• On a retrouvé Victor … !

    "Chez Victor, bistrot guinguette, impasse Compans à Belleville, Paris, 1955 " ©Photo Willy Ronis

     

    C'est grâce à Gilles LE PENGLAOU, éminent généalogiste (qui nous a malheureusement quitté l'an dernier), que nous en savons un peu plus sur la célèbre photo de Willy Ronis, intitulée "Chez Victor, impasse Compans".

    Ses recherches généalogiques sur sa famille l'ont amené à Yvonne-Charlotte MULTINIER. Celle-ci se marie le 15 mai 1926 à Paris 19e avec Victor CARLI.
    Elle est alors domiciliée 18, impasse Compans. Aussi, il y a tout lieu de penser que ce Victor CARLI est le patron de la guinguette "Chez Victor" située également au 18 de l'impasse et que Yvonne-Charlotte dite "Nenette", son épouse serait selon toute vraisemblance la dame que l'on voit derrière le comptoir, sur la photo de Willy Ronis.

    Le généalogiste nous apprend aussi que Yvonne-Charlotte, née en 1903, est la cousine germaine de sa mère. Mais que cette dernière ignorait son existence.
    Mais pour nous, les amoureux de Willy Ronis, on a retrouvé Victor … !

     

    >> Chez Victor, déjà sur Parisperdu.

     

     

     


    votre commentaire
  • L'étrange rue du Volga.

    Rue du Volga à proximité de la rue des Grands-Champs et du pont de la Petite Ceinture) - Paris 20ème.

     

    C'est l'extrême sud du 20ème arrondissement, un endroit où le promeneur est rare, une zone où aucun touriste ne va …

    Dans ce quartier de Charonne, près de la rue des Pyrénées se situe la partie la plus étroite de la rue du Volga, celle qui pourtant nous dévoile le mieux ses charmes.

    Plus loin, vers l'Est, près de la rue des Grands Champs, le pont du chemin de fer de la Petite Ceinture enjambe la rue du Volga. Ce pont crée un climat sécurisant tant il inspire une impression de solidité avec son gros ouvrage de pierres en plein cintre.

    Mais sur mon parcours, je constate que seules quelques rares maisons individuelles résistent encore au bétonnage qui a beaucoup sévi dans le secteur.
    Heureusement, pour rompre avec la monotonie des nouveaux immeubles récemment édifiés ici, le passage Beaufils qui débouche sur la rue d'Avron et l'insolite placette au niveau de la rue Madeleine-Marzin donnent encore à l'étrange rue du Volga une allure de village.

     

     

    >> Un monde loin du monde ...

     


    votre commentaire
  •  

    La photographie est un défi à la disparition.

          Arrière cours, rue de Belleville (1997)

     

    Dans les années 70, François-Xavier Bouchart est l'un des seuls photographes, avec Henri Guérard, à quadriller systématiquement Belleville pour prendre des clichés de l'ensemble du quartier, et y compris de certaines rues et passages aujourd'hui disparus : le passage des Faucheux, le passage Kuzner, la rue Vincent …

    Ces photographes nous montrent essentiellement des façades d'habitations défraîchies, des arrières cours lépreuses, d'anciens commerces, mais aussi les enfants de ces quartiers, les terrains vagues après des destructions d'immeubles ...
    Leur travail propose un regard personnel sur ce quartier populaire si bien mis en images par Willy Ronis, dans les années 50, alors que Belleville et Ménilmontant étaient encore intacts.

    Bouchart et Guérard ont voulu photographier ces mêmes lieux durant leur phase de mutations urbaine, économique et sociale. Ils voulaient aussi poursuivre l'inventaire que menait, également à cette époque, Georges Perec pour son documentaire "En remontant la rue Vilin", et fixer dans le bromure d'argent, les restes de ce Paris populaire qui était en train de disparaître.

    Aujourd'hui la rue Vilin, même au trois-quarts raccourcie et avec un tracé modifié, a tout de même conservé son nom ; aller au-delà aurait été une insulte à la mémoire et à l'œuvre de George Perec.

    Heureusement la photographie est un défi à la disparition car tous ces photographes qui ont arpenté Belleville, Ménilmontant et Charonne, ces hauts quartiers de l'Est, nous donnent à voir un "conservatoire du Paris populaire".

     

     

    >> Photographe d'urgence à Belleville

    >> Le Belleville des années 70 vu par François-Xavier Bouchart

    >> Henri Guérard, photographe : la rencontre manquée.

    >> Voir aussi : Le regard sur la ville.

    >> La rue Vilin, planche-contact par Pierre Getzler©, juin 1970

     

     

     


    1 commentaire
  • Vive la nostalgie !

    Rue de Belleville _Paris 20ème


    Dans ces quartiers excentrés de Paris, faute de volonté réelle au plus haut niveau, le passé disparaît progressivement. Ainsi c'est tout un pan de Belleville qui n'existe plus désormais que dans certaines mémoires.

    Toutefois, en se promenant dans les rues pentues du 20ème arrondissement, on ressent, aujourd'hui encore, un sentiment étrange : tout n'a pas disparu ! Le côté "à part", celui d'un Paris différent du reste de la capitale est encore là dans quelques recoins protégés de Belleville et de Ménilmontant.  Mais ce ressenti est une chose intime, différent du spectaculaire, aussi est-il est difficile à transcrire.

    Alors, malgré tous les bouleversements qu'a connu le secteur, on se rend bien compte que ce Paris n'est pas près de disparaître... Et c'est tant mieux !

    Alors, vive la nostalgie ! Vive les dinosaures ! Et bienvenue dans le monde réel.


    >> La nostalgie refait surface quand le présent n'est pas à la hauteur du passé.

    >> Parisperdu et la nostalgie.

     

     

     

     


    votre commentaire
  • Des noms d'une grande banalité …

    Cité Antoine Loubeyre _ Paris 20ème

     

    Sur le territoire du 20ème arrondissement, pas de beaux monuments ou de choses spectaculaires à voir. D'ailleurs un signe qui ne ment pas :  les touristes ne s'y risquent guère.
    Et, de surcroît, dans le secteur, les appellations des rues ne font pas vraiment rêver...
    Elles doivent fréquemment leurs noms à des lotisseurs, à d'anciens propriétaires de terrains ou encore d'immeubles. Des noms devenus aujourd'hui d'une grande banalité …

    Pour rehausser leur faible prestige, on leur a accolé les vocables plus séduisants de "Villa" : Godin, Hardy, Olivier Métra … ou de "Cité" : Adrienne, Antoine Loubeyre, Aubry, Bisson…

    Mais au final, rien qui ne peut être comparé à une rue du Paradis, un passage du Désir, une allée des Brouillards ou une place des Fêtes …

     

    >> Le 20ème, sur Parisperdu (environ 140 billets !!!)

     

     

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique