• A l'est du 12e arrondissement, la porte de Montempoivre est une minuscule porte parisienne, bordée essentiellement par des immeubles d'habitation de type HBM, des constructions érigées dans les années 1920.

    En venant du nord, la ligne de chemin de fer de la petite ceinture, enjambe à cet endroit, à la fois la rue du Sahel et la coulée verte, ou si l'on préfère, la " Promenade plantée", qui arrive de l'avenue Daumesnil.

    Perché, là haut, sur ce pont métallique, la double voie ferrée a encore de l'allure, même si - depuis bien longtemps – plus aucun train ne fait trembler ses lourdes tôles rivetées.

    La voie semble se perdre dans un horizon lointain qui ressemble à une paisible campagne même si pourtant, en contrebas, la ville de tous côtés l'enserre ….

    Dans quelques années, vers 2012 si tout va bien,  le bruit des bogies sur d'autres rails pourrait bien se faire à nouveau entendre dans le secteur avec le  prolongement du tramway T3 de la porte d'Ivry à la porte de la Chapelle.

     

     

     

     

     

     


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  • La rue de Montempoivre
    est une petite rue bien calme du 12ème arrondissement. Elle débouche sur la porte du même nom. Cette dernière n'a toutefois pas eu l'honneur de figurer parmi les 34 portes qui rythment le périph, si bien que peu de parisiens en connaissent l'existence. Et, si vous y résidez, vous serez constamment obligé, pour préciser votre adresse, d'indiquer : "c'est entre la porte de Vincennes et la porte Dorée" …

    Ici, seule une raie de lumière égaye et réchauffe la petite rue à l'atmosphère plutôt froide.

    Cette irruption du soleil est due au seul fait que les immeubles n'ont pas pu s'adosser au pont du chemin de fer de la Petite Ceinture. Mais la nature urbaine ayant, par définition, horreur du vide, ce no-mans' land fait - peu ou prou - office de décharge sauvage : cartons et objets divers sont fréquemment déposés ici, bien en évidence dans le petit puits de lumière, face à l'incongru placard publicitaire.

    Un peu plus loin, une enfilade de ponts donne à la rue de Montempoivre un petit air de rue Watt. Ce paysage est toutefois bien différent de celui de la célèbre voie souterraine du 13ème. Car là, s'annonce la coulée verte, et alors, au bout de la rue, enfin libérée de toute entrave, la lumière éclate de toute part …


     

    >> "Rue de Montempoivre superstar" sur le blog Belairsud.






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  • Située sur le site ferroviaire de Paris-Bercy, en amont de la gare de Lyon, la halle Gabriel Lamé vient d'être restructurée et pourra ainsi poursuivre son activité de fret dans les meilleures conditions.

    Son tracé en courbe harmonieuse, fait que la Halle porte bien son nom ... car le mathématicien  Gabriel Lamé est surtout connu pour ses travaux sur ... les coordonnées curvilignes !

    Cette restructuration est exemplaire car ici, d'anciens hangars, vétustes et sans grâce, ont fait place, à une aérienne coque en acier. Celle-ci permet de décharger les trains à l'abri des intempéries, tout en préservant les riverains de la vue d'un site quasi industriel et de ses nuisances sonores...
    Cette réalisation marque ainsi la volonté de la SNCF d'adoucir la vision du site, d'améliorer sa relation avec la ville.

    On peut toutefois se demander si l'on ne porte pas plus d'attention au confort du matériel roulant ferroviaire qu'à celui des humains - tant les réalisations pour l'habitat, dans ce secteur de Paris-Bercy, restent d'une navrante banalité.


    >> Qui est Gabriel Lamé ?

    >> La Gare frigorifique de Paris-Bercy sur Parisperdu.

    >> Autre site ferroviaire de Paris-Bercy sur Parisperdu.

     


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  • Léo Malet, dans "Casse-pipe à la Nation" trace un portrait haut en couleur de la petite ville de Bercy:
    "Je m'engage - écrit-il - dans le dédale de la petite ville pinardière, défendue par des grilles contre les assauts possibles des assoiffés."
    Eh oui, car à l'époque, les Entrepôts de Bercy ne sont pas un lieu public. Pour y accéder, il faut être viticulteur ou négociant. Et ce sont ces derniers qui, derrière des grilles, dans le secret des chais, pratiquent les assemblages de vins de différentes provenances.

    Jusque dans les années 60, les consommateurs se satisfont de ces produits à la qualité souvent douteuse.
    Puis le monde vinicole va faire sa révolution. Le bordelais invente la "mise en bouteilles au château", garantie de qualité, elle se généralise rapidement. Le produit qui arrive chez le consommateur est le même que celui qui est parti du vignoble. Les consommateurs deviennent aussi plus exigeants quant à la qualité : plus question de "gonfler" du Bourgogne avec des "Côtes du Rhône", voire avec du vin d'Algérie.

    Aussi, dès 1964, dans le cadre du rééquilibrage de l'Est parisien, la Ville de Paris décide de ne plus renouveler les contrats de location aux négociants de Bercy. Ces derniers quittent progressivement ce lieu mythique pour aller s'installer en banlieue.
    Peu à peu, les Entrepôts ferment, laissant à l'Est de Paris un vaste domaine aménageable. Il s'agit alors d'y créer un nouveau quartier mêlant logements, bureaux et commerces, dans un parc de 13 hectares.

    En 1979, l'ouverture du Palais Omnisports de Paris Bercy marque le début du renouveau du quartier. Suivra bientôt l'implantation du ministère de l'Economie et des Finances.
    Et la greffe a réussi : dans l'imaginaire, Bercy est maintenant plus synonyme d'impôts que... d'un pot !

    Aujourd'hui, plus de 15.000 personnes travaillent ici. L'aménagement du Parc, l'ouverture prochaine de la Maison du Cinéma assurent la vie d'un quartier qui a toujours eu un fort caractère.
    Non, décidément, même sans les pinardiers, Bercy n'est pas mort !


    >> Léo Malet, Tardi et Nestor Burma hantent toujours les lieux.

    >> Voir aussi sur Parisperdu :" Dans les chais de Bercy"

    >>  Voir aussi sur Parisperdu : " Cour St Emilion"

    >> Les entrepôts de Bercy, en images, au siècle dernier.  




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  •  
    Rue du Mâconnais - Paris 12ème

    Je décidais de hasarder mes pas dans ce décor fantôme, sans but précis, juste un peu curieux, ... anxieux aussi. Et surtout, attiré, aimanté par l'abandon souverain qui habite le lieu.
    Drôle de lieu d'ailleurs, presqu'un non-lieu ...

    Mais il me semble que quelqu'un est là ... alors que l'on n'aperçoit que ... quelque chose ! Alors oui, en fermant les yeux, on imagine aisément la vie de ce local aujourd'hui abandonné. On devine le tintement des bouteilles, l'omniprésente odeur du vin rouge qui vous prend à la gorge, la silhouette furtive d'un maître de chais ... Et toutes ces présences invisibles deviennent l'esprit de ce lieu désert.

    Mais maintenant ici, une autre vie a réellement repris, différente ... et bien plus ludique. Car c'est précisément dans ce bâtiment que le splendide Musée des Arts Forains a pris place...

    La reconversion des chais de Bercy est décidément une réussite !



    >> Visitez le site du musée des Arts Forains (Docu. INA)

    >> Voir aussi dans Parisperdu : Cour St Emilion

      

     


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