• Nous sommes en juin 2006 et je déambule dans le 13ème arrondissement. De l'horrible rocade qu'est l'avenue de France, j'aperçois sur la façade du complexe de cinémas qui jouxte la Grande Bibliothèque, une immense affiche portant la mention " Paris, je t’aime".

    Justement une séance va commencer, je ne connais rien de ce film mais j'entre … pour voir.

    Je dois dire, qu'aujourd'hui il ne me reste que peu de souvenirs de ce film qui, loin d'être un chef d'œuvre, est un drôle de film à sketches.

    Dans une suite de 18 courts-métrages, "Paris je t'aime" traite de l'amour éphémère. Chaque scénario se déroule dans l'un des 20 arrondissements que compte Paris. Les films consacrés aux 11ème et 15ème arrondissements ont été tournés mais n'ont pas été intégrés au montage final du film, d'où cette suite de seulement 18 courts-métrages. Pourquoi avoir éliminé les 11ème et 15ème arrondissements? Je n'en sais rien …

    Chacun des courts-métrages est filmé par un réalisateur ou une réalisatrice différents et joué par des acteurs et actrices qui n'apparaissent pas dans les autres parties du film.

    Chaque cinéaste a dû se soumettre à des contraintes sévères : respecter la durée du film (environ 5 minutes), s’occuper d’un seul arrondissement et le filmer en deux jours.

    Tout cela donne un puzzle assez confus qui ne met guère en valeur un arrondissement plutôt qu'un autre et parfois, même en connaissant bien Paris, on a l'impression … de ne pas y être !

    Paris je t'aime ? Oui, mais pas comme ça ….

     

     


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  • M. Wu Dinh devant son magasin du 72 de l'avenue des Gobelins_Paris 13ème

    Au 72 de l'avenue des Gobelins, une devanture attire mon regard. Il y est écrit: "Photo-Ciné Gobelins".

    Y pénétrer n'est pas une mince affaire car la boutique est littéralement remplie à ras bord de matériels photo : des appareils et des objectifs bien sûr mais aussi une montagne de filtres et d'accessoires divers entassés-là, pêle-mêle dans le plus grand désordre.

    Vous êtes chez Monsieur Wu Dinh qui depuis 35 ans, tient cette sorte de caverne d'Ali Baba, … version vietnamienne ! Aidé par son épouse, il vend, achète, stocke et répare du matériel d’occasion, essentiellement de "l'argentique".

    Comme il est pratiquement impossible de rentrer à l'intérieur de la boutique, les transactions se font sur le trottoir. On peut négocier, mais Monsieur Wu Dinh est dur, très dur en affaires ...

    Des pellicules plein la tête, des appareils par milliers et des monceaux d'accessoires, ici il n'y a rien à jeter : le magasin de M. Wu Dinh, c'est une véritable chasse au trésor pour les photographes.


    >>  Au 72 Avenue des Gobelins, le magasin "Photo-Ciné Gobelins".

    >> "Photo-Ciné Gobelins": impossible de rentrer à l'intérieur !

     



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  •  Halle Freyssinet. "Startups 2 - Nef Centrale" ©Wilmotte et Associes Architectes

    Après beaucoup d'incertitudes sur son devenir, l'avenir de la Halle Freyssinet est maintenant enfin assuré.
    Les travaux vont pouvoir commencer … et, si tout se déroule normalement, la Halle accueillera, dès 2016, le plus grand incubateur - au monde - d'entreprises du numérique.

    Les chiffres de cet incubateur donnent le vertige : 1 000 start-up innovantes, tous secteurs confondus, sur plus de 30 000 mètres carrés restructurés par l'architecte Jean-Michel Wilmotte.

    La rénovation de la Halle va concilier la préservation de cet édifice unique pour lequel Freyssinet inventa le béton précontraint et une nouvelle ambition architecturale projetée par Jean-Michel Wilmotte.

    L'architecte a en effet imaginé le nouvel ensemble autour d’une architecture de containers rappelant l’histoire ferroviaire du lieu et permettant aussi de favoriser l’échange, l’émulation, le partage. 

    Mais ce nouvel espace ne sera pas exclusivement réservé aux entrepreneurs innovants car il accueillera aussi un immense bar restaurant ouvert au public 24h/24, … vivement 2016 !


    >> L'avenir de la Halle Freyssinet enfin assuré !

    >> En savoir plus sur le projet.

     



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  • L'avenir de la Halle Freyssinet enfin assuré !

    Crédit Photo: ©Wilmotte & Associés

    Pendant longtemps l'avenir de la halle Freyssinet nous a ici préoccupés. La mairie de Paris a en effet, pendant des années, semblé se désintéresser de ce bâtiment pourtant remarquable à bien des égards.


    La menace de l'amputation de l'une de ses travées, voire pire de sa destruction totale a longtemps plané. Il était patent aussi que sa future affectation "embêtait" tout le monde : allait-elle accueillir le nouveau Tribunal de Grande Instance ou un centre administratif ou un lieu consacré à "l’évenementiel"… ?


    Pendant un temps elle est en effet devenue un centre d'exposition très tendance, un lieu à la mode, mais qu'est-ce qui se démode plus vite que la mode ? …
    Alors que faire de ce monument classé et surtout avec quel budget … une "denrée" bien rare en ces temps de crise ?
     

    Seul un mécène, un dirigeant d'une grande entreprise privée semblait alors pouvoir être en mesure de sauver la Halle. Mais un tel homme, prêt à prendre un tel risque, existe-t-il encore de nos jours ?

    La réponse est finalement : oui !
    Car c'est Xavier Niel, le fondateur de Free qui va implanter dans la Halle Freyssinet un énorme incubateur qui regroupera de jeunes entreprises innovantes du secteur du numérique. Une fois la vitesse de croisière atteinte, le "méga incubateur numérique" regroupera un millier de start-up et sera peut-être le plus gros incubateur au monde !


    Xavier Niel financera personnellement 90% de cette structure d'accueil organisée en société, dont les 10% restants seront détenus par la Caisse de dépôts.

    Le projet d'aménagement a été confié à l'architecte Jean-Michel Wilmotte, un gage de succès pour le respect du bâti. Eugène Freyssinet, le génial inventeur du béton précontraint, ne pouvait rêver mieux pour la reconversion de son bâtiment d'avant-garde … 

    •  La Halle Freyssinet sur Parisperdu.

    >> La Halle Freyssinet a nouveau menacée ...

    >> La Halle Freyssinet devient très tendance ...

    >> La Halle Freyssinet ... et ce n'est que justice !

    >> Rue Louise Weiss.

     

     

     

     


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  • Dalle des Olympiades (axe nord-sud): quelques unes des trente tours d'une centaine de mètres de hauteur. Paris 13ème (octobre 2010)

    Dans le projet initial de l'opération Italie 13, l'avenue d'Italie devait être élargie aux dimensions des Champs-Elysées et transformée en voie rapide. Les piétons et la desserte locale devaient traverser l'avenue par des passerelles ou des tunnels, et de chaque côté de l'avenue, des tours de grande hauteur devaient s'élever, presque toutes sur le même modèle du parallélépipède strict … la folie des grandeurs !

    Le point le plus ambitieux de cette opération devait être la tour Apogée : d'une hauteur comparable à celle de la tour Montparnasse: 210 mètres … encore la folie des grandeurs !

    Mais au cours des années 1970, la hauteur projetée de cette tour "signal" a progressivement diminué avant l'annulation définitive de son projet.

    Et en 1980, cerise sur le gâteau, l'État français a dû payer 470 millions de francs au promoteur pour être revenu sur le permis de construire qu'il lui avait délivré.

    Cet évènement marque le point d'arrêt des grandes opérations d'urbanisme de tours à Paris. Le projet Italie 13 n'aura donc été que très partiellement mis en œuvre et au final, peut donc être considéré comme un semi-échec.

    Partant de ce constat amer, l'urbanisme parisien s'est alors lancé dans une direction beaucoup plus modeste. Ainsi, l'opération Paris Rive Gauche, à quelques centaines de mètres d'Italie 13, seule opération urbaine de grande envergure menée à Paris depuis lors, marque sur l'avenue Pierre-Mendès-France l'abandon de la construction sur dalle et le retour à l'alignement sur rue, au gabarit uniforme : la pierre de taille de l'époque haussmannienne a simplement laissé la place à la paroi de verre.

    Et le patrimoine urbain, que l'on croyait pouvoir négliger en dehors du "périmètre sacré" des six premiers arrondissements, fait désormais l'objet de toutes les attentions : alors que les architectes des années 1960 prévoyaient de détruire une gare d'Orsay devenue inutile, leurs successeurs des années 2000 intègrent la plupart des derniers vestiges du passé industriel: Grands Moulins de Paris, SUDAC, Frigos … dans les nouveaux quartiers du 21e siècle.

    Et c'est tant mieux !


    >> "Italie 13" : La politique de la table rase.

     




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