• Le Paris de Léon Claude Vénézia.

     Enfants jouant rue Vilin à Belleville Paris 20ème _Mai 1967 Photo : ©Léon Vénézia /Roger-Viollet

     

    Piéton de Paris, tout comme Brassaï qu'il a eu le privilège de connaître, Léon Claude Vénézia est un photographe humaniste et poétique, amoureux de Paris, la ville où il est né en 1941.

    Observateur du théâtre de la rue, il a porté son regard sur les grands bouleversements urbains et sociétales des années 60 et 70, ainsi que sur le monde ouvrier et les marges sociales.

    Dans son livre "Le Paris de Léon Claude Vénézia", il évoque les rencontres qui ont marqué son parcours et présente ses photographies des quartiers populaires de l'Est parisien et de sa banlieue : de Belleville à Drancy, de Ménilmontant à Bobigny.

    Coloriste hors pair, il compose des images joyeuses d'un Paris populaire où enfants, immigrés, artisans et petits métiers ont tous leur place.

    Tout comme Willy Ronis l'avait fait en son temps, il quitte Paris pour vivre en Provence dans les années 80. Et aussi comme Ronis, il enseigne la photographie pendant plus de dix ans à l'Ecole supérieure d'Art d'Aix-en-Provence.
    C'est dans cette ville qu'il meurt en 2013, nous laissant un témoignage coloré sur le Paris perdu.


    >> Les photos de Léon Claude Vénézia chez Roger Viollet.

    >> Le Paris de Léon Claude Vénézia.

    >> Léon Claude Vénézia : "Passé simple : Photographies parisiennes 1960/ 1980".


     

     


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  • Mon enfance rue Vilin.

    Photo ©Philippe Hiraga_ Eté 1971

    Protection de la vie privée : contacter Parisperdu en cas de demande de retrait de l'image.

     

    C'est Ketty Mairech, une habitante de Nice qui nous parle :

    "Je suis né à Paris et j'ai vécu rue Vilin jusqu'à mes 14 ans.
    Sur la photo que vous avez publiée ("Elles tombent l'une après l'autre") on voit qu' "ils" sont en train de démolir ma maison. Bien sûr à l'époque l'immeuble était vétuste, sans confort, sans ascenseur, avec des toilettes à la turque dans les escaliers et pas de douche non plus. Ma mère nous lavait dans l'évier de la cuisine, parfois on allait aux douches municipales en apportant nôtre cube de savon de Marseille … Eh oui, on n'était pas riche.
    On était 9 à la maison, dans un deux pièces et le soir, la cuisine devenait la chambre des filles.
    Mais de cette époque je garde au fond de mon cœur de bons souvenirs.
    Je m'étais dit : "quand j'aurais 50 ans je retournerai voir mon quartier d'enfance". Revoir Paris un jour ? Oui … mais hélas, je n'en n'ai pas les moyens".


    >> Dans ma rue, avec une copine …

    >> Parisperdu et la rue Vilin.

     

     

     

     

     


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  • Gare de la rue d'Avron.

     Station de la Rue d’Avron_Paris 20ème : escalier permettant le passage sous les voies.

     

    Comme tout le reste de la Petite Ceinture, la gare de la rue d'Aron a été fermée en juillet 1934. Depuis cette époque lointaine, les édifices n'ont plus été réutilisés … ni démolis non plus.
    Le bâtiment principal de la Gare de la rue d'Avron est construit au niveau de la rue. En moellons crépis, il a fière allure d'autant plus qu'il a bénéficié récemment d'un ravalement.
    Par contre les équipements du quai sont en piteux état et entièrement couverts de graffitis. Sur les voies, seuls subsistent un quai, un édicule et deux escaliers dont l'un permet de rejoindre la rue et l'autre conduit à un passage en dessous des voies, ce qui permettait autrefois de les traverser en toute sécurité.

    L'Atelier Parisien d'Urbanisme envisage, dans une étude publiée en août 2013, la réutilisation par le tram T8 de ce segment Est de la ligne de la Petite Ceinture.
    La gare de la rue d'Avron pourrait alors rouvrir au public, mais après une sérieuse réhabilitation … il va sans dire !


    >> Autres vues de la Gare de la rue d'Avron.

    >> Sur Parisperdu : Un chemin de fer pas comme les autres ...

    >> La Petite Ceinture sur Parisperdu.


     


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  • La passerelle de la rue de la Mare  

    Passerelle sur les voies ferrées de la Petite-ceinture - rue de la Mare Paris 20ème

     

    C'est sans doute la plus célèbre et l'une des dernières passerelles permettant aux piétons d'enjamber les voies ferrées de la Petite Ceinture.
    Nous sommes à Ménilmontant, là où la passerelle de la Mare permet de relier les deux bouts de la rue de la Mare.
    Mais il s'avère qu'elle n'est pas en aussi bon état qu'on aurait pu le penser aussi une rénovation a été jugée indispensable et depuis maintenant un an, la passerelle est fermée et interdite au public. Et cela crée une véritable coupure dans le quartier, et gêne les circulations naturelles des piétons.
    Alors quand va-t-on remettre en service cet ouvrage ?
    Pas tout de suite car l'étude menée par la Ville de Paris privilégie une reconstruction à l’identique de la structure métallique et des marches, à une rénovation lourde.
    Seules les grilles actuelles qui ont été déposées, seront rénovées puis reposées.

    La réalisation des travaux est prévue de juin à décembre 2019. La réouverture aux piétons n'est quant à elle pas programmée avant mars 2020.

    D'ici là, les parents du haut de la rue de la Mare devront faire un long détour pour emmener leurs enfants à l'école, située au bas de la passerelle.
    Nous nous retrouverons donc au printemps 2020 sur cette fameuse passerelle …


    >> La passerelle en travaux _ juin 2018

    >> Passerelle de la Mare, Belleville, 1948 par Willy Ronis

    >> Déjà sur Parisperdu : Balade alternative.

    >> La passerelle des Meuniers.

     

     

     

     


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  •  J'avais l'impression de connaître Paris …

     Rue de Belleville, Paris 20ème_Juin 2010

     

    Je croyais connaître Paris depuis longtemps. Et, pourtant, ce jour-là j'avais l'impression de le découvrir pour la première fois. Alors je suis resté planté à des coins de rues, totalement fasciné par ce que j'essayais de saisir du cours désordonné de la vie.
    Les espaces, les rues, les lignes peintes sur la chaussée, les bâtiments souvent peu élevés, le ciel et surtout les gens dans leur diversité et dont les déplacements s'enchevêtraient dans la lumière souvent blafarde de la région parisienne. Tout cela me fascinait.

    Moi qui m'apitoie sur les transformations souvent peu heureuses de la capitale, je réalisais ce jour-là que Paris n'était donc pas perdu … non tout simplement c'est qu'il change, qu'il se renouvelle tout le temps, en un mot : "qu'il vit" et comme tout être vivant, qu'il fait parfois des erreurs.


    >> Comment un quartier se transforme : l'exemple du 10ème arrondissement.

    >> Vers une nouvelle géographie urbaine.

     

     

     

     


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