• L'avenir de la Halle Freyssinet enfin assuré !

    Crédit Photo: ©Wilmotte & Associés

    Pendant longtemps l'avenir de la halle Freyssinet nous a ici préoccupés. La mairie de Paris a en effet, pendant des années, semblé se désintéresser de ce bâtiment pourtant remarquable à bien des égards.


    La menace de l'amputation de l'une de ses travées, voire pire de sa destruction totale a longtemps plané. Il était patent aussi que sa future affectation "embêtait" tout le monde : allait-elle accueillir le nouveau Tribunal de Grande Instance ou un centre administratif ou un lieu consacré à "l’évenementiel"… ?


    Pendant un temps elle est en effet devenue un centre d'exposition très tendance, un lieu à la mode, mais qu'est-ce qui se démode plus vite que la mode ? …
    Alors que faire de ce monument classé et surtout avec quel budget … une "denrée" bien rare en ces temps de crise ?
     

    Seul un mécène, un dirigeant d'une grande entreprise privée semblait alors pouvoir être en mesure de sauver la Halle. Mais un tel homme, prêt à prendre un tel risque, existe-t-il encore de nos jours ?

    La réponse est finalement : oui !
    Car c'est Xavier Niel, le fondateur de Free qui va implanter dans la Halle Freyssinet un énorme incubateur qui regroupera de jeunes entreprises innovantes du secteur du numérique. Une fois la vitesse de croisière atteinte, le "méga incubateur numérique" regroupera un millier de start-up et sera peut-être le plus gros incubateur au monde !


    Xavier Niel financera personnellement 90% de cette structure d'accueil organisée en société, dont les 10% restants seront détenus par la Caisse de dépôts.

    Le projet d'aménagement a été confié à l'architecte Jean-Michel Wilmotte, un gage de succès pour le respect du bâti. Eugène Freyssinet, le génial inventeur du béton précontraint, ne pouvait rêver mieux pour la reconversion de son bâtiment d'avant-garde … 

    •  La Halle Freyssinet sur Parisperdu.

    >> La Halle Freyssinet a nouveau menacée ...

    >> La Halle Freyssinet devient très tendance ...

    >> La Halle Freyssinet ... et ce n'est que justice !

    >> Rue Louise Weiss.

     

     

     

     


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  • Dalle des Olympiades (axe nord-sud): quelques unes des trente tours d'une centaine de mètres de hauteur. Paris 13ème (octobre 2010)

    Dans le projet initial de l'opération Italie 13, l'avenue d'Italie devait être élargie aux dimensions des Champs-Elysées et transformée en voie rapide. Les piétons et la desserte locale devaient traverser l'avenue par des passerelles ou des tunnels, et de chaque côté de l'avenue, des tours de grande hauteur devaient s'élever, presque toutes sur le même modèle du parallélépipède strict … la folie des grandeurs !

    Le point le plus ambitieux de cette opération devait être la tour Apogée : d'une hauteur comparable à celle de la tour Montparnasse: 210 mètres … encore la folie des grandeurs !

    Mais au cours des années 1970, la hauteur projetée de cette tour "signal" a progressivement diminué avant l'annulation définitive de son projet.

    Et en 1980, cerise sur le gâteau, l'État français a dû payer 470 millions de francs au promoteur pour être revenu sur le permis de construire qu'il lui avait délivré.

    Cet évènement marque le point d'arrêt des grandes opérations d'urbanisme de tours à Paris. Le projet Italie 13 n'aura donc été que très partiellement mis en œuvre et au final, peut donc être considéré comme un semi-échec.

    Partant de ce constat amer, l'urbanisme parisien s'est alors lancé dans une direction beaucoup plus modeste. Ainsi, l'opération Paris Rive Gauche, à quelques centaines de mètres d'Italie 13, seule opération urbaine de grande envergure menée à Paris depuis lors, marque sur l'avenue Pierre-Mendès-France l'abandon de la construction sur dalle et le retour à l'alignement sur rue, au gabarit uniforme : la pierre de taille de l'époque haussmannienne a simplement laissé la place à la paroi de verre.

    Et le patrimoine urbain, que l'on croyait pouvoir négliger en dehors du "périmètre sacré" des six premiers arrondissements, fait désormais l'objet de toutes les attentions : alors que les architectes des années 1960 prévoyaient de détruire une gare d'Orsay devenue inutile, leurs successeurs des années 2000 intègrent la plupart des derniers vestiges du passé industriel: Grands Moulins de Paris, SUDAC, Frigos … dans les nouveaux quartiers du 21e siècle.

    Et c'est tant mieux !


    >> "Italie 13" : La politique de la table rase.

     




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  • Dans "Playtime", le film de Jacques Tati sorti en 1967, on découvre un Paris futuriste fait d'immeubles de verre et d'acier, froids et impersonnels.

    Avenue de France, dans la bien-nommée ZAC(cage) de Paris-Rive Gauche, la fiction de Tati est aujourd'hui devenue réalité.

     Ici, la ville est à la fois touchante et terrifiante. Le long de buildings très graphiques, des sortes de funambules déambulent … perdus dans ces grands espaces. Et cette présence humaine fantomatique a du mal à animer la sinistre avenue.

    A l'intérieur des immeubles on s'attend à rencontrer les mêmes "open-space" que ceux vus dans "Playtime", où des employés, jouets de la démesure et du grotesque, sont concentrés sur des plateaux sans âme.

    De retour à l'extérieur, on guette une autre silhouette, celle du longiligne Tati …
    On ne serait pas surpris en effet de l'apercevoir ici, avec son pas hésitant, sa mimique interloquée, et surtout se demandant pourquoi diable l'on a voulu à tout prix copier le décor de son film …


    >> En savoir plus sur Playtime, le film de Jacques Tati.

    >> La silhouette longiligne de Tati …

    >> J'aurais aimé que ce monde me parle ...


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  • Avenue de France Paris 13ème (mai 2000)

    Ce milieu urbain et son architecture nouvelle sont, au final, bien décevants.

    Ici, les habitants sont noyés dans un maelström de bâtiments sans âme, et où ils finissent par disparaître, … tout un symbole de la déshumanisation de la société.

    Pourtant chaque angle de rue se réserve le droit de nous livrer une nouvelle pièce de la mosaïque qui compose ce tentaculaire espace à vivre. Mais la monotonie des façades de verre et de béton se répètent à l'infini et laisse peu de place à l'humain.


    Le Japon connaît depuis longtemps cette problématique de l'individu nié par la mégapole, que l'on désigne là-bas par l'expression "Omote tu ora" et que l'on peut traduire approximativement par : "Je ne veux pas que tu partes, ... que tu disparaisses". 

    Reste donc sur les clichés, une ville neuve, propre, futuriste, mais une ville presque désertifiée où l'individu, fondu dans une urbanité abstraite, a fini par disparaître, et pourtant "Omote tu ora"


    >> "J'aurais aimé que ce monde me parle ..."

     

     

     


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  •  La Tour Paris 13, 5 rue Fulton, Paris 13e 

    Cette tour des années 60, défraîchie et vide de ses occupants, sera entièrement détruite début novembre 2013. Mais avant cela, et pendant sept mois, elle aura été investie par plus de 100 graffeurs, venus du monde entier et sélectionnés pour réaliser une première dans l'univers du "Street Art": réaliser en intérieur ce qu'ils font généralement en extérieur …

    Car de l'extérieur, en dehors d'un immense graffiti orange et noir, de 20 mètres de haut sur la façade, rien ne transparaît de tout ce qui a été réalisé à l'intérieur.

    Spécialisée dans le graffiti, la galerie parisienne Itinérance est à l'origine de ce défi artistique aussi fou qu'éphémère.

    Tout le mois d'octobre, le public pourra visiter cette œuvre d'art temporaire, avant sa destruction.

    Les visites sont gratuites et il n'y a rien à vendre …


    >> Le site officiel du projet "La Tour Paris13".

    >> Graffeur, ... est-ce un métier ?

     

     


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