•   Pas de fumée sans feu …

     

    Ces deux cheminées qui crachent d'imposants panaches de fumée, sont celles de l’usine d’incinération des déchets ménagers d’Ivry-Paris 13. Depuis le début des années 70, elles font partie du paysage du sud parisien. Mais l'usine sera bientôt obsolète et, même si la date de sa fermeture à été repoussée à 2023, une concertation sur son avenir est d'ores et déjà en cours.

    Si son incinérateur est l’un des plus grands d’Europe, l’incinération ne sert pas seulement à éliminer les déchets, elle dégage de la chaleur qui est récupérée et sert notamment à chauffer des bâtiments et des logements.

    C'est le dimensionnement de la future usine qui pose aujourd'hui problème, et nourri le débat entre les partisans et les opposants au projet de reconstruction. Certains, comme le Syctom (Syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères), jugent la capacité prévue réaliste et permettant une continuité du service public de traitement des déchets. D’autres en revanche, comme le collectif 3R (réduire, réutiliser, recycler) estiment qu’il faudrait davantage agir sur la réduction des déchets à la source et en conséquence prévoir un site plus faiblement dimensionné. Certains opposants vont même jusqu’à remettre en cause la reconstruction de l’incinérateur, considérant que ceux d’Issy-les-Moulineaux et de Saint-Ouen sont suffisants.
    Le débat devrait être tranché d'ici la fin de l'année … A suivre donc.

     

    >> Image de synthèse du projet du futur centre d’incinération d’Ivry-Paris XIII du Syctom.

     

    >> Le débat s'invite au Sénat.

     


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  • Viaduc de Tolbiac, où es-tu ?
    Base de l'ancien viaduc de Tolbiac, 62 rue du Chevaleret Paris 13ème.

     

    Voilà tout ce qu'il reste de l'ancien viaduc de Tolbiac: une pile en pierre maçonnée. Elle recevait, jusque dans les années 1990, le célèbre ouvrage métallique qui surplombait les voies ferrées de la gare de Paris Austerlitz. Longtemps cet ouvrage a été le symbole d'un quartier, un lieu chargé d'histoire, au centre de l'une des plus belles intrigues policières de Léo Mallet.

    Démonté en 1996, pour faire place nette à la sinistre Avenue de France et à ses kilomètres d'immeubles de bureaux dessinés par des visionnaires aveugles, où se trouve-t-il aujourd'hui ?

    Pour répondre à la question, il faut aller à quelque 80 kilomètres de Paris, dans l'Eure, près de la gare d'Auneau. Là, sur un terrain militaire grillagé, il rouille sur place, à l'air libre, totalement démantelé, ses pièces empilées les unes sur les autres...

    Lors de son démontage, il avait été prévu qu'on le remonte quelque part. Je dis "quelque part" car la mairie de Paris ayant refusé par le passé de nommer une rue, une école ou encore une place en l'honneur de l'auteur des "Mystères de Paris", il parait peu probable qu'un jour elle accepte le remontage de ce pont dans Paris.

    Seule Montpellier, ville natale de Léo Mallet, fait ce qu'il faut pour préserver sa mémoire et son œuvre: aussi trouve-t-on dans l'agglomération Montpelliéraine une médiathèque, un cinéma et une école primaire qui portent le nom de l'écrivain.

    Alors faudrait-il aller jusqu'à envisager que le mythique viaduc de Tolbiac enjambe un jour le Lez ou un autre lieu dans Montpellier … ? Il faudrait peut-être que le célèbre détective privé Nestor Burma enquête sur l'affaire …


    >> Léo Mallet/Tardi: "Brouillard au pont de Tolbiac"

    >> Le viaduc de Tolbiac, il y a 10 ans sur Parisperdu (1).

    >> Le viaduc de Tolbiac, il y a 10 ans sur Parisperdu (2).

    >> De Tolbiac à Auneau: Google Maps nous donne localisation exacte du viaduc en pièces détachées.

    >> Dans sa livrée bleue, à quelque 80 kilomètres de Paris, le viaduc rouille sur place.

     

     

     


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    Où sommes-nous ?

     

    Sur cette avenue sans fin, ce n'est qu'une enfilade rectiligne d'immeubles de bureaux tristes, froids et insipides. Leurs rez-de-chaussée s'ouvrent sur des genres de "cantines" pour cadres, mais version fast-food chic à la new yorkaise, où tout est écrit en anglais et où partout figure la mention "no gluten" … un credo du moment … "of course" !

    Le week-end, l'avenue est déserte, à part devant le cinéma. Je suis content d'y passer à vélo, car à pied le temps me paraîtrait trop long puisqu'il n'y a rien de vivant à voir.

    Soudain me vient l'idée de photographier l'une de ces devantures et de vous demander:
    Où sommes-nous: New-York, Londres, Copenhague, Tokyo … ?

    Et bien non, il parait que nous sommes à Paris, sur la sinistre Avenue de France, dans le néo-treizième. Mais où es-tu mon Paris que j'aime ?

     

    >> Mais où va Paris … ?

     


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  • Rue Charcot et les folies urbanistiques de Paris Rive Gauche.
    Rue Charcot _Paris13e Arrondissement (Août 2010)

    Paris Rive Gauche ! Ce quartier du 13ème arrondissement, au cœur de Paris, vit une véritable mutation depuis 25 ans. Et, aujourd'hui tous les chantiers ne sont pas entièrement bouclés. De la gare d'Austerlitz aux limites d'Ivry-sur-Seine, Paris Rive Gauche est le symbole de la modernité et du développement urbain de l'Est parisien. Cette transformation profonde a chamboulé la vie de quartier, le vieux 13ème - celui de Tardi et de Léo-Mallet - a quasiment disparu au profit d'une concentration d'immeubles dédiés majoritairement aux affaires plutôt qu'au résidentiel.

    Paris Rive Gauche a son phare, un amer que l'on voit de loin, que l'on ne peut pas manquer: c'est la Grande, la "Très Grande Bibliothèque", la TGB ... Dès lors la perspective de la petite rue Charcot s'en trouve profondément changée, les tours de la TGB y sont omniprésentes et la rue a été prolongée jusqu'à l'avenue de France - une désertique dorsale - par une passerelle cycliste et piétonne.

    Avec toutes ces folies urbanistiques, la rue porte définitivement bien son nom car Jean-Martin Charcot fut un éminent neurologue …


    >> Désertiques dorsales ...

    >> Rue Charcot Paris 13e Arrondissement

    >> Lettre aux habitants de la rue Charcot.

     

     

     

     


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  • Le Paris des fleurs (2/3)

    Cité Fleurie - Paris 13ème

     

    Nous sommes toujours dans le 13ème arrondissement, non loin du 5ème, dans une cité d’artistes construite en 1878 avec les matériaux d’un pavillon de l’Exposition Universelle, c'est la cité Fleurie.

    Longtemps elle a été menacée d’être détruite par des promoteurs immobiliers, mais aujourd'hui, fort heureusement, elle est classée et donc préservée par son statut de Monument Historique.

    Aussi vous allez la retrouver telle qu’elle a toujours été, un lieu de résidences et d’ateliers d’artistes. Et, il fait bon y flâner, dans un calme étonnant, au milieu des chats, des oiseaux, sous une végétation dense cachant statues et salons de jardin.

    Bienvenue à la cité Fleurie.

     

     

    >> Voir aussi : Le Paris des fleurs. (1/3)

     


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