• Willy Ronis ou la preuve par 9 : Les débuts (3_10)

    Paris, Le 14 juillet 1936 vu par Willy Ronis _© Willy Ronis

     

    Willy a 15 ans lorsque son père, qui possède un studio photo et qu'il exploite sous le pseudonyme de "Roness", lui offre un appareil photo. S'il commence à parcourir les rues de Paris pour s'essayer à la photographie, Willy Ronis n'a qu'un rêve : devenir compositeur de musique.

    Cependant à 20 ans, Ronis découvre la Société Française de Photographie et notamment les travaux de Brassaï, de Pierre Boucher, et de Rogi André l'épouse d'André Kertész. Ces photographes lui ouvrent les yeux sur une pratique radicalement différente de la photographie qu'exerce son père dans son studio : une pratique qui met en avant des images vivantes et non-conventionnelles.

    Mais lors de son retour du service militaire en 1932, son père, très malade, lui demande de l’aider au studio. C'est ainsi que Willy Ronis va faire lui-même les tirages de ses photos personnelles. Et s'il est peu intéressé par la photographie commercialisée par le studio familial, il reste passionné par les expositions de photographies qu'il va voir un peu partout dans Paris.

    Alors qu'en France la Gauche se mobilise, ce qui amènera l’avènement du Front populaire aux élections législatives de 1936, le jeune photographe, partisan de telles idées, suit avec entrain les manifestations ouvrières d’alors et prend ses premiers clichés marquants. Ceux-ci seront publiés, dès 1932, par la revue Regards, un média de sensibilité communiste.

    Cette année 1932 sera décisive pour lui puisqu’elle est celle de la mort de son père et aussi de la vente d’un studio qui périclitait et qu'il vivait comme un fardeau.
    Ainsi libéré, Willy Ronis allait pouvoir partir vers une nouvelle carrière …

     

    >> Willy Ronis ou la preuve par 9 : Belleville Ménilmontant (2/10)
     
     
     
     

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  • Exit 2020, annus horribilis, par la faute d'un satané virus !
    Bienvenue à 2021 que l'on espère meilleure.

    Parisperdu vous souhaite une BONNE ANNEE 2021

    Gardons le contact toute l’année en nous retrouvant régulièrement sur Parisperdu, et aussi en rejoignant le groupe Facebook : "Paris Hier, aujourd'hui … demain" animé par Parisperdu, le photo blog des amoureux de Paris.

    Et prenez bien soin de vous.

     


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  • Les quartiers "chauds" de Paris intra-muros.

    Métro Porte de la Chapelle, Paris 18e : le quartier est classé "sensible problématique".

     

    Comme toutes les capitales et les grandes métropoles, Paris peut être une ville à double visage. Il est des quartiers calmes, chics où l'on se sent en sécurité mais il y a aussi des quartiers sensibles où règnent la délinquance, les dealers, voire … les armes.

    Le Ministère de la Ville a établi, pour Paris intra-muros, une liste des quartiers dits "sensibles".
    Mais cette sensibilité est graduelle car elle comporte 4 niveaux : les quartiers de "Non-droit", ceux dit : "Très sensibles", les quartiers "Très difficiles" et enfin les quartiers "Problématiques".

    En voici la liste "officielle", puisqu'elle émane du dit Ministère :

    • QUARTIERS SENSIBLES DE NON-DROIT (QSN)

    Ce sont des quartiers où règnent les bandes et la délinquance avec des faits de violences urbaines, des fusillades ou des règlements de comptes et des trafics en tout genre.
    A Paris, deux quartiers font ainsi partie des quartiers les "plus chauds de France" et sont considérées comme des zones de non droit.

    Il s'agit de :

    - La Goutte d’Or (Barbès), Paris 18e

    - Flandre : (Cambrai-Curial-Riquet-Stalingrad), Paris 19e

    • QUARTIERS SENSIBLES TRÈS DIFFICILES (QSTD)

    Dans ces quartiers, des faits de délinquance de toute sortes se produisent régulièrement.
    Ces quartiers étaient souvent, précédemment des zones de non-droit.
    Il s'agit de :

    - Quartiers Sud du 13 arrondissement

    - Place des Fêtes, Paris 19e

    - Belleville-Amandiers, Paris 20e

    - Saint-Blaise, Paris 20e

    • QUARTIERS SENSIBLES DIFFICILES (QSD)

    Ici, les faits de délinquance sont assez réguliers, le trafic de drogue et toutes sortes de trafics sont omniprésents, on note aussi des nuits de violences urbaines suite à une petite tension.
    Sont concernés :

    - La Porte de Vanves, Paris 14e

    - La Porte de Saint Ouen, Paris 17e

    - La Porte de Clignancourt, Paris 18e

    - Danube, Paris 19e

    - La Porte de Bagnolet, Paris 20e

     

    • QUARTIERS SENSIBLES PROBLEMATIQUES (QSP)

    La petite délinquance y est plus ou moins régulière, pouvant exploser à certains moments, mais généralement ces quartiers sont calmes et ne font parler d’eux que de temps à autre. Ils posent quelques soucis à la ville mais ne sont pas considérés comme « chauds ».
    Il s'agit de :

    -La Grange aux Belles, Paris 10e

    - La  Roquette, Paris 11e

    - La Passerelle, Paris 12e

    -Le Moulin de la Vierge, 156-Cité de l’Eure-Porte de Châtillon, Paris 14e

    - Rue des Périchaux, Paris 15e  

    - La Porte d’Asnières, Paris 17e :

    - La Porte de la Chapelle, Paris 18e :

    - La Porte d’Aubervilliers, Paris 18e  

    - Jaurès, Paris 19e

    - Ourcq, Rue Petit, Avenue de Laumière, Paris 19e

    - Le 140 rue de Ménilmontant, Paris 20e

     

    Il n'y a donc pas que certaines banlieues qui posent des problèmes de sécurité, Paris a aussi ses quartiers "chauds" …

     

    >> Stalingrad.

    >> La double vie de la Place de Stalingrad.

     

     


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  •  Pour remettre les pendules à l'heure.

    Église Saint-Germain-de-Charonne – 4 place Saint-Blaise, Paris 20e

    Longtemps en dehors des grands courants qui agitent le cœur de la capitale, les arrondissements périphériques de l'Est parisien prennent désormais leur revanche en attirant des parisiens souvent dépités par l'évolution trop rapide de leur ville.
    Ils investissent ces lieux souvent pour pouvoir s'y loger à des coûts moins astronomiques que ceux du centre de Paris, mais aussi pour essayer de retrouver une meilleure qualité de vie, voire un certain âge d'or.

    On peut s'étonner de ce choix car ces arrondissements ne brillent guère. Cependant, après même un bref séjour, on s'aperçoit qu'émanent de ces quartiers, à Belleville ou à Charonne, une atmosphère particulière, comme une force tellurique avec lesquelles l'homme pressé du monde moderne peut reprendre possession de son corps et continuer à rêver son futur.

    Dans notre monde fonctionnant de plus en plus en temps réel, découvrir ces lieux, c'est remettre les pendules à l'heure pour recouvrer son rythme intérieur.

     

    >> Tout ne va-t-il pas trop vite ?



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  • Paris au mois d'août.

     Charles Aznavour et Susan Hampshire en 1965 dans "Paris au mois d’août". ©Everett_ Bridgeman images

     

    "Paris au mois d’août", est un film de Pierre Granier-Deferre (1965), tiré du livre de René Fallet et mis en dialogues par Henri Jeanson. Charles Aznavour y incarne un quadragénaire, employé de la Samaritaine, dont la famille est partie en vacances et dont la vie bien rangée va être bouleversée par la rencontre d’un mannequin venu pour une séance photos à Paris, interprété par la belle Susan Hampshire (qui deviendra deux ans après le tournage Madame Granier-Deferre !).

    Dans la capitale désertée, l’homme entre deux âges s’offre un amour de vacances, une brève liaison avec Susan Hampshire, une personne si différente de lui.

    Ce film permet aussi d’effectuer une promenade dans un Paris bien différent de celui d’aujourd’hui, et encore plus vide au mois d’aout qu’il ne l’est aujourd'hui. Et il faut voir la mine réjouie d’Aznavour, arpentant les rues et les places de la capitale aux côtés de cette femme superbe qu’il ne pourra pourtant que perdre.
    Et puis, Paris au mois d’août, c’est aussi la merveilleuse chanson du film, parfaitement « raccord » avec son ambiance. Elle est naturellement chantée par Aznavour, auteur des paroles, sur une musique signée par son fidèle complice Georges Garvarentz.

     

    >> Août 2020, Paris recherche désespérément ses touristes.

     


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