•  Pour remettre les pendules à l'heure.

    Église Saint-Germain-de-Charonne – 4 place Saint-Blaise, Paris 20e

    Longtemps en dehors des grands courants qui agitent le cœur de la capitale, les arrondissements périphériques de l'Est parisien prennent désormais leur revanche en attirant des parisiens souvent dépités par l'évolution trop rapide de leur ville.
    Ils investissent ces lieux souvent pour pouvoir s'y loger à des coûts moins astronomiques que ceux du centre de Paris, mais aussi pour essayer de retrouver une meilleure qualité de vie, voire un certain âge d'or.

    On peut s'étonner de ce choix car ces arrondissements ne brillent guère. Cependant, après même un bref séjour, on s'aperçoit qu'émanent de ces quartiers, à Belleville ou à Charonne, une atmosphère particulière, comme une force tellurique avec lesquelles l'homme pressé du monde moderne peut reprendre possession de son corps et continuer à rêver son futur.

    Dans notre monde fonctionnant de plus en plus en temps réel, découvrir ces lieux, c'est remettre les pendules à l'heure pour recouvrer son rythme intérieur.

     

    >> Tout ne va-t-il pas trop vite ?



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  • Paris au mois d'août.

     Charles Aznavour et Susan Hampshire en 1965 dans "Paris au mois d’août". ©Everett_ Bridgeman images

     

    "Paris au mois d’août", est un film de Pierre Granier-Deferre (1965), tiré du livre de René Fallet et mis en dialogues par Henri Jeanson. Charles Aznavour y incarne un quadragénaire, employé de la Samaritaine, dont la famille est partie en vacances et dont la vie bien rangée va être bouleversée par la rencontre d’un mannequin venu pour une séance photos à Paris, interprété par la belle Susan Hampshire (qui deviendra deux ans après le tournage Madame Granier-Deferre !).

    Dans la capitale désertée, l’homme entre deux âges s’offre un amour de vacances, une brève liaison avec Susan Hampshire, une personne si différente de lui.

    Ce film permet aussi d’effectuer une promenade dans un Paris bien différent de celui d’aujourd’hui, et encore plus vide au mois d’aout qu’il ne l’est aujourd'hui. Et il faut voir la mine réjouie d’Aznavour, arpentant les rues et les places de la capitale aux côtés de cette femme superbe qu’il ne pourra pourtant que perdre.
    Et puis, Paris au mois d’août, c’est aussi la merveilleuse chanson du film, parfaitement « raccord » avec son ambiance. Elle est naturellement chantée par Aznavour, auteur des paroles, sur une musique signée par son fidèle complice Georges Garvarentz.

     

    >> Août 2020, Paris recherche désespérément ses touristes.

     


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  • Fermeture estivale.

     Nos vacances au bord de la mer : à Port-du-Masque …!

     

    Comme chaque année, à l'occasion des vacances d'été, Parisperdu fait une pause.
    Mais nous vous donnons rendez-vous ici, dès le 31 août 2020.

    Messagerie et réseaux sociaux restent bien évidemment ouverts H24.

    Parisperdu vous souhaite de très bonnes vacances !

     

     


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  • Paris recherche désespérément ses touristes.

    A Montmartre, parvis du Sacré-Cœur, 75018 Paris _ juillet 2020

    A Paris durant l'été on constate un départ des habitants, c'est l'effet des congés annuels.
    Un mouvement que Charles Aznavour a parfaitement mis en chanson :
    "Chaque rue chaque pierre
    Semblait n'être qu'à nous
    Nous étions seuls sur terre
    A Paris au mois d'août"

    Mais cette année dans la capitale, le vide est encore plus flagrant car les touristes n’arrivent pas, c'est l'effet de la pandémie Covid-19.

    Ainsi à Montmartre le quartier est déserté par les touristes. Les images du parvis du Sacré-Cœur presque vide sont surréalistes car normalement, en été, la place est noire de monde agglutiné les uns aux autres pour admirer l’une des plus belles vues de Paris. 

    Mais aujourd'hui, les Asiatiques ou les Américains sont aux abonnés absents. Sur la place du Tertre, habituellement pleine à craquer, les célèbres portraitistes sont au chômage technique. Et les terrasses sont loin de faire le plein à l’heure du déjeuner.
    Oui, en cet été 2020, Paris recherche désespérément ses touristes.


    >> Léon, gribouilleur place du Tertre.

    >> Paris, guide à l'usage du touriste averti.

     

     

     

     


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  •  Jean Mounicq :  un regard méticuleux sur Paris.

     Rue des Tennis Paris 18ème_ Photo: ©Jean-Mounicq_1980



    Jean Mounicq commence timidement sa carrière de photographe en 1954. Puis, en 1958, il rencontre Henri Cartier-Bresson, rejoint l'agence Magnum et parcourt alors l’Europe avec son appareil.
    De 1961 à 1974, il collabore avec le magazine "Elle" pour lequel il va réaliser une série de portraits des artistes marquants des années 60 et 70.

    Mais à partir de 1975, il cesse ses collaborations avec la presse et commence un travail personnel "au long cours" sur les villes européennes, principalement Venise, puis Rome et surtout Paris qui donnera le fantastique ouvrage "Paris Retraversé", publié en 1992 et qui lui vaudra le prix Nadar.

    Dans "Paris retraversé", Mounicq va faire, quartier par quartier, rue par rue, un inventaire photographique systématique, méticuleux et quasiment surréaliste des cours, des ruelles, des portes, des inscriptions, … bref en un mot de tout l'insolite qui est l'essence même de cette ville.

    Trois ans plus tard, en 1995, il réédite cet exploit avec  "Paris ouvert", une œuvre symétrique de "Paris retraversé", car "Paris ouvert" s'intéresse aux grands espaces de la capitale : les Tuileries, les Invalides, La Défense, Bercy, La Villette mais aussi aux quais et aux jardins de la Capitale, avec toujours l'obsession de capter l'étrangeté du détail ou de choisir l'angle qui rend intense la beauté de l'ensemble.

    Une grande partie de son travail sur Paris est conservé au musée Carnavalet. Et, en février 2020, il fait don à l’Etat de l’ensemble de son fonds photographique : 130 000 négatifs avec les planches-contactes afférentes, 2450 tirages, 6500 diapositives, ainsi que ses archives renseignant sa carrière et ses projets.
    La donation Jean Mounicq rejoint donc à la Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine (MAP) les fonds "auteurs photographiques", aux côtés d’André Kertész, de Jacques-Henri Lartigue ou de Willy Ronis ... Mounicq y est désormais en bien belle compagnie !

     

    >> Jean Mounicq, 50 ans de Photographies.

     

     


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