• Les jumeaux de la rue de l'Argonne.

              Le 2 rue Dampierre et le 8 rue de l'Argonne vus de la ligne de la Petite Ceinture. Paris 19ème (juin 2005)

     

    Dans ce secteur du 19ème arrondissement, près du canal Saint-Denis et de la Villette, l'ancienne voie de chemin de fer de la Petite Ceinture a eu bien du mal à se frayer un chemin. Il a fallu, par exemple, la faire passer sur un long viaduc afin d'enjamber les petites rues du quartier de l'Argonne. Et le résultat est quelque peu problématique pour les immeubles en bordure de cette voie ferrée qui passe ainsi à hauteur de leur premier étage.

    Il en va ainsi pour les bâtiments du 2 rue Dampierre et du 8 rue de l'Argonne, deux immeubles jumeaux dont les fenêtres donnent directement sur les rails.
    Mais les jumeaux les plus parfaits n'ont-ils pas quelques différences, si minimes soient-elles ? Regardez bien la photo, n'y-a-t-il pas quelque chose qui cloche … ?


    >> Géolocalisation des immeubles du 2 rue Dampierre et du 8 rue de l'Argonne.

    >> Voir aussi : Aux marges de la ville.

     

     

     

     


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  • Le pont en manœuvre un jour de juillet 2017

     

    A sa construction, en 1885, le pont levant de la rue de Crimée était un pur produit de la révolution industrielle : en acier et utilisant les toutes dernières innovations, ce pont était alors "au top" de la technologie.

    Premier pont à soulèvement hydraulique de Paris, il fonctionnait grâce à plusieurs mètres cubes d'eau jusqu'en 2011, date à laquelle il subit une lourde rénovation afin de le rendre moins gourmand et plus écologique.


    Aujourd'hui, malgré quelque 9 000 manœuvres par an, il faut être assez chanceux pour le voir laisser passer un bateau ! Pour cela, le mieux est de s'installer sur une terrasse à proximité, au bord de l'eau, pour admirer ce spectacle, et là, désormais le choix ne manque pas.


    >> Le pont levant de la rue de Crimée déjà sur parisperdu.

    >> Un bateau vient de passer, la circulation peut reprendre …

     

     

     


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  • Le Mausolée : un ancien supermarché investi par les "street-artists".

    Place Auguste Baron (sous le périphérique exactement) 75019 Paris.

     

    C'est l'histoire extraordinaire d'un supermarché Casino situé tout près de la Porte de la Villette. La "Grande Surface", de près de 40 000 m2, surdimensionnée, coincée sous le périph', difficile d'accès, mal famée le soir, est finalement fermée en 2008.
    Cet espace gigantesque reste alors à l’abandon. Mais la nature a horreur du vide aussi pendant deux ans le bâtiment sera occupé et squatté avant d’être définitivement vidé de ses occupants clôturé, muré et, pensait-on alors, définitivement condamné.
    Mais en 2010, deux "Street artists" Lek et Sowat décident d’investir les lieux et, pendant plus d’un an, dans le plus grand secret, vont s’attaquer, dans ces énormes volumes, à des kilomètres de murs blanc.

    Un très grand nombre d’œuvres abstraites et de compositions parfois colossales vont alors émerger de cet espace abandonné et délabré, lui redonnant une âme et le transformant petit à petit en un Temple du "Street art" qu'ils nommeront "Le Mausolée". Mais c'est un travail gigantesque pour seulement deux artistes, aussi près de quarante Graffeurs vont être invités à participer à cette folle aventure et vont ainsi laisser leur marque dans ce lieu.

    Le secret de leur projet sera protégé jusqu’à son aboutissement, et révélé au grand jour seulement lorsque les artistes s’attaquent au toit du bâtiment qui lui est visible du périphérique et des immeubles voisins.

    Le "Mausolée" est alors dévoilé au monde extérieur, avant d’être définitivement muré par la Ville de Paris, laissant pour seule trace de cette résidence artistique sauvage : des photos, un livre et une vidéo prises par les initiateurs du projet eux-mêmes.

    Aujourd'hui personne ne sait quoi faire de l'ancien supermarché. Dans ce quartier en pleine expansion et de plus en plus bobo, le Mausolée reste le témoin d’une époque.
    Cependant n'imaginez pas pouvoir visiter l'intérieur du Mausolée, s'y introduire est interdit bien sûr … mais certains pensent que le voyage en vaut la chandelle, pour la symbolique du lieu mais aussi pour les œuvres magnifiques qu’on peut y voir, malgré tous les efforts faits pour les cacher du monde.

    >> Le Mausolée : des photos, un livre et une vidéo prises par les initiateurs du projet eux-mêmes.

    >> Le Mausolée, des surfaces énormes …

     

     

     

     


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    Rue du Chemin-de-Fer.

    Rue du Chemin-de-Fer _ Paris 19e arrondissement.

     

    Lorsque vous arrivez à la marge de la marge, à l'extrême extrémité de Paris, dans cette bande de territoire, parfois appelée "la zone", vous êtes entre routes et habitations, entre Paris et banlieues, entre circulations et stations … Au regard s’offre alors un espace interlope à l'activité plus ou moins développée, à la fois séduisante et dangereuse, calme et violente, sublime et immonde …

    Il en va ainsi de la rue du Chemin-de-Fer, une voie située dans le 19e arrondissement de Paris. Elle débute place Auguste-Baron, rencontre immédiatement l'avenue de la Porte-de-la-Villette, puis passe sous le périph' et se termine également rue du Chemin-de-Fer … mais à Pantin, car ces deux rues, qui portent le même nom, sont dans un exact alignement.

    Côté 19ème arrondissement, le bar-restaurant au "Rendez-vous des Routiers" fait l'angle avec la rue Pasteur de Pantin, mais vu sa façade décrépie et lourdement taguée, on devine qu'il a accueilli son dernier routier il y a déjà fort longtemps ….

     

    >> Environnement de la Rue du Chemin-de-Fer _ Paris 19e arrondissement.

    >> Non loin de là, dans un environnement similaire : la rue de la Clôture.

     

     

     

     


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  • Le recyclage des friches parisiennes (8/13) : La Gare.

    La Gare, 1, avenue Corentin-Cariou. Paris 19ème

     

    C'est une ancienne gare de la Petite-Ceinture et plus exactement sa station abandonnée du Pont de Flandre, en plein 19e arrondissement. Fermée aux voyageurs depuis 1934, la station est devenue, depuis septembre 2017, un bar-club musical très en vogue.

    Le patron de "La Gare", c’est Julien de Casabianca, un plasticien qui parcourt le monde pour coller sur des bâtiments, des personnages monumentaux, "photoshopées" à partir de toiles de musées. Mais Julien est aussi un "fana" de jazz et fut d’ailleurs à l’origine de "La Fontaine", rue de la Grange-aux-Belles, un bistrot musical emblématique des années 2000.

    Le bâtiment de la station du Pont de Flandre est resté dans son jus : murs décrépis, carrelage à damier rouge et blanc et ce, même après les huit mois de travaux réalisés dans la salle.
    Celle-ci peut désormais accueillir 300 personnes.

    L'endroit est accessible à tout le monde, le droit d'entrée est en participation libre et les consommations sont à prix légers.  C'est donc un héritage dans la continuité exacte du lieu, car comme le dit l'expression populaire : "on y entre comme dans une gare ! " … c'est à dire sans payer.

     

    >> Page Facebook La GareJazz. 

    >> La Gare vue du quai.

    >> Sentier de la Station, ça c'était avant …

    >> Le recyclage des friches parisiennes (7/13) : DOC !
     

     

     


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