• Rue Laurence Savart, l'éternelle !

    Rue Laurence Savart, l'éternelle !

    22-24 Rue Laurence Savart_ Paris 20ème; Photo N& B: juillet 1996; Photo Couleur: juillet 2015


    Dans la rue Laurence Savart, la vie s'écoule en pente douce... une rue propice aux rencontres, aussi belles qu'inattendues. Le photographe Willy Ronis en avait fait l'expérience lorsqu'un jour, en descendant la rue, il croise un vitrier avec son lot de carreaux de verre sur le dos.

    Maintes fois Ronis m'a parlé de la rue Laurence Savart, l'une de ses favorites dans le secteur de Belleville-Ménilmontant. Quand je lui fais remarquer que la rue, encore aujourd'hui, a peu changé, qu'on y retrouve les mêmes façades, la même lumière qu'à son époque... il fait la moue et me dit : « Oui mais cet immeuble qui barre la rue dans sa partie basse, quel dommage... ». Il faut bien reconnaître que la perspective n'est plus la même et que cette trouée, qui était comme un appel vers un ailleurs incertain, fait terriblement défaut.

    Aujourd'hui, dans la rue, le côté résidentiel a remplacé ce qui fut populaire, qui lui-même avait pris le pas sur le rural : toute une chaîne successive de prédation sociale, un écosystème historique en quelque sorte ! D'ailleurs, n'est-ce sans doute pas un hasard si les écologistes font ici - à chaque élection - leur meilleur score parisien !
    Au final, dans la rue Laurence Savart, peu de choses ont changé... et l'on se retrouve confronté - aujourd'hui - aux mêmes façades, aux mêmes portes de garage, aux mêmes maisonnettes... que celles aperçues sur la célèbre photo de Ronis.

     

    >> La rue Laurence Savart déjà sur Parisperdu.

    >> La rue Laurence Savart, 1947 par Willy Ronis.

     


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  • Bistrot-bougnat hier, café-branché d'aujourd'hui.

     104 rue de Bagnolet 75020 Paris

     

    Aussi loin que l'on remonte dans la mémoire d'anciens parisiens encore vivants, il y a toujours eu un café-bistrot au 104 de la rue de Bagnolet.  A cette adresse, on a donc connu, de tout temps, un vrai bistrot, un café authentique, dans ce 20ème profond, loin de tout …

    Le photographe Pierre Jahan qui dans les années 50 faisait partie du Groupe des XV, nous montre ici l'établissement en 1947. A l'époque le café faisait aussi hôtel et avait de surcroît une activité de bougnat puisqu'il vendait du bois et du charbon. Les bières de Neufchâteau, une brasserie vosgienne aujourd'hui disparue, avait alors fourni le store-banne à cet établissement.

    Le bistrot-bougnat du 104 rue de Bagnolet est maintenant devenu "Le Gambetta". Il est toujours accolé à l'ancienne gare de la Petite Ceinture qui elle ne voit plus les trains, mais accueille désormais le café de "La Flèche d’Or".
    Aussi ces deux établissements contigus se font maintenant concurrence à coups de programmes de concerts et de platines de DJ. Un autre monde dans un coin de la capitale, pourtant toujours aussi reculé …


    >> Pierre Jahan dans le Groupe des XV en 1950 aux côtés de Robert Doisneau et de Willy Ronis, …

     >> Qu'est-ce qu'un bistrot authentique ?



     

     


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  • Maison salubre … mais ça c'était avant !

    7 rue Desnoyez, Paris 20ème


    Sur le fronton de la porte du 7 rue Desnoyez, une plaque de céramique émaillée indique : "Maison salubre", une inscription encore bien visible malgré le fatras de graff et de tag qui, il y a encore peu, submergait la rue Desnoyez !

    Aujourd'hui en effet, beaucoup de graffeurs ont délaissé ce qui a longtemps été "la rue parisienne du graff". Et désormais la rue est redevenue en de nombreux endroit plus conventionnelle avec de nouveaux commerces, des crèches et de nombreux logements sociaux.
    Seuls quelques pans de murs restent encore inondés de couleurs, celles du Street Art…
    Mais vers le centre de la rue, un tag dit : "Murs blancs, peuple muet"

     

     

    >> À Belleville, la "rue des graffeurs" a perdu son combat.

    >> Voyage à Belleville : Visite chez les artistes et les militants ...

     


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  • Le Paris de Léon Claude Vénézia.

     Enfants jouant rue Vilin à Belleville Paris 20ème _Mai 1967 Photo : ©Léon Vénézia /Roger-Viollet

     

    Piéton de Paris, tout comme Brassaï qu'il a eu le privilège de connaître, Léon Claude Vénézia est un photographe humaniste et poétique, amoureux de Paris, la ville où il est né en 1941.

    Observateur du théâtre de la rue, il a porté son regard sur les grands bouleversements urbains et sociétales des années 60 et 70, ainsi que sur le monde ouvrier et les marges sociales.

    Dans son livre "Le Paris de Léon Claude Vénézia", il évoque les rencontres qui ont marqué son parcours et présente ses photographies des quartiers populaires de l'Est parisien et de sa banlieue : de Belleville à Drancy, de Ménilmontant à Bobigny.

    Coloriste hors pair, il compose des images joyeuses d'un Paris populaire où enfants, immigrés, artisans et petits métiers ont tous leur place.

    Tout comme Willy Ronis l'avait fait en son temps, il quitte Paris pour vivre en Provence dans les années 80. Et aussi comme Ronis, il enseigne la photographie pendant plus de dix ans à l'Ecole supérieure d'Art d'Aix-en-Provence.
    C'est dans cette ville qu'il meurt en 2013, nous laissant un témoignage coloré sur le Paris perdu.


    >> Les photos de Léon Claude Vénézia chez Roger Viollet.

    >> Le Paris de Léon Claude Vénézia.

    >> Léon Claude Vénézia : "Passé simple : Photographies parisiennes 1960/ 1980".


     

     


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  • Mon enfance rue Vilin.

    Photo ©Philippe Hiraga_ Eté 1971

    Protection de la vie privée : contacter Parisperdu en cas de demande de retrait de l'image.

     

    C'est Ketty Mairech, une habitante de Nice qui nous parle :

    "Je suis né à Paris et j'ai vécu rue Vilin jusqu'à mes 14 ans.
    Sur la photo que vous avez publiée ("Elles tombent l'une après l'autre") on voit qu' "ils" sont en train de démolir ma maison. Bien sûr à l'époque l'immeuble était vétuste, sans confort, sans ascenseur, avec des toilettes à la turque dans les escaliers et pas de douche non plus. Ma mère nous lavait dans l'évier de la cuisine, parfois on allait aux douches municipales en apportant nôtre cube de savon de Marseille … Eh oui, on n'était pas riche.
    On était 9 à la maison, dans un deux pièces et le soir, la cuisine devenait la chambre des filles.
    Mais de cette époque je garde au fond de mon cœur de bons souvenirs.
    Je m'étais dit : "quand j'aurais 50 ans je retournerai voir mon quartier d'enfance". Revoir Paris un jour ? Oui … mais hélas, je n'en n'ai pas les moyens".


    >> Dans ma rue, avec une copine …

    >> Parisperdu et la rue Vilin.

     

     

     

     

     


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