• Prolifération des rats à Paris.

     

    Le square des Batignolles fermé pour dératisation.

     

    A Paris, la prolifération des rats est spectaculaire et nourrit beaucoup d’inquiétudes. Leur présence dans des parcs majeurs comme le jardin des Tuileries ou le Champ de Mars vient casser l'image "romantico-touristique" de Paris.
    Fin 2016, la mairie de Paris a lancé un plan d'action contre la prolifération des rats avec la fermeture d'une dizaine de parcs pendant plusieurs semaines afin d'éradiquer les colonies de rats qui y étaient présentes. 
    Et aujourd'hui près de 2 millions d'euros ont été consacrés à ce plan de dératisation. Toutefois les résultats sont maigres car les experts évaluent toujours le nombre de rongeurs à Paris à près de quatre millions, … il reste donc beaucoup à faire !

    Mais on le sait, le véritable ennemi de la Mairie de Paris, ce sont les voitures...
    La saleté, la nourriture jetée, les poubelles qui débordent, les détritus partout et donc aussi les rats, … tout cela est le cadet de ses soucis...

     

    >> Propreté de Paris dans "Itinéraire bis" de Parisperdu.

     


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  •  Le recyclage des friches parisiennes (13/13) : Station F.

    La "Station F"  55, boulevard Vincent-Auriol (Paris 13ème).

     

    La Halle Freyssinet, rebaptisée Station F, est un bâtiment classé depuis 2012. La halle a été réalisée par l’ingénieur Eugène Freyssinet dans les années 1927-29 selon une technique alors innovante : le béton armé précontraint.
    Constituée de trois nefs parallèles faites de voûtes minces en béton, la Halle est une réalisation imposante : 58 mètres de large, 310 mètres de long (imaginez la Tour Eiffel couchée).

    La halle Freyssinet est, à son origine, une gare de fret connecté au réseau ferré de la gare d’Austerlitz. Désaffectée en 2005, la Halle a connu plusieurs projets de transformation : nouveau palais de justice, parc d'exposition …
    Finalement, la Halle Freyssinet, deviendra la "Station F" : un immense incubateur dans le domaine du numérique. Plus de 34.000 m² sont dévolus aux "start-up" avec plus de 3000 postes de travail, des salles de réunion, des espaces événementiels - dont un auditorium de 360 places -, un "FabLab", un bureau de poste, un "pop-up shop", un café et un restaurant ouvert 24 h/24 et 7 j/7.

    Cet accélérateur géant de start-up situé le cœur du secteur en renouvellement urbain de la ZAC Paris Rive Gauche, en contrebas de la Bibliothèque François Mitterrand, dans le 13ème arrondissement de Paris, est aujourd'hui une véritable réussite.


    >> Station F, site officiel.

    >> La saga de la Halle Freyssinet sur Parisperdu.
     

     

     

     


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  • Ghorban, né un jour qui n'existe pas.

    Ghorban, Pont du canal St Martin Janvier 2010 ©Photographie d'Olivier Jobard _Visa pour l'image Perpignan septembre 2018

     

    A Perpignan, pour la 30ème édition de "VISA pour l'image", les photos montrent, hélas comme toujours, les tourments du monde et sa cohorte de misères et de guerres.

    Mais les images d'Olivier Jobard qui nous narrent le destin de Ghorban nous apportent une note à la fois intimiste et optimiste, un message de foi et d'espérance en l'Homme. Et elles montrent surtout que la combativité envers un sort contraire peut conduire à une issue heureuse.

    Ghorban Jafari est arrivé à Paris en 2010, il avait 12 ans et dormait sous les ponts. Il venait de parcourir 12 000 kilomètres en clandestin depuis son Afghanistan natal. Il avait côtoyé seul la peur et les dangers des routes migratoires.

    Quelques semaines après son arrivée à Paris, Ghorban est aidé par un militant qui lui trouve une place dans un foyer d'urgence. Un long et laborieux chemin d'intégration commence.
    Pour ses papiers d'abord : une erreur de traduction le fait naître un 31 novembre, un jour qui n'existe pas. Un grain de sable qui enraie la machine administrative pour des années.
    Orphelin de père, arraché à sa mère et élevé par les hommes de la famille pour garder le bétail, Ghorban n'a alors qu'une obsession : aller à l'école.
    A Paris, ballotté de foyer en foyer sans étudier, Ghorban s'isole et se renferme. Puis il suit des séances de thérapie avec l'aide d'un psychologue. Ghorban réussi alors à apprivoiser un passé fait de déchirements et d'abandon. Il comprend avec le temps que sa mère a été forcée de l'abandonner. Et, en 2017, après l'obtention de la citoyenneté française, il décide de partir la retrouver …


    >> Visa pour l'image, festival international du Photojournalisme.

    >> Autre image d'Olivier Jobard, sur Ghorban.

    >> Visa pour l'image, les éditions précédentes sur Parisperdu.

     

     

     


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    Deschamps-Elysées

     

    A Paris, la RATP aussi célèbre la victoire des Bleus, et elle ne manque pas d'humour, ni d'inspiration.

    La RATP a donc rebaptisé dès le lendemain de la finale – mais de façon éphémère - six de ses stations à la gloire des Bleus et de cette victoire historique   !
    Sur la ligne 2, Avron est devenu "Nous Avron Gagné", Charles de Gaulle - Étoile nous dit "On a 2 Étoiles" et Victor Hugo s'est tout naturellement transformé en "Victor Hugo Lloris", tandis que sur les lignes 6 et 14, Bercy s'est fendu d'un "Bercy les Bleus", que Notre-Dame-des-Champs s'appelle désormais "Notre Didier Deschamps" alors que, sur la ligne 13, Champs-Élysées - Clémenceau est devenu "Deschamps Élysées - Clemenceau".

     

    >> Il y avait déjà : "Notre-Dame des Champs ... Elysées".

    >> Sur la ligne 13, Champs-Élysées-Clémenceau est devenu "Deschamps Élysées - Clemenceau".

     


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  •  Le recyclage des friches parisiennes (5/13) : La Générale.

    La Générale. 14, rue Parmentier (Paris 11ème).  

     

    C'est un ancien édifice présentant une structure industrielle de type Eiffel. Jusqu'en 1995, le bâtiment était occupé par un centre de distribution d'électricité appartenant à EDF. Sa hauteur de plafond de 9 mètres, sa belle verrière et son jardin suspendu en plein Paris en font un lieu unique de 500 m2.

    En 2005, une dizaine d'artistes installent leurs ateliers dans cet endroit abandonné depuis dix ans. Et, en 2009, la Mairie de Paris confie le lieu à un collectif très éclectique qui gère le site avec l'objectif d'être ouvert à toutes les pratiques artistiques et culturelles. Festivals, ateliers, concerts, pièces de théâtre se succèdent alors dans ce véritable laboratoire d'expérimentation composé de neuf espaces sur deux niveaux. Pour compléter l'ensemble, sur le toit, un joli jardin a été aménagé. On y trouve de la verdure mais aussi des arbres fruitiers, des légumes, sans oublier des ruches qui produisent chaque année, plus de 20 kg de miel.

    Récemment les actions de la Générale ont pris une tournure politiquement très engagée avec des soutiens clairement affichés aux grèves, aux zadistes … aussi il se dit que le contrat de location concédé par La Ville, via un bail valable jusqu’à 2020, ne sera vraisemblablement pas reconduit !

     

    >> La Générale, site officiel.

    >> Le recyclage des friches parisiennes (4/13) : La Recyclerie.

     

     


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