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    Le Fort Dugommier, situé sur les hauteurs de Collioure, est à l’honneur … à Paris.


    Les Catalans de Paris qui passeront devant  les grilles du Jardin du Luxembourg, reconnaîtront le Fort Dugommier de Collioure, dans lequel l’artiste roussillonnais le plus connu à Paris, Marc-André 2 Figuères, a installé une fondation du patrimoine. Le projet de sa Fondation est la rénovation du Fort, et ce chantier vient d'être nommé "projet remarquable des Pyrénées-Orientales" par la Fondation Nationale du Patrimoine. Il faut savoir qu'il n'y a qu'un seul projet remarquable par département …

    Une rétrospective, en 80 panneaux qui célèbre les 20 ans de la Fondation du patrimoine, est en accès libre, du 17 septembre 2016 au 15 janvier 2017, Rue de Médicis – 75006 Paris


    >> Le Fort Dugommier

    >> La Fondation du patrimoine

    >> #FDP20ans

     


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  •  Corbère de Dalt_rue principale

    Dans sa série de  billets intitulés "Démolition des murs ... démolition des vies" , Parisperdu a montré comment la volonté de certains avait eu raison de quartiers entiers de Paris.
    Parfois cette "rage de destruction" n'est pas le fait des hommes mais celui d'un tragique destin qui s'acharne sur certains lieux de vie.
    Dans le sud de la France, après Périllos, un village perdu des Corbières, après Celles un village ruiné et dévitalisé au terme d'une longue épopée; après Comes un village abandonné suite aux terribles périodes de sécheresse des années 20; après Flassa, un autre village abandonné qui gît, posé sur la pente ... dans un paysage magnifique... après En qui a connu un abandon progressif; et aussi après le village de Roupidère … un village oublié puis récemment redécouvert, Parisperdu a visité Corbère de Dalt, un village ruiné au pied de son château superbement restauré.
    Chaque village perdu porte les ruines de notre mémoire.


    Sur la colline  abrupte, seul le château a survécu. Il est là superbe, altier … mais il ne protège plus que des fantômes, des pans de murs sombres et fragiles, offerts à la broussaille et aux chênes verts … Ceux-là ont dévoré une grande partie du village déserté par ses habitants. Quel appétit !
    Et désormais, il n'y a plus âme qui vive dans le village de Corbère de Dalt (Corbère du haut), l'ancienne rue principale serpente le long de vestiges mais reste définitivement vide.

    Une cinquantaine de maisons aux façades en cayroux, aux ouvertures en plein cintre et aux placards ouverts dans les murs…  tiennent pourtant encore plus ou moins debout et parmi elles, quelques hautes  bâtisses ont encore fière allure. Elles sont plus hautes que larges puisque leur largeur se limite souvent à une seule pièce. Ainsi, elles s’étagent mieux sur la forte pente et s’agglutinent plus aisément en bordure de la rue.

    Mais partout les ronces et la garrigue forment un épais tapis et les arbres qui ont poussé dans les cuisines et les chambres des habitations ruinées, ont aujourd'hui pris  la place des anciens habitants …

    Il aura fallu à peine une centaine d'années pour venir à bout de Corbère de Dalt, encore habité au début du XXème siècle. Car le pays devenu tranquille, à quoi bon rester sur cette colline sévère. Les hommes sont alors descendus vers les "cortals" - les étables - un peu plus bas dans la plaine. Ils se sont rapprochés des bêtes, de l'eau, et des autres hommes … alors là-bas, tout en bas, un nouveau Corbère, sans Dalt, a vu le jour.


    >
    > Autres vues du village ruiné.

    >> Vue de Corbère de Dalt, vers 1900-1905.

     

     


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  • Rennes-Le-Château (Aude): chapelle privée de l'abbé Bérenger Saunière

    J'étais récemment à Rennes-le-Château.

    Perché sur un oppidum qui domine un paysage grandiose, le lieu ne peut laisser personne indifférent. Dans le petit bourg qui vit au rythme parfois frénétique de visiteurs venant, tous les ans, par centaines de milliers, on sent bien qu'ici, il s'est passé quelque chose.

    Mais que vient-on donc voir ici ?

    Une église richement décorée, une tour néo-classique, le vieux château de Rennes toujours debout … et ce serait donc tout ? Non, il y a beaucoup plus, il y a quelque chose d'assez indéfinissable : une atmosphère nimbée de mystères … oui de beaucoup de mystères !

    Parmi ces mystères, il y a celui-ci : comment a-t-on pu, par exemple, lier Rennes-le-Château et l'Eglise Saint-Sulpice à Paris?
    Tout simplement parce que Gérard de Sède, l'auteur de "L'Or de Rennes ou la vie insolite de Bérenger Saunière curé de Rennes-le-Château",  prétend que Bérenger Saunière est venu à Paris, précisément à l'église Saint-Sulpice, pour faire traduire les fameux parchemins qu'il aurait découverts au cours des travaux dans son église.

    Or, rien ne permet d'affirmer ou infirmer que le fameux curé de Rennes-le-Château se soit réellement rendu
      ou non à Paris.
    On peut donc être circonspect sur cette hypothèse qui ne repose en effet sur aucun fait réel.

    Et pourtant ... le "Da Vinci Code", le best seller mondial de Dan Brown enfourche cette idée, … même si l'auteur ne cite pas une seule fois le nom de Rennes-le-Château dans son roman, de nombreux éléments attirent immédiatement l’œil des connaisseurs de l'affaire.

    Alors, Dan Brown se serait-il inspiré du mystère de Rennes-le-Château pour écrire son roman ?  Vu les nombreux points de ressemblance entre les deux histoires, le doute n'est plus permis. Toutefois, je vous laisse  juge.

    Mais pour cela, après avoir arpenté l'église Saint-Sulpice et ses nobreuses chapelles, il vous faudra, tout comme moi, vous rendre dans ce petit village perdu au cœur de la haute vallée de l'Aude !


    >> Voir aussi : " Saint-Sulpice entretien le mystère ..."

     

     

     


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  • Dans ses billets intitulés "Démolition des murs ... démolition des vies" , Parisperdu a montré comment la volonté de certains avait eu raison de quartiers entiers de Paris. Parfois cette "rage de destruction" n'est pas le fait des hommes mais celui d'un tragique destin qui s'acharne sur certains lieux de vie.
    Dans le sud de la France, après Perillos, un village perdu des Corbières, après Celles un village ruiné et dévitalisé au terme d'une longue épopée; après Comes un village abandonné suite aux terribles périodes de sécheresse des années 20; après Flassa, un autre village abandonné qui gît, posé sur la pente ... dans un paysage magnifique... et aussi après En qui a connu un abandon progressif … Parisperdu a visité le village de Roupidère… un village oublié puis récemment redécouvert.
    Chaque village perdu porte les ruines de notre mémoire.


    C'est au kilomètre 22 que l'on prend la piste qui s'engage sur le plateau granitique. Il faut ensuite trouver cet étroit sentier sur lequel maintenant Georges avance d'un pas décidé.

    Nous ne pouvions avoir de meilleur guide que Georges, édile du village d'en-bas. Car là-haut, sur le plateau de Roupidère, en quête du village abandonné, aucune indication ne permet de trouver l'ancien lieu de vie.

    Roupidère, dont le nom est dérivé du latin "rupes" (rochers), est également appelé "Ropidère" ou "Les Cases". Le lieu ne comporte que quelques habitations ruinées que l'on ne savait plus précisément situer au sein de l'épaisse garrigue qui couvre le plateau. Jusqu'à ce jour d'août 2005 où un gigantesque incendie a permis de mettre à jour le village.

    Au Moyen-âge, les maisons et leur église constituent un village assez important car il existe à Roupidère un village d'amont et un village d'aval, avec donc une rue haute et une rue basse. Roupidère continuera d'exister ainsi jusqu'au XVIe siècle.

    Mais, dès les années 1370/1380, le village est menacé par les pillards, issus des Grandes Compagnies de Du Guesclin, qui sèment la terreur dans toute la région.
    Avec l'arrivée des pillards, beaucoup d'habitants de Roupidère se refugièrent à Rodès, sous la protection de son imposant château.

    Vers 1550 la population de Roupidère n'est plus que d'une dizaine de personnes, la mort du village est proche. La peste noire finira de l'achever quelques années plus tard.
    Puis, pendant des siècles, on oubliera même son nom !  On l'appellera de façon très anonyme
    "Les Cases", signifiant ainsi qu'en ce lieu il y a des maisons.

    Aujourd'hui, du village il nous reste les vestiges de ses habitations détruites depuis bien longtemps. Son église dédiée à Saint Félix (Sant Feliu) est éventrée de toutes parts mais son abside semi-circulaire est encore bien visible. Seuls s'élèvent fièrement, les restes d'une tour de défense accolée à la partie orientale de l'église.

    Tout autour, le panorama est somptueux, extraordinaire … avec le Canigou en toile de fond. C'est dans cet environnement grandiose que Georges nous contera la vie de labeur de ses anciens sur cette terre isolée. Et si Georges a tout d'un historien érudit, il est aussi poète à ses heures. L'ode à l'amour du Canigou, qu'il a composée en est un témoignage vibrant. 

    Et là, adossé à l'église de Roupidère, face au mythique sommet catalan, nulle part ailleurs qu'en cet endroit, les vers du poème de Georges n'auraient pu sonner aussi juste …


    >> Au kilomètre 22, le 22 août 2005 …

    >> Église Saint-Félix de Roupidère …

    >> Georges, adossé à l'église de Roupidère, lit son ode au Canigou …

     

     


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    En ballade dernièrement dans le joli village audois de Gruissan, je découvre, dans une niche face à l'église, ce buste du chevalier Jean-François de La Barre.
    Un peu comme à Montmartre donc, où une statue en pied du dit Chevalier jouxte la basilique du Sacré Cœur.

    Rappelons-nous qui était le chevalier de La Barre ?

    Le 1er juillet 1766, ce jeune aristocrate de 19 ans a le poing coupé et la langue arrachée avant d'être décapité et finalement jeté au bûcher.
    Vous allez me demander quels crimes odieux avait-il donc commis ?

    Eh bien, il n'aurait pas retiré son chapeau au passage d'une procession, et aurait aussi vandalisé un crucifix… On comprend alors que ce personnage soit devenu, pour les tenants de la laïcité, un symbole de l’intolérance religieuse.

    A Gruissan, c'est en 1931 qu'un comité de libres penseurs place, en l'honneur de Jean-François de La Barre, face à l'église, ce buste que je viens de découvrir.
    Si le monument de Gruissan ne manque pas de rappeler celui de Paris, il en existe un troisième, érigé en 1907 à Abbeville, sur la place-même où  le jeune homme fût supplicié.


    >> En savoir plus sur le chevalier de La Barre.

    >> ... aller encore plus loin.

    >> Le Chevalier de la Barre à Montmartre.

     


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