• Le voyage aurait-il déjà commencé ...

    Figures du Japon, à l'Espace Densan, Maison Wa_Paris 1er.

     

    A quelques jours de mon départ pour le Japon (Parisperdu va donc fermer ses portes pour une quinzaine de jours), il m'a semblé pertinent de faire un tour à l'Espace Densan, à l’intérieur de la Maison Wa, où se tient, jusqu'à fin octobre une exposition dédiée à la culture japonaise

    Dès l'entrée, on est tout de suite frappé par le calme, la quiétude du lieu et l'harmonie qui se dégage de cet espace dépouillé, épuré. On est alors illico transporté au pays du soleil levant ...

    L'exposition est dédiée aux objets d’artisanat qui, dans la culture japonaise, portent bonheur. Car au Japon, il existe de nombreux porte-bonheur ou "engimono", terme constitué de deux idéogrammes : engi ("présage") et mono ("objet").
    Les Japonais considèrent que les bons présages leur portent chance et les aident à réaliser leurs souhaits.
    Alors depuis des siècles, ils confient leurs désirs aux "engimono", surtout à de moments spéciaux de la vie, par exemple pour un mariage, le jour d’un examen … où pour un voyage dont vous attendez beaucoup !

    A la sortie, près de la porte, un écriteau dit :  いてえらすはい Itterasuhai, c'est-à-dire "prenez soin de vous", alors pas de doute, mon voyage a déjà commencé … et sous les meilleurs hospices.

    >> L'EXPO Figures du Japon, du 2 au 30 octobre 2019 au 8 Rue Villedo, 75001 Paris (Espace Densan, Maison Wa)

     


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  • Photo: Source : CKUT

     

    Dans les quartiers de l'Est parisien, l’impact des nouveaux arrivants est complexe à mesurer. Toutefois, il est certain que l’arrivée de ce qu'il est convenu d'appeler "les bobos", a complètement chamboulé le marché de l’immobilier de l'Est de Paris, que ce soit à la location ou à l’achat.
    Dans ce secteur géographique, en un an, les prix de l’immobilier ont encore grimpé de 5,7 %, et de … 48,6 % en dix ans, selon le site de la Chambre des Notaires du Grand Paris,

    Et maintenant, il en va de même pour les grandes métropoles en Régions.
    En fuyant Paris, « son ciel gris et ses matins moroses », comme le chante Camille, les jeunes cadres parisiens seront-ils, là aussi, tenus responsables de phénomènes de gentrification ?
    Sans doute, mais peut-être sont-ils en train de détruire ce qu'ils étaient venus chercher


    >> La gentrification sur Parisperdu.


     


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  • Willy Ronis raconte Belleville Ménilmontant.

    "Rue de la Cloche, Ménilmontant, Paris, 1948" ©Willy Ronis.

     

    C'est Willy Ronis qui parle :

    "Il n'y a pas d'années où je ne passe pas au moins 6 ou 8 fois dans ce quartier de Belleville Ménilmontant, parce que j'y suis resté très attaché. Je n'y suis venu, pour la première fois, que vraiment très tard : fin 47, donc j'avais 37 ans, et c'est un ami peintre qui habitant rue de Ménilmontant qui m'a dit : " Mais viens voir mon quartier, tu verras c'est formidable".
    Il y avait certainement des rapports beaucoup plus faciles entre les gens, beaucoup de petites rues étroites qui faisaient que les gens se connaissaient tous et descendaient aux beaux jours avec leurs chaises sur le trottoir, pour faire des veillées sur le trottoir et les gosses pouvaient jouer là, sans crainte aucune.
    Non c'était vraiment … c'était une période extraordinaire".

    Voilà donc un fil de l'histoire et c'est en tirant d'autres fils que l'on tisse la toile de la mémoire …


    >> Willy Ronis raconte comment il a découvert Belleville.

    >> Le Paris de Willy Ronis.

    >> Belleville-Ménilmontant de Willy Ronis.

    >> Rue de la Cloche_ Paris 20ème_ juin 1994

    >> Parisperdu et Willy Ronis

     

     

     


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  • Pouvaient-ils se connaître ?

     Photos © Robert Franck et Willy Ronis


    Robert Frank est à Paris en 1950 et prend ce cliché près de Montmartre où Mary qu'il épousera en 1954, apparait plein cadre, tenant dans ses bras leur fils Pablo, prénommé ainsi en hommage à Pablo Casals.

    Le cadrage en plongée dans un escalier me fait invariablement penser à une autre photo d'un autre grand photographe : Willy Ronis. Un cliché pris dans l'escalier de l'avenue Simon Bolivar, dans le 19ème arrondissement. Où là aussi une femme tient un enfant dans ses bras.

    Toutes deux prises en plongée, ces deux photos ont incontestablement un "air de famille". Et, lorsqu'on découvre que les deux clichés sont de la même année : 1950, on en vient à se demander si l'un n'a pas été inspiré par l'autre ?
    Mais cette année-là Franck et Ronis pouvaient-ils se connaître ?
    Vraisemblablement pas, et pourtant …


    >> N 'est pas Willy Ronis qui veut ... !

    >> Robert Frank, un géant de la photographie.




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  •  Disparition de Robert Frank, un géant de la photographie  

    Rue de la Sablière Paris 14ème, 1949_©Robert Frank

    Robert Franck est décédé lundi dernier, le 9 septembre, à l'âge de 94 ans. Quand je vous disais que la pratique de la photographie conserve …

    Né en Suisse, Robert Frank arrive à New York en 1947 où il commence à faire des reportages pour des revues. Puis il obtient une bourse de la Fondation Guggenheim qui lui permet de photographier, en toute liberté, les États-Unis. La célébrité arrive avec la publication, en 1958, de son fameux album "Les Américains", préfacé par Jack Kerouac.

    Mais avant de publier "Les Américains", Robert Frank s'était aussi frotté à Paris, réalisant une série de clichés, déjà marqués par son style subjectif et ce regard détaché que l'on retrouvera ensuite dans "Les Américain"s. C'est la rue qui est alors au centre de son travail, proposant son regard sur la capitale, ses rues, ses autobus à plateforme, ses habitants…

    Robert Franck a notamment été marqué par le travail du photographe Henri Cartier-Bresson ou les tableaux d'Edward Hopper. Il a travaillé pour des magazines comme Harper's Bazaar, Fortune, Life, Look, Vogue, voyageant un peu partout sur la planète.

    Ses œuvres sont conservées dans les musées du monde entier, de l’Art Institute de Chicago, au Victoria and Albert Museum à Londres, en passant par la Maison européenne de la photographie à Paris ou encore au Metropolitan Museum of Art à New York.
    En 1974, le Kunsthaus de Zurich a monté sa première rétrospective. En 2009, le Jeu de Paume lui a consacré une exposition, en partenariat avec le Folkwang Museum d’Essen, intitulée "Robert Frank, Paris/Les Américains". Les Rencontres d'Arles avaient exposé une partie de son travail en 2018.
    Un grand Monsieur vient de nous quitter.

     


    >> Les grands photographes vivent vieux …

    >> Mieux connaître Robert Frank.

     


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