire, réutiliser, recycler) estiment qu’il faudrait davantage agir sur la réduction des déchets à la source et en conséquence prévoir un site plus faiblement dimensionné. Certains opposants vont même jusqu’à remettre en cause la reconstruction de l’incinérateur, considérant que ceux d’Issy-les-Moulineaux et de Saint-Ouen sont suffisants.
    Le débat devrait être tranché d'ici la fin de l'année … A suivre donc.

     

    >> Image de synthèse du projet du futur centre d’incinération d’Ivry-Paris XIII du Syctom.

     

    >> Le débat s'invite au Sénat.

     


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  • Viaduc de Tolbiac, où es-tu ?
    Base de l'ancien viaduc de Tolbiac, 62 rue du Chevaleret Paris 13ème.

     

    Voilà tout ce qu'il reste de l'ancien viaduc de Tolbiac: une pile en pierre maçonnée. Elle recevait, jusque dans les années 1990, le célèbre ouvrage métallique qui surplombait les voies ferrées de la gare de Paris Austerlitz. Longtemps cet ouvrage a été le symbole d'un quartier, un lieu chargé d'histoire, au centre de l'une des plus belles intrigues policières de Léo Mallet.

    Démonté en 1996, pour faire place nette à la sinistre Avenue de France et à ses kilomètres d'immeubles de bureaux dessinés par des visionnaires aveugles, où se trouve-t-il aujourd'hui ?

    Pour répondre à la question, il faut aller à quelque 80 kilomètres de Paris, dans l'Eure, près de la gare d'Auneau. Là, sur un terrain militaire grillagé, il rouille sur place, à l'air libre, totalement démantelé, ses pièces empilées les unes sur les autres...

    Lors de son démontage, il avait été prévu qu'on le remonte quelque part. Je dis "quelque part" car la mairie de Paris ayant refusé par le passé de nommer une rue, une école ou encore une place en l'honneur de l'auteur des "Mystères de Paris", il parait peu probable qu'un jour elle accepte le remontage de ce pont dans Paris.

    Seule Montpellier, ville natale de Léo Mallet, fait ce qu'il faut pour préserver sa mémoire et son œuvre: aussi trouve-t-on dans l'agglomération Montpelliéraine une médiathèque, un cinéma et une école primaire qui portent le nom de l'écrivain.

    Alors faudrait-il aller jusqu'à envisager que le mythique viaduc de Tolbiac enjambe un jour le Lez ou un autre lieu dans Montpellier … ? Il faudrait peut-être que le célèbre détective privé Nestor Burma enquête sur l'affaire …


    >> Léo Mallet/Tardi: "Brouillard au pont de Tolbiac"

    >> Le viaduc de Tolbiac, il y a 10 ans sur Parisperdu (1).

    >> Le viaduc de Tolbiac, il y a 10 ans sur Parisperdu (2).

    >> De Tolbiac à Auneau: Google Maps nous donne localisation exacte du viaduc en pièces détachées.

    >> Dans sa livrée bleue, à quelque 80 kilomètres de Paris, le viaduc rouille sur place.

     

     

     


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