• A la découverte de Belleville et de Ménilmontant ...

    Le café Lou Pascalou, 14 rue des Panoyaux 75020 PARIS

     

    Hors des sentiers battus, il existe un Paris méconnu, bien loin de la Tour Eiffel et du Quartier Latin … A Belleville, à Ménilmontant, c'est une vision différente de Paris que je vous propose de découvrir.

     

    Belleville et Ménilmontant étaient autrefois des villages, de vrais coins de campagne. La rue des Panoyaux par exemple, tire son nom de son ancienne activité viticole, on y cultivait des raisins sans pépins.
    A la fin des années 70, les émigrés chinois s’installent progressivement à Belleville, un  quartier qui possède alors une très mauvaise réputation. On y laisse en effet s’abîmer le bâti  pour pouvoir tout raser et reconstruire. On y trouve alors de nombreux logements vides, une multitude de magasins et d'ateliers fermés.

     

    Aujourd'hui, ces quartiers populaires sont parmi les plus cosmopolites de la ville, et une ballade urbaine dans ces anciens villages met en valeur toute leur diversité  ethnique, culturelle ... Ainsi à Belleville, on a  récemment recensées plus de 80 ethnies dans une seule et même école ! Au détour d’une rue, on peut découvrir un berbère qui vend de la viande hallal à côté d'une épicerie dédiée aux produits d’Europe de l’Est… car nord-africains et  ex-yougoslaves étant maintenant nombreux, les commerces s’adaptent naturellement aux besoins du quartier.

     

    Diverses cultures donc, mais pas forcément de mélanges car les communautés vivent souvent côte à côte dans un respect mutuel réel , mais sans pour autant se fréquenter.

    Pourtant, certaines initiatives voient le jour pour apaiser de potentielles tensions intercommunautaires. Ainsi, le café Lou Pascalou qui trône sur une petite place aux allures d’arrière-cour, œuvre pour la cohabitation pacifique des cultures et des religions du quartier. Après le "11 septembre 2001", le patron kabyle, sentant la tension monter, s’est mis à organiser des repas entre les différentes communautés afin de favoriser le dialogue.

     

    Mais c’est surtout l’énorme Eglise Notre-Dame de la Croix, entre Ménilmontant et Belleville, qui impressionne. Pendant la période des fêtes, un marché de Noël coloré s’installe sur le parvis. En haut des marches brûle un feu de bois et des musiciens noirs jouent des airs venus d’Afrique, ajoutant une touche de chaleur à l’air frais de cette fin de mois de décembre.

     

    Belleville est à elle seule une invitation au voyage. Ici, les noms parlent d’eux-mêmes. On se promène à travers le quartier de la "petite Tunisie", et la rue du Sénégal et son foyer, qui accueille les immigrés africains, se trouve non loin de la synagogue de la rue Bisson.

    Aujourd'hui, nous sommes samedi et, sur le boulevard de Belleville, les commerçants juifs sont absents comme tous les jours de shabbat. Mais sur le trottoir d’en face, le côté musulman bouillonne, de même que, un peu plus haut, le quartier chinois, tenu par ceux que l’on appelle les "bananes", les immigrés asiatiques de la deuxième génération, réputés pour être jaunes à l’extérieur et blancs à l’intérieur.

     

    Au cours de cette enrichissante ballade, c’est donc un Belleville multicolore que vous apprendrez à regarder, à sentir vivre, un quartier où souvent beaucoup n'osent pourtant pas s'aventurer. Alors n'hésitez plus à cheminer dans ce Paris dépaysant, hors des sentiers battus, par les rues et les ruelles de Belleville ou de Ménilmontant …



    >> "Belleville embarquement immédiat".

    >> "Le Petit miracle de Belleville".

    >> "Les hauts quartiers de l'Est parisien font de la résistance.

    >> "En redescendant des hauts de Ménilmontant."


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  • Commentaires

    2
    Oscar Deaudelac
    Samedi 24 Avril 2010 à 12:31
    Une information comme ça
    J'ai eu l'occasion de découvrir une association qui fait faire des visites sur Belleville des arrières cours et des coins caché du quartier. J'ai bien aimé le concept, c'est pour cela que j'évoque le sujet. Et aussi parce qu'ils indiquent vouloir restaurer une forme de lien entre les habitants qui s'est perdu au fil du temps et des arrivées de bobos. Je me disais que cette information cadrait avec cet article. Leur site : http://www.paris-prm.com/.
    1
    Djamel
    Lundi 19 Avril 2010 à 16:40
    Bar bar
    J'ai connu le Pascalou, il y a 10 ans c'était bien. J'y ai été y a pas lontemps, rien à voir ce bar est fait pour les bobos maintenant. A+
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