• Reste-t-il aujourd’hui des photos à faire de Belleville ?

    Rue de Belleville et place Fréhel _ Paris 20ème (avril 2011)

     

    La réponse sera : oui mais … Car si j’aimerai bien photographier Belleville aujourd’hui, je cale un petit peu parce que je ne suis pas encore tout à fait décidé. Enfin, je le ferai peut-être parce que j’y suis très attaché et l'ai déjà beaucoup photographié…
    Mais je suis mû par deux envies contradictoires.
    L’une est de montrer ce qui n’a pas changé, ce qui alimente la nostalgie. Et il y a encore à faire dans cette voie-là. Mais ça n’est pas suffisant, c’est un peu passéiste. Il faut aussi montrer les nouveaux aspects. Mais je trouve ces nouveaux aspects pas tellement excitants… aussi c’est difficile.
    Et encore ce n'est pas la seule difficulté. L'autre difficulté vient de l'aspect sécuritaire qui à l'évidence s'est beaucoup dégradé depuis l'époque - pourtant pas si lointaine – où j'arpentais allègrement les rues de Belleville et de Ménilmontant.
    Tout au long de ces 6 années (1994-99) où j'ai accumulé plus d'un millier de photos dans les rues, les villas et les impasses de ces quartiers Est de la capitale, je n'ai connu que du bonheur et très peu de situations difficiles, à part: "T'arrêtes avec ta Tour Eiffel !" .
    Mais il faut dire que la drogue et ses dealers n'avaient pas encore totalement gangréné ces quartiers.
    A l'époque, se promener avec un appareil photo à la main n'avait rien de suspect, les seules remarques tournaient bien souvent autour de : "Vous êtes de la mairie, vous êtes en repérage pour raser le secteur ?" Jamais je n'ai ressenti de lourds regards vers l'appareil, comme si au coin de rue suivante on voulait vous l'arracher des mains …

    Bien évidemment, il reste encore des photos à faire dans les rues de Belleville pour nous montrer ce quartier à part, cette ville loin de la ville … mais aujourd'hui, ce n'est ni facile ni sans risque.


    >> "Pas de Photos".

    >> "T'arrêtes avec ta Tour Eiffel !"

    >> "C'est privé !"

    >> "Vous êtes de la Mairie ?"

     

     

     

     

     


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  • Rue des Couronnes, chez Jésus-la-Caille …

     78-82 rue des couronnes Paris 20ème_mai 2019

     

    La rue des Couronnes, dans le 20ème arrondissement, porte le nom d'un lieu-dit dénommé autrefois "les Couronnes sous Savies" car Savies était l'appellation de Belleville jusqu'au au début du XVIIIe siècle. En vieux français, Savie signifiait "montagne sauvage".

    La rue longe le parc de Belleville avant de franchir la voie ferrée de la Petite Ceinture, dans la tranchée de laquelle on imagine l’ancienne gare de Ménilmontant, là où se passe une partie du premier roman de Francis Carco, "Jésus-la-Caille".
    Le roman de Carco est une plongée dans le Paris interlope des années 1910-20, dans les quartiers populaires où l'on vit de rapine, de prostitution, où l'insécurité est grande dans un méli-mélo de bars, d'hôtels crasseux et de rues mal éclairées par les becs de gaz. Le lecteur évolue dans un univers narré dans le registre argotique de l'époque.
    A lire absolument si l'on aime Belleville.

     

    >> Jésus-la-Caille.

    >> Rue des Couronnes, rue des Cochonnes !!!

     

     

     


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  • Meilleurs vœux pour 2020.

    "Bonne année ! ",

    "Happy new year ! ",

    "Ein gutes neues Jahr ! ",

    "Migliori auguri ! " …

     

    Parisperdu vous présente tous ses meilleurs vœux pour 2020.

     

    Gardons le contact toute l’année en nous retrouvant régulièrement sur Parisperdu, et aussi en rejoignant le groupe Facebook : "Paris Hier, aujourd'hui … demain" animé par Parisperdu, le photo blog des amoureux de Paris.

     

     


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  • Le Passage National, un rescapé du bétonnage.

    Passage National vu depuis la rue du Château-des-Rentiers. Paris 13ème
    Photo : ©Mbzt's Gallery

     

    Je suis récemment retourné rue Nationale dans le 13ème arrondissement, et, après la rue de Tolbiac, je suis tombé sur une série d'impasses et de passages : d'abord l'Impasse Nationale, puis le passage Bourgoin et enfin le passage National. Ce dernier est bien le plus curieux puisqu'il déploie ses maisonnettes sur un fond d'immenses tours, celles du quartier Italie 13.
    Mais comment en est-on arrivé là ?

    Tout part de la politique de la ville des années 60, dont on a souvent parlé ici, une politique qui pratique la table rase des quartiers les plus vétustes de Paris … Là, dans ce secteur du 13ème, c'est tout l'îlot des "Deux Moulins" qui va être détruit pour y construire un colossal ensemble de tours et d'immeubles de grande hauteur. Et c'est ainsi qu'est créé, en 1975, le quartier des Olympiades, avec sa fameuse dalle, bientôt devenu un véritable dédale ….

    Alors pourquoi nos petits passages de la rue Nationale ont-ils pu dans ce contexte échapper au bétonnage général du quartier ? Leur préservation est dû au fait que ces passages avaient été classés depuis fort longtemps en "voie publique" donc légalement indestructibles.
    Et ils vont aussi, grâce à l'activité déployée par l'association "Inter-Nationale Bourgoin", de nouveau résister, au début des années 90, à un deuxième et même un troisième assaut lors des opérations "Paris Rive Gauche" puis de celles de la ZAC "Château des Rentiers".
    Ah les fameuses ZAC, ces "Zones d'Aménagement Concerté" dont on se demande bien qui prend part à la Concertation et à qui doit profiter l'Aménagement ?

    Et, voilà pourquoi on peut, aujourd'hui encore, profiter de cet ilot de tranquillité qu'est le Passage National, véritable rescapé du bétonnage de ce secteur du 13ème arrondissement.


    >> "Italie 13" : La politique de la table rase.

    >> Dalle ou dédale des Olympiades ?

    >> Petit lexique d'urbanisme de A comme Aménagement Urbain à Z comme ZAC (ou ZACage)

     

     


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