• Cours des artisans au 42 de la rue de la Jonquière_ Paris 17ème (1997)

    Au cœur du 17ème, la rue des Moines débouche dans la rue de la Jonquière, juste à la hauteur d'une pharmacie. L'officine est prise en sandwich entre deux porches donnant accès à de vastes cours intérieures, respectivement au 42 et au 44 de cette rue commerçante.

    Dans les années 90, vivaient ici, au rythme de leurs activités, de nombreux petits ateliers dont les bâtiments occupaient tout cet espace intérieur.

    On trouvait tout d'abord, un fabricant-distributeur de "raccords et coudes" en fonte malléable, la société Lombard. Au fil de son développement, cette entreprise avait accaparé plusieurs locaux de la cour. Puis c'était l'artisan-peintre Noël Priot qui proposait ici ses compétences en peinture et décoration, papiers peints, patines anciennes, revêtement des sols et des murs … Son écriteau mentionnait deux numéros de téléphone: celui du jour et celui pour l'appeler le soir, chez lui, … car l'on n'était pas encore à l'époque du "portable" !

    L'alignement de ces ateliers se terminait par une petite imprimerie dont les rotatives tournaient parfois tard dans la nuit, ce qui avait le don d'excéder les riverains …

    Mais cette époque est  révolue et tout est redevenu terriblement calme dans la cour du 42 rue de la Jonquière. Car, à l'aube des années 2000, il n'a pas fallu beaucoup de temps aux promoteurs pour occuper le terrain … Il ne leur a pas fallu non plus beaucoup d'efforts pour démolir ces frêles ateliers et construire, dans la cour mise à nue, des bâtiments de 4-5 étages qui remplissent et rentabilisent autrement mieux tout cet espace …


    >> Vue actuelle de la Cour des artisans au 42 de la rue de la Jonquière (Google street)

    >> Les artisans de Parisperdu !

     

     


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  •  Tour du Bois le Prêtre _75017 Paris (mars 2010)

    Au 5, boulevard du Bois le Prêtre, dans la partie populaire du 17e, coincé entre le boulevard périphérique et le cimetière des Batignolles, s'élevait il y a encore peu une tour HLM laide et vétuste.

    Le bâtiment date des années 1960, une époque où l'on construisait "à la pelle" ces grands ensembles qui ont aujourd'hui très mal vieilli. Pour vous donner une idée de l'ambiance des lieux, sachez que les habitants du quartier l'appelaient "l'immeuble Alcatraz!". Tout semblait indiquer que tôt ou tard, la tour serait promise à la démolition.

    Eh bien non, car la mairie de Paris a réussi le pari inédit de réhabiliter cette tour en agrandissant les appartements, … et pour un coût deux fois moins élevé que s'il avait fallu démolir pour reconstruire.

    Et aujourd'hui, au 5, boulevard du Bois le Prêtre se dresse un immeuble blanc de 50 m de haut ceint de grands balcons transparents, qui semble avoir été construit hier.

    Les habitants qui ont été associés aux plans, sont restés dans l'immeuble lors des travaux, car ils ont - chacun à leur tour -occupé des appartements relais pendant que les leurs étaient rénovés.

    La tour "relookée" selon ce processus est présentée par les architectes comme une première mondiale. Voilà une opération comme on aimerait en voir beaucoup dans Paris, où trop souvent on assiste à des démolitions d'immeubles réputés plus où moins vétustes avec en corollaire la déportation de leurs habitants … hors de Paris.


    >> Présentation du projet par l'équipe d'architectes 


    >> La tour du 5, boulevard du Bois le Prêtre: AVANT/APRES.


    >> Voir aussi sur Parisperdu: "Démolition des murs ... démolition des vies ..".

     


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  • Rue Ernest Roche, Paris 17ème


    La rue n'est pas très gaie. La voie ferrée de la petite Ceinture la borde sur un côté, et, sur l'autre, des HBM aux soubassements en meulière, se dressent ça et là, laissant, de temps à autre, la place à de petits espaces verts. C'est un environnement qui n'incite guère à la promenade mais il  fait très beau ce jour-là et je descends tranquillement cette rue lorsque mon attention est attirée par des cris d'enfants.

    Au pied des HBM, deux gamins courent dans le jardinet. Ils cherchent à s'attraper mutuellement et leurs jeux finissent le plus souvent en bagarre ... La scène est pleine de vie aussi je reste un certain temps, derrière les grilles du petit jardin, à l'observer.

    Soudain une dame sort de l'immeuble et sur un ton sec leur ordonne de cesser ce jeu et de rester calme. A son allure et à la façon dont elle parle aux garçons, je comprends que ce doit être la gardienne de l'immeuble.

    Les deux gamins s'arrêtent et vont même jusqu'à s'asseoir un instant sur le tabouret que la dame leur a apporté ... puis le plus jeune lance, dans un éclat de rire cette boutade : " Même pas peur " ...

    Et les voilà qui reprennent leurs jeux endiablés ...



    >> Autres gamins de Paris, sur Parisperdu.



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  • Square Jean Leclaire, Paris 17ème

     

     

    "J'aime le Paris dépeuplé des jours d'Août.
    Au matin, s'assoient sur les bancs perlés de rosée, … ces gens … que le seul hasard fait vivre dans les capitales. On les découvre souvent par hasard, ils font leur apparition derrière les frondaisons des impasses et des squares."

     

    Extrait du  "Paris" de Jean Follain.



    >> Le "Paris" de Jean Follain éveille la mémoire, il en perpétue le désir ...

    >> Voir aussi sur Parisperdu: "La traversée de Paris".



     

     

     

     


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  • "Les Pétanqueurs des Epinettes" Paris 17ème

    A Paris, malgré une météo souvent tout sauf méridionale, les amateurs de jeu de boules sont de plus en plus nombreux.

    Ce plébiscite n'est pas vraiment surprenant. Depuis quelque temps déjà, la pétanque semble avoir séduit de nouvelles catégories de Parisiens, surtout dans les quartiers de l'est de la capitale (à Belleville notamment, mais aussi, le long du canal Saint-Martin) réputés abriter les "bobos", les "bourgeois-bohèmes", population aisée, sensible aux phénomènes de mode et aux activités génératrices de lien social.

    Ce jeux de boules a été créée à La Ciotat - il y a tout juste cent ans -  par Jules Hughes dit Jules "le Noir", un champion de "longue" (jeu provençal qui imposait de jeter la boule après plusieurs pas d'élan). Gêné par ses rhumatismes, Jules préféra alors jouer en gardant les pieds immobiles. La pétanque (pieds tanqués, en provençal) était née ...

    A Paris, la pétanque, centenaire, se redécouvre donc une seconde jeunesse que peu de gens lui aurait promise, il y a seulement encore quelques années.

     

    >> Histoire de la pétanque. 

    >> Pour les "pros" ... le site officiel.  

     


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