• Une ville toute en poésie.

    Villa des Lilas_Paris 19ème.

     

    Nous sommes dans le fameux secteur pavillonnaire de la Mouzaïa, un quartier qui vous fait instantanément penser que vous avez quitté Paris tant cette hauteur parisienne a l'exacte allure d'un calme quartier de province. Ici, les habitations hétéroclites sont desservies par de petites ruelles pavées nommées Villa.

    Une Villa, située sur le côté pair de la rue de la Mouzaïa, mérite une attention particulière, c'est la Villa des Lilas. Son calme, sa jolie enfilade de pavillons, ses petits jardins et son allée fleurie permettent l'évasion absolue !

    Mais si on est attentif, on remarque que les maisons situées en bordure de la rue Mouzaïa sont sensiblement plus grandes que celles situées au centre des Villas et révèlent par quelques détails, la gentrification très avancée du quartier où, depuis une vingtaine d’années, les "classes populaires" ont progressivement disparu en raison de l’augmentation des prix de l'immobilier. On constate aussi que les nouveaux propriétaires ont réalisé quelques aménagements pour apprivoiser les lieux à leur propre mode de vie, et ont de ce fait modifié un peu l’homogénéité initiale de la Villa.

    Plus loin, avant le 59 de la rue de la Mouzaïa, on trouve l'un des trop rares commerces du quartier: le restaurant-concerts associatif : "Les petits joueurs".

    Villa des Lilas, il n'y a aucune inquiétude à se faire face au développement tentaculaire des villes qui finissent par engloutir leurs habitants. Ici on reste dans une cité à l'échelle humaine, dans une ville tout en poésie qui permettrait même de faire sienne cette citation d'Alain Robbe-Grillet: "Le réel est toujours plus étrange, plus beau, plus irréaliste que cette image conventionnelle et sans surprise qu’on cherche à nous imposer."


    >> La Mouzaïa sur Parisperdu

     

     


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  •  Comme un air de campagne (3/3)

    Villa Alexandre Ribot _Paris 19ème (juin 2012)

    A la Mouzaïa, dans ce quartier du 19ème arrondissement, en bordure de Paris, on a l’impression d’avoir déjà quitté la capitale. La vie semble s’y écouler paisiblement, au milieu du chant des oiseaux, avec beaucoup de verdure et … fort peu de voitures.

    Les maisons se ressemblent toutes. Cependant, au fil des ans, les propriétaires ont fait des aménagements pour profiter au maximum d'habitations plutôt exiguës. Ainsi, les cours ont été transformées en cuisines ajourées, donnant à l'arrière des villas une curieuse enfilade de verrières.

    Dans l'une des nombreuses ruelles, que l'on nomme ici, "Villas" et qui sont un peu comme des chemins de campagne, cachée entre les rue de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité, une petite maison au charme désuet est parfois à vendre … chère, très chère ...

    "Charme et douceur de vivre pour ce bien d'exception" dira l'annonce de l'Agence immobilière. Compter de 10 à 12 000 euro du mètre carré, et parfois plus, pour une villa des années 30, affichant 90 à 100 m2 habitables, souvent à rafraîchir, et avec 20 à 30 m2 de jardinet attenant.

    Bienvenue à la campagne !


    >> Comme un air de campagne (2/3)

    >> La Mouzaïa : encore un village.

     

     

     


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    Les trois escaliers de l'autre butte …

     

    Dans sa "Complainte de la Butte", Mouloudji nous dit que "les escaliers de la butte sont durs aux miséreux". Cette butte, c'est  Montmartre bien sûr. Mais, non loin de là, il est une autre butte, moins célèbre mais tout aussi attachante. Car la butte Bergeyre est un mini-Montmartre qui aurait encore des allures de campagne. Et-là, nous sommes dans l'arrière-cour de Paris.

    Pour grimper là-haut, deux escaliers abrupts, percés étroitement au travers d'immeubles, donnent accès au sommet. L'un de ces escaliers, avenue Simon Bolivar, est précisément celui où Willy Ronis a saisi dans son objectif un instant magique, "sur le fil du hasard", comme il se plaisait à le dire. Un troisième escalier, baptisé "rue Michel Tagrine", permet de couper le lacet quasi montagnard, de la rue Georges-Lardennois. Mais quelque soit l'escalier que l'on choisisse, arrivé au sommet, on sera récompensé de ses efforts par la soudaine découverte d’un panorama grandiose sur Montmartre et le Sacré-Cœur, panorama d’autant plus merveilleux qu’il était insoupçonné …


    >> La butte Bergeyre sur Parisperdu.

     

     


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  • A Paris, dans le calme absolu …

    Angle de la rue Georges Lardennois et de la rue Barrelet de Ricou Paris 19ème (juin 2010)

     

    C'est l'un des derniers vrais villages de Paris, un endroit méconnu des parisiens et absent des guides touristiques. C'est la butte Bergeyre. Elle culmine à 100 m de hauteur et, aller y flâner offre une promenade extrêmement reposante car on y est quasiment seul, ce qui - aujourd’hui à Paris - est un vrai luxe …

    Tout de suite, vous ressentez l’atmosphère particulière des lieux, un silence général y règne. Tout semble ici si loin du tumulte parisien…

    En cinq rues vous aurez fait le tour de la butte mais, au bout de la rue Georges Lardennois, un petit banc vous attend. Là, vous pourrez profiter d'une vue que peu de parisiens connaissent, avec face à vous: Montmartre et le Sacré-Cœur. Décidément, la butte Bergeyre est un endroit exceptionnel.


    >> La butte Bergeyre déjà sur Parisperdu.

    >> Face à vous: Montmartre et le Sacré-Cœur !

    >> Willy Ronis n'avait pas manqué de s'y rendre avec son appareil photo …


     


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  • Au pied des barres hideuses …
    Villa Bellevue Paris 19ème

     

    Au départ de la place des Fêtes, on monte sans arrêt jusqu'à un vaste carrefour que l'on ne s'attend pas à trouver dans un lieu aussi reculé. Plusieurs rues s'offrent à vous, laquelle emprunter ? Naturellement, le promeneur aura tendance à continuer sur la même pente … Mais les barres de béton qui couronnent celle-ci sont décidément trop gigantesques et trop laides aussi.
    Alors je continue rue Compans, puis je prends à droite, un rue moins pentue mais beaucoup plus apaisée car ici de nombreuses petites maisons lui donnent encore un air de campagne: c'est la rue des Mignottes. Elle débouche sur le quartier de la Mouzaïa où là aussi tout respire le calme.

    Et, rue de Bellevue, au pied des barres hideuses, les villas se présentent comme les lames d'un peigne : mêlant des patronymes d'anciens présidents: Emile Leblanc, Emile Loubet, Sadi Carnot, Félix Faure; à de bucoliques vocables: Bellevue, les Lilas.

    Paris et son agitation perpétuelle vous semble alors bien loin.


    >> La Mouzaïa sur Parisperdu

    >> Parisperdu pour les nuls: " Du triangle Mouzaïa-David d'Angers-Compans à la butte Bergeyre".





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