• Les Jardins "Abbé-Pierre - Grands-Moulins".

    Les Jardins "Abbé-Pierre - Grands-Moulins" Paris 13ème.

     

    Les jardins "Abbé-Pierre - Grands-Moulins" sont un ensemble de trois espaces verts situés dans le quartier de la Gare du 13e arrondissement de Paris, en plein cœur de l'opération d'aménagement Paris Rive Gauche.

    Sur plus de 12 000 m2, l'ensemble comprend trois espaces différents : le jardin de l'Avenue-de-France, le jardin Central et le jardin des Écoles.

    Surplombant ces jardins, une passerelle relie l'esplanade des Grands Moulins à la rue Marie-Andrée Lagroua Weill Hallé, une rue ainsi nommée en hommage à la gynécologue, fondatrice du mouvement français pour le planning familial. La passerelle permet de traverser l'ensemble de ce vaste espace, même de nuit lorsque les jardins en contre-bas sont fermés. Les rambardes en acier galvanisé sont équipées de diodes électroluminescentes qui changent de couleur en fonction de la température extérieure. C'est le seul ouvrage d'art à Paris bénéficiant de cette technologie innovante.  

    Les Jardins "Abbé-Pierre - Grands-Moulins" constituent un espace ouvert, aux usages multiples, mais sont aussi une oasis de végétation au cœur du 13e arrondissement, dans une ZAC Paris-Rive-Gauche particulièrement envahie par le béton !

     

    >> Les Grands Moulins sur Parisperdu.

     


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  • Le viaduc de Tolbiac a été "valorisé" !

    “Brouillard au Pont de Tolbiac”, dessin de Jacques Tardi (1982).

     

    C'est une longue histoire qui a connu son épilogue au cours de l'année 2017. Le viaduc de Tolbiac, cher au détective Nestor Burma, décrit par Léo Malet, filmé par Jean-Pierre Melville et dessiné par Jacques Tardi a été "recyclé" en février 2017.

    L'affaire débute en février 96, quand la Semapa, chargée de l'opération "Seine-Rive Gauche", commence le démantèlement du viaduc. A l'époque, explication alors toute poétique de la Semapa, : "Il y avait incompatibilité de l'ouvrage existant avec le parti pris architectural de la ZAC". Un "parti pris" qui consistera à déverser sous forme de dalle un vaste tapis de béton pour recouvrir l'ensemble des voies ferrées surplombées par le viaduc.
    Mais sa condamnation n'a provoqué ni l'émotion ni la mobilisation qui avaient par exemple sauvé de la casse l'hôtel du Nord. Car en effet, les aménageurs, échaudés par la contestation que suscite l'ensemble de leur ZAC, ont pris soin de ménager le "symbole" : le pont ne sera pas détruit, mais démonté. Une nuance qui permet à la Semapa de balayer les critiques et d'assurer que le pont sera un jour remonté. "Sa réinstallation sera d'autant plus emblématique qu'elle se fera à proximité de son implantation première et dans un délai rapide pour que sa mémoire ne s'efface pas", affirme alors sans coup férir la directrice générale de la Semapa.

    La carcasse du viaduc ­est donc démontée, en trois morceaux, ripée en dehors du site ferroviaire­ et entreposée dans la petite gare d'Auneau, dans l'Eure-et-Loir !

    Il faut bien dire que les aménageurs du XIIIe ont démontré une méconnaissance totale du patrimoine populaire de ce secteur. L'histoire du pont colle pourtant à celle de l'arrondissement. Construit en 1895 pour remplacer une passerelle en bois, il a été bâti à l'image du petit peuple de ces quartiers : pas beau, mais solide et utile.

    Bien sûr, le pont ne sera jamais réinstallé. Comme la fameuse rue Watt, sacrifiée elle aussi sur l'autel de la ZAC, c'est encore un lieu identitaire fort du Paris populaire qui passe à la trappe.

    Fin 2016, la Semapa passe un appel d'offre pour un "marché d'enlèvement et de valorisation de l'ancien viaduc de Tolbiac mis en dépôt à Auneau (28)".
    Courant 2017, les quelques 600 tonnes de l'ouvrage partent pour un site sidérurgique dont la destination exacte a été gardée confidentielle.
    Que voulait-on cacher ? Que craignait-on vraiment ? L'annonce de sa "valorisation" ne pouvait plus alors émouvoir personne … sauf peut-être quelques cheminots à la retraite …

     

    >> La saga du viaduc de Tolbiac sur Parisperdu : 

    -  Le viaduc de Tolbiac.

    - Le viaduc de Tolbiac (Suite) ....

    - Viaduc de Tolbiac, où es-tu ?

    >> "Marché d'enlèvement et de valorisation de l'ancien viaduc de Tolbiac mis en dépôt à Aneau (28)" passé par la Semapa.


    >> La Semapa reconstruira le viaduc !

     


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     Signal éthique …

     

    "Par les chemins antidérapants" dit la signalétique … et l'information est plus qu'utile car les abords de la Très Grande Bibliothèque (TGB) peuvent se révéler, par temps de pluie, aussi glissants que la surface d'une patinoire. Ces terrasses revêtues d’un plancher en ipé ont été, dès leur mise en service, du plus bel effet, tant ce bois exotique apportait une touche de douceur face à tout le béton de la ZAC Paris Rive Gauche. Mais très vite les chutes de piétons sont devenues innombrables et ont provoqué la fermeture provisoire de certaines zones du parvis. Désormais, le platelage a été incrusté de bandes de résine antidérapantes destinées à éviter chutes et glissades, mais le signal éthique ou si l'on préfère la signalétique s'impose toujours et prévient : "Attention aux dérapages"

     

    Autres billets sur la TGB:

    >> Ici s'arrête le monde …

    >> Le jardin interdit.

     


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  • Rue Ulysse Trélat.

    C’était la seule rue de Paris sans aucune numérotation car aucune habitation ne la bordait.
    Elle partait de la rue du Chevaleret et montait sur le pont de Tolbiac. Mais, au milieu des années 90, elle a été rayée de la carte, en même temps que le célébrissime viaduc de Tolbiac.

    On peut toutefois la retrouver dans des BD dont l'histoire se déroule dans le 13ème arrondissement, tels "Brouillard sur le pont de Tolbiac" de Tardi, ou plus récemment "Le cahier bleu" de Juillard.
    Dans ce dernier album, Planche 46, case 5 : rue Ulysse Trélat, Victor (l'un des personnages principaux) passe près des arches surplombant la rue du Chevaleret, mais le cadrage choisi par Juillard est devenu impossible à reproduire aujourd'hui car la rue Ulysse Trélat n'existe plus.

    Mais si la rue a effectivement bel et bien disparu, on trouve aujourd'hui dans ce secteur du 13e arrondissement de Paris, un square Ulysse Trélat, … comme si la Ville avait eu quelques remords d'avoir supprimé la rue éponyme.


    >> Le cadrage choisi par Juillard.


    >> Juillard, 13 ème Paris

    >> Le cahier bleu / Juillard.


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  • Léo Malet aimait-il le 13e arrondissement ?

    Jacques Tardi et Léo Mallet sur le pont de Tolbiac (Photo © Saldi)

     

    Léo Malet est pour certains "l'inventeur" du roman noir français, avec un personnage central dans ses romans, le détective Nestor Burma.

    Nestor Burma apparaît dès 1943 lorsque Léo Malet publie "120, rue de la Gare", mettant en scène - pour la première fois - son célèbre détective privé. Le succès du roman, est immédiat, d'ailleurs Mallet dira: "Les dix mille exemplaires de mon bouquin sont partis dans la semaine".

    En 1954, toujours avec  le personnage de Nestor Burma, il commence la série des "Nouveaux Mystères de Paris", dont chaque énigme a pour décor un arrondissement de la capitale. Seulement quinze arrondissements de Paris formeront le décor de ces Nouveaux Mystères, dont le 13ème avec "Brouillard au pont de Tolbiac" publié en 1956 qui se détache indéniablement de cette série et devient très vite le roman central de son œuvre.


    "Brouillard au pont de Tolbiac" fourmille d'anecdotes autobiographiques, pas toujours à l'avantage du 13ème arrondissement. Car il faut bien comprendre que Léo Malet avait la dent dure envers cet arrondissement où il y avait très mal vécu.
    Ainsi dans ce roman, il fait dire à Nestor Burma : "C’est un sale quartier, un foutu coin. Il ressemble aux autres, comme ça, et il a bien changé depuis mon temps, on dirait que ça s’est amélioré, mais c’est son climat. Pas partout, mais dans certaines rues, certains endroits, on y respire un sale air … Ça pue trop la misère, la merde et le malheur...".

    Ou encore, il réitère : "C’était un sale quartier. Il collait à mes semelles comme la glu aux pattes de l’oiseau. Il était écrit que je l’arpenterais toujours en quête de quelque chose, d’un morceau de pain, d’un abri, d’un peu d’amour. Je le sillonnais … peut-être simplement pour régler un vieux compte avec ce quartier".

    Plus loin, il ajoute même: "Le 13ème arrondissement fourmille de rues aux noms charmants et pittoresques, en général mensongers. Rue des Cinq-Diamants, il n’y a pas de diamants ; rue du Château-des-Rentiers, il y a surtout l’asile Nicolas-Flamel ; rue des Terres-au-Curé, je n’ai pas vu de prêtre ; et rue Croulebarbe, ne siège pas l’Académie Française. Quant à la ruelle des Reculettes... hum... et celle de l’Espérance...".

    Comme il l’écrivait dans ses "Propos badins" préfaçant la bande dessinée de Jacques Tardi, Léo Malet avait cru écrire un roman à charge contre le 13e arrondissement, mais finalement, il en est devenu le défenseur, appuyé en cela par Tardi, un des grands maîtres de la bande dessinée, qui en adaptant "Brouillard au pont de Tolbiac" nous fait revivre le 13e tel qu’il se présentait dans les années 50.

    Et aujourd'hui, sans faire de nostalgie excessive (car, bien sûr, les taudis insalubres ont été démolis et le "progrès" a fait partout son apparition, et c'est tant mieux !), on peut toutefois souligner que la froideur de certains quartiers rénovés peut nous faire regretter la gouaille des marchands de rues et la quasi-disparition des petits commerces qui ont laissé la place aux banques et autres agences immobilières.

    Mais où es-tu mon 13ème ?


    >> C'était comment avant ?

     

     


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